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2016.09.14

Journée internationale de la protection de la couche d’ozone 2016: réduire les HFC à fort potentiel de réchauffement de la planète

         La communauté internationale commémore ce vendredi 16 septembre 2016, la Journée internationale de protection de la couche d’ozone sous le thème «L’ozone et le climat: restaurés grâce à un monde uni».

Armoiries Burkina officielles

Au Burkina Faso, où cette commémoration sera marquée par des activités de sensibilisation, le gouvernement invite chaque citoyen, à s’engager résolument dans la gestion des fluides frigorigènes, pour la préservation de la couche d’ozone et du climat. Les activités sont organisées sous l’égide de la Direction générale de la préservation de l’environnement, à travers le Bureau national ozone, le bras armée du gouvernement dans la mise en œuvre du Protocole de Montréal.

Ce protocole, relatif aux substances appauvrissant la couche d’ozone (SAO),est un accord international qui fait suite à la Convention de Vienne sur la protection de la couche d’ozone adoptée le 22 mars 1985. Il a été signé en 1987 et est, à ce jour, ratifié par 191 pays dont le Burkina Faso.

Et depuis sa signature, le Protocole de Montréal a réussi à atteindre certains de ses objectifs. Ainsi, à travers le monde, les chlorofluorocarbures (CFC) avec un potentiel très élevé de destruction de la couche d’ozone, à l’exemple du dichlorodifluoromethane, communément appelé R12, utilisés jadis dans notre pays comme fluides frigorigènes, et aussi comme agent propulseur dans les bombes aérosol, solvants et gonflants des mousses, ont été éliminés. Toujours au titre des substances appauvrissant l’ozone, il y a notamment les hydrochlorofluorocarbures (HCFCs), dont le chlorodifluorométhane ou R22, utilisé dans le secteur de la climatisation. Cette substance appauvrit non seulement la couche d’ozone, mais contribue surtout au réchauffement climatique.

Après l’élimination des CFC, un plan de gestion de l’élimination des HCFCs est en cours. Tous ces efforts ont permis de freiner la destruction de la couche d’ozone, mais aussi de contribuer à sa reconstitution. L’élimination de ces substances dans le cadre du Protocole de Montréal, a permis d’éviter l’émission de l’équivalent de plus de 135 milliards de tonnes de dioxyde de carbone (CO2). Et c’est donc pour magnifier et reconnaître ces efforts collectifs qu’a été retenu le présent thème, avec pour slogan «Œuvrer à réduire les hydrofluorocarbones (HFC) au potentiel élevé de réchauffement planétaire dans le cadre du Protocole de Montréal».

Notre pays, qui connaît les conséquences néfastes liées à la variabilité climatique telles que les inondations, les sécheresses, les pertes de récoltes et de cheptels, les saisons de plus en plus chaudes avec d’importantes fluctuations, s’investit dans la conversion à de nouvelles technologies sans SAO, et sans gaz à potentiel de réchauffement global (PRG) avec l’appui des agences des Nations Unies. Du reste, sa participation active à l’accord de Paris sur le climat en 2015 dont la ratification est en cours, en est une parfaite illustration.

Par ailleurs, le Burkina Faso est fermement engagé à mettre en œuvre les actions nécessaires à la diminution de l’impact des activités humaines sur la couche d’ozone, ainsi que le contrôle et l’émission de gaz à effet de serre; ces derniers contribuant au réchauffement de la planète.

Il s’agit ainsi de travailler à l’élimination des HCFCs selon le planning déjà élaboré, de former et d’outiller les techniciens du domaine du froid et de la climatisation à l’adoption de bonnes pratiques et à l’usage de technologies appropriées, qui contribuent à la préservation de la couche d’ozone, tout en évitant l’émission de gaz à effet de serre, de former et d’outiller les douaniers et les services de contrôle à la détection des substances qui appauvrissent la couche d’ozone et/ou prohibés, d’informer et de sensibiliser la population sur les SAO. A la longue, des gaz comme le propane, l’isobutane, le dioxyde de carbone (CO2) et l’ammoniac pourraient être utilisés comme réfrigérant.

Lors de la 27ème réunion des parties au Protocole de Montréal tenue en 2015 à Doubaï, il a été adopté la feuille de route de Doubaï sur les hydrofluorocarbures (HFC) qui vise, dans le cadre des réunions organisées sous les auspices du Protocole de Montréal, à l’élaboration d’un amendement sur les HFCs en 2016. Dans cette dynamique, lors de la prochaine réunion des parties au Protocole de Montréal, prévue du 10 au 14 Octobre 2016 à Kigali, au Rwanda, notre pays s’engage pour des discussions constructives, en vue de parvenir à un amendement du Protocole de Montréal, pour la prise en compte de la gestion des hydrofluorocarbures.

L’abandon progressif de l’utilisation réglementée de substances qui appauvrissent la couche d’ozone et la diminution connexe de ces substances ont non seulement aidé à protéger la couche d’ozone pour les générations actuelles et futures mais ont également contribué, de manière non négligeable, aux efforts déployés par la communauté internationale pour faire face aux changements climatiques. Par ailleurs, l’élimination de ces substances contribue à protéger la santé humaine et les écosystèmes en limitant le rayonnement ultraviolet nocif qui atteint la terre.

La réduction progressive des émissions de HFC aura des bienfaits considérables. Elle devrait permettre d’éviter jusqu’à 0,5°C de réchauffement climatique d’ici à la fin du siècle, ce qui pourrait donner une impulsion décisive à l’application de l’Accord de Paris, et contribuer à la mise au point de réfrigérants et de technologies de substitution d’une bien meilleure efficacité énergétique.

Ministère de l’Environnement, de l’Économie verte et du Changement climatique

10:24 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.09.13

Lutte contre les violences faites aux enfants : des leaders d’opinion invités à s’impliquer

Fada N’Gourma (AIB) 

La direction régionale de la femme, de la solidarité nationale et de la famille  de l’Est, a initié une série d’activités de sensibilisation sur la promotion des droits des enfants. Les 24 et 25 août 2016, elle a réuni les leaders d’opinion pour échanger sur la question en vue de les impliquer davantage dans la lutte contre la traite et les autres pires formes de travail des   enfants de l’Est.

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 Après avoir lancé  les prestations théâtrales, les cinés débats sur la promotion des droits des enfants  dans la commune de Diapangou, la direction régionale de la femme, de la Solidarité Nationale et de la famille de l’Est, poursuit son combat contre la traite et les autres pires formes de travail des enfants. Pour réussir sa mission, elle a réuni les leaders religieux, les coutumiers et les   OSC  de la région de l’Est autour de la question. Selon le directeur régional de l’action sociale de l’Est Mahamadou Bassaoulet, impliquer les chefs coutumiers, religieux et les responsables d’OSC, va leur permettre de vite toucher les populations à la base. Leur message est porteur et est tout aussi considéré par leurs fidèles, a-t-il expliqué. Ils sauront le bien-fondé de la promotion des droits des enfants et participeront dans la lutte. « Si nous voulons des lendemains meilleurs, Nous devons inculquer  un minimum de discipline, un minimum de sagesse à nos enfants d’aujourd’hui, car ils seront les dirigeants de demain » a-t-il conclu. Son point de vue est partagé par le Pasteur Lamoudi Thiombiano. Pour  lui, un enfant qui a appris à respecter ses parents à la maison, respectera sans aucun doute ses enseignants à l’école et les policiers sur la route. Par ailleurs, le Pasteur Thiombiano a exhorté les parents  à être des modèles à la maison, et des responsables aux yeux de leurs enfants. Afin de  permettre aux participants de mieux comprendre davantage les inconvénients du fléau, et de  s’engager dans la lutte contre ces pratiques, les participants ont eu droit à quelques communications. Selon le représentant la communauté musulmane Talouta Dioni, la promotion des droits des enfants n’est pas contraire aux enseignements Coraniques. « Nous allons à travers nos sermons des vendredis, lors des cérémonies informer aux fidèles la nécessité de respecter les droits des enfants », a-t-il promis. Sa majesté Basma, représentant  le roi du Gulmu Kunpiendieli, a indiqué pour sa part que la solidarité entre les hommes doit réapparaitre dans le domaine de l’éducation. La présidente des parlements  des enfants de la région de l’Est, Eudoxie Louise Soubeiga s’est dite rassurée par ces engagements pris. Elle a  plaidé auprès des leaders d’opinion afin qu’ils usent de leur poids social pour mettre en œuvre les recommandations formulées lors de la formation en vue du respect des droits des enfants et pour leur épanouissement. 

Albert Sankara

(Collaborateur)

18:54 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Où allons-nous avec ces dépravations des mœurs au Burkina?

Ouagadougou, ville historique et légendaire, baigne de plus en plus dans la vulgarité et les extravagances d’une jeunesse en plein délire et avide de sensations fortes. Tout le monde veut «coller la petite». La dépravation des mœurs est clairement perceptible dans la société burkinabè. Dans certains établissements universitaires et scolaires, dans les quartiers, au marché, dans les night-clubs et autres lieux publics, on assiste à toutes sortes de comportements qui choquent la morale: injures, bagarres, vacarmes, habillement indécent, surtout chez les filles. On se croirait à Sodome ou à Gomorrhe.

Où allons-nous avec ces dépravations des mœurs au Burkina (photo: sen24heures.com)
Où allons-nous avec ces dépravations des mœurs au Burkina (photo: sen24heures.com)

Des jeunes dans l’abîme de la dépravation des mœurs

La nature des images qui passent sur le petit écran et les comportements vestimentaires et civiques des jeunes ne sont pas de nature rassurante. Dans nombre de clips qui passent sur les chaînes de télévision, l’exhibition des parties intimes du corps chez les jeunes filles, l’alcoolisme et le tabagisme occupent la majeure partie du temps. Pour un pays comme le nôtre qui doit tout miser sur sa jeunesse, l’avenir est incertain. La dépravation des mœurs bat son plein.

La situation est telle qu’on est en droit de se poser un certain nombre de questions. Quel est l’idéal de la jeunesse burkinabè du 21ème siècle? Peut- on gager sur la bonne gestion de l’héritage par les jeunes burkinabè à la suite de leurs pères? Les médias burkinabè sont-ils conscients de l’influence de leurs programmes sur le comportement des jeunes?

Juste une poignée de minutes passée devant le petit écran pour se distraire et la désolation s’impose. La culture, non, on ne parlera pas de culture mais d’acculturation dégoutante qui s’invite dans votre univers. Les jeunes en panne d’inspiration pourrissent l’univers médiatique et salissent la valeureuse corporation des artistes musiciens. La morale entièrement foulée au pied, leurs sujets se limitent au sexe ou pour employer le thème approprié et à l’amour dont ils ignorent la quintessence. Pourquoi cherche-t-on toujours à singer, à vouloir imiter les autres?

Les jeunes filles, à défaut d’être complètement nues, sont en cache-sexe. Elles exhibent les parties érotiques du corps. Le bal de ces clips sur nos chaînes de télévision à un moment où la restauration des valeurs endogènes agite l’opinion publique est inexplicable. L’habitude vestimentaire des jeunes, notamment les filles en dit long sur l’envergure de la dépravation des mœurs au Pays des Hommes intègres. Dans les centres d’éducation – collèges et universités – les occasions de manifestations culturelles où les sorties pédagogiques se transforment en des moments de débauches.

Lui, selon la Gendarmerie Nationale, se déguisait en prostitué pour agresser clients.
Lui, selon la Gendarmerie nationale, se déguisait en prostituée pour agresser clients.

Si l’on n’y prend garde, la généralisation de ces faits pourrait déboucher sur un désordre social généralisé. Tout a commencé par quelques faits anodins qui ont progressivement pris de l’ampleur. Des films pornographiques et des DVD qui se vendent partout comme de petits pains, les films érotiques dans les portables par le biais des cartes mémoires. Le grand saut s’est effectué avec certains artistes aux chansons immorales. Aujourd’hui, le mal a pris de l’ampleur. Les night-clubs et les salons VIP en prolifération dans la capitale viennent de prendre le relais avec, parfois, des séances de coïts publics qui attirent plusieurs spectateurs.

Ces salons VIP qui regorgent de proxénètes sont fréquentés par des pédophiles discrets.

Hauts lieux de débauche, ils attirent les jeunes filles qui espèrent y trouver des adultes vicieux qui usent de leurs atouts financiers pour fuir l’accoutumance conjugale. La pénombre artificiellement créée favorise des rapports sexuels discrets opérés avec un courage exceptionnel dans un cadre qui exclut la honte et le discrédit.

Mais où allons-nous? Question surprenante mais pertinente au regard du cauchemar auquel on est condamné. Une réponse qui, sans doute, doit surgir dans l’esprit de tous.

Au vu et au su des autorités, des buvettes, des maisons closes poussent comme des champignons. Les films pornographiques se vendent comme de la friandise. L’incivisme est devenu une habitude et chacun peut du jour au lendemain se permettre le luxe qu’il veut, pourvu qu’il ait les moyens. Des moyens que les jeunes n’ont plus de difficulté à trouver.

«C’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle», a-t-on appris de Jean Pliya. Dans l’état actuel des choses, cette-nouvelle corde risque de manquer dès que le besoin se fera sentir. Et quand la dépravation des mœurs aura atteint son paroxysme, la nation tremblera.

Construire des infrastructures de nouvelles générations, lancer des réformes, mobiliser des ressources économiques, sont tous des actes louables mais sans une relève de qualité, ce serait peine perdue.

Théophile MONE (lesechosdufaso)

11:59 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Lutte contre la mendicité des enfants: et si le Burkina empruntait le chemin du Sénégal?

Un mendiant est une personne qui vit matériellement d’aumônes, ou de l’argent ou de la nourriture donnée par charité. Le mendiant est habituellement sans domicile fixe et se déplace dans la campagne ou dans une ville qui est devenue son territoire. De nos jours, et au Burkina Faso, les enfants mendient, seuls ou en compagnie d’adultes. Un phénomène très préoccupant auquel les autorités devraient accorder une importance capitale comme au Sénégal où de nombreuses initiatives ont été prises pour y faire face.

Enfants mendiants (photo AFP)
Enfants mendiants (photo AFP)

Les talibés sont des enfants qui sont envoyés au marabout par leurs parents pour qu’il leur enseigne le Coran. Souvent, au Burkina, les enfants que l’on voit mendier dans les rues sont venus des provinces éloignées, ou des régions pauvres où leurs parents ne peuvent les assumer.

Parmi les grands sujets de préoccupations dans certaines capitales africaines, figure en bonne place la mendicité. Un phénomène très complexe dont la solution demande l’implication des plus hautes autorités.

Il est aujourd’hui très difficile de faire un consensus autour de la question. Selon certains imams ou maîtres coraniques, l’islam reconnaît la mendicité comme un passage qui apprend aux enfants sous l’égide d’un maître spirituel les principes de la religion à travers la mémorisation du saint Coran et les différentes faits et gestes du prophète.

Une hypothèse qui n’est pas partagée par tous. Certains estiment en effet que la mendicité des tout-petits est une exploitation pure et simple des enfants, car pour satisfaire le maître (qui a lui aussi une famille à nourrir), les enfants sont envoyés à travers la ville pour quémander. Les enfants talibés se retrouvent à mendier en ville, dans les endroits les plus peuplés, dans les environs des touristes pour grappiller des pièces, du sucre, du riz ou manger sur place.

Ces dernières années, le phénomène dépasse tout entendement, il est difficile de circuler dans les grandes artères de certaines capitales africaines comme Niamey, Abidjan, Bamako, Ouagadougou ou Dakar sans rencontrer ces enfants malheureux, une boîte à la main.

Si certains gouvernements ont pu prendre des mesures visant à interdire le phénomène, comme c’est le cas du Sénégal la semaine dernière, le gouvernement burkinabè regarde le phénomène impuissant ou tout au moins les décisions sont encore au stade de projets.

enfant qui mendie (photo Rebecca Blackwell associated/press)
Enfant qui mendie (photo Rebecca Blackwell associated/press)

Par ces temps qui courent, les autorités sénégalaises ont fait de cette lutte contre la mendicité des enfants l’une de leurs priorités. Et pour parvenir à leurs fins, elles ont décidé de ne pas y aller de main morte. C’est ainsi que depuis la fin de la semaine écoulée, des opérations quelque peu musclées ont été engagées dans les rues de Dakar, pour essayer d’endiguer le phénomène. Les premiers chiffres font état d’une centaine d’enfants retirés de la rue par les agents de la brigade des mœurs et remis à leurs parents, tuteurs ou maîtres coraniques, après avoir transité par un centre d’accueil où ils ont été identifiés, enregistrés et sensibilisés.

Au Pays des Hommes intègres, les autorités devraient faire pareil, d’autant plus que des études ont montré que ces enfants abandonnés dans les rues constituent un problème sécuritaire, car la majeure partie d’entre eux tombe dans le banditisme. Ce qui fait du phénomène une préoccupation nationale dont la solution réside dans son abandon pur et simple.

Aujourd’hui, le Burkina a intérêt à se débarrasser de ce phénomène après avoir sensibiliser les différents acteurs et la mise en place d’un mécanisme  l’accompagnement des enfants talibés par le ministère de l’Action sociale et de la Solidarité nationale.

De plus en plus, la mendicité est organisée en réseaux. C’est pourquoi il faut le démantèlement de ces réseaux de mendicité par l’application rigoureuse de la loi, ce que le code pénal a prévu comme sanctions. En tout cas, des efforts en matière juridique doivent être faits. Par exemple, durcir la loi relative à l’exploitation des enfants.

Une autre proposition serait de créer une synergie d’actions par la coordination des efforts des associations sociales avec l’appareil judiciaire et les services de sécurité, clarifier le rôle de la Police judiciaire en matière de répression de la mendicité. L’approche sociale est également importante et passe par la prise en charge institutionnelle et l’insertion socioéconomique de ces enfants exploités.

Mais le fait d’appeler «écoles» ces lieux d’exploitation et «maîtres» les individus qui les gèrent encouragent certains marabouts à persévérer dans l’exploitation de ces enfants tout en justifiant leurs actes.

En attendant que le Burkina emprunte le chemin du Sénégal, un autre phénomène de jumeaux cohabite avec les enfants talibés et complique davantage la situation. La balle est dans le camp du gouvernement qui doit trouver et vite une solution.

Théophile MONE  (lesechosdufaso)

 

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Protection sociale: 500 personnes âgées bénéficient de 75 millions pour créer des micro-projets

500 personnes âgées ont reçu la somme de 75 millions de francs CFA pour développer des micro-projets afin de subvenir à leurs besoins. Présidée par Laure Zongo/Hien, la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, cette activité rentre dans le cadre de la mise en œuvre du «projet de renforcement de la protection sociale au Burkina Faso».

Le présidium lors de la cérémonie officielle de remise des appuis aux 500 personnes âgées
Le présidium lors de la cérémonie officielle de remise des appuis aux 500 personnes âgées

Améliorer les conditions socioéconomiques des couches vulnérables notamment les personnes âgées démunies. C’est le but visé par cette initiative du gouvernement burkinabè à travers le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille qui a décidé d’appuyer les personnes âgées pour la création de micro-projets afin de les autonomiser économiquement. «La pauvreté au Burkina Faso est plus perceptible chez les personnes âgées qui de plus en plus éprouvent des difficultés à subvenir à leurs besoins même les plus fondamentaux. Aussi, sont-elles de plus en plus délaissées dans leurs familles. Bon nombre d’entre elles sont sans référentiel social et sont souvent victimes de pratiques d’exclusion et de marginalisation. De par le poids de l’âge, les difficultés d’ordre matériel ainsi que l’absence d’une prise en charge appropriée, leur situation se dégrade», a déploré la ministre qui, du reste, estime qu’elles méritent une attention particulière.

Laure Zongo/Hien souhaite que ces appuis puissent changer positivement la vie des bénéficiaires
Laure Zongo/Hien souhaite que ces appuis puissent changer positivement la vie des bénéficiaires

C’est dans cette optique et ce, conformément au «projet de renforcement de la protection sociale au Burkina Faso» que le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille a décidé d’appuyer financièrement des personnes âgées reparties sur toute l’étendue du territoire pour créer des micro-projets afin de subvenir à leur besoins. Ce geste, selon la ministre, vise non seulement à améliorer leurs conditions de vie à travers le renforcement de leurs capacités d’autonomisation mais aussi à renforcer l’élan de solidarité envers les plus démunis et défavorisés. Ainsi, ce sont au total cinq cent (500) personnes âgées qui ont bénéficié d’un appui financier d’un montant total de soixante-quinze millions (75 000 000) de francs CFA pour «la création de micro-projets économiques individuels». Le gouvernement, en posant ce geste, dit-elle, «a opté d’apprendre à pêcher plutôt qu’offrir de façon ponctuelle du poisson». Selon elle, ce geste est aussi une marque de confiance «renouvelée» quant à la capacité de ces personnes à contribuer au développement du pays. «C’est un défi qui vous est lancé en termes de gestion et d’exemplarité», les a-t-elle fait savoir.

Personnes âgées et autorités administratives et militaires à la cérémonie
Personnes âgées et autorités administratives et militaires à la cérémonie

D’ailleurs, elle a rassuré que les bénéficiaires seront assistés tout au long du processus et ce, pour la réussite de la mise en œuvre de leurs activités. «Faites en sorte que ces appuis puissent vous permettre de vous occuper de façon saine, d’accroître vos revenus afin de pouvoir faire face à vos besoins et à ceux de vos familles», les a-t-elle exhortés.

Une photo de famille entre bénéficiaires et officiels
Une photo de famille entre bénéficiaires et officiels

Les bénéficiaires ont salué l’acte du gouvernement qui, selon eux, est la concrétisation d’un processus déjà amorcé. «Il y a quelques mois, dans le même cadre, nous avons bénéficié d’une formation en technique de gestion financière de micro-projets, d’élevage, d’agriculture, de transformation et de commercialisation de produits agro-sylvo-patoraux. Aujourd’hui, c’est une grande joie pour nous de recevoir cet appui financier qui nous aidera à développer nos activités génératrices de revenus», se sont-ils réjouis. Tout en remerciant le gouvernement, les bénéficiaires s’engagent à faire bon usage de l’appui qu’ils viennent de recevoir. «Nous sommes comblés de la tenue de cette cérémonie car nous l’attendions avec impatience. Nous prenons l’engagement de faire bon usage des fonds qui nous sont alloués en toute conscience et au profit de nos familles respectives.»

Cheick Omar Traoré

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Inondation au Centre Delwendé: les pensionnaires doivent quitter les lieux pour leur sécurité

Le Centre Delwendé de Tanghin à Ouagadougou a été éprouvé par les fortes pluies tombées dans la nuit du 18 au 20 juillet. Cette situation a conduit la responsable du Centre à solliciter l’aide du ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille.

Le Centre Delwendé après la pluie
Le Centre Delwendé après la pluie

C’est suite aux inondations du 1er septembre 2009 qui ont durement touché le Centre d’accueil des femmes exclues pour allégations de sorcellerie communément appelé «Delwendé de Tanghin», que le gouvernement avait décidé de la construction d’un nouveau Centre à Sakoula, localité située à quelques kilomètres de Ouagadougou, pour le relogement de ces pensionnaires. Construit sur une superficie de 4 000 m2, le nouveau Centre a vu le jour à partir des fonds mobilisés dans le cadre de l’appel à la solidarité nationale et internationale lancé après les inondations de septembre 2009 et a coûté environ 400 millions de FCFA sans équipements.

Une vue du nouveau Centre installé à Sakoula
Une vue du nouveau Centre installé à Sakoula

Depuis, le déménagement n’a pas pu se faire pour plusieurs raisons. Selon la responsable du Centre, Sœur Hortência Filipe Sizalande, il s’agit de l’absence d’électricité, d’eau potable, de mesures de sécurité, de forage avec système de pompage électrique, de croisement des dortoirs et de l’état «dégradé» de la route qui mène au site.

Le ministère de la Solidarité nationale n’est pas resté insensible à cette requête, et a réalisé des travaux complémentaires d’un coût d’environ 100 millions de F CFA. La Société nationale d’électricité  du Burkina a, en outre, construit la ligne électrique et raccordé le Centre à son réseau. Un forage positif de grande capacité équipé d’un château d’eau d’une capacité d’environ 10.000 litres a été réalisé avec le soutien de l’Unicef/Burkina. «Même si quelques difficultés sont là, c’est un forage qui, techniquement, s’il est opérationnel, peut servir tout le village de Sakoula», a estimé Mme Zongo. Malgré ces réaménagements, certaines pensionnaires du Centre refusent toujours de libérer les lieux qui sont considérés comme une zone inondable.

La responsable du Centre expliquant les raisons pour lesquelles les pensionnaires ne voulaient pas déménager
La responsable du Centre expliquant les raisons pour lesquelles les pensionnaires ne voulaient pas déménager

Certaines pensionnaires ont une autre proposition: «Qu’ils déplacent les personnes qui n’ont plus assez de force et les ramener après la saison pluvieuse. S’ils ont les moyens, on leur demande de nous aider avec un mur pour stopper l’eau. Sinon, nous ne voulons pas déménager au village». Charles Savadogo de la communauté Sant’egidio, enfoncera le clou en disant que «faire déménager les femmes de leur site de Tanghin est une deuxième forme d’exclusion parce qu’elles ont déjà été exclues une fois de chez elles».

La ministre Laure Zongo a indiqué que cette situation n'est que temporaire
La ministre Laure Zongo a indiqué que cette situation n’est que temporaire

Mais la ministre Zongo n’est pas de cet avis. «Sakoula, n’est pas un désert où on viendrait seulement trouver le Centre qui abriterait les mamans. C’est un village qui existe, qui a sa population, sa réalité. Elles ne sont pas exclues, sinon on peut dire que tout le village de Sakoula est exclu du Burkina, ce qui n’est pas le cas». Elle a aussi précisé que ce Centre n’est pas une réponse définitive, mais une réponse à la situation du moment.

La ministre Zongo a même effectué en compagnie de Mme Sizalande, une visite sur le nouveau site pour rassurer cette dernière que tout est prêt pour accueillir les pensionnaires.

En attendant l’installation d’un compteur électrique par la Sonabel, Mme Zongo a révélé qu’un groupe électrogène a été réquisitionné pour faire fonctionner le forage. L’installation du compteur est prévue pour le vendredi 22 juillet, a-t-elle dit.

Madina Belemviré

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Les acquis de l’insurrection sont-ils hors processus démocratique?

A quelques encablures du triste anniversaire du coup d’Etat déjoué, ce qui revient comme une ritournelle est «il faut sauvegarder les acquis de l’insurrection, car le nouveau pouvoir est en train de brader l’esprit et la lettre de l’insurrection…».

Du jamais vu, cette mobilisation contre le pouvoir à vie
Du jamais vu, cette mobilisation contre le pouvoir à vie

C’est quoi les acquis de l’insurrection dans un Etat démocratique? Violente question, comme l’a dit un artiste ivoirien. Les raisons qui ont poussé les populations à sortir braver les crépitements des kalachnikovs sont multiples et multiformes. Et sont le résultat de plusieurs années d’injustice, d’impunité, de mal gouvernance, d’assassinats crapuleux, de pauvreté généralisée, de chômage… Cela, pendant plusieurs années de règne de Blaise Compaoré.

L’insurrection n’est pas l’aboutissement d’une brusque colère, la marmite a bouillonné pendant des années avant de voir le couvercle sauter par la forte vapeur qui n’en pouvait plus de se voir comprimée. Blaise Compaoré et comparses, qui n’avaient rien compris de la colère des populations, avaient cru qu’il suffisait de retirer l’article 37, cause du casus belli selon eux, pour voir les choses rentrer dans l’ordre. Erreur de ‘’gaoua’’!

Les populations, qui ne demandaient que la main, ont décidé de prendre le bras entier, le tronc, la tête, bref tout le corps du pouvoir. Car ce qui n’était qu’une affaire de modification de constitution avait des implications socio-politiques d’une ampleur insoupçonnée par Blaise Compaoré. Heureusement d’ailleurs qu’il était aveuglé par le vertige du pouvoir. L’insurrection a vaincu, la Transition est venue essayer de remettre le pays sur de bons rails, les élections couplées présidentielle et législatives ont bouclé la boucle. Tout cela est considéré comme acquis de l’insurrection. En plus, comme le dit si bien le professeur Laurent Bado, c’est dans la tête que tout se passe. Et on peut le noter, les mentalités ont évolué.

Plus rien ne sera comme avant; ça, c’est le plus grand acquis. Aucun pouvoir, même en rêve, n’osera vouloir modifier la limitation du nombre de mandats présidentiels. Et ça, on n’a même pas besoin d’une association pour le défendre, cela va de soi. Aucun peuple au monde ne souhaite faire une insurrection populaire, on en vient par la force des choses.

Malheureusement, il y a encore des Burkinabè qui n’ont toujours pas mesuré les causes profondes de l’insurrection; ils aiment la brandir comme si c’était quelque chose que l’on pouvait déclencher en claquant les doigts.

Ousmane Hébié (lesechosdufaso)

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Démocratie et bonne gouvernance : Le CGD souffle ses 15 bougies

Démocratie et bonne gouvernance : Le CGD souffle ses 15 bougies

 

Le 15 septembre prochain, le monde entier célébrera la démocratie. C’est une occasion grandeur nature que le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) a saisie pour commémorer l’anniversaire de ses 15 ans d’existence à travers une batterie d’activités. Crée le 29 mars 2001, le centre entend ainsi marquer un arrêt pour évaluer le chemin parcouru et dégager des perspectives pour mieux apporter sa pierre dans l’édification de la démocratie, de l’Etat de droit et la bonne gouvernance au « pays des hommes intègres ».


Démocratie et bonne gouvernance : Le CGD souffle ses 15 bougies

Le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) du Burkina a choisi de jalonner l’année d’évènements particuliers. Il s’agit notamment de l’organisation d’une cérémonie officielle. Placée sous le haut patronage du Premier-ministre et le parrainage de la représentante du PNUD au Burkina. Aussi, il propose des conférences publiques suivies de débats à Bobo Dioulasso et à Tenkodogo, une journée porte ouverte sur le CGD, un cross populaire sous le slogan « courir pour la démocratie », un film documentaire sur le centre. Les conférences ont pour thème « Dialogue interpartis comme moyen de décrispation des tensions politiques ». Le clou de la célébration du 15e anniversaire sera le débat télévisé qui réunira non seulement les membres du CGD mais aussi les partenaires techniques et financiers.

C’est sous le thème, « l’avènement des sociétés stables et démocratiques » que se tiendra la présente célébration.

Pour le directeur exécutif du CGD, Dr Thomas Ouédraogo, l’aubaine est plus que parfaite pour l’institution de faire le bilan de ces 15 ans d’existence. Quinze ans au cours desquels elle s’est efforcée de s’investir dans l’ancrage de la démocratie, de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit au Burkina Faso. « L’occasion est aussi propice pour le centre d’exprimer sa profonde gratitude à tous ses partenaires techniques et financiers, l’ensemble de la société civile (…) pour leurs accompagnement sans faille dans l’accomplissement des missions et objectifs qu’il s’est fixés », a ajouté le directeur exécutif. Il s’agit aussi pour l’institution de dégager des perspectives pour apporter sa pierre dans l’édification de la démocratie, de l’Etat de droit et la bonne gouvernance au Burkina Faso.

Crée le 29 mars 2001, le CGD vise à promouvoir la gouvernance démocratique et en Afrique à travers la recherche appliquée, la formation, l’éducation et la facilitation du dialogue démocratique. C’est un organisme non gouvernemental de droit burkinabè, sans but lucratif, apolitique, qui n’assume aucune activité syndicale, politique ou religieuse. C’est du moins, ce qu’a confié Dr Ouédraogo. Selon lui, il a pour valeurs cardinales, l’objectivité, l’impartialité, la liberté d’opinion de ses membres, l’indépendance, la démarche inclusive et participative basée sur le dialogue sans exclusion. Et l’objectif poursuivi par le centre est de concevoir et de mettre en œuvre des stratégies de promotion de la gouvernance démocratique dans notre pays, tout en constituant « un centre de savoir » exerçant un leadership technique et intellectuel dans ce domaine.

Le président des observatoires de la justice et de la démocratie, Djibo Ibrahim, a pour sa part salué les efforts du CGD avant d’inviter les uns et les autres à l’accompagner dans l’atteinte de ses objectifs.
Par ailleurs, quelques préoccupations ont été émises au cours des échanges par les journalistes. Au nombre de celles-ci figure les actions concrètes de l’institution. « Nous avons accompagné le parlement à tout égard, la gouvernance locale et même que nous avons fait le bilan de la communalisation intégrale en 2012 pour voir où on n’en est à l’occasion des organisations des élections qui se profilaient à l’horizon. De même, le CGD depuis sa création et autour des années 2003-2004 jusqu’en 2007 a travaillé pour la participation politique des femmes. Et depuis 2009, c’est une réalité avec les quotas genre etc. », a rétorqué le directeur exécutif. « Notre principal défi c’est comment amener tous les acteurs à privilégier le dialogue à l’occasion des contradictions qui surviennent dans les processus démocratiques », a-t-il ajouté.

La crise post-électorale au Gabon s’est invitée à cette conférence de presse. De l’avis de Dr Ouédraogo, l’Union européenne doit prendre l’accélérateur pour être au rendez-vous, de sorte à ce que le pire soit écarté du Gabon. De son côté, le président des observateurs de la justice et de la démocratie, Ibrahim Djibo soutient que ce genre de situation ne devrait plus se répéter tout le temps en Afrique. « C’est vraiment dommage », a-t-il conclu.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Plan National du Développement Économique et Social (PNDES) : Le Premier Ministre Paul Kaba Thiéba rassure la population des Hauts-Bassins

Plan National du Développement Économique et Social (PNDES) : Le Premier Ministre Paul Kaba Thiéba rassure la population des Hauts-Bassins

 

       Dans le cadre de la vulgarisation du programme Présidentiel et du Plan National du Développement Économique et Social (PNDES), la Coordination des Mouvements et Associations pour la Vulgarisation du Programme du Président a tenu à organiser une conférence publique le samedi 10 septembre 2016 à Bobo-Dioulasso sur initiative des mouvements, associations et organisations de la société civile des Hauts-Bassins.

Plan National du Développement Économique et Social (PNDES) : Le Premier Ministre Paul Kaba Thiéba rassure la population des Hauts-Bassins

Placée sous le haut patronage de son excellence le Premier Ministre Paul Kaba Thiéba et chef du gouvernement, cette rencontre reste une première dans l’histoire et répond a une logique d’appropriation sociale du schéma de développement par les premiers acteurs terrains.
Cette conférence publique avait pour objectif : de faire connaître le Programme National de Développement Economique et Social (PNDES) et le programme du président du Faso aux associations et OSC, de créer un cadre d’échanges directs entre les plus hautes autorités et animateurs des associations et OSC, et de vulgariser le programme du président Rock Marc Christian Kabore.

Pour le représentant de la coordination nationale Boris OUEDRAOGO, c’est dans le souci d’une meilleure appropriation du PNDES par les animateurs des associations, des mouvements associatifs et des OSC spécifiques qu’il est apparu opportun l’organisation de cette conférence publique dans les treize régions du Burkina. Pour lui, cette conférence marque le début d’une démocratie au Burkina Faso. Il n’a pas manqué de remercier le Premier Ministre ainsi que tous les membres du gouvernement pour cette initiative.

Ce plan, visant à transformer l’économie du Burkina se décline en trois axes à savoir :
- Reformer les institutions afin de lutter efficacement contre la corruption et l’injustice,
- Développer le capital humain. Selon Paul Kaba Thiéba, la population burkinabè constitue une grande ressource économique. Il faudrait travailler donc à mettre l’accent sur l’éducation nationale, la formation des jeunes et la sante.
- Et le troisième axe c’est de redynamiser les secteurs de l’économie à savoir l’agriculture et l’élevage.

Au cours des échanges, les questions étaient essentiellement axées sur le développement de la ville de Bobo-Dioulasso notamment avec la création des emplois pour les jeunes afin de diminuer le taux de chômage au Burkina, également les femmes qui réclament un niveau de vie acceptable à travers l’amélioration de leurs conditions de vie. Elles demandent cependant à l’Etat la création d’une banque pour la promotion de la femme.

Pour le Premier Ministre, l’ambition du gouvernement à travers ce plan vise à sortir le Burkina Faso de la pauvreté et ce plan sera financé à hauteur de 15 000 milliards de Francs CFA dont 8400 milliards destinés exclusivement aux investissements, dans le domaine des infrastructures, des routes, de l’énergie et de la sante pour améliorer les conditions de vie des burkinabè. Il est attendu des populations burkinabè un peu plus de civisme fiscal, selon Paul Kaba Thiéba. Toutefois, il n’a pas manqué d’inviter Les populations à payer les impôts car pour lui, le développement du Burkina Faso n’est pas seulement une affaire du président ni du gouvernement. « Si nous voulons que le développement soit une réalité au Burkina Faso, il faut se donner la main et surtout il faut se mettre au travail tous autour du président » a -t -il laissé entendre.

  Il ajoute aussi qu’à travers ce plan, plusieurs actions seront menées pour que la région des Hauts-Bassins redevienne le poumon économique et industriel du Burkina Faso. Il rassure également les femmes que leurs préoccupations seront prises en compte avec la création des structures de micro-finances car dit-il : « Il n’y aura pas de banque pour les femmes, mais plutôt des structures de micro-finances afin de financer tous les projets de ces femmes ».

Au terme des échanges, le Premier Ministre a tenu à saluer la forte mobilisation de la population, une mobilisation qui traduit selon lui leur patriotisme et leur soutien dans le Plan de développement du président Rock Marc Christian KABORE.

Romuald Dofini
Lefaso.net

 

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Feu orange : faut –il passer ou non ? Les explications de Pulchérie Domba/Gourane, chef de section accidents (CCPO)

        Il n’y a rien d’étonnant à voir des usagers qui enfreignent le code de la route à Ouaga. Le non-respect du feu tricolore, l’usage manuel du téléphone en circulation : ces infractions qui ne sont pas sans conséquences, sont de coutume chez les burkinabè. A ce sujet, nombreux sont les usagers de la route qui s’interrogent sur l’attitude à adopter face au feu orange : faut-il marquer un arrêt ou non ? Pour plus d’éclaircissements, nous avons rencontré l’officier de police Pulchérie K. Domba/Gourané, chef de section accidents du commissariat central de police de la ville de Ouagadougou (CCPO).

 

Feu orange : faut –il passer ou non ? Les explications de  Pulchérie Domba/Gourane, chef de  section   accidents (CCPO)

lefaso.net : Le feu tricolore sert à réguler la circulation au niveau des intersections. Quelles sont les dispositions à adopter face au feu tricolore ?

Le feu tricolore a trois états : le feu vert, le jaune et le rouge. Ils s’allument simultanément. Leur rôle est de rendre la circulation fluide au niveau des intersections. Comme vous le constatez, ce sont des signaux qui servent à réguler la circulation au niveau des intersections. Ils autorisent ou non les véhiculent à franchir l’intersection en fonction des différentes couleurs ; c’est-à dire, le vert, le jaune et le rouge et il faut savoir qu’aucun de ces feux ne donne la priorité absolue à un usager de la route, selon la réglementation.

Ainsi, le feu vert autorise le passage, mais s’il y a un embouteillage à l’intersection, je m’arrête parce que je risque d’être bloqué lorsque le feu aura changé de couleur. Le code précise qu’il faut y rester le temps que la voie se dégage. Si le carrefour est encombré et vous vous engagez quand même, tout en sachant que le feu va changer de couleur et le rouge risque de vous trouver au milieu de la voie, vous êtes en infraction. Ce qui signifie que le feu est vert mais nous n’avons pas la priorité absolue.
Le feu jaune ou orange fixe annonce le feu rouge. Je dois m’arrêter sauf si je suis trop engagé et ne peux m’arrêter dans des conditions de sécurité suffisante.
Le feu rouge signifie l’arrêt absolu jusqu’au passage du feu vert.

Lefaso.net : Les usagers ont souvent une mauvaise compréhension du feu jaune/orange, quelle sont les attitudes récurrentes en face du feu orange et quelle est la conduite à tenir ?

En général, nous constatons que c’est au moment où les gens aperçoivent le feu orange qu’ils se mettent à accélérer pour passer, parce que pour eux, l’essentiel est de passer au feu orange. C’est ça qui est dans leur tête ; le feu est orange, je peux passer parce que les gens ont appris à l’auto-école que lorsque le feu est orange : si je suis engagé, je passe ; non engagé, je m’arrête mais ils ne se posent pas la question à savoir : à quel moment, je suis engagé ou non engagé.

Je suis engagé, cela signifie que j’étais déjà dans l’intersection lorsque le feu est passé à l’orange. Est-ce que je suis sensé voir le feu orange si je suis engagé dans l’intersection, la réponse est non. Si je suis déjà engagé dans l’intersection, je ne peux plus voir le feu orange, cela veut dire que je suis passé au feu rouge ou je risque d’être bloqué dans l’intersection si l’autre feu passait au vert d’autant plus que les feux changent simultanément.

Il y a aussi le fait que nous considérons que c’est le support du feu qui pose problème, alors que le code dit que c’est l’intersection ; ce n’est pas pour rien que nous avons quatre feux ou deux feux au niveau de l’intersection. Ce n’est pas le support du feu qu’on franchit mais c’est l’intersection que l’usager doit pouvoir franchir sans être un danger pour les autres, ni pour lui-même ; si vous dépassez le support du feu orange et que vous n’arrivez pas à franchir l’intersection, c’est que vous êtes passé au feu rouge et non à l’orange.

Si vous faites l’expérience, c’est peut être ceux qui roulent en véhiculent qui peuvent voir le feu lorsqu’il change de couleur. Le feu orange ne dure que 3 à 5 secondes, le maximum, c’est 5 secondes. Et si je suis à cinq mètres du feu, même à deux mètres du support, lorsque j’aperçois le feu orange, je compte combien de secondes pour franchir l’intersection, c’est là, la question ; il ne faut pas prendre en compte uniquement le support du feu orange mais c’est l’intersection qui faut considérer.

Les feux régulent la fluidité de la circulation à l’intersection, c’est ce que les gens ne comprennent pas, parce que certains sont de bonne foi ; ils pensent que lorsqu’ils ont franchi le poteau, ils ne sont pas passés au feu rouge mais d’autres, lorsqu’ils voient le feu orange, ils commencent à accélérer pour franchir, là, je peux dire qu’ils sont de mauvaise foi.

Ce que nous pouvons donner comme conseils aujourd’hui, en nous appuyant sur le code de la route, c’est que les gens prennent en considération l’intersection, ce qu’ils appellent couramment le carrefour. Le code dit qu’il faut pouvoir franchir le carrefour sans être rattrapé par l’autre feu qui va changer de couleur.

Il ne faut pas pourchasser le feu orange, il ne faut pas voir le feu et commencer à accélérer, dès qu’on a vu le feu orange, il faut réduire son allure. Le code prévoit qu’à l’entrée d’une intersection, on doit réduire la vitesse. Si vous accélérez au feu orange pour passer, même si l’on ne vous interpelle pas pour le feu orange, on risque de le faire pour excès de vitesse d’autant plus que le code prévoit que lorsque vous entrez dans une agglomération, vous deviez réduire votre vitesse ; la vitesse est de 50km/h, mais le code précise qu’à l’entrée d’une intersection, on doit réduire la vitesse. La vitesse doit être réduite en fonction de l’environnement, ce n’est pas parce qu’on a dit que c’est à 50Km/h que je dois franchir une intersection à 50km/h, si l’on vous prend, on pourra vous poursuivre pour vitesse dangereuse à l’entrée d’une intersection.

Lefaso.net : quelles sont les causes récurrentes des accidents dans la ville de Ouaga ?

Régulièrement, c’est la vitesse excessive ou dangereuse à la traversée des intersections, le non-respect du feu tricolore, le non-respect de la priorité de passage dans les intersections où il n y a pas de panneaux de signalisation. Généralement, les gens pensent que c’est uniquement la voie bitumée qui est prioritaire, pourtant, dans une agglomération, le code de la route dit que toutes les routes s’équivalent. Si vous êtes dans une intersection sans signalisation, c’est-à dire, qu’il n y a pas de panneau « stop » ou « cédez le passage » ou de marquage au sol, la priorité est à droite.

En ce qui concerne les quatre roues, en ce moment, nous relevons pas mal d’accidents dus au non-respect de la distance de sécurité et à l’inattention parce que la réglementation a prévu une distance que les véhicules doivent observer. Malheureusement à Ouaga, avec l’étroitesse de nos voies, les conducteurs ne respectent pas cette distance de sécurité, ils se suivent en file indienne ; conséquence, on a parfois 3 à 4 véhicules alignés qui sont impliqués dans un accident.

Lefaso.net : Y a-t-il des heures ou le taux d’accident est très élevé ?

Grâce à une étude effectuée par un consultant sur la géolocalisation des accidents, nous avons relevé que les heures de pointe étaient caractérisées par des accidents, c’est -à- dire, de 07 heures du matin à 09 heures, de 11 heures à 13 heures, de 14h 30 à 15h 30 et de 16h 30 à 18h 30. Il y a aussi le cas des heures tardives, des week- ends et des jours fériés. En dépit de tout cela, nous connaissons également des zones accidentogènes qui ne tiennent pas compte des heures et des jours. Selon la même étude, nous relevons plus de cas d’accidents au niveau des intersections équipées de feux tricolores et des intersections sans signalisation.

Lefaso.net : Lorsque vous procédez au constat, comment faites-vous pour établir la part de responsabilité des différentes parties ?

En matière d’accident, la police n’invente rien. On ne se base que sur le code de la route, c’est la réglementation et les déclarations des parties mises en cause. Et lorsque nous procédons au constat, les parties mises en cause se retrouvent au commissariat pour la confrontation qui ne se fait pas en l’absence d’une partie impliquée dans l’accident. Toutes les parties prennent part, assistent à la confrontation puisqu’au moment de l’accident, nous n’étions pas présents. Nous ne pouvons pas savoir ce qui s’est passé, ce sont les parties mises en cause qui donnent les circonstances dans lesquelles l’accident a eu lieu. C’est sur la base de cela, que nous cherchons à savoir ce qui n’a pas marché, qui n’a pas respecté le code de la route et suite à cela, nous relevons les infractions au code de la route ; sinon, la section de constat ne fait pas de jugement, on ne dit pas qui a tort ou raison.
Ce n’est pas un tribunal ici, notre rôle est de relever les infractions au code de la route et il revient aux parties mises en cause de décider de la suite réservée à leur dossier. Ils ont le choix d’aller au tribunal, soit à l’assurance pour ceux qui sont assurés ou dans une moindre mesure, de procéder à un règlement à l’amiable. S’ils choisissent d’aller au parquet, nous dressons le procès-verbal (PV) conformément au texte et on transmet au parquet, si les parties décident de régler leur sinistre par la voie des assurances, nous montons également le PV que nous transmettrons aux différents assureurs qui sont censés être leurs avocats ; s’ils décident de régler leur sinistre à l’amiable, il leur revient de décider eux même des clauses de leur accord. Nous ne nous ingérons pas dans les règlements de leur sinistre. Pour les cas particuliers de délits (Homicide, coups et blessures, défaut de permis de conduire, défaut d’assurance…) le dossier est transmis au procureur sans l’avis des intéressés.

Lefaso.net : Ces derniers temps, nous voyons des policiers armés au niveau des feux tricolores. Ont-ils besoin de tout ce dispositif pour réglementer la circulation ?

Excusez-moi de répondre une question par une question ; pourquoi à une intersection, il y a les feux, les panneaux et malgré tout, il faut encore des agents ? A une situation nouvelle, une mesure nouvelle. Il faut que le code de la route soit respecté pour le bonheur du plus grand nombre.

Lefaso.net : Certaines personnes paniquent à la vue des policiers armés. N’est-ce pas là une cause d’accidents ?

Non, généralement, les policiers qui sont armés sont sur place ; les autres régulent ou contrôlent. Lorsque vous allez en banque pour toucher votre argent, vous trouvez des policiers armés mais vous ne paniquez pas au point de ne pas vous présenter au guichet. Tous les jours, les policiers sont présents dans les banques mais elles ne désemplissent pas pour autant. Leur présence rassure les bons usagers mais inquiète ou panique les mauvais.

Lefaso.net : Est-ce qu’il ne serait pas mieux que les policiers se fassent plus discrets ?

Je dirai que c’est la situation nationale et internationale qui l’oblige, rappelez-vous des évènements malheureux ; Il ne faudrait pas que les policiers soient aussi victimes parce les usagers ont peur. D’ailleurs, aucun burkinabè n’a peur d’une arme aujourd’hui. Ce ne sont que des prétextes.

Lefaso.net : Depuis le début de l’opération contre l’insécurité routière, est ce qu’il y a eu une baisse du nombre d’accidents ?

Effectivement, depuis le mois de mai, nous avons constaté au niveau de nos statistiques que le nombre d’accidents a baissé avec la mise en place de l’opération contre l’insécurité routière. A titre d’exemple, après avoir enregistré 918 cas d’accidents en Avril et 947 cas en mai, nous avons recensé 786 cas d’accidents au mois de juin.

Lefaso.net : Des conseils à l’endroit de la population

Ce que j’ai à dire à l’endroit des usagers de la route, c’est de considérer le policier au carrefour comme étant son protecteur, son conseiller, son éducateur… . Le policier au carrefour, c’est la super signalisation ; la présence du policier annule tout ce qu’il y a comme signalisation. Que ce soit la signalisation lumineuse, verticale ou horizontale, la présence du policier annule toutes ces signalisations. Le policier n’est pas au carrefour pour nuire aux usagers mais pour leur sécurité. Aussi, je vais demander aux usagers, de ne pas considérer le support des feux pour apprécier leur engagement mais de voir le danger qu’ils courent ou l’embouteillage qu’ils créent à l’intérieur de l’intersection (ceci est la réglementation). La connaissance, l’observation et le respect de la réglementation sont le gage de la sécurité pour tous.

Entretien réalisé par Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

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