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2016.09.11

COEXISTENCE RELIGIEUSE: LE MODÈLE BURKINABÈ SALUÉ PAR ICG

Le-Mogho-Naaba-et-le-cardinal-Philippe Ouédraogo-a-la-fin-de-la-prière-marquant-la-fin-du-mois-béni-de-ramadan-© Burkina24
 
Le-Mogho-Naaba-et-le-cardinal-Philippe Ouédraogo-a-la-fin-de-la-prière-marquant-la-fin-du-mois-béni-de-ramadan-© Burkina24

COEXISTENCE RELIGIEUSE: LE MODÈLE BURKINABÈ SALUÉ

« Le Burkina Faso est une exception parmi les pays sahéliens en raison de sa grande diversité religieuse et de la tolérance qui y règne ».  C’est la conclusion à laquelle sont parvenus les chercheurs de l’International Crisis Group (ICG). L’organisation a publié son rapport intitulé «Burkina-Faso-preserver-l-equilibre-religieux» le 6 septembre 2016 dans lequel il est fait mention du « solide » modèle de coexistence religieuse et de sa pérennité dont seuls les Burkinabè ont le secret. Un modèle qu’ils recommandent de préserver à tous les coups en ces temps de montée de l’extrémisme violent dans la sous région ouest-africaine notamment dans la partie Nord de son territoire. 

Les chiffres obtenus lors du recensement officiel de 2006 indiquent que le Burkina compte 60,5% de musulmans, 19% de catholiques, 15,3% d’animistes et 4,2% de protestants. Les recherches font état de « tiraillements » malgré le solide modèle de coexistence. Il ressort que les responsables musulmans déplorent le « faible » nombre de cadres musulmans dans l’administration et estiment que « l’Etat ne traite pas toujours christianisme et islam équitablement ».

Un traitement lié selon les chercheurs à l’histoire de l’islam dans le pays qui n’avait aucune vocation politique et qui est longtemps restée sous une « triple domination » : celle du pouvoir coutumier, de la colonisation et du catholicisme.

La question religieuse, un tabou à lever

Le rapport indique que la question de la religion est largement taboue au Burkina. Et, « plusieurs interlocuteurs de Crisis Group reconnaissent que des problèmes existent mais préfèrent ne pas en parler, ou du moins pas publiquement, par crainte que cela ne crée des tensions ». « D’autres sont convaincus que la coexistence pacifique entre les religions ne pourra jamais être menacée, affirmation révélatrice de l’optimisme dont aiment faire preuve les Burkinabè ».

La-photographie-du-cardinal-Philippe-Ouedraogo-trone-aux-cotes-de-celles-du-Mogho-naaba-baongho. © Burkina24

La photographie du cardinal Philippe Ouedraogo trône aux côtes de celles du Mogho Naaba baongho. © Burkina24

Afin de garantir la pérennité du modèle de coexistence pacifique, les chercheurs recommandent de prendre « dès maintenant » des mesures pour atténuer les frustrations et réguler le discours religieux suite au choc qu’ont constitué les attentats de janvier 2016 tant pour la population que la classe dirigeante.

Une agression qui a été suivie de « cas isolés d’agression verbale » contre des musulmans et qui révèle  une certaine stigmatisation et une inquiétude jusque-là inexistante. Conséquence, le modèle de coexistence pacifique resté solide jusqu’ici « commence à être érodé à la marge la neutralité » avec en sus les tabous qui entourent la religion dans le pays. Tabous qu’ « il est temps de lever », recommandent les chercheurs.

Prévenir l’extrémisme

Avec la montée dans la région d’une violence qui se réclame de la religion, un contexte « régional nouveau » s’est créé. Une situation qui joue sur les données avec en face l’urgence sécuritaire et à la forte demande sociale. Du coup, le pouvoir actuel ne peut plus feindre d’ignorer ces crispations ou de refuser d’« ouvrir la question sensible de la religion dans un pays où elle est un marqueur d’identité secondaire comporte des risques ».

Le rapport marque un arrêt sur certains musulmans attirés « par un islam rigoriste d’inspiration wahhabite » et qui témoigne de l’inquiétude de responsables musulmans face à l’influence des pays du Golfe et  qui, « bien que difficile à mesurer, peut contribuer à un raidissement des pratiques religieuses ».

De même que chez les protestants, « attirés par le discours de nouvelles églises qui prônent parfois des valeurs peu compatibles avec la tolérance ». Face aux mutations des comportements religieux, qui peuvent « néanmoins être dangereuses » et qui bouleversent les relations sociales, les experts préviennent: « le mépris ou la fermeture par rapport aux autres confessions peut entraîner un dangereux repli communautaire ».

Des enfants talibés lors du lancement des Projets PAPEFCO et "Seconde chance" financé par les Etats Unis et l'Allemagne à Dédougou

Des enfants talibés lors du lancement des Projets PAPEFCO et « Seconde chance » financé par les Etats Unis et l’Allemagne à Dédougou. © Burkina24

Représentation dans l’appareil d’Etat

Le rapport évoque « le sentiment que l’administration favorise parfois le christianisme ou ne prend pas suffisamment en compte les intérêts des musulmans » et qualifie les frustrations de «  parfois exagérées » tant « la perception est plus importante que la réalité ».

Bien que l’Etat soit dirigé depuis longtemps par une élite majoritairement chrétienne, de l’avis des chercheurs, « ce déséquilibre ne résulte pas d’une discrimination intentionnelle mais de la colonisation et d’un système d’enseignement à plusieurs vitesses ». Comme pour veiller à l’équité dans la représentativité, « il (l’équilibre ndlr) devra être corrigé sans verser dans le sectarisme » à travers la revalorisation de  l’enseignement franco-arabe, qui combine éducation islamique et enseignement général. « A défaut, soulignent les experts, certains pourraient ne plus percevoir l’Etat comme un interlocuteur valable et choisir d’autres moyens d’expression ».

Recommandations

Aux autorités étatiques d’un côté, Crisis Group recommande d’améliorer la représentation des musulmans au sein de l’élite politique et administrative sans tomber dans la dangereuse logique des quotas, de prendre conscience des dangers liés à la mendicité et des perspectives limitées pour les milliers d’enfants issus des écoles coraniques, en dégageant des ressources financières pour remédier aux problèmes qui en découleraient et de mieux communiquer auprès du public sur les efforts de l’administration pour valoriser l’enseignement franco-arabe afin de réduire les malentendus entre l’administration et les responsables et citoyens musulmans

Aux responsables musulmans de l’autre, il est recommandé de travailler avec l’administration pour réformer l’enseignement franco-arabe, et d’accepter de se conformer aux exigences de l’Etat. Pour mieux réguler le discours religieux et promouvoir la coexistence, ICG propose aux autorités de produire une cartographie complète des lieux de culte et de leurs responsables sur le territoire, en s’inspirant de l’exemple ivoirien où les chefs religieux ont une carte électronique présentant leurs noms, coordonnées et le lieu de culte auquel ils sont affiliés.

Enfin l’ONG recommande de garantir une visibilité équitable de toutes les confessions religieuses dans l’espace public et médiatique, en particulier à la Radio-télévision burkinabè (RTB) et lors des fêtes religieuses et d’assurerune plus grande visibilité des exemples de coexistence religieuse et de vivre-ensemble à travers les médias, notamment la radio.

Oui KOETA (BURKINA24)                                                                               

 

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Des pensionnaires de l’Association Wend-Bénédo de Kongoussi en visite guidée à la Présidence du Faso

 

Des pensionnaires de l’Association Wend-Bénédo de Kongoussi en visite guidée à la Présidence du Faso
© DR / Autre Presse
 
Des pensionnaires de l’Association Wend-Bénédo de Kongoussi accompagnés par la Sœur Suzanne OUEDRAOGO, Coordonnatrice de ladite association et par leurs encadreurs, ont eu droit à une visite guidée de la Présidence du Faso, le samedi 10 septembre 2016, en présence de la Première Dame, Madame Sika Bella KABORE. Ils étaient au total 85 pensionnaires dont 45 filles à faire le déplacement.

Dès leur arrivée dans l’enceinte de la Présidence du Faso, les pensionnaires de l’Association Wend-Bénédo ont été accueillis au bas du perron du bâtiment central de la Présidence du Faso par la Première Dame, Madame Sika Bella KABORE. Poignée de main chaleureuse avec chacun des enfants et exécution du Ditanyè ont constitué le cérémonial d’accueil réservé par la Première Dame à ces visiteurs du jour.
Après cet accueil, les pensionnaires de l’Association Wend-Bénédo ont visité tour à tour la plateforme, les panneaux solaires photovoltaïques, la résidence du chef de l’Etat et le bâtiment central abritant les bureaux des travailleurs de l’Institution.

La visite guidée s’est terminée par une photo de famille des pensionnaires avec le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE et son épouse.

« Ces enfants, ce sont des orphelins et enfants vulnérables que notre centre Wend-Bénédo accompagne. Nous sommes ici grâce à notre maman (NDLR : Madame Sika Bella KABORE), parce que bien avant qu’elle soit Première Dame, elle nous portait déjà dans son cœur. Nous sommes venus la remercier et c’est une occasion pour les enfants de connaitre la Présidence du Faso. C’est un certain éveil et une certaine joie également que cela leur donne », a indiqué la Sœur Suzanne OUEDRAOGO, Coordonnatrice de l’Association Wend-Bénédo pour situer l’objet de la visite.

L’Association Wend-Bénédo basée à Kongoussi dans la province du Bam, compte 341 pensionnaires. Elle accompagne ces pensionnaires dans leur scolarité pour certains et dans l’apprentissage de métiers (menuiserie, couture, etc.) pour d’autres.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

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La Première Dame mobilise environ 14 millions pour les femmes en lutte contre le cancer

La Première Dame mobilise environ 14 millions pour les femmes en lutte contre le cancer

La Première Dame mobilise environ 14 millions pour les femmes en lutte contre le cancer
© DR / Autre Presse
 
L’épouse du chef de l’Etat, Madame Sika Bella KABORE, a présidé, le vendredi 9 septembre 2016 à Ouagadougou, une soirée de gala de collecte de fonds qui a permis de mobiliser la somme de 13 584 100 FCFA au profit de l’Association des Femmes atteintes et affectées par le cancer (AFAAC).« La cérémonie qui nous rassemble ici ce soir est particulière. Et pour cause. Voilà deux ans, c’était en juillet 2014, que des femmes atteintes et affectées de cancer de sein et de l’utérus ont décidé de s’unir afin de lutter contre ce mal. Ce combat a abouti à la création de l’AFAAC : Association des Femmes atteintes et affectées par le cancer», a dit d’entrée de jeu la Première Dame du Burkina dans son discours d’ouverture de la soirée de gala.

Selon l’épouse du chef de l’Etat, devant une telle volonté de femmes de se battre contre le cancer, elle ne pouvait pas rester indifférente. « C’est tout le sens que je donne à la mobilisation pour ce gala de charité que j’ai accepté de parrainer. Et en tant que femme, je mesure la pertinence de leur combat face aux multiples défis auxquels nous devons faire face », a-t-elle ajouté.

Madame Sika Bella KABORE a salué le fait que les membres de l’AFACC n’aient pas attendu que l’Etat leur vienne en aide pour se mobiliser contre cette maladie.

C’est la preuve, a-t-elle souligné, que les femmes atteintes et affectées par le cancer ont compris que malgré la bonne volonté de l’Etat, il ne peut à lui seul faire face à tous les maux de la société, il ne peut à lui seul faire face à toutes les malades du cancer.

Elle a clos son propos en invitant les uns et les autres à laisser parler leur cœur en faisant preuve de générosité au profit de l’AFAAC.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso ( )

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Sécurité routière : une centaine d’enfants initiés au code de la route

Sécurité routière : une centaine d’enfants initiés au code de la route

Sécurité routière : une centaine d’enfants initiés au code de la route
© DR / Autre Presse
 
Sécurité routière : une centaine d’enfants initiés au code de la route
 
L’Association des fonctionnaires féminins de la Police nationale du Burkina Faso (AFFPN-BF) a organisé une journée de formation sur la sécurité routière au profit des enfants, ce samedi 10 septembre 2016 à Ouagadougou.

L’incivisme dans la circulation devient de plus en plus inquiétant au Burkina Faso. Pour pallier à cette situation, l’Association des fonctionnaires féminins de la Police nationale du Burkina Faso (AFFPN-BF) a organisé une journée de formation sur la sécurité routière au profit des enfants. Au cours de cette journée, les enfants ont bénéficié d’une formation sur la circulation routière. Ils ont allié théorie et pratique à travers une initiation au code de la route et une démonstration sur les bonnes pratiques à observer en circulation à travers des exercices à vélo.

Pour la vice-présidente de l’association, Jocelyne Dabiré, l’initiative vise à inculquer aux enfants les règles élémentaires du code de la route et les inviter du même coup à être les ambassadeurs, non seulement auprès de leurs camarades, mais aussi de leurs aînés. Elle a appelé les populations au respect du code de la route afin d’éviter le déploiement massif des agents de la police sur les axes routiers, toute chose qui permettra à la police de s’attaquer à d’autres volets sécuritaires, à savoir la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme.

Grandir avec bon esprit routier

Daniel Laba Zombré, président de l’association pour l’éducation routière des enfants (AERE), a enseigné aux enfants le code de la route et a salué l’initiative de l’Association des fonctionnaires féminins de la police nationale du Burkina Faso. Pour lui, les bonnes pratiques en matière de sécurité routière s’acquièrent depuis le bas âge. « Si l’enfant sait depuis le bas âge ce que c’est que le panneau, ce que c’est que le feu tricolore, il grandit avec un bon esprit routier, un bon civisme routier », a-t-il poursuivi. Il a ainsi appelé les parents à envoyer leurs enfants dans les centres d’éducation routière, afin qu’ils puisent être outillés sur la sécurité routière, toute chose qui, permettra de réduire les actes d’incivisme routier et diminuer du même coup les accidents sur nos axes routiers.

Marius Kabré, un des bénéficiaires de cette formation, dit avoir beaucoup appris à travers cette journée d’initiation. « Depuis ce matin, je sais ce que c’est qu’un sens interdit, comment me comporter lorsque je veux traverser la voie lorsque je n’ai pas la priorité. De retour dans mon quartier, j’enseignerai à mes amis tout ce que j’ai appris, afin qu’ils puissent aussi se protéger en circulation ».
En rappel, l’Association des fonctionnaires féminins de la police nationale du Burkina Faso a été créée en 2010 avec pour but d’œuvrer pour le civisme dans la circulation routière et pour l’épanouissement des enfants.

Yssoufou SAGNON ()

 
(Stagiaire)

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Femmes et mariage

Femmes et mariage: «Certaines filles veulent avant tout profiter au maximum des hommes avant de se lancer dans le mariage», dixit Georges Ilboudo

Dans les sociétés africaines, une femme célibataire à un certain âge est mal vue. Au contraire, la femme semble être mieux considérée et respectée quand elle vit avec un homme dans un foyer. Cette situation doit-elle pousser la fille à se marier aveuglement au premier garçon venu? Doit-elle céder à n’importe quel garçon par peur d’affronter le regard de la société ou parce qu’elle veut ressembler à ses amies ou petites sœurs qui ont fondé un foyer? Tentatives de réponses.

Le célibat prolongée chez les filles les rende suspectes
Dans nos sociétés, le célibat prolongé chez les filles les rend suspectes

Nombreuses sont les filles qui cherchent désespérément à se marier parce qu’elles ne supportent pas les critiques de la société. Certains parents ne leur facilitent pas toujours la tâche. C’est le cas des pères qui demandent instamment: «Qu’attends-tu pour te trouver un mari? Toutes tes amies sont mariées et pas toi. Même tes petites sœurs!» Pire, certains parents vont jusqu’à ne plus adresser la parole à leurs filles qui prennent du temps à se trouver un homme pour fonder un foyer. Ceux-ci les chassent le plus souvent de la cour familiale parce qu’à 35, 40 ans, elles ne se sont pas encore trouvé un mari. Que dire de l’attitude de certaines mères, tantes ou oncles qui en font autant. Ce comportement des parents et proches à l’égard de leur progéniture est déplorable car ils les poussent souvent à se jeter dans les bras des hommes pour un mariage sans amour et aux conséquences imprévisibles.

Les mariages précoces ou influencés engendrent parfois des conséquences dramatiques
Les mariages précoces ou influencés engendrent parfois des conséquences dramatiques

En plus de la famille, d’autres acteurs comme les voisins, les amies, ne manquent pas de reproches à la fille âgée qui a du mal à se trouver un époux… «A son âge, elle ne s’est toujours pas mariée. Elle aime trop trier, voilà pourquoi elle est toujours seule. C’est le malin elle fait, elle a tellement repoussé les hommes qu’aujourd’hui personne ne veut d’elle encore. » D’autres sont directs: « Il faut que tu te trouves un mari, tu prends de l’âge, tu sais que tu es une femme et qu’à un certain moment tu ne pourras plus enfanter. Tu aimes la belle vie, voilà pourquoi tu n’es pas mariée». Voici autant de commentaires que l’on entend dans la société qui découragent les filles.

... Ce n'est pas pour autant que certaines filles doivent trier les hommes, chercher l'argent et laisser filer le temps!
… Ce n’est pas pour autant que certaines filles doivent trier les hommes, chercher l’argent et laisser filer le temps!

Qu’en pensent les hommes?

Cette situation est le moindre mal selon Alfred Kaboré, agent commercial. En effet, il est difficile, a-t-il expliqué, pour une fille âgée de trouver un mari. «Les hommes savent qu’ils ont beaucoup plus de facilité pour se marier donc ils veulent bien s’amuser avant de s’engager», a-t-il dévoilé.

Contrairement à Alfred, Georges Ilboudo estime que certaines filles veulent avant tout profiter au maximum des hommes avant de se lancer dans le mariage. Ainsi, elles se laissent prendre dans leur propre piège: «Il y a des filles qui ont jusqu’à quatre amants», a-t-il soutenu. Et à force de  »sortir » avec les hommes nantis pour satisfaire leurs besoins matériels, renchérit Georges, leur organisme ne pourra pas un jour tenir. «Elles vont commencer à se faner et plus personne n’aura besoin d’elles, surtout pas pour en faire une épouse puisque son CV est trop lourd. Autrement dit, son passé l’a rattrapé», foi de M. Ilboudo qui n’est pas du tout partagée par Micheline Sawadogo. Il y a celles qui aiment trier les hommes, a-t-elle nuancé, mais ce ne sont pas toutes les femmes qui le font. «Certaines femmes ont connu beaucoup de déceptions de la part des hommes, ce qui les rend méfiantes et réservées», confie-t-elle.

Par la grâce de Dieu et le bon comportement, on peut rencontrer l'homme de sa vie à tout âge
Par la grâce de Dieu et le bon comportement, on peut rencontrer l’homme de sa vie à tout âge

Somme toute, toute femme mérite, faut-il le reconnaître, de fonder une famille et avoir des enfants. C’est d’ailleurs le secret espoir qui guide les jeunes filles qui aspirent au mariage. Toutefois, le mariage est un acte sacré qui engage la vie. A ce titre, il mérite d’être pris au sérieux et nécessite au préalable une préparation minutieuse. Malgré la pression sociale acerbe, la jeune fille doit se donner le temps de se trouver l’homme de sa vie, cet oiseau rare mais trouvable avec lequel elle vivra pour le meilleur et le pire.

Pour relever ce défi, elle doit être sérieuse et éviter de changer, comme le chante l’artiste, les hommes comme des chemises.

Madina Belemviré

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Commune de Komsilga : La Croix-Rouge burkinabè au secours de victimes d’inondations

  La Croix-Rouge burkinabè a procédé ce jeudi 8 septembre 2016 à la remise symbolique de dons aux sinistrés des inondations dans la commune de Komsilga. Cette assistance concernera près d’un millier de ménages répartis dans sept localités et permettra aux sinistrés de faire face aux conditions d’hygiène précaires dans les centres d’accueil.

Commune de Komsilga : La Croix-Rouge burkinabè au secours de victimes d’inondations

Ce sont au total 964 ménages de 4740 personnes sinistrés par les inondations qui recevront de l’assistance de la Croix-Rouge burkinabè. Cette assistance est composée de comprimés aquatabs pour désinfecter l’eau, de kits de cuisine, de kits de dignité pour les femmes, de vêtements pour les enfants, de nattes, de couvertures et de savons de toilette et de lessive.

La remise symbolique des dons a eu lieu ce jeudi à Komsilga, où 225 ménages de 824 personnes ont été répertoriés comme sinistrés. Ces dons leur permettront d’améliorer un tant soit peu les conditions d’hygiène précaires qu’ils vivent dans les écoles où la plupart ont trouvé refuge suite aux inondations. Axant son assistance sur l’eau, l’hygiène et l’assainissement, la Croix rouge espère ainsi réduire les risques de maladies hydriques et d’épidémies.

Maimounata Ouédraogo, l’une des bénéficiaires du don de la Croix-Rouge a tenu à exprimer sa joie et sa reconnaissance : « Je suis très contente pour l’aide que j’ai reçue. Je n’avais pas de natte, ni de savon pour la lessive. Je les remercie donc et prie que Dieu les bénisse. »

Même son de cloche pour Maxime Zongo, représentant le Comité villageois de développement de Komsilga, qui s’est lui aussi réjoui de l’acte posé par la Croix rouge au profit de leur commune et de ses habitants. 

Denis Bationo, président de la Croix rouge burkinabè, a quant à lui demandé aux bénéficiaires de faire bon usage du matériel reçu : « Je voudrais inviter les heureux bénéficiaires à faire œuvre utile dans l’usage de ces dons qui sont une contribution de la Croix-Rouge burkinabè, avec le soutien de la Fédération internationale des sociétés de Croix-Rouge/ Croissant-Rouge pour améliorer leurs conditions de vie. »

Ce don de la Croix-Rouge burkinabè concernera en plus de la commune de Komsilga, celle de Tanghin-Dassouri et les arrondissements 3, 4, 7, 8 et 10 de la commune de Ouagadougou.

Justine Bonkoungou (Stagiaire)
Lefaso.net

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Gestion des stocks d’urgence : L’UNICEF en mission de contrôle dans les magasins du CONASUR

La représentante adjointe de l’UNICEF au Burkina était dans les magasins du Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR) dans la soirée du 26 août 2016. Rinko Kinoshita est allée constater de visu le matériel que l’organisation internationale a remis au conseil dans le but de contribuer à la gestion des crises humanitaires et catastrophes.

Gestion des stocks d’urgence : L’UNICEF en mission de contrôle dans les magasins du CONASUR

 

 

 

 

 

 

 

Le 2 aout dernier, le Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF) au Burkina et le Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR) signaient un protocole d’accord. Par ce geste, l’organisation internationale mettait à la disposition du Burkina un stock de matériels pour contribuer en temps réel à la gestion des crises humanitaires et catastrophes (malnutrition, inondations, épidémies, sécheresses…).

Après la signature qui scellait le partenariat entre les deux parties, la représentante adjointe, Rinko Kinoshita est allée constater de visu l’état du stock d’urgence dans les magasins. Le matériel d’hygiène et d’assainissement, des kits scolaires et le matériel de survie sont soigneusement entreposés dans un des magasins du CONASUR.

« Nos stocks étaient en souffrance, coté vivre et coté matériel de survie, nous en manquions. Coté kit scolaire, on n’en avait pratiquement plus », se rappelle Florent Bakouan, premier responsable de la structure gouvernementale qui a ainsi dit sa satisfaction de disposer désormais d’un stock d’urgence, surtout en cette période pluvieuse où on enregistre des inondations un peu partout sur l’entendue du territoire.

Il y a presque chaque jour des inondations, précise le secrétaire permanent du CONASUR Florent Bakouan qui ajoute que le cap de 30 000 sinistrés a été atteint. Refugiés dans les écoles ou des abris de fortune, 1/3 de cette population est constitué d’enfants. « Ce matériel va soulager des milliers d’enfants et beaucoup de ménages. C’est aussi une épine qu’on enlève des pieds du gouvernement », reconnait-il.

« Au Burkina, on vit dans une situation de vulnérabilité à catastrophe naturelle notamment des inondations répétitives. Il faut donc être préparé et faire des planifications, des différents scénarios des situations d’urgence », a pour sa part ajouté la représentante adjointe de l’UNICEF.

Les ménages les plus vulnérables seront prioritaires dans la distribution des stocks.

Même en période de catastrophe, les enfants ont des droits

A l’orée de la rentrée scolaire, des milliers d’enfants dont les parents ont presque tout perdu à cause de la furie des eaux, n’étaient plus sûrs de regagner les classes. Pourtant, comme le rappelle Rinko Kinoshita, « l’éducation est la clé pour le développement et c’est la partie fondamentale de la convention du droit de l’enfant », il était impérieux pour l’UNICEF d’agir. « Vous êtes l’avenir de ce pays, les leaders de demain et sans éducation, vous ne pourrez pas participer pleinement au développement du pays », a-t- il lancé à l’endroit des enfants.

L’appui de l’organisation permet également de satisfaire d’autres droits, comme ceux liés à l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement. La visiteuse du jour n’hésite pas a rappeler le guide de l’UNICEF intitulé « principaux engagements pour les enfants dans l’action humanitaire », véritable ‘’Bible’’ pour orienter les interventions en périodes difficiles. L’humanité, l’impartialité, et la neutralité.
Environ 5000 enfants bénéficieront de l’appui de l’UNICEF, et foi du SP/CONASUR, la distribution se fera à bonne date afin que les élèves sinistrés ne manquent pas le début des cours. Les structures déconcentrées de l’institution sont déjà aux aguets pour la distribution des kits au public cible.

Des garanties de bonne gouvernance

Pour une bonne gouvernance du stock, les gestionnaires des magasins du CONASUR ont bénéficié d’une session de formation pour la gestion administrative et l’entretien des intrants. « Les entrées, les sorties, les livraisons seront notées pour qu’à tout moment nous soyons informés », a rassuré Florent Bakouan.
Et chaque trimestre, le CONASUR doit faire le point de la gestion du stock d’urgence à son partenaire, l’UNICEF.
Pour assurer le suivi et évaluer l’impact de l’opération, il est prévu que l’UNICEF aille à la rencontre des bénéficiaires. « (…) Pour voir par exemple comment les enfants utilisent les kits scolaires, dans le but d’améliorer éventuellement », a renchéri Rinko Kinoshita.

Liste des intrants pour la gestion des urgences

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

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Filets sociaux de sécurité en Afrique de l’ouest : Le RBM appuie ses pays membres

Relever les défis auxquels sont confrontés les éleveurs et les pasteurs, telle est la mission que s’est assignée le Réseau billitalmaroobé (RBM), depuis sa création en 2003 par des organisations d’éleveurs du Mali, du Burkina et du Niger. A ce titre, des mécanismes tels que le projet d’appui à la conception de modèles de filets sociaux adaptés aux réalités de l’élevage pastoral (FISOREP) a été mis en place. Un atelier de partage et d’affinements des outils et méthodes de ciblage des bénéficiaires dudit projet a été organisé ce mercredi 7 septembre 2016 à Ouagadougou.

Filets  sociaux de sécurité en Afrique de l’ouest : Le RBM appuie ses pays  membres

Au regard de l’intensification et de l’impact des aléas climatiques sur les activités des éleveurs, le Réseau billitalmaroobè, dont l’une des missions est de sécuriser l’élevage pastoral et promouvoir une gestion durable et équitable des ressources naturelles « veut contribuer au renforcement de la résilience des pasteurs et agropasteurs face au changement climatique » a indiqué Boureima Dodo, Secrétaire permanent du RBM. Il s’agit notamment de mécanismes de protection durable des troupeaux lors des périodes de crises pastorales par le biais de la réduction de la mortalité et la sauvegarde d’un noyau apte à favoriser la reconstitution du cheptel.

D’où le présent atelier qui s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à la conception de modèles de filets sociaux adaptés aux réalités endogènes de l’élevage pastoral (FISOREP). Cette rencontre qui s’étalera sur trois jours, permettra de caractériser les ménages pastoraux vulnérables ciblés par les interventions et harmoniser les outils de ciblage (critères de vulnérabilités) qui seront utilisés. Et ce sont au total 1900 ménages du sahel qui vont bénéficier de ce programme.
Pour Boubacar Maïga, président de l’antenne RBM au Burkina, cet atelier est à saluer. En effet, l’initiative du RBM contribue à influencer la prise en compte du pastoralisme dans la détermination des stratégies et méthodes de ciblages des ménages vulnérables.

Crée en 2003, le RBM couvre à ce jour neuf pays membres (Mauritanie, Sénégal, Mali, Burkina, Bénin, Niger, Togo, Nigeria et Tchad) et compte 75 organisations membres. L’organisation s’attèle à défendre les intérêts de plus de 75 000 pasteurs et plus de 2 000 000 de bénéficiaires.

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

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2016.09.09

Insurrection populaire: La CFDC pour la pérennisation des acquis

Insurrection populaire: La CFDC pour la pérennisation des acquis

Insurrection populaire: La CFDC pour la pérennisation des acquis
© DR / Autre Presse
 
Insurrection populaire: La CFDC pour la pérennisation des acquis
 
Ceci est un compte rendu de la rencontre de la Coalition des Forces démocratiques pour un vrai changement (CFDC, ex Coalition Zeph 2015) à propos de la tenue les 29 et 30 octobre 2016 à Ouagadougou d’une Conférence nationale sur l’Insurrection et les Défis du Burkina post Insurrectionnel, autour du thème : « Insurrection et aspirations au changement du peuple burkinabè : bilan, acquis et perspectives pour un Burkina réconcilié avec lui-même ».


« Le mercredi 7 septembre 2016 s’est tenue une rencontre des partis membres de la coalition Zeph 2015 pour un vrai changement autour des points d’ordre du jour suivant :

  1. Vie de la Coalition
  2. Activités
  3. Divers

Au titre de la vie de la coalition, les membres de la coalition ont décidé du changement de son nom. La coalition se nomme désormais : « Coalition des Forces Démocratiques pour le Vrai Changement » en abrégé CFDC. Membre à part entière de l’opposition politique, la CFDC entend œuvrer sans relâche aux cotés des autres partis membres de cette opposition et de toutes les forces politiques et sociales qui le voudraient, à la construction d’une coalition très large regroupant le plus grand nombre, autour d’un programme commun, afin d’offrir aux burkinabè une alternative crédible, source de Vrai changement au Burkina Faso.

Au titre des activités à venir, la coalition, en liaison avec d’autres forces politiques et sociales, projette organiser les 29 et 30 Octobre 2016 à Ouagadougou, une Conférence Nationale sur l’Insurrection et les Défis du Burkina post Insurrectionnel, autour du thème : « Insurrection et aspirations au changement du peuple burkinabè : bilan, acquis et perspectives pour un Burkina réconcilié avec lui-même ».
A cet effet, la coalition a adopté les termes de référence articulés autour des points ci après :
Contexte et justification
L’insurrection populaire des 30 et 31 Octobre 2014 a marque de façon déterminante l’histoire politique de notre pays. Voilà déjà deux (2) ans que le peuple burkinabè s’est insurgé contre le régime du Président Compaoré, mettant ainsi fin à vingt-sept années (27 ans) de gestion de pouvoir.
Après l’élaboration d’une charte consensuelle et une transition de treize (13) mois animée par l’ensemble des forces vives de la nation, l’année 2016 s’est ouverte sur des dynamiques nouvelles suite à l’organisation réussie, le 29 novembre 2015, d’élections législatives et présidentielles saluée par la communauté internationale. Ces élections ont débouché sur la mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante, composée par des partis politiques ayant pris part au mouvement sociopolitique qui a mené à l’insurrection.
Deux années après cette insurrection, les Burkinabè ont le sentiment que le changement véritable qu’ils espéraient tarde à se concrétiser. Leur impatience s’était déjà manifestée sous la Transition elle même. Limitée dans son action par ses propres insuffisances, bousculée par des turbulences politiques diverses dont le coup d’Etat de septembre 2015, soumise à la contrainte de temps et de ressources et davantage préoccupée par sa survie, la Transition n’a pas pu répondre à leurs nombreuses attentes.
Cette impatience semble se poursuivre avec le nouveau régime en place dont l’action est teintée d’hésitations et de tâtonnements ; ce qui pousse les Burkinabè à s’interroger sur sa capacité à apporter la bonne réponse à leurs problèmes. Pire, en observant certaines décisions et les dérives dans la gestion du pouvoir, la nouvelle équipe dirigeante pose des actes qui rappellent étrangement l’ancien régime. En conséquence, les Burkinabè ont l’impression que la flamme du changement et leurs aspirations à une meilleure gouvernance sont en train d’être étouffées.
Ce sentiment de déception se murit dans un contexte national marqué par une déchirure. Née de l’insurrection elle-même qui a opposé le peuple à ses dirigeants, elle semble s’être élargie avec les péripéties politiques qui ont suivi l’insurrection. Aujourd’hui, à côté du camp des insurgés d’hier qui se sentent floués, se dresse le camp de ceux qui se considèrent comme les « perdants » politiques de cette aventure. De tels antagonismes peuvent porter gravement atteinte à la cohésion nationale, socle d’un progrès politique, économique et social effectif.
C’est dans ce contexte qu’un regroupement de partis politiques et d’organisations de la société civile, acteurs de l’Insurrection et soucieux non seulement de dresser un bilan du mouvement social et politique des 30 et 31 Octobre 2014, mais aussi et surtout de poser les jalons d’un nouvel élan pour notre pays, a décidé, de marquer le deuxième anniversaire de cette insurrection par l’organisation d’une Conférence nationale sur l’Insurrection et les Défis du Burkina Post Insurrectionnel, les 29 et 30 Octobre 2016, sous le thème :
« Insurrection et aspirations au changement du peuple burkinabè : bilan et perspectives pour une véritable réconciliation nationale».
Cette rencontre qui se veut introspective et rassembleuse autour de valeurs telles que la paix et la cohésion nationale, ambitionne de réunir toutes les sensibilités de la société burkinabè.
Objectifs
L’objectif principal de cette Conférence nationale sur l’insurrection vise à commémorer l’évènement et à pérenniser les acquis de ce mouvement à travers :

a) l’évaluation de :
– ce mouvement social

  • la transition
  • la gestion actuelle après dix (10) mois de gouvernance post-transitionnelle et de son adéquation avec les aspirations des insurgés
  • la cohésion de la Nation et des réflexions sur la problématique de la réconciliation nationale

L’identification de pistes d’une relance vigoureuse de la démocratie et de l’économie.
Démarche
Pour mener à bien cette activité, des concertations avec l’ensemble des forces vives de la nation seront programmées dans l’optique d’obtenir l’adhésion de tous. La posture de la conférence est, non pas « nous avons fait une insurrection », mais plutôt « le Burkina Faso a connu une insurrection en octobre 2014 ». Cette approche permet à ceux qui ont été les « perdants » du pouvoir aussi contribuer d’une part par l’auto critique, s’ils le désirent, mais aussi par l’appréciation critique de tout ce qui a suivi l’insurrection.
Activités
La conférence sera organisée sous forme de panels. Chaque panel traitera d’un thème lui même éclaté en sous thèmes faisant l’objet d’une présentation introductive. Des TDRs pour chaque panel seront élaborés et transmis aux panelistes afin de permettre à ces derniers de traiter de façon efficace et efficiente les sujets. La conférence elle-même sera précédée d’un hommage aux martyrs.
Les 4 grands thèmes retenus sont les suivants :
Thème introductif : Retour sur l’insurrection des 30-31 octobre 2014 : radioscopie d’un mouvement historique

  • Sous-thème 1 : Le rôle de l’Opposition politique
  • Sous-thème 2 : Le rôle de la société civile (« OSC », médias, syndicats, autorités traditionnelles et religieuses...)
  • Sous-thème 3 : Le rôle des FDS et autres acteurs
  • Sous-thème 4 : Les Violences, les martyrs, les victimes diverses et les dérives de l’insurrection : Témoignages et leçons à tirer pour l’histoire

Thème 2/ L’évaluation de la Transition : acquis et insuffisances

  • Sous-thème 1 : Les institutions et acteurs de la Transition : analyse critique de la genèse et du fonctionnement des institutions, acteurs et rôles
  • Sous-thème 2 : L’agenda et l’action de la Transition : feuilles de route, acquis et limites de l’action publique sous la Transition

Thème 3 : L’évaluation du régime post-transition

  • Sous-thème 1 : L’état de la mise en œuvre des acquis de l’insurrection en matière de bonne gouvernance
  • Sous-thème 2 : La relance économique et les réponses aux attentes des Burkinabè pour un mieux être
  • Sous-thème 3 : L’état de la justice et son rôle face aux crimes de sang et aux crimes économiques :
  • Sous-thème 4 : La question sécuritaire

Thème 4 : Les sentiers de la réconciliation nationale

  • Sous-thème 1 : Les politiques et stratégies de réconciliation nationale : expériences historiques du Burkina Faso
  • Sous-thème 2: La problématique de la réconciliation nationale post-insurrection : Quelle stratégie ?

Pilotage
L’événement sera piloté par les 3 structures suivantes :

  • Un comité d’Orientation : il a pour mission de superviser l’orientation politique de la conférence et d’entreprendre les démarches de sensibilisation et de mobilisation
  • Un comité de Thème : il a pour mission de sélectionner les présentateurs des thèmes et de préparer les discussions, de tirer les conclusions.
  • Un comité d’Organisation : il est chargé de l’organisation pratique de la conférence.

En divers, les membres de la coalition ont tenu à remercier les nombreux burkinabè qui ont déjà contribué à enrichir sa réflexion, et se dit ouverte à toute suggestion susceptible de garantir le succès de l’évènement qui est ouvert à tous.

Ils ont aussi procédé à un large échange sur la vie nationale »

Fait à Ouagadougou le 7 septembre 2016

Pour la Coalition

Zéphirin Diabré, Président de l’UPC »

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La Première Dame pour la promotion de la médecine nucléaire

La Première Dame pour la promotion de la médecine nucléaire

© DR / Autre Presse
       La Première Dame pour la promotion de la médecine nucléaire
 
L’épouse du Président du Faso, Madame Sika KABORE a présidé le jeudi 8 septembre 2016, la cérémonie d’ouverture des premières Journées de la médecine nucléaire sur le thème : « Place de la médecine nucléaire dans l’univers diagnostic au Burkina Faso ».

Organisées par le service de la médecine nucléaire du Centre hospitalier universitaire Yalgado OUEDRAOGO (CHU-YO) de Ouagadougou, sous l’égide de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ces premières Journées de la médecine nucléaire permettront de faire le point des activités menées depuis la mise en route du service de la médecine nucléaire au Burkina Faso en 2012. Elles visent également à faire le point de l’accompagnement des différents partenaires, à voir les perspectives de promotion de cette spécialité et à l’utilisation de la médecine nucléaire dans la lutte contre les pathologies cancéreuses.

« L’engagement de la Première Dame dans le domaine de la santé est connu et à travers son association KIMI, elle a toujours œuvré pour le bien-être des populations, en particulier, dans la lutte contre les cancers chez la femme », a dit Monsieur Robert Bibia SANGARE, Directeur général du CHU-YO de Ouagadougou.

« La médecine nucléaire constitue un maillon important dans le diagnostic précoce et dans le suivi des pathologies cancéreuses. Que ces premières Journées puissent se tenir au Burkina Faso est vraiment très appréciable dans la mesure où l’AIEA est à nos côtés pour former nos prestataires à l’utilisation et à la manipulation d’un certain nombre de matériels au sein de l’unité de la médecine nucléaire. Aujourd’hui le cancer tue énormément car le diagnostic ne se fait pas à temps et une part très importante de notre budget est consacrée aux évacuations sanitaires », a confié Madame Sika KABORE à l’issue de la cérémonie.

« L’unité de la médecine nucléaire existe déjà, a-t-elle ajouté, mais le renforcement des capacités en personnels et en matériels de pointe va permettre de mieux appréhender la lutte contre le cancer et faire de telle sorte que le plus grand nombre de Burkinabè notamment les plus démunis puissent profiter du diagnostic et du suivi des lésions cancéreuses ».

L’épouse du chef de l’Etat s’est félicitée de la tenue de ces Journées. Elle a souhaité que des recommandations fortes soient formulées au terme de cette rencontre, en vue d’une lutte efficace et efficiente contre les pathologies cancéreuses.

Le plan du Centre de cancérologie de Ouagadougou en construction, a été présenté à Madame Sika KABORE par les organisateurs à la fin de la cérémonie d’ouverture.
Le service de la médecine nucléaire du Centre hospitalier universitaire Yalgado OUEDRAOGO de Ouagadougou est fonctionnel depuis le 9 janvier 2012.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

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