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2016.03.08

Bobo-Dioulasso : L’ordre des pharmaciens de l’Ouest au secours des malades mentaux

Des vivres, du matériel de nettoyage et une enveloppe, le tout, d’une valeur d’1 600 000F CFA. C’est la donation des pharmaciens de l’Ouest au centre Notre Dame de l’espérance, centre accueillant des malades mentaux à Bobo-Dioulasso. La remise a eu lieu, samedi 5 mars 2016.

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Sobre mais pleine d’émotions, c’est le moins qu’on puisse dire de la cérémonie de remise de vivres, de matériels de nettoyage… au profit des malades mentaux internés au centre Notre Dame de l’espérance de Bobo-Dioulasso. Signe manifeste du soutien moral et financier de la famille des pharmaciens de la région de l’Ouest, le don vise à la prise en charge des pensionnaires. Il a été possible, confie Dr Issa Tarpaga, grâce à la mobilisation généreuse de toutes les entités de la corporation des pharmaciens à savoir ceux de l’administration, des laboratoires des cliniques et des recherches, des structures de distribution pharmaceutique, des enseignants du supérieur et les officines pharmaceutiques. « Cet élan de solidarité nous a permis de collecter avec l’appui du syndicat et de l’ordre, un montant en dons d’1 600 000FCFA repartis en vivres, produits d’hygiène et en sommes numéraires », précise Dr Tarpaga.
Notre dame de l’espérance est un centre d’accueil, de soins et de réinsertion pour les malades mentaux prioritairement errants. C’est aussi un centre psychosocial qui tient compte de toutes les problématiques de la maladie mentale, de ce qui pousse les malades à l’errance et de ce qui peut favoriser leur réinsertion. Ouvert en décembre 2014, 237 malades y sont passés. « Nous avons en ce moment 65 pensionnaires avec trois femmes qui ont des enfants. Il y a 53 errances, 105 malades stabilisés et remis à la famille », explique l’Abbé Emmanuel Nabaloum, coordonnateur du centre. Louant le geste de la corporation des pharmaciens, il vient ainsi soulager les efforts déjà consentis dans la prise en charge de ces malades mentaux. Un geste qui s’inscrit dans une logique de contribution en vue de favoriser l’accès, l’accueil et la prise en charge des malades mentaux de la ville de Bobo-Dioulasso. « C’est une démarche dont l’objectif majeur est l’accompagnement à atteindre la mixité, l’inclusion et l’insertion sociale de cette frange de la population vulnérable et défavorisée. Il était donc important d’appuyer ce centre qui fait un noble travail pour la société », ajoute Fao Bruno, pharmacien et secrétaire du bureau de l’ordre régional des pharmaciens de l’Ouest.

Bassératou KINDO
Lefaso.net

 

 
 

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Santé infantile : Le Secrétaire général de l’ONU encourage le personnel du CREN

              Au deuxième jour de sa visite, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a rendu, le jeudi, 3 mars 2016, une visite au Centre de récupération et d’éducation nutritionnelle (CREN Morija) sis dans l’enceinte du centre médical Schiphra à Tanghin. Là, Ban Ki-Moon s’est dit impressionné par la détermination du personnel à sauver des enfants.

« Engageons-nous à aider tous les enfants de ce pays dans notre avenir commun », a appelé le secrétaire général de l’organisation mondiale à l’issue de sa visite. Et ce, après avoir mentionné sur le livre d’or : « Je suis admiratif du personnel dévoué de l’hôpital Schiphra qui travaille pour l’avenir de ce pays et qui s’occupe si bien de ces enfants. L’ONU est à vos côtés ».

Cette visite a pour but, dit le secrétaire général de l’ONU, de témoigner la solidarité des Nations-Unies au centre.« J’apprécie vivement d’avoir la chance de visiter cette unité pédiatrique. Nous sommes à vos côtés. Je suis vivement impressionné par la détermination à sauver des enfants. Mes pensées vont, avant tout, aux familles des enfants qui n’ont pas accès à ces services. Les autorités burkinabè ont contribué à résoudre le problème de la malnutrition. Des milliers de vies sont sauvées chaque année et cela permet d’éviter les souffrances humaines et d’assurer l’avenir de ce grand pays », a félicité Ban Ki-Moon. Il a également salué les efforts déployés pour promouvoir l’allaitement maternel car, pour lui, la malnutrition des enfants est un problème « qui nous préoccupe tous ».

« Les chefs d’Etat et de gouvernement viennent d’adopter le programme de développement durable à l’horizon 2030 avec des objectifs clairs visant à éliminer la faim dans le monde. (…). Ces magnifiques enfants burkinabè font partie de notre mission dans le monde », annonce Ban Ki-Moon.

Selon les responsables de l’établissement sanitaire, quelques chiffres enregistrés en 2015 donnent 958 enfants consultés avec 214 hospitalisés. Le centre a également reçu 155 cas de malnutris aigus sévères sans complication (suivi ambulatoire, externe) et 358 enfants nourrissons à risque (jumeaux, triplés, faibles poids, mères sans lait, etc.).

Pour la responsable administrative, Catherine Sawadogo, le souhait à ce jour, c’est d’avoir un nouveau centre qui permet d’étendre les activités ; pas seulement à la malnutrition mais aussi à la prise en charge des enfants malades (un laboratoire pour s’occuper de l’enfant en général, à travers sa prise en charge holistique et celle de la mère).

« Nous accueillons donc les enfants malnutris et pour les cas aigües, nous les internons ici avec leur mère pour deux ou trois semaines (voire plus) jusqu’à ce qu’ils recouvrent la santé. Nous assurons aussi le suivi de ces enfants. La malnutrition entraîne de nombreux problèmes et peut même jouer sur l’éducation scolaire des enfants », a-t-elle expliqué.

En plus des activités internes, le CREN fait des sorties de sensibilisation dans les villages et de concert avec les CSPS. Des actions qui ont permis de toucher 1903 enfants en 2015.

Oumar L. OUEDRAOGO
(oumarpro226@gmail.com)
Lefaso.net

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8 mars 2016 : L’UNFPA pour l’égalité des sexes

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L’égalité des sexes et la pleine jouissance de leurs droits fondamentaux continuent d’échapper à des millions de femmes et de filles partout dans le monde.

ar exemple, près de 14 millions d’enfants sont contraints chaque année à un mariage forcé ; cela veut dire que 37 000 filles se voient refuser chaque jour l’exercice de leurs droits fondamentaux ! Chaque jour, 7,3 millions de bébés, dans les pays en développement, naissent de mères âgées de 17 ans ou moins. Une femme sur trois est exposée à la violence sexiste, et 200 millions de femmes et de filles aujourd’hui en vie ont subi les mutilations génitales féminines.

Aujourd’hui, en la Journée internationale de la femme, j’appelle tous les pays à prendre des mesures pour protéger les droits des femmes et des filles et pour remédier à l’inégalité entre les sexes qui persiste de si longue date.

L’égalité des sexes et l’égale protection des droits fondamentaux, y compris le droit à la santé sexuelle et reproductive, sont importantes en elles-mêmes. Mais elles sont aussi un moyen d’atteindre les objectifs sociaux et économiques convenus au niveau international, notamment les nouveaux Objectifs de développement durable de l’ONU, adoptés par la communauté internationale en septembre 2015. Ces objectifs mettent au premier plan la concrétisation de l’égalité des sexes, une bonne santé et une éducation de qualité pour tous, ainsi que l’élimination de la pauvreté.

Depuis plus de quatre décennies, l’UNFPA a aidé à améliorer la santé des femmes et faire progresser leurs droits. Le Fonds continuera de promouvoir le programme relatif à la santé et aux droits d’ici 2030, année où les Objectifs de développement durable doivent être atteints, et au-delà, jusqu’à ce que toutes les femmes et toutes les filles, partout, soient sur un pied d’égalité avec les hommes et aient le pouvoir et les moyens d’exercer leurs droits fondamentaux.

Dr. Babatunde Osotimehin,
Directeur exécutif de l’UNFPA, à l’occasion de la Journée internationale de la femme 2016

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8 mars 2016 : Le message du ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille

8 mars 2016 : Le message du ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille

mardi 8 mars 2016

Je prends la parole à cette heureuse occasion, pour tout d’abord vous rendre un vibrant hommage. En cette journée spéciale, je salue votre courage, votre abnégation et votre sens du devoir citoyen, dans l’édification de la nation burkinabè. Ma reconnaissance va à l’endroit de nos aînées toutes couches sociales confondues, qui ont tracé le chemin de l’émancipation de la femme burkinabè. Je m’incline également devant la mémoire de toutes celles qui ne sont plus de ce monde. Puissent leurs âmes reposer en paix.

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Je voudrais enfin saluer tous les hommes pour leur engagement à nos côtés, en dépit de certaines pesanteurs socioculturelles souvent défavorables.

Mesdames et messieurs,

Le thème de cette année 2016 pour la Journée internationale de la femme est "Planète 50-50 d’ici 2030 : Franchissons le pas pour l’égalité des sexes". À travers une telle thématique, l’Organisation des Nations Unies entend mettre l’accent sur la mise en œuvre effective des Objectifs de Développement Durable (ODD), les moyens d’accélérer l’Agenda de 2030, sur la création d’un élan pour la mise en œuvre effective des nouveaux objectifs de développement durable, des nouveaux engagements dans le cadre de l’initiative, Franchissons le pas d’ONU Femmes et d’autres engagements existants sur l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes et les droits des femmes.

Au plan national, le gouvernement du Burkina Faso, à travers le Ministère de la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille, célèbre cette journée dédiée à la femme, sous le thème : "Entrepreneuriat agricole des femmes : obstacles, défis et perspectives". Le choix d’un tel thème repose sur un certain nombre de constats.
En effet, l’entrepreneuriat féminin constitue un moteur de la croissance économique et de la création d’emplois au Burkina Faso. Il contribue à environ 70% à la formation du PIB. En dépit de ses efforts et de sa contribution à l’économie nationale, la femme burkinabè reste confrontée à des problèmes d’accès aux ressources financières, à la terre, aux semences, aux technologies, etc. A cela s’ajoutent les pesanteurs socioculturelles, les difficultés d’accès à l’éducation et à la formation professionnelle.

Cette journée donne donc l’opportunité aux forces vives de la nation burkinabè, d’une part, de faire le bilan de l’accès des femmes aux facteurs de production et, d’autre part, d’identifier des stratégies d’accroissement de la compétitivité des produits agricoles des femmes
.
Mesdames et messieurs,

Dans son programme de société, son Excellence Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso accorde une place de choix à l’autonomisation économique de la femme et au secteur privé. Une volonté politique affichée permettra, entre autres, aux femmes de profiter davantage de la création des pôles de croissance pour monter leurs propres entreprises agroalimentaires.

Mesdames et messieurs,

Faire donc de l’entrepreneuriat féminin et plus spécifiquement de l’entrepreneuriat agricole des femmes une réalité est un impératif pour le développement humain durable au Burkina Faso.

Je voudrais en votre nom à toutes, saluer cette décision courageuse de son Excellence le Président du Faso, qui dit tout sur ses ambitions pour l’épanouissement de la femme burkinabé.

J’invite de ce fait tous les burkinabè, de l’intérieur comme de l’extérieur, et les partenaires du Burkina à s’approprier le thème et mener le combat pour un développement harmonieux de notre société, gage de stabilité et de paix.
Vive la Femme actrice de paix et de développement,

Vive le Burkina Faso
Bonne fête à toutes les femmes du Burkina Faso.
Je vous remercie.

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2015.11.25

Historique de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, 25 novembre

Historique de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, 25 novembre

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L'Assemblée générale a proclamé le 25 novembre, Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, et a invité les gouvernements, les organisations internationales et les ONG à organiser ce jour là des activités conçues pour sensibiliser l'opinion au problème (résolution 54/134 du 17 décembre 1999).
Les militants en faveur des droits des femmes ont choisi en 1981 la date du 25 novembre comme journée de lutte contre la violence, en mémoire des trois soeurs Mirabal, militantes dominicaines brutalement assassinées sur les ordres du chef de l'Etat, Rafael Trujillo. Ces trois femmes, Patricia, Minerva et Maria-Térésa, nées à Saint-Dominique, diplômées universitaires, participaient activement aux actions politiques menées contre le régime en place. En novembre 1960, Trujillo déclare avoir deux ennemis: l'église et les sœurs Mirabal. Le 25 novembre 1960, âgées respectivement de 36, 33 et 25 ans, elles sont assassinées alors qu'elles se rendaient à la prison où leurs maris étaient détenus. Ces meurtres causèrent un choc énorme à la population toute entière et furent l'un des facteurs qui déclenchèrent un mouvement anti-Trujillo. En l'espace d'un an la dictature fut renversée. Les sœurs Mirabal deviennent alors pour l'Amérique latine et les Caraïbes le symbole aussi bien de la résistance d'un peuple que de la résistance des femmes. En décembre 1999, l'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 25 novembre: " Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes", en hommage aux sœurs Mirabal qui ont été brutalement assassinées sur les ordres du dictateur et chef d'Etat dominicain, Rafael Trujillo.
Au Burkina Faso
A l’instar des autres pays, le Burkina Faso célèbre chaque année, le 25 novembre, la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. 

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Vie de la cité : Quand les lieux de culte deviennent des points de rendez-vous

Cathédrale de Ouagadougou. Un dimanche matin de ce dernier trimestre de l’année 2015. La messe tire vers sa fin. C’est la lecture des activités de la semaine. Le jeune homme chargé de lire le programme commence par un petit communiqué : "le propriétaire du véhicule ayant la plaque numéro ... BF… est demandé à l’entrée de l’église pour faire bouger son véhicule qui encombre le passage".femme.jpg

Quelques minutes de lecture et encore le même communiqué : "le propriétaire du véhicule ayant le numéro de plaque ... BF… est demandé au parking pour faire bouger son véhicule qui encombre le passage"...

Mais la messe finira sans que personne ne se manifeste. Constat : un nombre important de véhicules bloqués au parking. On ne peut qu’attendre. Ceux qui tiennent à sortir par cette entrée de l’église essaient de trouver et proposer des solutions pour faire bouger ledit véhicule et délivrer les autres véhicules séquestrés... Séance de brainstorming... Des personnes s’approchent du véhicule pour trouver une solution quand l’un d’entre eux se rend compte que qu’il n’était pas vide. Un bébé de moins de 4 ans y dormait sur le siège arrière. Deux des vitres étaient légèrement abaissées, certainement pour permettre le passage de l’air.

Il attire l’attention des autres. Ils se disent d’abord que le propriétaire du véhicule est toujours dans l’église…Il faut patienter donc ! L’attente devenant assez longue, cette hypothèse est finalement écartée. Certains essaient de cascader pour sortir, d’autres, armés toujours de patience, font le guet. Une trentaine de minutes d’attente encore et finalement, le bébé se réveille. Il commence à pleurnicher puis à se débattre dans la voiture. Faut-il le secourir ou non ? Ou sont donc passés ses parents ? Sont-ils toujours dans l’église ? Ont-ils entendu le communiqué fait durant la messe ? Faut-il forcer pour délivrer le bébé ? Les plus prudents proposent qu’on attende encore un peu... La messe est finie il y a au moins une heure de temps.

Quelques minutes d’attente et ayant remarqué que la situation pouvait être dramatique, une personne de l’assistance décide de délivrer le bébé en forçant une des portière arrière...en brisant finalement une des vitres ; les portières étant toutes condamnées. Le bébé est délivré. Une personne de l’assistance essaie de le dorloter en attendant que ses parents apparaissent.

Une dizaine de personnes cherchent à voir la « fin de l’affaire ». Les discussions vont bon train autour du véhicule quand une "grosse caisse" arrive lentement et stoppe net à quelques pas. Un homme et une femme à l’intérieur. Ils semblent revenir d’une course effrénée. La femme, âgée d’à peine la trentaine, descend dudit véhicule qui démarre aussitôt. Elle prend le temps de bien ranger sa coiffure et de mieux positionner son soutien-gorge. Elle fait quelques pas vers le véhicule encombrant et essaie de l’ouvrir... Stupéfaction, action et réaction.

La jeune dame n’aura la vie sauve que grâce à l’agilité de ses jambes. Elle trouvera refuge dans la cour de l’église... Quelques minutes de gorges chaudes puis des négociations et tout rentrera dans l’ordre... La jeune dame, mal à l’aise, finira par récupérer son bébé et son véhicule…

L’affaire n’ira pas plus loin C’était tout simplement "un rendez-vous à la Cathédrale" : Reconstitution du scénario : "Je dis à mon mari que je vais à la messe. Je dépose le véhicule à la cathédrale. Tu viens me chercher. Je vais laisser le bébé dans le véhicule. On fait « sap sap ». Et tu reviens me déposer avant la fin de la messe"...

A.D.
Lefaso.net

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2015.11.23

Ces hommes qui dénigrent leurs épouses pour plaire à leurs « maîtresses »

   Il n’est plus rare de rencontrer des hommes qui dénigrent, et vilipendent leurs conjointes. Pour peu qu’ils se trouvent devant une « nana » avec qui ils souhaitent passer de bons moments, ils sont capables de tout. Capables même de médire celle avec qui ils ont juré pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort les sépare.

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Avec ces hommes, l’on entend des propos du genre : « Laisse celle-là avec ses casseroles. Pensons à nous deux ! Parlons de nous » « On ne peut pas tout dire. C’est l’enfer à la maison. Elle me fait voir de toutes les couleurs ». « Je ne savais pas qu’elle pouvait changer de la sorte ». « C’est juste la raison qui fait tenir ce foyer. Elle ne veut rien faire de ses doigts ». « Je regrette, mais je n’y peux rien. C’est seulement le paraître. Elle n’est plus mon gout… »…

Pour ne citer que ceux-là, ces hommes « malhonnêtes », « délinquants sexuels » pourrait-on dire, récitent les mêmes chansons chaque fois qu’ils ont l’occasion de courtiser une fille. Est-ce une nouvelle stratégie d’approche dans le seul but de satisfaire sa libido ? Seuls ces hommes pourront y répondre. Mais, à bien y voir, ça y ressemble fortement. Mais il faudra vraiment être naïve pour croire en ces hommes, qui aiment très bien leurs conjointes. Puisque ce sont elles qu’ils ont choisies parmi tant d’autres.

Toutefois, la question qui se pose et qui intrigue d’ailleurs est de savoir comment peut-on dénigrer jusqu’au « plus bas de l’échelle » sa femme, son épouse, la mère de ses enfants, pour, peut-être, juste une nuit de plaisir ?
Un tel comportement irresponsable est à bannir car, comme le dit l’artiste chanteur burkinabè, Ali Verhutey : « La femme la plus belle, la meilleure des femmes est celle qui est à la maison ». Elle est celle qui est passée devant le maire. Elle est celle qui porte l’anneau « blanc ou jaune » au doigt.

Aussi, ce que ces hommes n’ont pas compris, c’est le « réveil » de ces « nanas » qui ne veulent plus les maris des autres femmes. « On ne veut plus pour les autres. On veut pour nous maintenant », s’amusait à dire une jeune fille, après justement avoir raccroché avec un des hommes qui dénigrent et insultent son épouse avec leur supposée « maîtresse ».

Le réveil n’est malheureusement pas pour certaines filles. En tout cas, pas pour les « friandes » d’hommes mariés, qui sont prêtes même à briser les foyers de ces derniers. Vivement que ces hommes prennent conscience que le mariage n’est pas un jeu. Vivre sous le même toit, partager les moments de joie et de peine, voudra tout dire. Il n’est pas tard de se ressaisir Messieurs ! Parce que quoi qu’on dise, l’infidélité des hommes ne peut égaler celle des femmes.

Bassératou KINDO
Lefaso.net

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Maraboutage et polygamie : Jusqu’où les femmes peuvent-elles aller ?

 

Elle est aujourd’hui âgée de 59 ans. Seule fille de sa maman, elle n’aura pas eu cette chance d’avoir de petites sœurs et/ou petits frères. Parce que la coépouse de sa mère ne l’a jamais voulu jusqu’à son dernier souffle. Kadidiatou (un nom d’emprunt) est unique fille de ses parents. Marié, elle compte de nos jours 5 enfants et une dizaine de petits fils et petites filles. Que du bonheur, sans doute pour elle. Un bonheur que sa mère n’a jamais eu par le bon vouloir de sa coépouse. En effet, raconte-t-elle : « Ma mère m’a révélée que lorsque je suis née, sa coépouse, non contente de cette joie, s’est dit surprise ».

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Surprise, pourquoi ? La coépouse a indiqué que la venue de Kadidiatou l’a surpris, parce qu’elle ne devrait pas naître. N’ayant pas empêché la volonté de Dieu, elle a tout de même signifié à la mère de Kadidiatou que cet enfant serait son dernier. Un vœu qu’elle a rendu possible par les services d’un marabout. En tous les cas, il n’est pas rare d’entendre des femmes affirmer que détruire est plus facile que construire. Mine de rien, le travail fut accomplie. La mère de Kadidiatou jusqu’à sa mort à 75 ans n’a plus jamais vu ses menstrues. Menstrues sans lesquelles, une femme, même en âge de procréation ne peut espérer donner la vie.
A cette histoire, s’ajoute celle d’une autre qui ne peut plus enfanter par le bon vouloir de sa coépouse. Assétou (un nom d’emprunt) marié depuis une quinzaine d’années n’a jamais pu donner un petit frère et/ou à sa fille. Mariée à un riche commerçant, elle n’a jamais été apprécié par sa coépouse qui partageait la même maison qu’elle. « Je découvrais toujours du wack à l’entrée de la porte principale chaque jour. Et lorsque je lui pose la question à savoir si cela lui appartenait, elle le confirmait et répliquait que ce n’est que le début du commencement », raconte Assétou dont le mari a dû épouser encore deux autres femmes. Que dire de cette femme qui voulait, à travers le maraboutage, tuer l’enfant dans le ventre de sa mère ? En effet, ayant appris que son homme a engrossé une fille, elle a usa de tous les moyens – incantations au cimetière- pour empêcher la naissance d’un innocent.
Jusqu’où peuvent-elles aller ces femmes qui n’ont autres lieux de fréquentations que chez les marabouts. En effet, considéré de nos jours comme un « phénomène de société », le maraboutage est officiellement beaucoup plus pratiqué par l’autre moitié du ciel pour diverses raisons. Si elles ne sont à la recherche de foyers ou d’emplois, la quête du pouvoir, de l’argent, de la promotion, de la vengeance etc…, des femmes sont toujours chez des maîtres de sciences occultes pour telles ou telles situations qu’elles souhaitent meilleure en leur faveur. Ce qui n’est peut-être pas mauvais en soi mais de là à vouloir le mal de son semblable, l’empêchant de donner la vie, est très méchant.
Vivement que toute les femmes aient la crainte de Dieu et d’aimer son prochain malgré les bouleversements du foyer.

Bassératou KINDO
Lefaso.net

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Parole de conseiller conjugal : Le dialogue dans le couple ; qu’est-ce que c’est ?

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Nous ne cesserons de le répéter : le dialogue doit faire partie de la vie du couple. Il y a tant de choses à faire et à vivre qui font que le dialogue s’impose de fait aux conjoints. Par lui, on se confie ; par lui on sollicite ; par lui on corrige et on se corrige ; on apprend à connaitre l’autre. C’est encore par lui que l’on se découvre et que l’on découvre l’autre. Oui, c’est par le dialogue que l’on ficelle les projets de la vie et que l’on fixe des objectifs pour le couple. C’est quoi donc le dialogue et qu’est ce qu’il implique ?

         Trois éléments sont à retenir pour comprendre le sens du dialogue, ce sont les verbes :
                                         PARLER- ECOUTER - ENTENDRE

C’est évident que le dialogue commence par la parole, mais parler ce n’est pas seulement faire sortir des sons, des cris et surtout pas des vociférations.
Parler peut être des habitudes à prendre, comme : rentrer tôt à la maison, passer le plus de temps possible avec les siens, être là quand sa présence est nécessaire.

Parler c’est aussi des attitudes à adopter : être poli et courtois avec l’autre ; être prévenant, savoir se taire car il y a un son dans le silence ; attentionné et paisible. Savoir sourire et même rire et se réjouir avec l’autre, compatir avec l’autre dans ce qui le préoccupe.

Enfin, parler ce sont des actes à poser. Il faut agir, être actif : poser des actes positifs du genre aider l’autre dans sa tâche, apporter un cadeau, apporter une aide quelconque, secourir.

Les habitudes, les attitudes et les actes communiquent des messages forts qui peuvent apporter l’harmonie dans le foyer ou dans le pire des cas une déstabilisation de celui-ci. Et c’est pourquoi, entre conjoints ces choses ne doivent pas se faire sans contrôle.

Pour dialoguer il faut savoir écouter. Ecouter est une disposition de l’esprit et du corps. En écoutant on décrypte bien tout le contenu et le sens du message. Nous nous surprenons quelquefois de nous entendre interpeller par notre vis-à-vis en ces termes : « est ce que tu m’écoutes ? » ; c’est qu’entre temps notre interlocuteur s’est rendu compte que nous sommes distraits, occupés à autre chose et ne prêtant pas suffisamment d’attention à ce qui est dit. Une bonne écoute de même qu’elle rassure l’interlocuteur, permet à l’auditeur de saisir toute l’importance du message. Ecouter, c’est ce couper de tout le reste et se concentrer sur l’entretien. C’est en écoutant que l’on entend.

ENTENDRE, peut ici signifier comprendre. « Tu m’entends… ? voudrait aussi dire : « est ce que tu me comprends ? »
Entendre, n’est pas percevoir un son, mais comprendre le message, le saisir et se l’approprier. A tort, des conjoints disent quelquefois que leur moitié ne les comprend pas et c’est par ce que leur communication n’a pas été entendu. On ne s’entend pas, ce n’est pas que l’oreille n’a pas perçu le son, mais que les deux ne sont pas sur la même longueur d’onde. Il y’a divergence de point de vue.

Si on n’entend pas ou si on ne s’entend pas par ce que l’un des conjoints n’a pas mis suffisamment d’attention (manque d’écoute) pour interpréter les actes, les attitudes et les habitudes de l’autre, les conjoints courent le risque et le grand risque de s’accuser, de culpabiliser et jeter tous les torts toujours sur le partenaire conjugal. Il n’ ya aura pas de compréhension et donc pas d’harmonie.

Si l’on sait se parler, s’écouter et s’entendre, il y a tant de problèmes que l’on peut prévenir et tant de maux que l’on peut guérir. Le dialogue doit avoir un contenu : parler, écouter et entendre.

Rock Audacien D.DAMIBA
Conseiller conjugal
Email : damibashalom@yahoo.fr

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2015.11.20

Le MBDHP a rendu visite aux détenus de la MACA et de la MACO

 

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   Le mercredi 18 novembre 2015, une délégation du Mouvement Burkinabé des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP) s’est rendue à la maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) en vue de rendre visite aux personnes détenues suite aux événements des 16 septembre et jours suivants consécutifs à la tentative de coup d’Etat de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP).Auparavant, soit le 20 octobre 2015, une mission du MBDHP s’était rendue à la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). A cette occasion, le Mouvement avait rendu visite à l’ensemble des détenus dont les anciens ministres, maires et autres élus détenus en ces lieux.Ces visites du MBDHP s’inscrivent dans le cadre de ses missions de promotion et de protection des droits humains et visent à s’enquérir des conditions de détention de l’ensemble des personnes arrêtées et détenues.Ainsi, à la MACA, le MBDHP a rencontré au total 43 détenus dont les généraux Gilbert DIENDERE et Djibril BASSOLE et 33 autres personnes détenues dans le cadre des évènements du 16 septembre 2015 et jours suivants. Ces personnes sont réparties dans quatre (4) quartiers. Le Mouvement a également visité l’ensemble de ces quartiers ainsi que les locaux de détention. A l’issue de ces visites, le MBDHP fait le constat que les conditions de détention à la MACO demeurent difficiles du fait de la surpopulation et de l’hygiène déplorable. A la MACA par contre, ces conditions sont acceptables ainsi que l’ont reconnu les personnes qui y sont détenues. Toutefois, la préoccupation essentielle soulevée au cours de ces visites demeure le traitement diligent des dossiers en cours devant la justice. Cette préoccupation est partagée par le MBDHP qui, pour les dossiers pendants, a toujours souligné le fait que le droit à un procès juste et équitable dans des délais raisonnables constitue un droit de l’Homme. C’est pourquoi, le Mouvement émet, une fois de plus, le souhait que tous les moyens nécessaires (humains et matériels) soient mis à la disposition de la justice pour le traitement adéquat de ces dossiers. Le MBDHP souhaite donc vivement que les procédures entamées suivent normalement leurs cours, aillent jusqu’à leurs termes et que la justice soit dite de façon impartiale. Enfin, le MBDHP remercie madame la ministre de la justice, des droits humains et de promotion civique, monsieur le Doyen des juges d’instruction du tribunal militaire de Ouagadougou ainsi que le personnel pénitentiaire de la MACO et de la MACA pour avoir permis et facilité la réalisation de ces visites.

Fait à Ouagadougou le 19 novembre 2015

Le Comité exécutif national

 

 

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