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2016.09.13

Inondation au Centre Delwendé: les pensionnaires doivent quitter les lieux pour leur sécurité

Le Centre Delwendé de Tanghin à Ouagadougou a été éprouvé par les fortes pluies tombées dans la nuit du 18 au 20 juillet. Cette situation a conduit la responsable du Centre à solliciter l’aide du ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille.

Le Centre Delwendé après la pluie
Le Centre Delwendé après la pluie

C’est suite aux inondations du 1er septembre 2009 qui ont durement touché le Centre d’accueil des femmes exclues pour allégations de sorcellerie communément appelé «Delwendé de Tanghin», que le gouvernement avait décidé de la construction d’un nouveau Centre à Sakoula, localité située à quelques kilomètres de Ouagadougou, pour le relogement de ces pensionnaires. Construit sur une superficie de 4 000 m2, le nouveau Centre a vu le jour à partir des fonds mobilisés dans le cadre de l’appel à la solidarité nationale et internationale lancé après les inondations de septembre 2009 et a coûté environ 400 millions de FCFA sans équipements.

Une vue du nouveau Centre installé à Sakoula
Une vue du nouveau Centre installé à Sakoula

Depuis, le déménagement n’a pas pu se faire pour plusieurs raisons. Selon la responsable du Centre, Sœur Hortência Filipe Sizalande, il s’agit de l’absence d’électricité, d’eau potable, de mesures de sécurité, de forage avec système de pompage électrique, de croisement des dortoirs et de l’état «dégradé» de la route qui mène au site.

Le ministère de la Solidarité nationale n’est pas resté insensible à cette requête, et a réalisé des travaux complémentaires d’un coût d’environ 100 millions de F CFA. La Société nationale d’électricité  du Burkina a, en outre, construit la ligne électrique et raccordé le Centre à son réseau. Un forage positif de grande capacité équipé d’un château d’eau d’une capacité d’environ 10.000 litres a été réalisé avec le soutien de l’Unicef/Burkina. «Même si quelques difficultés sont là, c’est un forage qui, techniquement, s’il est opérationnel, peut servir tout le village de Sakoula», a estimé Mme Zongo. Malgré ces réaménagements, certaines pensionnaires du Centre refusent toujours de libérer les lieux qui sont considérés comme une zone inondable.

La responsable du Centre expliquant les raisons pour lesquelles les pensionnaires ne voulaient pas déménager
La responsable du Centre expliquant les raisons pour lesquelles les pensionnaires ne voulaient pas déménager

Certaines pensionnaires ont une autre proposition: «Qu’ils déplacent les personnes qui n’ont plus assez de force et les ramener après la saison pluvieuse. S’ils ont les moyens, on leur demande de nous aider avec un mur pour stopper l’eau. Sinon, nous ne voulons pas déménager au village». Charles Savadogo de la communauté Sant’egidio, enfoncera le clou en disant que «faire déménager les femmes de leur site de Tanghin est une deuxième forme d’exclusion parce qu’elles ont déjà été exclues une fois de chez elles».

La ministre Laure Zongo a indiqué que cette situation n'est que temporaire
La ministre Laure Zongo a indiqué que cette situation n’est que temporaire

Mais la ministre Zongo n’est pas de cet avis. «Sakoula, n’est pas un désert où on viendrait seulement trouver le Centre qui abriterait les mamans. C’est un village qui existe, qui a sa population, sa réalité. Elles ne sont pas exclues, sinon on peut dire que tout le village de Sakoula est exclu du Burkina, ce qui n’est pas le cas». Elle a aussi précisé que ce Centre n’est pas une réponse définitive, mais une réponse à la situation du moment.

La ministre Zongo a même effectué en compagnie de Mme Sizalande, une visite sur le nouveau site pour rassurer cette dernière que tout est prêt pour accueillir les pensionnaires.

En attendant l’installation d’un compteur électrique par la Sonabel, Mme Zongo a révélé qu’un groupe électrogène a été réquisitionné pour faire fonctionner le forage. L’installation du compteur est prévue pour le vendredi 22 juillet, a-t-elle dit.

Madina Belemviré

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Les acquis de l’insurrection sont-ils hors processus démocratique?

A quelques encablures du triste anniversaire du coup d’Etat déjoué, ce qui revient comme une ritournelle est «il faut sauvegarder les acquis de l’insurrection, car le nouveau pouvoir est en train de brader l’esprit et la lettre de l’insurrection…».

Du jamais vu, cette mobilisation contre le pouvoir à vie
Du jamais vu, cette mobilisation contre le pouvoir à vie

C’est quoi les acquis de l’insurrection dans un Etat démocratique? Violente question, comme l’a dit un artiste ivoirien. Les raisons qui ont poussé les populations à sortir braver les crépitements des kalachnikovs sont multiples et multiformes. Et sont le résultat de plusieurs années d’injustice, d’impunité, de mal gouvernance, d’assassinats crapuleux, de pauvreté généralisée, de chômage… Cela, pendant plusieurs années de règne de Blaise Compaoré.

L’insurrection n’est pas l’aboutissement d’une brusque colère, la marmite a bouillonné pendant des années avant de voir le couvercle sauter par la forte vapeur qui n’en pouvait plus de se voir comprimée. Blaise Compaoré et comparses, qui n’avaient rien compris de la colère des populations, avaient cru qu’il suffisait de retirer l’article 37, cause du casus belli selon eux, pour voir les choses rentrer dans l’ordre. Erreur de ‘’gaoua’’!

Les populations, qui ne demandaient que la main, ont décidé de prendre le bras entier, le tronc, la tête, bref tout le corps du pouvoir. Car ce qui n’était qu’une affaire de modification de constitution avait des implications socio-politiques d’une ampleur insoupçonnée par Blaise Compaoré. Heureusement d’ailleurs qu’il était aveuglé par le vertige du pouvoir. L’insurrection a vaincu, la Transition est venue essayer de remettre le pays sur de bons rails, les élections couplées présidentielle et législatives ont bouclé la boucle. Tout cela est considéré comme acquis de l’insurrection. En plus, comme le dit si bien le professeur Laurent Bado, c’est dans la tête que tout se passe. Et on peut le noter, les mentalités ont évolué.

Plus rien ne sera comme avant; ça, c’est le plus grand acquis. Aucun pouvoir, même en rêve, n’osera vouloir modifier la limitation du nombre de mandats présidentiels. Et ça, on n’a même pas besoin d’une association pour le défendre, cela va de soi. Aucun peuple au monde ne souhaite faire une insurrection populaire, on en vient par la force des choses.

Malheureusement, il y a encore des Burkinabè qui n’ont toujours pas mesuré les causes profondes de l’insurrection; ils aiment la brandir comme si c’était quelque chose que l’on pouvait déclencher en claquant les doigts.

Ousmane Hébié (lesechosdufaso)

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Démocratie et bonne gouvernance : Le CGD souffle ses 15 bougies

Démocratie et bonne gouvernance : Le CGD souffle ses 15 bougies

 

Le 15 septembre prochain, le monde entier célébrera la démocratie. C’est une occasion grandeur nature que le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) a saisie pour commémorer l’anniversaire de ses 15 ans d’existence à travers une batterie d’activités. Crée le 29 mars 2001, le centre entend ainsi marquer un arrêt pour évaluer le chemin parcouru et dégager des perspectives pour mieux apporter sa pierre dans l’édification de la démocratie, de l’Etat de droit et la bonne gouvernance au « pays des hommes intègres ».


Démocratie et bonne gouvernance : Le CGD souffle ses 15 bougies

Le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) du Burkina a choisi de jalonner l’année d’évènements particuliers. Il s’agit notamment de l’organisation d’une cérémonie officielle. Placée sous le haut patronage du Premier-ministre et le parrainage de la représentante du PNUD au Burkina. Aussi, il propose des conférences publiques suivies de débats à Bobo Dioulasso et à Tenkodogo, une journée porte ouverte sur le CGD, un cross populaire sous le slogan « courir pour la démocratie », un film documentaire sur le centre. Les conférences ont pour thème « Dialogue interpartis comme moyen de décrispation des tensions politiques ». Le clou de la célébration du 15e anniversaire sera le débat télévisé qui réunira non seulement les membres du CGD mais aussi les partenaires techniques et financiers.

C’est sous le thème, « l’avènement des sociétés stables et démocratiques » que se tiendra la présente célébration.

Pour le directeur exécutif du CGD, Dr Thomas Ouédraogo, l’aubaine est plus que parfaite pour l’institution de faire le bilan de ces 15 ans d’existence. Quinze ans au cours desquels elle s’est efforcée de s’investir dans l’ancrage de la démocratie, de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit au Burkina Faso. « L’occasion est aussi propice pour le centre d’exprimer sa profonde gratitude à tous ses partenaires techniques et financiers, l’ensemble de la société civile (…) pour leurs accompagnement sans faille dans l’accomplissement des missions et objectifs qu’il s’est fixés », a ajouté le directeur exécutif. Il s’agit aussi pour l’institution de dégager des perspectives pour apporter sa pierre dans l’édification de la démocratie, de l’Etat de droit et la bonne gouvernance au Burkina Faso.

Crée le 29 mars 2001, le CGD vise à promouvoir la gouvernance démocratique et en Afrique à travers la recherche appliquée, la formation, l’éducation et la facilitation du dialogue démocratique. C’est un organisme non gouvernemental de droit burkinabè, sans but lucratif, apolitique, qui n’assume aucune activité syndicale, politique ou religieuse. C’est du moins, ce qu’a confié Dr Ouédraogo. Selon lui, il a pour valeurs cardinales, l’objectivité, l’impartialité, la liberté d’opinion de ses membres, l’indépendance, la démarche inclusive et participative basée sur le dialogue sans exclusion. Et l’objectif poursuivi par le centre est de concevoir et de mettre en œuvre des stratégies de promotion de la gouvernance démocratique dans notre pays, tout en constituant « un centre de savoir » exerçant un leadership technique et intellectuel dans ce domaine.

Le président des observatoires de la justice et de la démocratie, Djibo Ibrahim, a pour sa part salué les efforts du CGD avant d’inviter les uns et les autres à l’accompagner dans l’atteinte de ses objectifs.
Par ailleurs, quelques préoccupations ont été émises au cours des échanges par les journalistes. Au nombre de celles-ci figure les actions concrètes de l’institution. « Nous avons accompagné le parlement à tout égard, la gouvernance locale et même que nous avons fait le bilan de la communalisation intégrale en 2012 pour voir où on n’en est à l’occasion des organisations des élections qui se profilaient à l’horizon. De même, le CGD depuis sa création et autour des années 2003-2004 jusqu’en 2007 a travaillé pour la participation politique des femmes. Et depuis 2009, c’est une réalité avec les quotas genre etc. », a rétorqué le directeur exécutif. « Notre principal défi c’est comment amener tous les acteurs à privilégier le dialogue à l’occasion des contradictions qui surviennent dans les processus démocratiques », a-t-il ajouté.

La crise post-électorale au Gabon s’est invitée à cette conférence de presse. De l’avis de Dr Ouédraogo, l’Union européenne doit prendre l’accélérateur pour être au rendez-vous, de sorte à ce que le pire soit écarté du Gabon. De son côté, le président des observateurs de la justice et de la démocratie, Ibrahim Djibo soutient que ce genre de situation ne devrait plus se répéter tout le temps en Afrique. « C’est vraiment dommage », a-t-il conclu.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Plan National du Développement Économique et Social (PNDES) : Le Premier Ministre Paul Kaba Thiéba rassure la population des Hauts-Bassins

Plan National du Développement Économique et Social (PNDES) : Le Premier Ministre Paul Kaba Thiéba rassure la population des Hauts-Bassins

 

       Dans le cadre de la vulgarisation du programme Présidentiel et du Plan National du Développement Économique et Social (PNDES), la Coordination des Mouvements et Associations pour la Vulgarisation du Programme du Président a tenu à organiser une conférence publique le samedi 10 septembre 2016 à Bobo-Dioulasso sur initiative des mouvements, associations et organisations de la société civile des Hauts-Bassins.

Plan National du Développement Économique et Social (PNDES) : Le Premier Ministre Paul Kaba Thiéba rassure la population des Hauts-Bassins

Placée sous le haut patronage de son excellence le Premier Ministre Paul Kaba Thiéba et chef du gouvernement, cette rencontre reste une première dans l’histoire et répond a une logique d’appropriation sociale du schéma de développement par les premiers acteurs terrains.
Cette conférence publique avait pour objectif : de faire connaître le Programme National de Développement Economique et Social (PNDES) et le programme du président du Faso aux associations et OSC, de créer un cadre d’échanges directs entre les plus hautes autorités et animateurs des associations et OSC, et de vulgariser le programme du président Rock Marc Christian Kabore.

Pour le représentant de la coordination nationale Boris OUEDRAOGO, c’est dans le souci d’une meilleure appropriation du PNDES par les animateurs des associations, des mouvements associatifs et des OSC spécifiques qu’il est apparu opportun l’organisation de cette conférence publique dans les treize régions du Burkina. Pour lui, cette conférence marque le début d’une démocratie au Burkina Faso. Il n’a pas manqué de remercier le Premier Ministre ainsi que tous les membres du gouvernement pour cette initiative.

Ce plan, visant à transformer l’économie du Burkina se décline en trois axes à savoir :
- Reformer les institutions afin de lutter efficacement contre la corruption et l’injustice,
- Développer le capital humain. Selon Paul Kaba Thiéba, la population burkinabè constitue une grande ressource économique. Il faudrait travailler donc à mettre l’accent sur l’éducation nationale, la formation des jeunes et la sante.
- Et le troisième axe c’est de redynamiser les secteurs de l’économie à savoir l’agriculture et l’élevage.

Au cours des échanges, les questions étaient essentiellement axées sur le développement de la ville de Bobo-Dioulasso notamment avec la création des emplois pour les jeunes afin de diminuer le taux de chômage au Burkina, également les femmes qui réclament un niveau de vie acceptable à travers l’amélioration de leurs conditions de vie. Elles demandent cependant à l’Etat la création d’une banque pour la promotion de la femme.

Pour le Premier Ministre, l’ambition du gouvernement à travers ce plan vise à sortir le Burkina Faso de la pauvreté et ce plan sera financé à hauteur de 15 000 milliards de Francs CFA dont 8400 milliards destinés exclusivement aux investissements, dans le domaine des infrastructures, des routes, de l’énergie et de la sante pour améliorer les conditions de vie des burkinabè. Il est attendu des populations burkinabè un peu plus de civisme fiscal, selon Paul Kaba Thiéba. Toutefois, il n’a pas manqué d’inviter Les populations à payer les impôts car pour lui, le développement du Burkina Faso n’est pas seulement une affaire du président ni du gouvernement. « Si nous voulons que le développement soit une réalité au Burkina Faso, il faut se donner la main et surtout il faut se mettre au travail tous autour du président » a -t -il laissé entendre.

  Il ajoute aussi qu’à travers ce plan, plusieurs actions seront menées pour que la région des Hauts-Bassins redevienne le poumon économique et industriel du Burkina Faso. Il rassure également les femmes que leurs préoccupations seront prises en compte avec la création des structures de micro-finances car dit-il : « Il n’y aura pas de banque pour les femmes, mais plutôt des structures de micro-finances afin de financer tous les projets de ces femmes ».

Au terme des échanges, le Premier Ministre a tenu à saluer la forte mobilisation de la population, une mobilisation qui traduit selon lui leur patriotisme et leur soutien dans le Plan de développement du président Rock Marc Christian KABORE.

Romuald Dofini
Lefaso.net

 

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Feu orange : faut –il passer ou non ? Les explications de Pulchérie Domba/Gourane, chef de section accidents (CCPO)

        Il n’y a rien d’étonnant à voir des usagers qui enfreignent le code de la route à Ouaga. Le non-respect du feu tricolore, l’usage manuel du téléphone en circulation : ces infractions qui ne sont pas sans conséquences, sont de coutume chez les burkinabè. A ce sujet, nombreux sont les usagers de la route qui s’interrogent sur l’attitude à adopter face au feu orange : faut-il marquer un arrêt ou non ? Pour plus d’éclaircissements, nous avons rencontré l’officier de police Pulchérie K. Domba/Gourané, chef de section accidents du commissariat central de police de la ville de Ouagadougou (CCPO).

 

Feu orange : faut –il passer ou non ? Les explications de  Pulchérie Domba/Gourane, chef de  section   accidents (CCPO)

lefaso.net : Le feu tricolore sert à réguler la circulation au niveau des intersections. Quelles sont les dispositions à adopter face au feu tricolore ?

Le feu tricolore a trois états : le feu vert, le jaune et le rouge. Ils s’allument simultanément. Leur rôle est de rendre la circulation fluide au niveau des intersections. Comme vous le constatez, ce sont des signaux qui servent à réguler la circulation au niveau des intersections. Ils autorisent ou non les véhiculent à franchir l’intersection en fonction des différentes couleurs ; c’est-à dire, le vert, le jaune et le rouge et il faut savoir qu’aucun de ces feux ne donne la priorité absolue à un usager de la route, selon la réglementation.

Ainsi, le feu vert autorise le passage, mais s’il y a un embouteillage à l’intersection, je m’arrête parce que je risque d’être bloqué lorsque le feu aura changé de couleur. Le code précise qu’il faut y rester le temps que la voie se dégage. Si le carrefour est encombré et vous vous engagez quand même, tout en sachant que le feu va changer de couleur et le rouge risque de vous trouver au milieu de la voie, vous êtes en infraction. Ce qui signifie que le feu est vert mais nous n’avons pas la priorité absolue.
Le feu jaune ou orange fixe annonce le feu rouge. Je dois m’arrêter sauf si je suis trop engagé et ne peux m’arrêter dans des conditions de sécurité suffisante.
Le feu rouge signifie l’arrêt absolu jusqu’au passage du feu vert.

Lefaso.net : Les usagers ont souvent une mauvaise compréhension du feu jaune/orange, quelle sont les attitudes récurrentes en face du feu orange et quelle est la conduite à tenir ?

En général, nous constatons que c’est au moment où les gens aperçoivent le feu orange qu’ils se mettent à accélérer pour passer, parce que pour eux, l’essentiel est de passer au feu orange. C’est ça qui est dans leur tête ; le feu est orange, je peux passer parce que les gens ont appris à l’auto-école que lorsque le feu est orange : si je suis engagé, je passe ; non engagé, je m’arrête mais ils ne se posent pas la question à savoir : à quel moment, je suis engagé ou non engagé.

Je suis engagé, cela signifie que j’étais déjà dans l’intersection lorsque le feu est passé à l’orange. Est-ce que je suis sensé voir le feu orange si je suis engagé dans l’intersection, la réponse est non. Si je suis déjà engagé dans l’intersection, je ne peux plus voir le feu orange, cela veut dire que je suis passé au feu rouge ou je risque d’être bloqué dans l’intersection si l’autre feu passait au vert d’autant plus que les feux changent simultanément.

Il y a aussi le fait que nous considérons que c’est le support du feu qui pose problème, alors que le code dit que c’est l’intersection ; ce n’est pas pour rien que nous avons quatre feux ou deux feux au niveau de l’intersection. Ce n’est pas le support du feu qu’on franchit mais c’est l’intersection que l’usager doit pouvoir franchir sans être un danger pour les autres, ni pour lui-même ; si vous dépassez le support du feu orange et que vous n’arrivez pas à franchir l’intersection, c’est que vous êtes passé au feu rouge et non à l’orange.

Si vous faites l’expérience, c’est peut être ceux qui roulent en véhiculent qui peuvent voir le feu lorsqu’il change de couleur. Le feu orange ne dure que 3 à 5 secondes, le maximum, c’est 5 secondes. Et si je suis à cinq mètres du feu, même à deux mètres du support, lorsque j’aperçois le feu orange, je compte combien de secondes pour franchir l’intersection, c’est là, la question ; il ne faut pas prendre en compte uniquement le support du feu orange mais c’est l’intersection qui faut considérer.

Les feux régulent la fluidité de la circulation à l’intersection, c’est ce que les gens ne comprennent pas, parce que certains sont de bonne foi ; ils pensent que lorsqu’ils ont franchi le poteau, ils ne sont pas passés au feu rouge mais d’autres, lorsqu’ils voient le feu orange, ils commencent à accélérer pour franchir, là, je peux dire qu’ils sont de mauvaise foi.

Ce que nous pouvons donner comme conseils aujourd’hui, en nous appuyant sur le code de la route, c’est que les gens prennent en considération l’intersection, ce qu’ils appellent couramment le carrefour. Le code dit qu’il faut pouvoir franchir le carrefour sans être rattrapé par l’autre feu qui va changer de couleur.

Il ne faut pas pourchasser le feu orange, il ne faut pas voir le feu et commencer à accélérer, dès qu’on a vu le feu orange, il faut réduire son allure. Le code prévoit qu’à l’entrée d’une intersection, on doit réduire la vitesse. Si vous accélérez au feu orange pour passer, même si l’on ne vous interpelle pas pour le feu orange, on risque de le faire pour excès de vitesse d’autant plus que le code prévoit que lorsque vous entrez dans une agglomération, vous deviez réduire votre vitesse ; la vitesse est de 50km/h, mais le code précise qu’à l’entrée d’une intersection, on doit réduire la vitesse. La vitesse doit être réduite en fonction de l’environnement, ce n’est pas parce qu’on a dit que c’est à 50Km/h que je dois franchir une intersection à 50km/h, si l’on vous prend, on pourra vous poursuivre pour vitesse dangereuse à l’entrée d’une intersection.

Lefaso.net : quelles sont les causes récurrentes des accidents dans la ville de Ouaga ?

Régulièrement, c’est la vitesse excessive ou dangereuse à la traversée des intersections, le non-respect du feu tricolore, le non-respect de la priorité de passage dans les intersections où il n y a pas de panneaux de signalisation. Généralement, les gens pensent que c’est uniquement la voie bitumée qui est prioritaire, pourtant, dans une agglomération, le code de la route dit que toutes les routes s’équivalent. Si vous êtes dans une intersection sans signalisation, c’est-à dire, qu’il n y a pas de panneau « stop » ou « cédez le passage » ou de marquage au sol, la priorité est à droite.

En ce qui concerne les quatre roues, en ce moment, nous relevons pas mal d’accidents dus au non-respect de la distance de sécurité et à l’inattention parce que la réglementation a prévu une distance que les véhicules doivent observer. Malheureusement à Ouaga, avec l’étroitesse de nos voies, les conducteurs ne respectent pas cette distance de sécurité, ils se suivent en file indienne ; conséquence, on a parfois 3 à 4 véhicules alignés qui sont impliqués dans un accident.

Lefaso.net : Y a-t-il des heures ou le taux d’accident est très élevé ?

Grâce à une étude effectuée par un consultant sur la géolocalisation des accidents, nous avons relevé que les heures de pointe étaient caractérisées par des accidents, c’est -à- dire, de 07 heures du matin à 09 heures, de 11 heures à 13 heures, de 14h 30 à 15h 30 et de 16h 30 à 18h 30. Il y a aussi le cas des heures tardives, des week- ends et des jours fériés. En dépit de tout cela, nous connaissons également des zones accidentogènes qui ne tiennent pas compte des heures et des jours. Selon la même étude, nous relevons plus de cas d’accidents au niveau des intersections équipées de feux tricolores et des intersections sans signalisation.

Lefaso.net : Lorsque vous procédez au constat, comment faites-vous pour établir la part de responsabilité des différentes parties ?

En matière d’accident, la police n’invente rien. On ne se base que sur le code de la route, c’est la réglementation et les déclarations des parties mises en cause. Et lorsque nous procédons au constat, les parties mises en cause se retrouvent au commissariat pour la confrontation qui ne se fait pas en l’absence d’une partie impliquée dans l’accident. Toutes les parties prennent part, assistent à la confrontation puisqu’au moment de l’accident, nous n’étions pas présents. Nous ne pouvons pas savoir ce qui s’est passé, ce sont les parties mises en cause qui donnent les circonstances dans lesquelles l’accident a eu lieu. C’est sur la base de cela, que nous cherchons à savoir ce qui n’a pas marché, qui n’a pas respecté le code de la route et suite à cela, nous relevons les infractions au code de la route ; sinon, la section de constat ne fait pas de jugement, on ne dit pas qui a tort ou raison.
Ce n’est pas un tribunal ici, notre rôle est de relever les infractions au code de la route et il revient aux parties mises en cause de décider de la suite réservée à leur dossier. Ils ont le choix d’aller au tribunal, soit à l’assurance pour ceux qui sont assurés ou dans une moindre mesure, de procéder à un règlement à l’amiable. S’ils choisissent d’aller au parquet, nous dressons le procès-verbal (PV) conformément au texte et on transmet au parquet, si les parties décident de régler leur sinistre par la voie des assurances, nous montons également le PV que nous transmettrons aux différents assureurs qui sont censés être leurs avocats ; s’ils décident de régler leur sinistre à l’amiable, il leur revient de décider eux même des clauses de leur accord. Nous ne nous ingérons pas dans les règlements de leur sinistre. Pour les cas particuliers de délits (Homicide, coups et blessures, défaut de permis de conduire, défaut d’assurance…) le dossier est transmis au procureur sans l’avis des intéressés.

Lefaso.net : Ces derniers temps, nous voyons des policiers armés au niveau des feux tricolores. Ont-ils besoin de tout ce dispositif pour réglementer la circulation ?

Excusez-moi de répondre une question par une question ; pourquoi à une intersection, il y a les feux, les panneaux et malgré tout, il faut encore des agents ? A une situation nouvelle, une mesure nouvelle. Il faut que le code de la route soit respecté pour le bonheur du plus grand nombre.

Lefaso.net : Certaines personnes paniquent à la vue des policiers armés. N’est-ce pas là une cause d’accidents ?

Non, généralement, les policiers qui sont armés sont sur place ; les autres régulent ou contrôlent. Lorsque vous allez en banque pour toucher votre argent, vous trouvez des policiers armés mais vous ne paniquez pas au point de ne pas vous présenter au guichet. Tous les jours, les policiers sont présents dans les banques mais elles ne désemplissent pas pour autant. Leur présence rassure les bons usagers mais inquiète ou panique les mauvais.

Lefaso.net : Est-ce qu’il ne serait pas mieux que les policiers se fassent plus discrets ?

Je dirai que c’est la situation nationale et internationale qui l’oblige, rappelez-vous des évènements malheureux ; Il ne faudrait pas que les policiers soient aussi victimes parce les usagers ont peur. D’ailleurs, aucun burkinabè n’a peur d’une arme aujourd’hui. Ce ne sont que des prétextes.

Lefaso.net : Depuis le début de l’opération contre l’insécurité routière, est ce qu’il y a eu une baisse du nombre d’accidents ?

Effectivement, depuis le mois de mai, nous avons constaté au niveau de nos statistiques que le nombre d’accidents a baissé avec la mise en place de l’opération contre l’insécurité routière. A titre d’exemple, après avoir enregistré 918 cas d’accidents en Avril et 947 cas en mai, nous avons recensé 786 cas d’accidents au mois de juin.

Lefaso.net : Des conseils à l’endroit de la population

Ce que j’ai à dire à l’endroit des usagers de la route, c’est de considérer le policier au carrefour comme étant son protecteur, son conseiller, son éducateur… . Le policier au carrefour, c’est la super signalisation ; la présence du policier annule tout ce qu’il y a comme signalisation. Que ce soit la signalisation lumineuse, verticale ou horizontale, la présence du policier annule toutes ces signalisations. Le policier n’est pas au carrefour pour nuire aux usagers mais pour leur sécurité. Aussi, je vais demander aux usagers, de ne pas considérer le support des feux pour apprécier leur engagement mais de voir le danger qu’ils courent ou l’embouteillage qu’ils créent à l’intérieur de l’intersection (ceci est la réglementation). La connaissance, l’observation et le respect de la réglementation sont le gage de la sécurité pour tous.

Entretien réalisé par Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

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2016.09.11

COEXISTENCE RELIGIEUSE: LE MODÈLE BURKINABÈ SALUÉ PAR ICG

Le-Mogho-Naaba-et-le-cardinal-Philippe Ouédraogo-a-la-fin-de-la-prière-marquant-la-fin-du-mois-béni-de-ramadan-© Burkina24
 
Le-Mogho-Naaba-et-le-cardinal-Philippe Ouédraogo-a-la-fin-de-la-prière-marquant-la-fin-du-mois-béni-de-ramadan-© Burkina24

COEXISTENCE RELIGIEUSE: LE MODÈLE BURKINABÈ SALUÉ

« Le Burkina Faso est une exception parmi les pays sahéliens en raison de sa grande diversité religieuse et de la tolérance qui y règne ».  C’est la conclusion à laquelle sont parvenus les chercheurs de l’International Crisis Group (ICG). L’organisation a publié son rapport intitulé «Burkina-Faso-preserver-l-equilibre-religieux» le 6 septembre 2016 dans lequel il est fait mention du « solide » modèle de coexistence religieuse et de sa pérennité dont seuls les Burkinabè ont le secret. Un modèle qu’ils recommandent de préserver à tous les coups en ces temps de montée de l’extrémisme violent dans la sous région ouest-africaine notamment dans la partie Nord de son territoire. 

Les chiffres obtenus lors du recensement officiel de 2006 indiquent que le Burkina compte 60,5% de musulmans, 19% de catholiques, 15,3% d’animistes et 4,2% de protestants. Les recherches font état de « tiraillements » malgré le solide modèle de coexistence. Il ressort que les responsables musulmans déplorent le « faible » nombre de cadres musulmans dans l’administration et estiment que « l’Etat ne traite pas toujours christianisme et islam équitablement ».

Un traitement lié selon les chercheurs à l’histoire de l’islam dans le pays qui n’avait aucune vocation politique et qui est longtemps restée sous une « triple domination » : celle du pouvoir coutumier, de la colonisation et du catholicisme.

La question religieuse, un tabou à lever

Le rapport indique que la question de la religion est largement taboue au Burkina. Et, « plusieurs interlocuteurs de Crisis Group reconnaissent que des problèmes existent mais préfèrent ne pas en parler, ou du moins pas publiquement, par crainte que cela ne crée des tensions ». « D’autres sont convaincus que la coexistence pacifique entre les religions ne pourra jamais être menacée, affirmation révélatrice de l’optimisme dont aiment faire preuve les Burkinabè ».

La-photographie-du-cardinal-Philippe-Ouedraogo-trone-aux-cotes-de-celles-du-Mogho-naaba-baongho. © Burkina24

La photographie du cardinal Philippe Ouedraogo trône aux côtes de celles du Mogho Naaba baongho. © Burkina24

Afin de garantir la pérennité du modèle de coexistence pacifique, les chercheurs recommandent de prendre « dès maintenant » des mesures pour atténuer les frustrations et réguler le discours religieux suite au choc qu’ont constitué les attentats de janvier 2016 tant pour la population que la classe dirigeante.

Une agression qui a été suivie de « cas isolés d’agression verbale » contre des musulmans et qui révèle  une certaine stigmatisation et une inquiétude jusque-là inexistante. Conséquence, le modèle de coexistence pacifique resté solide jusqu’ici « commence à être érodé à la marge la neutralité » avec en sus les tabous qui entourent la religion dans le pays. Tabous qu’ « il est temps de lever », recommandent les chercheurs.

Prévenir l’extrémisme

Avec la montée dans la région d’une violence qui se réclame de la religion, un contexte « régional nouveau » s’est créé. Une situation qui joue sur les données avec en face l’urgence sécuritaire et à la forte demande sociale. Du coup, le pouvoir actuel ne peut plus feindre d’ignorer ces crispations ou de refuser d’« ouvrir la question sensible de la religion dans un pays où elle est un marqueur d’identité secondaire comporte des risques ».

Le rapport marque un arrêt sur certains musulmans attirés « par un islam rigoriste d’inspiration wahhabite » et qui témoigne de l’inquiétude de responsables musulmans face à l’influence des pays du Golfe et  qui, « bien que difficile à mesurer, peut contribuer à un raidissement des pratiques religieuses ».

De même que chez les protestants, « attirés par le discours de nouvelles églises qui prônent parfois des valeurs peu compatibles avec la tolérance ». Face aux mutations des comportements religieux, qui peuvent « néanmoins être dangereuses » et qui bouleversent les relations sociales, les experts préviennent: « le mépris ou la fermeture par rapport aux autres confessions peut entraîner un dangereux repli communautaire ».

Des enfants talibés lors du lancement des Projets PAPEFCO et "Seconde chance" financé par les Etats Unis et l'Allemagne à Dédougou

Des enfants talibés lors du lancement des Projets PAPEFCO et « Seconde chance » financé par les Etats Unis et l’Allemagne à Dédougou. © Burkina24

Représentation dans l’appareil d’Etat

Le rapport évoque « le sentiment que l’administration favorise parfois le christianisme ou ne prend pas suffisamment en compte les intérêts des musulmans » et qualifie les frustrations de «  parfois exagérées » tant « la perception est plus importante que la réalité ».

Bien que l’Etat soit dirigé depuis longtemps par une élite majoritairement chrétienne, de l’avis des chercheurs, « ce déséquilibre ne résulte pas d’une discrimination intentionnelle mais de la colonisation et d’un système d’enseignement à plusieurs vitesses ». Comme pour veiller à l’équité dans la représentativité, « il (l’équilibre ndlr) devra être corrigé sans verser dans le sectarisme » à travers la revalorisation de  l’enseignement franco-arabe, qui combine éducation islamique et enseignement général. « A défaut, soulignent les experts, certains pourraient ne plus percevoir l’Etat comme un interlocuteur valable et choisir d’autres moyens d’expression ».

Recommandations

Aux autorités étatiques d’un côté, Crisis Group recommande d’améliorer la représentation des musulmans au sein de l’élite politique et administrative sans tomber dans la dangereuse logique des quotas, de prendre conscience des dangers liés à la mendicité et des perspectives limitées pour les milliers d’enfants issus des écoles coraniques, en dégageant des ressources financières pour remédier aux problèmes qui en découleraient et de mieux communiquer auprès du public sur les efforts de l’administration pour valoriser l’enseignement franco-arabe afin de réduire les malentendus entre l’administration et les responsables et citoyens musulmans

Aux responsables musulmans de l’autre, il est recommandé de travailler avec l’administration pour réformer l’enseignement franco-arabe, et d’accepter de se conformer aux exigences de l’Etat. Pour mieux réguler le discours religieux et promouvoir la coexistence, ICG propose aux autorités de produire une cartographie complète des lieux de culte et de leurs responsables sur le territoire, en s’inspirant de l’exemple ivoirien où les chefs religieux ont une carte électronique présentant leurs noms, coordonnées et le lieu de culte auquel ils sont affiliés.

Enfin l’ONG recommande de garantir une visibilité équitable de toutes les confessions religieuses dans l’espace public et médiatique, en particulier à la Radio-télévision burkinabè (RTB) et lors des fêtes religieuses et d’assurerune plus grande visibilité des exemples de coexistence religieuse et de vivre-ensemble à travers les médias, notamment la radio.

Oui KOETA (BURKINA24)                                                                               

 

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Des pensionnaires de l’Association Wend-Bénédo de Kongoussi en visite guidée à la Présidence du Faso

 

Des pensionnaires de l’Association Wend-Bénédo de Kongoussi en visite guidée à la Présidence du Faso
© DR / Autre Presse
 
Des pensionnaires de l’Association Wend-Bénédo de Kongoussi accompagnés par la Sœur Suzanne OUEDRAOGO, Coordonnatrice de ladite association et par leurs encadreurs, ont eu droit à une visite guidée de la Présidence du Faso, le samedi 10 septembre 2016, en présence de la Première Dame, Madame Sika Bella KABORE. Ils étaient au total 85 pensionnaires dont 45 filles à faire le déplacement.

Dès leur arrivée dans l’enceinte de la Présidence du Faso, les pensionnaires de l’Association Wend-Bénédo ont été accueillis au bas du perron du bâtiment central de la Présidence du Faso par la Première Dame, Madame Sika Bella KABORE. Poignée de main chaleureuse avec chacun des enfants et exécution du Ditanyè ont constitué le cérémonial d’accueil réservé par la Première Dame à ces visiteurs du jour.
Après cet accueil, les pensionnaires de l’Association Wend-Bénédo ont visité tour à tour la plateforme, les panneaux solaires photovoltaïques, la résidence du chef de l’Etat et le bâtiment central abritant les bureaux des travailleurs de l’Institution.

La visite guidée s’est terminée par une photo de famille des pensionnaires avec le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE et son épouse.

« Ces enfants, ce sont des orphelins et enfants vulnérables que notre centre Wend-Bénédo accompagne. Nous sommes ici grâce à notre maman (NDLR : Madame Sika Bella KABORE), parce que bien avant qu’elle soit Première Dame, elle nous portait déjà dans son cœur. Nous sommes venus la remercier et c’est une occasion pour les enfants de connaitre la Présidence du Faso. C’est un certain éveil et une certaine joie également que cela leur donne », a indiqué la Sœur Suzanne OUEDRAOGO, Coordonnatrice de l’Association Wend-Bénédo pour situer l’objet de la visite.

L’Association Wend-Bénédo basée à Kongoussi dans la province du Bam, compte 341 pensionnaires. Elle accompagne ces pensionnaires dans leur scolarité pour certains et dans l’apprentissage de métiers (menuiserie, couture, etc.) pour d’autres.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

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La Première Dame mobilise environ 14 millions pour les femmes en lutte contre le cancer

La Première Dame mobilise environ 14 millions pour les femmes en lutte contre le cancer

La Première Dame mobilise environ 14 millions pour les femmes en lutte contre le cancer
© DR / Autre Presse
 
L’épouse du chef de l’Etat, Madame Sika Bella KABORE, a présidé, le vendredi 9 septembre 2016 à Ouagadougou, une soirée de gala de collecte de fonds qui a permis de mobiliser la somme de 13 584 100 FCFA au profit de l’Association des Femmes atteintes et affectées par le cancer (AFAAC).« La cérémonie qui nous rassemble ici ce soir est particulière. Et pour cause. Voilà deux ans, c’était en juillet 2014, que des femmes atteintes et affectées de cancer de sein et de l’utérus ont décidé de s’unir afin de lutter contre ce mal. Ce combat a abouti à la création de l’AFAAC : Association des Femmes atteintes et affectées par le cancer», a dit d’entrée de jeu la Première Dame du Burkina dans son discours d’ouverture de la soirée de gala.

Selon l’épouse du chef de l’Etat, devant une telle volonté de femmes de se battre contre le cancer, elle ne pouvait pas rester indifférente. « C’est tout le sens que je donne à la mobilisation pour ce gala de charité que j’ai accepté de parrainer. Et en tant que femme, je mesure la pertinence de leur combat face aux multiples défis auxquels nous devons faire face », a-t-elle ajouté.

Madame Sika Bella KABORE a salué le fait que les membres de l’AFACC n’aient pas attendu que l’Etat leur vienne en aide pour se mobiliser contre cette maladie.

C’est la preuve, a-t-elle souligné, que les femmes atteintes et affectées par le cancer ont compris que malgré la bonne volonté de l’Etat, il ne peut à lui seul faire face à tous les maux de la société, il ne peut à lui seul faire face à toutes les malades du cancer.

Elle a clos son propos en invitant les uns et les autres à laisser parler leur cœur en faisant preuve de générosité au profit de l’AFAAC.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso ( )

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Sécurité routière : une centaine d’enfants initiés au code de la route

Sécurité routière : une centaine d’enfants initiés au code de la route

Sécurité routière : une centaine d’enfants initiés au code de la route
© DR / Autre Presse
 
Sécurité routière : une centaine d’enfants initiés au code de la route
 
L’Association des fonctionnaires féminins de la Police nationale du Burkina Faso (AFFPN-BF) a organisé une journée de formation sur la sécurité routière au profit des enfants, ce samedi 10 septembre 2016 à Ouagadougou.

L’incivisme dans la circulation devient de plus en plus inquiétant au Burkina Faso. Pour pallier à cette situation, l’Association des fonctionnaires féminins de la Police nationale du Burkina Faso (AFFPN-BF) a organisé une journée de formation sur la sécurité routière au profit des enfants. Au cours de cette journée, les enfants ont bénéficié d’une formation sur la circulation routière. Ils ont allié théorie et pratique à travers une initiation au code de la route et une démonstration sur les bonnes pratiques à observer en circulation à travers des exercices à vélo.

Pour la vice-présidente de l’association, Jocelyne Dabiré, l’initiative vise à inculquer aux enfants les règles élémentaires du code de la route et les inviter du même coup à être les ambassadeurs, non seulement auprès de leurs camarades, mais aussi de leurs aînés. Elle a appelé les populations au respect du code de la route afin d’éviter le déploiement massif des agents de la police sur les axes routiers, toute chose qui permettra à la police de s’attaquer à d’autres volets sécuritaires, à savoir la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme.

Grandir avec bon esprit routier

Daniel Laba Zombré, président de l’association pour l’éducation routière des enfants (AERE), a enseigné aux enfants le code de la route et a salué l’initiative de l’Association des fonctionnaires féminins de la police nationale du Burkina Faso. Pour lui, les bonnes pratiques en matière de sécurité routière s’acquièrent depuis le bas âge. « Si l’enfant sait depuis le bas âge ce que c’est que le panneau, ce que c’est que le feu tricolore, il grandit avec un bon esprit routier, un bon civisme routier », a-t-il poursuivi. Il a ainsi appelé les parents à envoyer leurs enfants dans les centres d’éducation routière, afin qu’ils puisent être outillés sur la sécurité routière, toute chose qui, permettra de réduire les actes d’incivisme routier et diminuer du même coup les accidents sur nos axes routiers.

Marius Kabré, un des bénéficiaires de cette formation, dit avoir beaucoup appris à travers cette journée d’initiation. « Depuis ce matin, je sais ce que c’est qu’un sens interdit, comment me comporter lorsque je veux traverser la voie lorsque je n’ai pas la priorité. De retour dans mon quartier, j’enseignerai à mes amis tout ce que j’ai appris, afin qu’ils puissent aussi se protéger en circulation ».
En rappel, l’Association des fonctionnaires féminins de la police nationale du Burkina Faso a été créée en 2010 avec pour but d’œuvrer pour le civisme dans la circulation routière et pour l’épanouissement des enfants.

Yssoufou SAGNON ()

 
(Stagiaire)

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Femmes et mariage

Femmes et mariage: «Certaines filles veulent avant tout profiter au maximum des hommes avant de se lancer dans le mariage», dixit Georges Ilboudo

Dans les sociétés africaines, une femme célibataire à un certain âge est mal vue. Au contraire, la femme semble être mieux considérée et respectée quand elle vit avec un homme dans un foyer. Cette situation doit-elle pousser la fille à se marier aveuglement au premier garçon venu? Doit-elle céder à n’importe quel garçon par peur d’affronter le regard de la société ou parce qu’elle veut ressembler à ses amies ou petites sœurs qui ont fondé un foyer? Tentatives de réponses.

Le célibat prolongée chez les filles les rende suspectes
Dans nos sociétés, le célibat prolongé chez les filles les rend suspectes

Nombreuses sont les filles qui cherchent désespérément à se marier parce qu’elles ne supportent pas les critiques de la société. Certains parents ne leur facilitent pas toujours la tâche. C’est le cas des pères qui demandent instamment: «Qu’attends-tu pour te trouver un mari? Toutes tes amies sont mariées et pas toi. Même tes petites sœurs!» Pire, certains parents vont jusqu’à ne plus adresser la parole à leurs filles qui prennent du temps à se trouver un homme pour fonder un foyer. Ceux-ci les chassent le plus souvent de la cour familiale parce qu’à 35, 40 ans, elles ne se sont pas encore trouvé un mari. Que dire de l’attitude de certaines mères, tantes ou oncles qui en font autant. Ce comportement des parents et proches à l’égard de leur progéniture est déplorable car ils les poussent souvent à se jeter dans les bras des hommes pour un mariage sans amour et aux conséquences imprévisibles.

Les mariages précoces ou influencés engendrent parfois des conséquences dramatiques
Les mariages précoces ou influencés engendrent parfois des conséquences dramatiques

En plus de la famille, d’autres acteurs comme les voisins, les amies, ne manquent pas de reproches à la fille âgée qui a du mal à se trouver un époux… «A son âge, elle ne s’est toujours pas mariée. Elle aime trop trier, voilà pourquoi elle est toujours seule. C’est le malin elle fait, elle a tellement repoussé les hommes qu’aujourd’hui personne ne veut d’elle encore. » D’autres sont directs: « Il faut que tu te trouves un mari, tu prends de l’âge, tu sais que tu es une femme et qu’à un certain moment tu ne pourras plus enfanter. Tu aimes la belle vie, voilà pourquoi tu n’es pas mariée». Voici autant de commentaires que l’on entend dans la société qui découragent les filles.

... Ce n'est pas pour autant que certaines filles doivent trier les hommes, chercher l'argent et laisser filer le temps!
… Ce n’est pas pour autant que certaines filles doivent trier les hommes, chercher l’argent et laisser filer le temps!

Qu’en pensent les hommes?

Cette situation est le moindre mal selon Alfred Kaboré, agent commercial. En effet, il est difficile, a-t-il expliqué, pour une fille âgée de trouver un mari. «Les hommes savent qu’ils ont beaucoup plus de facilité pour se marier donc ils veulent bien s’amuser avant de s’engager», a-t-il dévoilé.

Contrairement à Alfred, Georges Ilboudo estime que certaines filles veulent avant tout profiter au maximum des hommes avant de se lancer dans le mariage. Ainsi, elles se laissent prendre dans leur propre piège: «Il y a des filles qui ont jusqu’à quatre amants», a-t-il soutenu. Et à force de  »sortir » avec les hommes nantis pour satisfaire leurs besoins matériels, renchérit Georges, leur organisme ne pourra pas un jour tenir. «Elles vont commencer à se faner et plus personne n’aura besoin d’elles, surtout pas pour en faire une épouse puisque son CV est trop lourd. Autrement dit, son passé l’a rattrapé», foi de M. Ilboudo qui n’est pas du tout partagée par Micheline Sawadogo. Il y a celles qui aiment trier les hommes, a-t-elle nuancé, mais ce ne sont pas toutes les femmes qui le font. «Certaines femmes ont connu beaucoup de déceptions de la part des hommes, ce qui les rend méfiantes et réservées», confie-t-elle.

Par la grâce de Dieu et le bon comportement, on peut rencontrer l'homme de sa vie à tout âge
Par la grâce de Dieu et le bon comportement, on peut rencontrer l’homme de sa vie à tout âge

Somme toute, toute femme mérite, faut-il le reconnaître, de fonder une famille et avoir des enfants. C’est d’ailleurs le secret espoir qui guide les jeunes filles qui aspirent au mariage. Toutefois, le mariage est un acte sacré qui engage la vie. A ce titre, il mérite d’être pris au sérieux et nécessite au préalable une préparation minutieuse. Malgré la pression sociale acerbe, la jeune fille doit se donner le temps de se trouver l’homme de sa vie, cet oiseau rare mais trouvable avec lequel elle vivra pour le meilleur et le pire.

Pour relever ce défi, elle doit être sérieuse et éviter de changer, comme le chante l’artiste, les hommes comme des chemises.

Madina Belemviré

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