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2015.11.25

Vie de la cité : Quand les lieux de culte deviennent des points de rendez-vous

Cathédrale de Ouagadougou. Un dimanche matin de ce dernier trimestre de l’année 2015. La messe tire vers sa fin. C’est la lecture des activités de la semaine. Le jeune homme chargé de lire le programme commence par un petit communiqué : "le propriétaire du véhicule ayant la plaque numéro ... BF… est demandé à l’entrée de l’église pour faire bouger son véhicule qui encombre le passage".femme.jpg

Quelques minutes de lecture et encore le même communiqué : "le propriétaire du véhicule ayant le numéro de plaque ... BF… est demandé au parking pour faire bouger son véhicule qui encombre le passage"...

Mais la messe finira sans que personne ne se manifeste. Constat : un nombre important de véhicules bloqués au parking. On ne peut qu’attendre. Ceux qui tiennent à sortir par cette entrée de l’église essaient de trouver et proposer des solutions pour faire bouger ledit véhicule et délivrer les autres véhicules séquestrés... Séance de brainstorming... Des personnes s’approchent du véhicule pour trouver une solution quand l’un d’entre eux se rend compte que qu’il n’était pas vide. Un bébé de moins de 4 ans y dormait sur le siège arrière. Deux des vitres étaient légèrement abaissées, certainement pour permettre le passage de l’air.

Il attire l’attention des autres. Ils se disent d’abord que le propriétaire du véhicule est toujours dans l’église…Il faut patienter donc ! L’attente devenant assez longue, cette hypothèse est finalement écartée. Certains essaient de cascader pour sortir, d’autres, armés toujours de patience, font le guet. Une trentaine de minutes d’attente encore et finalement, le bébé se réveille. Il commence à pleurnicher puis à se débattre dans la voiture. Faut-il le secourir ou non ? Ou sont donc passés ses parents ? Sont-ils toujours dans l’église ? Ont-ils entendu le communiqué fait durant la messe ? Faut-il forcer pour délivrer le bébé ? Les plus prudents proposent qu’on attende encore un peu... La messe est finie il y a au moins une heure de temps.

Quelques minutes d’attente et ayant remarqué que la situation pouvait être dramatique, une personne de l’assistance décide de délivrer le bébé en forçant une des portière arrière...en brisant finalement une des vitres ; les portières étant toutes condamnées. Le bébé est délivré. Une personne de l’assistance essaie de le dorloter en attendant que ses parents apparaissent.

Une dizaine de personnes cherchent à voir la « fin de l’affaire ». Les discussions vont bon train autour du véhicule quand une "grosse caisse" arrive lentement et stoppe net à quelques pas. Un homme et une femme à l’intérieur. Ils semblent revenir d’une course effrénée. La femme, âgée d’à peine la trentaine, descend dudit véhicule qui démarre aussitôt. Elle prend le temps de bien ranger sa coiffure et de mieux positionner son soutien-gorge. Elle fait quelques pas vers le véhicule encombrant et essaie de l’ouvrir... Stupéfaction, action et réaction.

La jeune dame n’aura la vie sauve que grâce à l’agilité de ses jambes. Elle trouvera refuge dans la cour de l’église... Quelques minutes de gorges chaudes puis des négociations et tout rentrera dans l’ordre... La jeune dame, mal à l’aise, finira par récupérer son bébé et son véhicule…

L’affaire n’ira pas plus loin C’était tout simplement "un rendez-vous à la Cathédrale" : Reconstitution du scénario : "Je dis à mon mari que je vais à la messe. Je dépose le véhicule à la cathédrale. Tu viens me chercher. Je vais laisser le bébé dans le véhicule. On fait « sap sap ». Et tu reviens me déposer avant la fin de la messe"...

A.D.
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2015.11.23

Ces hommes qui dénigrent leurs épouses pour plaire à leurs « maîtresses »

   Il n’est plus rare de rencontrer des hommes qui dénigrent, et vilipendent leurs conjointes. Pour peu qu’ils se trouvent devant une « nana » avec qui ils souhaitent passer de bons moments, ils sont capables de tout. Capables même de médire celle avec qui ils ont juré pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort les sépare.

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Avec ces hommes, l’on entend des propos du genre : « Laisse celle-là avec ses casseroles. Pensons à nous deux ! Parlons de nous » « On ne peut pas tout dire. C’est l’enfer à la maison. Elle me fait voir de toutes les couleurs ». « Je ne savais pas qu’elle pouvait changer de la sorte ». « C’est juste la raison qui fait tenir ce foyer. Elle ne veut rien faire de ses doigts ». « Je regrette, mais je n’y peux rien. C’est seulement le paraître. Elle n’est plus mon gout… »…

Pour ne citer que ceux-là, ces hommes « malhonnêtes », « délinquants sexuels » pourrait-on dire, récitent les mêmes chansons chaque fois qu’ils ont l’occasion de courtiser une fille. Est-ce une nouvelle stratégie d’approche dans le seul but de satisfaire sa libido ? Seuls ces hommes pourront y répondre. Mais, à bien y voir, ça y ressemble fortement. Mais il faudra vraiment être naïve pour croire en ces hommes, qui aiment très bien leurs conjointes. Puisque ce sont elles qu’ils ont choisies parmi tant d’autres.

Toutefois, la question qui se pose et qui intrigue d’ailleurs est de savoir comment peut-on dénigrer jusqu’au « plus bas de l’échelle » sa femme, son épouse, la mère de ses enfants, pour, peut-être, juste une nuit de plaisir ?
Un tel comportement irresponsable est à bannir car, comme le dit l’artiste chanteur burkinabè, Ali Verhutey : « La femme la plus belle, la meilleure des femmes est celle qui est à la maison ». Elle est celle qui est passée devant le maire. Elle est celle qui porte l’anneau « blanc ou jaune » au doigt.

Aussi, ce que ces hommes n’ont pas compris, c’est le « réveil » de ces « nanas » qui ne veulent plus les maris des autres femmes. « On ne veut plus pour les autres. On veut pour nous maintenant », s’amusait à dire une jeune fille, après justement avoir raccroché avec un des hommes qui dénigrent et insultent son épouse avec leur supposée « maîtresse ».

Le réveil n’est malheureusement pas pour certaines filles. En tout cas, pas pour les « friandes » d’hommes mariés, qui sont prêtes même à briser les foyers de ces derniers. Vivement que ces hommes prennent conscience que le mariage n’est pas un jeu. Vivre sous le même toit, partager les moments de joie et de peine, voudra tout dire. Il n’est pas tard de se ressaisir Messieurs ! Parce que quoi qu’on dise, l’infidélité des hommes ne peut égaler celle des femmes.

Bassératou KINDO
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07:34 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Maraboutage et polygamie : Jusqu’où les femmes peuvent-elles aller ?

 

Elle est aujourd’hui âgée de 59 ans. Seule fille de sa maman, elle n’aura pas eu cette chance d’avoir de petites sœurs et/ou petits frères. Parce que la coépouse de sa mère ne l’a jamais voulu jusqu’à son dernier souffle. Kadidiatou (un nom d’emprunt) est unique fille de ses parents. Marié, elle compte de nos jours 5 enfants et une dizaine de petits fils et petites filles. Que du bonheur, sans doute pour elle. Un bonheur que sa mère n’a jamais eu par le bon vouloir de sa coépouse. En effet, raconte-t-elle : « Ma mère m’a révélée que lorsque je suis née, sa coépouse, non contente de cette joie, s’est dit surprise ».

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Surprise, pourquoi ? La coépouse a indiqué que la venue de Kadidiatou l’a surpris, parce qu’elle ne devrait pas naître. N’ayant pas empêché la volonté de Dieu, elle a tout de même signifié à la mère de Kadidiatou que cet enfant serait son dernier. Un vœu qu’elle a rendu possible par les services d’un marabout. En tous les cas, il n’est pas rare d’entendre des femmes affirmer que détruire est plus facile que construire. Mine de rien, le travail fut accomplie. La mère de Kadidiatou jusqu’à sa mort à 75 ans n’a plus jamais vu ses menstrues. Menstrues sans lesquelles, une femme, même en âge de procréation ne peut espérer donner la vie.
A cette histoire, s’ajoute celle d’une autre qui ne peut plus enfanter par le bon vouloir de sa coépouse. Assétou (un nom d’emprunt) marié depuis une quinzaine d’années n’a jamais pu donner un petit frère et/ou à sa fille. Mariée à un riche commerçant, elle n’a jamais été apprécié par sa coépouse qui partageait la même maison qu’elle. « Je découvrais toujours du wack à l’entrée de la porte principale chaque jour. Et lorsque je lui pose la question à savoir si cela lui appartenait, elle le confirmait et répliquait que ce n’est que le début du commencement », raconte Assétou dont le mari a dû épouser encore deux autres femmes. Que dire de cette femme qui voulait, à travers le maraboutage, tuer l’enfant dans le ventre de sa mère ? En effet, ayant appris que son homme a engrossé une fille, elle a usa de tous les moyens – incantations au cimetière- pour empêcher la naissance d’un innocent.
Jusqu’où peuvent-elles aller ces femmes qui n’ont autres lieux de fréquentations que chez les marabouts. En effet, considéré de nos jours comme un « phénomène de société », le maraboutage est officiellement beaucoup plus pratiqué par l’autre moitié du ciel pour diverses raisons. Si elles ne sont à la recherche de foyers ou d’emplois, la quête du pouvoir, de l’argent, de la promotion, de la vengeance etc…, des femmes sont toujours chez des maîtres de sciences occultes pour telles ou telles situations qu’elles souhaitent meilleure en leur faveur. Ce qui n’est peut-être pas mauvais en soi mais de là à vouloir le mal de son semblable, l’empêchant de donner la vie, est très méchant.
Vivement que toute les femmes aient la crainte de Dieu et d’aimer son prochain malgré les bouleversements du foyer.

Bassératou KINDO
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07:06 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Parole de conseiller conjugal : Le dialogue dans le couple ; qu’est-ce que c’est ?

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Nous ne cesserons de le répéter : le dialogue doit faire partie de la vie du couple. Il y a tant de choses à faire et à vivre qui font que le dialogue s’impose de fait aux conjoints. Par lui, on se confie ; par lui on sollicite ; par lui on corrige et on se corrige ; on apprend à connaitre l’autre. C’est encore par lui que l’on se découvre et que l’on découvre l’autre. Oui, c’est par le dialogue que l’on ficelle les projets de la vie et que l’on fixe des objectifs pour le couple. C’est quoi donc le dialogue et qu’est ce qu’il implique ?

         Trois éléments sont à retenir pour comprendre le sens du dialogue, ce sont les verbes :
                                         PARLER- ECOUTER - ENTENDRE

C’est évident que le dialogue commence par la parole, mais parler ce n’est pas seulement faire sortir des sons, des cris et surtout pas des vociférations.
Parler peut être des habitudes à prendre, comme : rentrer tôt à la maison, passer le plus de temps possible avec les siens, être là quand sa présence est nécessaire.

Parler c’est aussi des attitudes à adopter : être poli et courtois avec l’autre ; être prévenant, savoir se taire car il y a un son dans le silence ; attentionné et paisible. Savoir sourire et même rire et se réjouir avec l’autre, compatir avec l’autre dans ce qui le préoccupe.

Enfin, parler ce sont des actes à poser. Il faut agir, être actif : poser des actes positifs du genre aider l’autre dans sa tâche, apporter un cadeau, apporter une aide quelconque, secourir.

Les habitudes, les attitudes et les actes communiquent des messages forts qui peuvent apporter l’harmonie dans le foyer ou dans le pire des cas une déstabilisation de celui-ci. Et c’est pourquoi, entre conjoints ces choses ne doivent pas se faire sans contrôle.

Pour dialoguer il faut savoir écouter. Ecouter est une disposition de l’esprit et du corps. En écoutant on décrypte bien tout le contenu et le sens du message. Nous nous surprenons quelquefois de nous entendre interpeller par notre vis-à-vis en ces termes : « est ce que tu m’écoutes ? » ; c’est qu’entre temps notre interlocuteur s’est rendu compte que nous sommes distraits, occupés à autre chose et ne prêtant pas suffisamment d’attention à ce qui est dit. Une bonne écoute de même qu’elle rassure l’interlocuteur, permet à l’auditeur de saisir toute l’importance du message. Ecouter, c’est ce couper de tout le reste et se concentrer sur l’entretien. C’est en écoutant que l’on entend.

ENTENDRE, peut ici signifier comprendre. « Tu m’entends… ? voudrait aussi dire : « est ce que tu me comprends ? »
Entendre, n’est pas percevoir un son, mais comprendre le message, le saisir et se l’approprier. A tort, des conjoints disent quelquefois que leur moitié ne les comprend pas et c’est par ce que leur communication n’a pas été entendu. On ne s’entend pas, ce n’est pas que l’oreille n’a pas perçu le son, mais que les deux ne sont pas sur la même longueur d’onde. Il y’a divergence de point de vue.

Si on n’entend pas ou si on ne s’entend pas par ce que l’un des conjoints n’a pas mis suffisamment d’attention (manque d’écoute) pour interpréter les actes, les attitudes et les habitudes de l’autre, les conjoints courent le risque et le grand risque de s’accuser, de culpabiliser et jeter tous les torts toujours sur le partenaire conjugal. Il n’ ya aura pas de compréhension et donc pas d’harmonie.

Si l’on sait se parler, s’écouter et s’entendre, il y a tant de problèmes que l’on peut prévenir et tant de maux que l’on peut guérir. Le dialogue doit avoir un contenu : parler, écouter et entendre.

Rock Audacien D.DAMIBA
Conseiller conjugal
Email : damibashalom@yahoo.fr

07:00 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2015.11.20

Le MBDHP a rendu visite aux détenus de la MACA et de la MACO

 

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   Le mercredi 18 novembre 2015, une délégation du Mouvement Burkinabé des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP) s’est rendue à la maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) en vue de rendre visite aux personnes détenues suite aux événements des 16 septembre et jours suivants consécutifs à la tentative de coup d’Etat de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP).Auparavant, soit le 20 octobre 2015, une mission du MBDHP s’était rendue à la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). A cette occasion, le Mouvement avait rendu visite à l’ensemble des détenus dont les anciens ministres, maires et autres élus détenus en ces lieux.Ces visites du MBDHP s’inscrivent dans le cadre de ses missions de promotion et de protection des droits humains et visent à s’enquérir des conditions de détention de l’ensemble des personnes arrêtées et détenues.Ainsi, à la MACA, le MBDHP a rencontré au total 43 détenus dont les généraux Gilbert DIENDERE et Djibril BASSOLE et 33 autres personnes détenues dans le cadre des évènements du 16 septembre 2015 et jours suivants. Ces personnes sont réparties dans quatre (4) quartiers. Le Mouvement a également visité l’ensemble de ces quartiers ainsi que les locaux de détention. A l’issue de ces visites, le MBDHP fait le constat que les conditions de détention à la MACO demeurent difficiles du fait de la surpopulation et de l’hygiène déplorable. A la MACA par contre, ces conditions sont acceptables ainsi que l’ont reconnu les personnes qui y sont détenues. Toutefois, la préoccupation essentielle soulevée au cours de ces visites demeure le traitement diligent des dossiers en cours devant la justice. Cette préoccupation est partagée par le MBDHP qui, pour les dossiers pendants, a toujours souligné le fait que le droit à un procès juste et équitable dans des délais raisonnables constitue un droit de l’Homme. C’est pourquoi, le Mouvement émet, une fois de plus, le souhait que tous les moyens nécessaires (humains et matériels) soient mis à la disposition de la justice pour le traitement adéquat de ces dossiers. Le MBDHP souhaite donc vivement que les procédures entamées suivent normalement leurs cours, aillent jusqu’à leurs termes et que la justice soit dite de façon impartiale. Enfin, le MBDHP remercie madame la ministre de la justice, des droits humains et de promotion civique, monsieur le Doyen des juges d’instruction du tribunal militaire de Ouagadougou ainsi que le personnel pénitentiaire de la MACO et de la MACA pour avoir permis et facilité la réalisation de ces visites.

Fait à Ouagadougou le 19 novembre 2015

Le Comité exécutif national

 

 

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Protection des droits des enfants : vivement que demain soit la veille…

 

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En ce jour 19 novembre 2015, veille de la commémoration du 26 anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE), l’horizon de la fin de la violation de ces droits semble toujours lointain

 

L’adoption de la CDE le 20 novembre 1989 par l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations-Unies a permis de mettre au centre des préoccupations la question de la promotion et de la protection des droits des enfants. Cette volonté internationale affirmée a permis, un quart de siècle durant de faire des progrès sur les plans institutionnel, législatif et règlementaire, professionnel et sociétal dans la prise en compte de la spécificité de l’enfant.
Au delà de ces avancées notables, il n’en demeure pas moins que les enfants à travers le monde sont confrontés à de multiples cas de violation ou de non respect de leurs droits fondamentaux. Selon l’Unicef, ce sont par exemple 51 millions de naissances qui ne sont pas enregistrées chaque année, 6,3 millions d’enfants de moins de 5 ans qui meurent chaque année et 101 millions d’enfants qui ne sont pas scolarisés.

Au Burkina Faso, la situation n’est guère reluisante. En effet, on assiste toujours à des violations « massives » des droits des enfants. C’est pourquoi, en cette veille de l’historique journée du 20 novembre, nous joignons notre modeste voix à celle, puissante de tous les acteurs du développement ainsi qu’à celle, fragile des enfants pour lancer le cri de cœur ci-dessous en faveur d’un mieux-être des enfants.
-  Vivement que demain soit la veille de la fin de la négligence ou de la mise entre parenthèses de la promotion intensive du développement intégré de la petite enfance. Seulement 4% de nos enfants de 3 à 6 ans ont la chance de fréquenter une école maternelle ; et ceux de 0 à 3 n’en ont pratiquement aucune de connaitre les bienfaits, les joies et la sécurité d’une crèche ;
-  Vivement que demain soit la veille de la fin de la non scolarisation ou de la déscolarisation de la jeune fille afin qu’elle aide la mère dans la garde des jeunes enfants ;
-  Vivement que demain soit la veille de la fin de la forte mortalité infantile qui fauche encore annuellement près de 129%0 de nos enfants de moins de 5 ans ;
-  Vivement que demain soit la veille de la fin de la malnutrition chronique, qui ronge chaque année plus d’un million de nos jeunes enfants, réduisant ainsi leur chance de développement harmonieux ;
-  Vivement que demain soit la veille de la fin de l’abandon de nouveau-nés ou de bébés dans les poubelles, les WC, les puits, les buissons ou sous les roues des camions. En 2014, ils étaient 152 victimes de ces actes ignobles à avoir été enregistrés par les services sociaux ;
-  Vivement que demain soit la veille de la fin du « charcutage » de la partie génitale de la jeune fille. Selon les chiffres de l’Enquête démographique et de santé 2010, la prévalence de l’excision était encore de 57,7% chez la tranche d’âge des filles de 15-19 ans ;
-  Vivement que demain soit la veille de la fin du séjour obligé des enfants dans la rue, les exposant à la drogue, au viol, à la prostitution, à l’exploitation, aux accidents et à la mort. Ce sont 5 721 de nos enfants qui ont la rue comme domicile ;
-  Vivement que demain soit la veille de la fin de l’obligation pour un enfant de rentrer dans les liens du mariage, parce que la famille ou la communauté en a décidé ainsi. Selon les chiffres des services sociaux, en 2013 ils étaient 1.336 filles et 138 garçons qui avaient été mariés avant l’âge de 18 ans ou forcés à le faire.
C’est justement sous le sceau de l’éradication du mariage des enfants, que le Burkina Faso a décidé de commémorer les 26 ans de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant.
Notre plus grand espoir est que chaque acteur œuvre vigoureusement à ce que chaque enfant soit vraiment un espoir pour l’humanité.

KINI Louomipay
Professionnel de la petite enfance
kinifilho@yahoo.fr

 

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Site de réfugiés de Goudébou : Isaac Zida félicite les occupants pour la parfaite cohabitation

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Le Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, accompagné de plusieurs membres de son gouvernement, a visité, le mercredi 18 novembre 2015, le camp de réfugiés maliens de Goudébou, situé à une quinzaine de kilomètres de Dori.
 
A l’occasion du séjour du président Michel Kafando et des membres du gouvernement à Dori, le Premier ministre Yacouba Isaac Zida et certains ministres sont allés rendre visite aux réfugiés du site de Goudébou, à une quinzaine de kilomètres de la capitale du Sahel, le mercredi 18 novembre 2015. Le Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, a estimé à cette occasion que ces hôtes d’un soir ne sont pas des étrangers au Burkina Faso, mais qu’ils sont chez eux. « Si on remonte un peu dans l’histoire, du temps de nos illustres ancêtres dans les années 1600, il n’y avait pas de frontière entre le Mali et le Burkina, on allait et l’on venait librement et l’on s’établissait librement. Aujourd’hui encore, il faut que vous compreniez que les frontières dont nous avons hérité de la colonisation ne peuvent pas et ne vont pas nous diviser », s’est-il adressé aux occupants du camp. Concernant les circonstances qui les ont conduits à quitter leurs villages d’origine, le chef du gouvernement dit les connaître. Pour les auteurs de ces événements, M. Zida a confié que « ce sont vos ennemis et nos ennemis aussi ». C’est en ce sens qu’il a souhaité que main dans la main, ils arriveront à bout de ces ennemis pour que la région connaisse la stabilité, la paix surtout pour les générations futures.
De l’avis du coordonnateur national de la Commission nationale pour les réfugiés (CONAREF), Michel Somma, le camp de réfugiés de Goudebou a accueilli ses premiers occupants en 2012. A la date du 31 octobre 2015, a-t-il confié, le camp abritait  10 646 réfugiés originaires pour la plupart du Nord-Mali. Pour lui, cette population réfugiée de Goudebou est composée de Touaregs, Peulhs, Arabes et de Sonrhaï et est logée sur une superficie d’environ 180 hectares répartie en blocs, dirigé chacun par un chef. En outre, M. Somma a précisé que dans le souci d’une gestion efficace et pour être en conformité avec les normes standards opérationnelles, des comités de gestion ont été mis en place. « Le plus caractéristique est le comité directeur, à côté duquel vous trouverez les comités des sages, des jeunes, des femmes et des personnes vivant avec un handicap. Des comités sectoriels travaillent avec les partenaires dans les domaines de l’eau, de l’environnement et de la santé. Toute chose qui permet une gestion participative du camp », a-t-il révélé.
 
L’hospitalité des Burkinabè magnifiée
 
 Par ailleurs, le coordonnateur national de la CONAREF a affirmé que la communauté des réfugiés a été chaleureusement accueillie par une population locale qui, en plus de lui céder une portion de ses terres, partage au quotidien avec elle, ses ressources naturelles. « La nécessité de préserver cette fraternité africaine et l’impératif de consolidation de la bonne cohabitation entre les deux populations ont abouti à la mise en place d’un comité mixte  dont nous saluons  le travail remarquable qui est abattu », s’est-il félicité. Ensuite, M. Somma a déclaré que le Burkina Faso, en vertu des engagements internationaux pris dans le cadre de la protection des réfugiés et de son hospitalité légendaire, a toujours œuvré pour trouver des solutions aux questions préoccupantes des réfugiés vivant sur son sol, en collaboration avec ses principaux partenaires notamment le Haut-commissariat des Nation unies pour les réfugiés (UNHCR). Ainsi, dit-il, des actions humanitaires et administratives ont été initiées à l’endroit des réfugiés maliens depuis leur arrivée sur le territoire national. C’est dans cette optique qu’il a cité des dons en vivres, la reconnaissance de leur statut, leurs enregistrement et identification, l’identification des camps de réfugiés, le caractère civil et humanitaire des camps, la documentation adéquate, l’établissement des actes de naissance des enfants réfugiés et des cartes d’identité.
Pour sa part, le représentant des réfugiés, Mohamed Ag Alhader, a exprimé son entière reconnaissance au peuple et au gouvernement burkinabè pour son accueil chaleureux et tous les efforts consentis depuis leur arrivée en 2012. C’est pourquoi il a estimé que cette visite témoigne encore une fois de plus, l’engagement du gouvernement burkinabè qui ne ménage aucun effort pour rendre le séjour des communautés réfugiées agréable à travers ses ouvres, le soutien des partenaires et des bailleurs de fonds. « Nous, réfugiés, nous avons fui la guerre, l’insécurité et les exactions multiples dans notre cher  pays le Mali pour chercher asile dans le pays frère du Burkina Faso. Nous réaffirmons notre engagement à toujours vivre dans une excellente cohabitation en coopération avec les populations-hôtes et les autorités », a-t-il promis. Puis, d’ajouter que le caractère civil et humanitaire de l’asile qui leur a été généreusement donné depuis leur arrivée en terre hospitalière « des Hommes intègres » sera préservé.
 
 
Souaibou NOMBRE
snombre29@yahoo.fr

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2015.09.01

Prise en charge des enfants privés de familles : 200 foyers d’accueil installés

Le Ministère de l’Action sociale et de la solidarité nationale (MASSN) a organisé la cérémonie d’installation officielle des familles d’accueil des enfants en détresse, le 25 août 2015, à Ouagadougou. Le placement qui consiste à confier des enfants à des Centres d’accueil d’enfants en détresse (CAED) est la nouvelle stratégie du Ministère de l’Action sociale et de la solidarité nationale (MASSN) mise en place pour permettre à tout enfant de profiter d’un cocon familial. Ces enfants sont pour la plupart de mère ou de père inconnus ou encore des enfants dont la famille n’arrive pas à leur assurer une protection adéquate. Ainsi, en 2013, 200 familles provenant des 45 provinces ont été répertoriées et formées pour accueillir ces enfants. Et, assistantes maternelles, c’est l’expression choisie pour désigner ces familles d’accueil agréées. Dans l’optique de leur permettre de mener à bien leur mission, elles ont été installées officiellement, le 25 août 2015, à Ouagadougou au cours d’une cérémonie organisée par le Ministère de l’Action sociale et de la solidarité nationale (MASSN). Sur les 200 familles, 103 accueillent présentement 127 enfants placés dont 60 filles et 67 garçons. Selon le secrétaire général du MASSN, Zoubila Yves Kaboré, le placement est essentiel pour les enfants parce qu’il leur offre un cadre de vie sécurisé. C’est pourquoi, il a salué l’engagement de ces ‘’braves’’ femmes qui, chaque jour, en dépit de la modestie de leurs conditions de vie, travaillent à redonner du sourire à ces tout-petits. « Certaines d’entre elles, en ‘’bonnes mères’’, ont dû, à plusieurs reprises, abandonner le reste de leurs familles pour séjourner dans les formations sanitaires et permettre les soins aux enfants qui leur sont confiés », a loué M. Kaboré. Dans l’exécution de leur mission, plusieurs difficultés existent. Au nombre desquelles, par la voix de leur représentante Rosalie Ouédraogo, l’on a pu répertorier des problèmes alimentaires, sanitaires, vestimentaires et d’une manière générale, financiers. Des difficultés qui pourraient saper l’engagement du ministère dans sa lutte contre l’abandon des enfants. C’est ce qui a motivé le MASSN à remettre, séance tenante, deux chèques de 10 millions F CFA à certaines assistantes maternelles et un autre de 25 millions à des orphelinats. De l’avis du SG, l’engagement de son département à investir dans cette activité est parti du constat qu’au Burkina Faso, les centres privés d’accueil ont pendant longtemps été les seuls à accueillir les enfants en détresse. « A ce jour, sur les 68 centres d’accueil répertoriés qui accueillent près de 3 500 enfants, l’Etat n’en compte que deux, à savoir l’hôtel maternel de Ouagadougou et celui de Orodara », a expliqué Yves Kaboré. Selon la représentante adjointe du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), Sylvana Nzirorera, les familles d’accueil constituent un dispositif très important pour la promotion des droits de l’enfant. « L’initiative d’appuyer le gouvernement burkinabè pour mettre en place et accompagner les familles d’accueil constitue une des priorités de l’UNICEF », a-t-elle soutenu. Mahamad SANGARE Mafati Gisèle HEMA (Stagiaires)

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Elections: les femmes candidates affûtent leurs armes

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en collaboration avec le Ministère de la Promotion de la femme et du genre (MPFG) organise, du 31 août au 11 septembre 2015 à Ouagadougou, un atelier de formation à l’intention des femmes candidates aux élections législatives et présidentielle du 11 prochain. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) fait de la participation des femmes aux prochaines élections son cheval de bataille. Pour ce faire, le PNUD, en partenariat avec le Ministère en charge de la Promotion de la femme (MPFG) organise, du 31 août au 11 septembre 2015 à Ouagadougou, deux sessions de formations des femmes candidates aux élections du 11 octobre prochain. La première session qui va du 31 août au 4 septembre s’adresse aux femmes candidates aux élections présidentielle et législatives et à leurs directeurs et membres de l’équipe de campagne ainsi qu’aux cadres du MPFG. La seconde qui s’adresse uniquement aux femmes candidates aux législatives de tous les partis et regroupements politiques validés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), se déroulera du 7 au 11 septembre 2015. Au total, 170 participants devront prendre part à cette série de formations. Il s’agit, selon le représentant-résident du PNUD au Burkina, Pascal Karorero, d’assurer une forte participation des femmes non seulement comme électrices mais aussi comme candidates aux futures échéances électorales. « Il s’agit de leur donner des éléments pour mieux mettre en exergue leur leadership », a-t-il dit. Et ce, à travers quatre modules axés sur le développement personnel des candidates, l’analyse du contexte socio-politique dans lequel s’inscrivent les candidatures féminines, les techniques et habilités à développer afin d’organiser sa candidature et la rendre compétitive et le leadership politique féminin. La ministre chargée de la Promotion de la femme, Bibiane Ouédraogo, a loué l’initiative du PNUD qui s’inscrit, a-t-elle poursuivi, dans une logique de promotion et de mise en œuvre des principes d’égalité et d’exercice de la citoyenneté. « Le renforcement des capacités et des compétences des femmes candidates est une nécessité qui leur permettra d’avoir des connaissances pour faire face à l’électorat, à battre une campagne efficace et à augmenter leurs chances de réussite aux différents scrutins », a laissé entendre Mme la ministre. Elle a émis le vœu qu’au soir du 11 octobre, il y ait une forte participation des femmes. « Et pourquoi pas, une femme qui sera au palais de Kosyam », a déclaré Bibiane Ouédrogo. A l’issue de la formation, les récipiendaires bénéficieront d’un brevet de participation et d’un coaching quotidien sur l’exploitation des outils pratiques acquis et du monitoring de leurs campagnes électorales, à travers la mise en place des « Cliniques électorales ». Le PNUD entend, par ces sessions de formations, confirmer son engagement et sa disponibilité à accompagner les femmes qui s’engagent en politique. Djakaridia SIRIBIE (Collaborateur)

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Droits des détenus : le ministère de la Justice veille au grain



Le ministère de la Justice, de la Promotion des droits humains et de la Protection civique a sensibilisé les agents des forces de l’ordre et de sécurité, et les acteurs de la société civile au respect des droits des prisonniers, le vendredi 28 août 2015 à Bobo-Dioulasso. La rencontre s’est tenue après des visites professionnelles des lieux de détention dans la région des Hauts-Bassins.


Plus de 40 personnes composées des éléments des forces de défense et de sécurité, ainsi que des acteurs de la société civile ont pris part à l’atelier sur le droit des détenus. Il y a eu deux communications au cours de la rencontre. La première a porté sur le thème : « Les standards de protection des droits des personnes privées de libertés ». Elle a été présentée par le directeur de la protection contre les violations des droits humains, Paul Kabré. Selon lui, la principale cause d’absence de liberté et prévue par les lois et règlements burkinabè, reste la détention ou la privation de liberté. De ce fait, toute détention ou privation de liberté mise en œuvre en dehors de ces hypothèses est de facto contraire à la Constitution au Burkina Faso. Quant à la deuxième communication, elle s’est axée sur « Le constat des visites professionnelles des lieux de détention dans la région des Hauts-Bassins », et a été présentée par la conseillère en droits humains, Germaine Kiéma. Auparavant, il y a eu les 24 et 25 août 2015, une visite dans les maisons d’arrêt et de correction, les brigades de gendarmerie et les commissariats de police de la région. Pour Mme Kiéma, la visite des Maisons d’arrêt et de correction (MAC) et des Cellules de garde à vue (CGV) constitue l’une des activités de surveillance du respect des droits des détenus. Selon elle, cette visite répond à un souci de vérification de la conformité des conditions de détention aux normes nationales et internationales relatives aux droits de l’Homme. C’est ainsi que dans la région des Hauts-Bassins, deux maisons d’arrêt et de correction et environ treize cellules de garde à vue ont fait l’objet de contrôle par l’équipe du ministère en charge de la Justice et de la Promotion civique. Ces sorties périodiques du ministère ont pour objectif, de contribuer à l’amélioration des conditions de détention et à l’humanisation des lieux de détention. Elles permettent de veiller au respect des droits des personnes privées de liberté au Burkina Faso. La démarche du ministère vise également à sensibiliser les agents de sécurité et le personnel pénitentiaire à la nécessité de respecter les droits fondamentaux des détenus et des gardes à vue. Cependant, le constat qu’on peut faire, c’est qu’il existe des difficultés dans ces lieux de détention. Il s’agit notamment de la surpopulation carcérale, de la non-effectivité de la séparation des détenus selon la catégorie et le statut (séparation entre hommes, femmes, mineurs de moins de 18 ans, etc.). Par ailleurs, Mme Kiéma a évoqué l’insuffisance des ressources humaines, financières et matérielles, ainsi que les conditions de travail difficiles des agents qui y sont. Elle a laissé entendre que tous les locaux fréquentés par les détenus devraient être maintenus en parfait état d’entretien et de propreté. Le directeur régional de la promotion des droits humains et de la protection civique, Germain Zong-naba Pimé, a pour sa part, indiqué que le ministère a fait de la protection des droits des personnes détenues, son cheval de bataille, d’où ces visites périodiques dans les maisons d’arrêt et de correction, les brigades de gendarmerie et les commissariats de police de la région. Il a dit compter sur la contribution des participants pour qu’à la fin de la rencontre, les objectifs assignés soient atteints.

Sitta OUATTARA
(Stagiaire)

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