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2015.03.08

Lutte contre les mariages précoces en Afrique : Le Burkina s’engage avec ses partenaires

Le Premier ministre Yacouba Zida a présidé ce mardi 3 mars 2015 à Dori le lancement de la campagne nationale de lutte contre le mariage précoce. Le Premier Ministre et les autres intervenants à la cérémonie se sont engagés à œuvrer de sorte qu’il y ait de meilleurs résultats sur la question dans le pays.

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Le Burkina Faso vient d’honorer un de ses engagements internationaux, notamment celui relatif à une campagne de lutte contre le mariage précoce. En effet, la campagne a été lancée ce mardi 3 mars 2015 à Dori, chef-lieu de la région du Sahel. La campagne poursuit un certain nombre d’objectifs. A savoir sensibiliser l’opinion nationale contre le mariage précoce et éliminer les obstacles et les goulots d’étranglement à l’application de la loi ; promouvoir le mariage à l’état civil à travers le respect de l’âge légal ; créer un cadre d’action unitaire des différents intervenants dans la lutte contre le mariage précoce au Burkina Faso ; promouvoir les droits des membres des familles en général, celles des jeunes filles en particulier ; susciter l’implication des acteurs non étatiques, y compris des communautés, du secteur privé et des organisations de la société civile, pour entreprendre des actions de plaidoyer fondées sur des données innovantes. Le lancement de la présente campagne permettra au Burkina, selon le Premier ministre Zida, de se conformer aux dispositions internationales en vigueur et de renforcer la mise en œuvre des instruments connexes de l’Union africaine. « Au regard de la persistance et de l’ampleur du phénomène, la Commission de l’Union africaine a procédé lors de la séance d’ouverture de la session ministérielle de la 4e Conférence des ministres du développement social tenue le 29 mai 2014 à Addis Abeba en Ethiopie, au lancement d’une campagne de l’Union africaine (UA) pour mettre fin au mariage précoce en Afrique. En raison de la pertinence et de l’importance de cette initiative, le Burkina Faso, s’est engagé à lancer officiellement une campagne nationale de lutte contre le mariage précoce », a rappelé le chef du gouvernement.

Le mariage précoce, une pratique interdite par la charte africaine

La charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant est on ne peut plus claire sur le rôle que se doivent de jouer chaque pays sur cette question de lutte contre le mariage précoce.

« Les mariages d’enfants et la promesse de jeunes filles et garçons en mariage sont interdits et des mesures effectives, y compris des lois sont prises pour spécifier que l’âge minimal requis pour le mariage est de 18 ans et pour rendre obligatoire l’enregistrement de tous les mariages dans un registre officiel », stipule l’article 21 de ladite charte entrée en vigueur le 29 novembre 1999. Le lancement de la campagne nationale à Dori a été une occasion pour les différents intervenants dont les représentants coutumiers et religieux ; le représentant des partenaires techniques et financiers Marc Robin ; le représentant de l’Union africaine Olawale Maiyegum de prendre des engagements allant dans le sens d’un accompagnement accru des actions du gouvernement et des autres acteurs de la lutte contre le mariage précoce. En ce qui concerne l’action gouvernementale, le Premier ministre a annoncé l’élaboration en cours d’une stratégie nationale de l’élimination des mariages précoces au Burkina Faso pour la période 2015-2024 et d’un plan d’actions national triennal 2015-2017. Et de préciser : « Cette stratégie nationale servira de référentiel pour orienter et canaliser toutes les interventions au niveau du Burkina Faso. Le plan d’actions national quant à lui permettra une meilleure coordination, responsabilisation et capitalisation des actions menées sur le terrain par les différents acteurs et intervenants ».

80% des filles de 15 à 17 ans du Sahel sont mariées

Si elles sont bien menées et couronnées, les différentes initiatives annoncées devraient permettre, à défaut de l’éradiquer, de réduire le problème de mariage précoce ou de mariage d’enfant qui se pose avec acuité dans le pays, en particulier dans le Sahel, d’où le choix du chef-lieu Dori, pour le lancement de la présente campagne. Dans la région le taux de prévalence du phénomène chez les filles de 15 à 17 ans est estimé à 80% ; et environ 3/5 des filles de 10 à 17 ans se marient. De façon générale, au Burkina Faso, selon l’enquête démocratique et de santé de 2010, l’âge médian des femmes à la première union est estimé à 17,8 ans. Une situation qui a des conséquences énormes sur la santé (fistules obstétricales, naissances prématurées, infections sexuellement transmissibles ; l’éducation (abandon de l’école pour les tâches ménagères) ; l’employabilité (manque de qualification pour prétendre à des emplois décents) de la jeune fille burkinabè, ainsi privée de moyens d’épanouissement. Pour parvenir à changer une telle donne, l’implication de tous les acteurs y compris les leaders coutumiers et religieux s’avère plus que nécessaire. C’est pourquoi, à la veille du lancement de la présente campagne il y a eu à Dori une rencontre de plaidoyer avec les leaders coutumiers et religieux de la région. C’est le ministre de l’Action sociale et de la solidarité nationale, Nicole Angéline Zan/Yélémou, qui a présidé cette rencontre à laquelle ont participé d’autres acteurs de la lutte contre le mariage des enfants. Nous y reviendrons.

 

Grégoire B. Bazié
Lefaso.net

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Viol de 22 filles mineures par un sexagénaire

l’association d’appui et d’éveil pugsada appelle le Barreau à trouver des avocats pour les victimes

 

Toute la presse a repris cette nouvelle sur l’arrestation dans le quartier zagtouli d’un retraité de 63 ans porteur du virus du Sida qui a abusé de 22 filles d’âge compris entre 13 et 16 ans. L’Association d’Appui et d’Eveil Pugsada (ADEP) a publié à ce propos la déclaration suivante :

L’Association d’Appui et d’Eveil Pugsada (ADEP) créée en 1995 et reconnue d’utilité publique (en 2013) a pour mission : « d’œuvrer à l’amélioration du statut et des conditions de vie de la jeune fille » ; notamment par le développement de l’exercice de ses droits et par le renforcement de ses capacités à prendre une place significative au sein de la société.
C’est avec tristesse et colère que les membres et sympathisants de l’ADEP ont appris les agissements ignobles du sexagénaire porteur du virus du sida et dont le passe – temps favori consistait à contaminer des gamines de 13 à 16 ans dont il abusait la naïveté à l’aide de jetons et de babioles comme des téléphones portables. 
Ce Monsieur constitue un handicap à l’épanouissement de la jeune fille. Alors que la lutte contre cette pandémie est un véritable combat, cet homme qui devait incarner la sagesse, la moralité et la probité dans la société s’érige en criminelle.
L’ADEP condamne fermement ce comportement indigne.
Aux forces de l’ordre tout d’abord, l’association adresse ses vives félicitations pour avoir fait preuve de professionnalisme, d’intégrité et de vigilance sans lesquelles ce monstre aurait continué tranquillement son œuvre destructrice à travers la ville de Ouagadougou. 
Au grand public, particulièrement aux millions de parents d’enfants en proie à la difficile phase d’adolescence, l’ADEP les exhorte à plus de vigilance encore car la société dans laquelle nous vivons renferme mille et un pièges dans lesquelles peuvent tomber leurs chers enfants.
Au ministre de la Justice, l’association fait un plaidoyer pour qu‘ effectivement dans ce cas précis, « plus rien ne soit comme avant » ; par conséquent, l’ADEP attend avec beaucoup d’impatience l’ouverture très prochaine du procès de ce « monstre froid ». Nous demandons qu’une sanction exemplaire soit prise à l’encontre des coupables, et rendue public dans un but pédagogique et dissuasif pour tous les prédateurs de jeunes filles.
L’ADEP lance un vibrant appel au Barreau afin que ses membres se constituent avocats défenseurs des 22 jeunes filles victimes de ce psychopathe afin de donner la réplique adéquate aux avocats défenseurs de ce triste sire, motivés certainement par les confortables honoraires que l’individu n’aura aucun mal à leur payer.
En tout état de cause, l’ADEP qui œuvre depuis une vingtaine d’années dans l’appui à la jeune fille condamne avec la dernière vigueur les agissements de ce sinistre individu qui dans tous les cas doit payer cher cet acte inqualifiable.

 

PO/Secrétaire Générale

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Le travail des enfants au Burkina Faso

Le travail des enfants constitue un frein à leur scolarisation, leur épanouissement, et leur santé mentale et physique. De nombreuses dispositions juridiques ont été prises pour l’interdire et ramener l’âge minimum de travail à 18 ans. Mais sur le terrain, la réalité est toute autre. De l’orpaillage à la prostitution en passant par les petits commerces, des milliers d’enfants au Burkina exposent leurs vies chaque jour. Voilà en résumé quelques chiffres sur le travail des enfants au Burkina Faso sur cette infographie.

 

Le travail des enfants au Burkina Faso

D'après une étude menée par le Ministère de l'action sociale, 35.7% des personnes qui travaillent sur les sites d'orpaillage sont des enfants (06 à 17 ans). Un enfant sur deux y habite avec tous les dangers que cela comporte. Ils sont tous des enfants d'âge scolarisable mais seulement un sur trois d'entre eux sont au primaire.Ces derniers combinent l'école et les travaux sur les sites au début puis au fil du temps abandonnent l'école.

Le vannage, le lavage et le concassage sont les trois activités dominantes chez les enfants, mais la descente dans les trous est aussi pratiquée, surtout par les adolescents de 15-17 ans. Un enfant sur quatre est occupé aux activités de lavage, de concassage et de creusage. Ils mènent d'autres  activités telles que la vente d’eau, le petit commerce, le travail dans les restaurants, les buvettes, la gestion de fonctionnement de babyfoots, vidéoclubs, mécanique, soudure, salons de coiffure. Pire, des enfants jouent souvent les intermédiaires dans la vente de produits médicamenteux illicites ou aux apprentis proxénètes

 

 Quand l'orpaillage fait la concurrence aux bancs d'école Du trafic des enfants

 

 

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Selon le rapport sur la traite des personnes au Burkina de 2014, le Burkina Faso serait un pays pourvoyeur, de transit et de destination pour les enfants trafiqués à des fins du travail forcé et de l'exploitation sexuelle. Des enfants burkinabè sont trafiqués, en Côte d'Ivoire, au Bénin, au Ghana, au Nigeria, et au Mali. Les garçons trafiqués vers le Burkina Faso et à l'intérieur du pays sont employés comme travailleurs forcés dans l'agriculture ou employés comme domestiques, ouvriers métalliques, menuisiers, et comme mineurs. Les filles travaillent notamment comme domestiques et vendeuses; cependant, elles sont également soumises à la prostitution forcée.

 

En 2013, le Ministère de l’Action sociale a signalé avoir identifié1.146 enfants victimes de trafic ; 949 étant des victimes de traite interne et 197 de traite transfrontalière. En collaboration avec diverses ONG locales et internationales, le gouvernement a mis en place des centres de transit polyvalents, qui fournissent de la nourriture, des soins médicaux et un appui-conseil en amont aux enfants avant de les réunir avec leurs familles. Les centres étaient libres d’accès et les victimes étaient libres de les quitter à tout moment.Les 23 et 24 juin 2014 à Ouagadougou, le Programme Afrique de lutte contre la traite et l'exploitation sexuelle des enfants (PACTES) et ses partenaires ont livré les résultats d'une étude sur trois pays africains: Le Burkina Faso, le Bénin et le Niger. De ce rapport, l'on a noté qu'un échantillon de 243 mineurs en situation de prostitution a été interrogé à Ouagadougou. Cette étude a révélé qu'il y a eu des endroits où ‘'même" des enfants de 9 ans ont été enquêtés en situation de prostitution. Parmi les filles mineures en situation de prostitution, quatre sur dix ont au moins un enfant. Les raisons les plus évoquées sont la déscolarisation, le manque d'emploi, et l'éloignement avec la famille.

 Lefaso.net Diallo Aïssatou (Stagiaire)

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2015.03.06

« Ces femmes ne se sentent pas concernées par le 8-Mars »

Le dimanche 8 mars 2015, les femmes du Burkina Faso, à l'instar de leurs sœurs du monde entier, fêtent la 158e Journée internationale de la femme. Pour les exploiteuses du bois de chauffe de Bobo-Dioulasso, cette fête a une autre saveur. Quelques-unes de ces braves femmes dont le courage va au-delà de l'ordinaire, ont accepté de parler de leur combat quotidien.
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Dans la capitale économique Bobo-Dioulasso, des femmes se démarquent des activités liées au 8-Mars, plus préoccupées qu'elles sont pour assurer un minimum vital à leurs familles. Elles, ce sont les femmes exploiteuses du bois de chauffe. Les services de l'environnement estiment leur nombre à des centaines, qui desservent la ville de Sya en bois pour la combustion. La sueur sur le visage, les mains rugueuses et le regard triste, teinté de fatigue, ces femmes disent entendre parler du 8-Mars, mais de loin. Leur principal souci est de se battre pour la survie de leurs familles. En matière de subsistance économique, ces dames hors du commun incarnent à elles seules, des valeurs propres. Du départ de chez elles au petit matin vers 3 heures 30 ou 4 heures pour la brousse à vélo ou à charrette, elles ne regagneront le domicile familial qu'à la tombée du soleil. « Je suis fatiguée d'affronter la peur et les risques. Je suis obligée de parcourir plus de 40 km par jour avec la charrette pour offrir un repas à ma famille. Mais nous n'avons pas le choix : c'est une question de vie ou de mort ! Depuis 8 ans, je suis sur la route sans relâche», dit la vieille Dohoumbiè Yaro. Elle n'est pas seule dans cette lutte pour la survie. En effet, elles sont nombreuses à parcourir sensiblement cette distance quotidienne pour améliorer l'existence de leurs familles. A bout de souffle sur la côte d'une colline qu'elle grimpe avec effort, les confessions de ces dames frisent la pitié et la compassion. « A la colline, nous poussons les charrettes et les vélos. Quand vous avez des enfants qui vous regardent tous les matins, qui ne dormiront pas la nuit parce qu'ils ont le ventre creux, chassés et humiliés à l'école pour leur scolarité, vous êtes obligées de vous battre et toujours vous battre pour qu'ils ne deviennent pas comme vous».

En 2015, les femmes réfléchiront sur le thème: «Autonomisation économique des femmes : accès à la formation professionnelle et à l'emploi », mais pour les exploitantes du bois de chauffe, le principal défi est de quitter la galère qu'elles vivent présentement. Leur activité, disent-elles, ne leur permettra jamais de sortir de la pauvreté. Et en plus de l'effort physique fourni par elles, le marché du bois ressemble presqu'à l'esclavage. «Vous imaginez que nous parcourons la brousse pour aller acheter le bois dans les villages à 8 000 ou 8 500 FCFA pour venir le revendre à 10 000 ou au plus à 12 500 FCFA. A cela, il faut déduire la taxe des services de l'environnement qui nous coûte 1 500 FCFA par semaine, et les charges liées à l'entretien des ânes ou des vélos», renchérit Habi Koné.

« Le 8-Mars, c'est pour une catégorie de femmes »

Ces femmes sont unanimes à reconnaître que les politiques menées jusque là ne leur profite pas, et que l'aide accordée aux femmes comme soutien n'arrive pas toujours aux premières bénéficiaires.«Nos vraies ennemies sont d'autres femmes qui sont promptes à multiplier les magouilles pour tirer toujours profit des mannes financières destinées aux femmes. Nous sommes préoccupées par le comment nourrir nos familles et non par les réjouissances », affirme Mme Sampebgo. Elles estiment que l'égalité entre femmes et hommes est une réalité du fait de la complémentarité entre eux. « Nos maris sont reconnaissants des efforts que nous faisons pour couvrir leur honte. Quel homme serait heureux que les gens du voisinage sachent que ses enfants ne mangent pas à leur faim ? Nous travaillons par nos 4 à 5 voyages par semaine pour que notre misère reste entre les quatre murs », concluent-elles.

Moussa CONGO  (bayiri.com)

 
 
 

 

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Message de la Ministre de la Promotion de la Femme et du Genre

Le Burkina Faso, à l'instar de toutes les nations du monde, commémore le 08 mars de chaque année, la Journée internationale de la femme. Cette journée représente une belle opportunité de marquer un arrêt afin de faire le bilan du rôle que joue la femme dans la société et évaluer sa contribution au développement des Etats. Au niveau mondial, la célébration est placée cette année sous le thème «Examen de la plateforme de Beijing, 20 ans après son adoption». Au niveau national, le Burkina Faso a décidé pour 2015 de s'appesantir sur l'autonomisation économique des femmes : accès à la formation professionnelle et à l'emploi. Le choix de ce thème répond à la préoccupation majeure de notre pays d'identifier tous les obstacles à l'autonomisation économique réelle de la femme burkinabé. Aucune stratégie de développement ne peut être performante et efficace si l'apport de la frange la plus importante de la population que constituent les femmes n'est pas valorisé. Pourtant, de nombreuses études réalisées au Burkina Faso ont fait la preuve du rôle primordial de la femme dans l'épanouissement de la famille, de la communauté et bien entendu, de la nation entière. Que ce soit aussi bien dans nos villages que dans nos villes, l'impact positif de la contribution des femmes n'est plus à démontrer. Et c'est à juste titre que les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) qui constituent des référentiels du développement du Burkina Faso accordent une place de choix à la problématique de l'autonomisation économique de la femme. S'il est vrai que les précédentes commémorations de la Journée internationale de la femme au Burkina Faso nous ont permis d'appréhender la problématique de l'entreprenariat comme enjeu pour parvenir à l'autonomisation économique des femmes, elles ont aussi été l'occasion d'en identifier les freins. En effet, le financement de l'entreprenariat féminin ne saurait constituer la seule condition à l'ambition de l'autonomisation économique des femmes. Plusieurs facteurs dont le manque de formation professionnelle constituent de véritables blocages à la compétitivité des entreprises créées par les femmes. Le challenge le plus important n'est pas de pouvoir créer une entreprise, c'est surtout d'être à mesure d'assurer sa viabilité afin de pérenniser les emplois créés dans ce cadre. C'est donc l'occasion pour le gouvernement burkinabè de réitérer sa volonté à œuvrer pour une société plus équitable où la responsabilité des femmes est aussi engagée que celle des hommes pour le développement harmonieux du pays. A cet effet, il me plait donc de lancer un vibrant appel à toutes les forces vives de la nation afin que nos réflexions, nos ambitions et efforts conjugués puissent aboutir à des réponses durables afin que l'autonomisation économique de la femme ne soit plus un leurre mais une réalité au Burkina Faso. BONNE FETE A TOUTES ET A TOUS ! JE VOUS REMERCIE.

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Près de 20.000 enfants ont été recensés sur des sites miniers artisanaux au Burkina

Près de 20.000 enfants ont été recensés sur des sites miniers artisanaux au Burkina Ouagadougou, 05 mars 2015 (AIB)-Le gouvernement burkinabè a annoncé mercredi soir que 19 881 enfants dont 10 217 garçons et 9 664 filles ont été recensés en 2010 sur 86 sites miniers artisanaux du pays. Selon le rapport du ministère de l’Action sociale et de la Solidarité, parmi ces mineurs qui travaillent dans des conditions difficiles sur les sites miniers, figurent 7 152 enfants dont 5.276 du primaire et 1 876 du secondaire ayant abandonné l’école au cours de l’année 2012-2013 pour les sites d’orpaillage dans neuf (09) régions du pays. La prolifération des sites d’orpaillage au Burkina Faso prend des proportions inquiétantes avec des conséquences énormes dans le milieu éducatif avec des taux élevés d’abandon des classes vers les sites aurifères. Des parents se réfugient souvent avec leurs enfants ou des enfants recrutés sur ces zones aurifères. Ils sont exposés à toutes formes d’exploitations et de violences. Face à cette situation, le gouvernement de la transition du Burkina Faso a instruit les ministres concernés à prendre les mesures nécessaires pour la mise en œuvre urgente du programme de lutte contre le travail des enfants dans les sites d’orpaillage et carrières artisanales au Burkina Faso 2015-2019. ndt

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Fonds commun genre : réception des dossiers du 10 au 13 mars


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Fonds commun genre : réception des dossiers du 10 au 13 mars

Ouagadougou, 5 Févr.2015 (AIB)-L’organisation humanitaire suédoise Diakonia a indiqué mardi, aux organisations de la société civile et aux institutions publiques, les conditions qu’elles devront remplir pour bénéficier du Fonds commun genre.

« Le fonds commun genre, c’est un ensemble de ressources financières qui sont mis en commun par différents partenaires techniques et financiers pour soutenir les initiatives privés (…) pour réduire les inégalités de genre » a déclaré mardi le gestionnaire du Fonds Christophe Zouré, membre de Diakonia, devant plusieurs organisations de la société civile (OSC) et des institutions publiques.

« Tous les projets intéressés par cet avis d’appel à projet, doivent respecter les trois axes d’intervention du fond commun genre » a déclaré le gestionnaire du fonds Christophe Zouré.

En effet, il a expliqué que les OSC et les institutions publiques concernées, doivent fournir des projets qui tendent à la réduction des violences basées sur le genre, à l’amélioration de la participation politiques des femmes, au suivi des politiques publiques telles l’assainissement, l’accès à l’eau, aux terres pour voir si le genre est pris en compte.

Pour le Fonds commun genre, les postulants ont un DELAI DE RIGUEUR compris entre le 10 et le 13 mars 2015 pour déposer leurs dossiers.

L’année dernière, sur 84 dossiers reçus, seulement cinq projets ont été retenus par l’organisation pour bénéficier du Fonds.

Selon Christophe Zouré, les dossiers retenus devront respecter certains critères. Le problème que soulève la requête doit être bien identifié, la pertinence, la cohérence et le réalisme de la requête doivent être relevés, le budget par rapport aux activités doit être réaliste a-t-il fait savoir.

L’initiative Fonds commun genre a vu le jour en 2005 par la volonté d’une dizaine de partenaires techniques et financiers.

De 2005 à 2015, le fonds a soutenu 72 projets pour un montant de trois milliards de FCFA. L’objectif global du fonds est de contribuer au renforcement de la durabilité des actions en matière de genre à travers l’amélioration des mécanismes de coordination et de promotion des approches.

Il émane d’un cadre de concertation genre lui-même mis en place en 2000 par une vingtaine de partenaires dont font partis les initiateurs du Fonds commun genre.

st/wis

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2015.03.04

Drogue : plus de 64 tonnes saisies en 2014

     
 
drogur.jpgLe secrétariat permanent du Comité national de lutte contre la drogue (CNLD) a tenu la 13e session ordinaire de son assemblée générale, le jeudi 19 février 2015, à Ouagadougou. Les participants au conclave ont examiné le bilan de 2014 et proposer des stratégies de lutte pour éradiquer le phénomène du Burkina Faso.


Au cours de l'année 2015, les services de la Police, de la Gendarmerie nationales et des douanes ont saisi plus de 64, 865 tonnes de drogues. Soit 53, 502 tonnes de cannabis, 22, 680 kg de cocaïne et 0,16 kg d'héroïne. Aussi, il a été saisi, 11, 363 tonnes pour les médicaments de rue. C'est ce qui est ressorti du bilan dressé par le Secrétariat permanent du Comité national de lutte contre la drogue (SP/CNLD) qui a tenu la 13e session ordinaire de son assemblée générale, le jeudi 19 février 2015 à Ouagadougou. Selon le secrétaire permanent dudit comité, le commissaire de police Hamadé Belem, parmi les consommateurs, figurent 615 enfants et adolescents âgés de 13 à 21 ans dont 28 filles. Toujours selon le CNLD, au cours de ces trois dernières années, les statistiques sur la saisine des drogues montrent une évolution en dents de scie avec une montée vertigineuse. 53,502 tonnes de cannabis en 2014 contre 10 tonnes en 2013 et 17, 987 tonnes en 2012. Pour la cocaïne, le comité a enregistré en 2014, 22, 680 kg de cocaïnes contre 27,238 kg en 2013 et 3,88 kg en 2012. Quant aux médicaments de rue, ce sont 11, 363 tonnes en 2014 contre 8, 810 tonnes en 2013 et 8, 3217 tonnes en 2012. Il y a eu également 145 personnes condamnées dans les maisons d'arrêt du ressort de la Cour d'appel de Ouagadougou en 2014 contre 150 en 2013 et 120 en 2012, et 258 personnes traitées pour abus de drogue contre 231 en 2013 et 143 en 2012. Au regard de ces données, les chiffres s'augmentent d'année en année et concernent les jeunes mais surtout les scolaires. «L'école, jadis, lieu d'apprentissage du savoir, est devenue aujourd'hui, un lieu ou l'on vend et consomme la drogue, avec pour corollaire la violence et l'incivisme», a déploré le SP/CNLD, Hamadé Belem. Une situation qui, de son avis, s'explique aussi par la position stratégique du Burkina Faso qu'il considère comme un pays de transit et non de production de drogue à grande échelle.

«Le Burkina Faso, de par sa position géographique, ses frontières poreuses, sa faible capacité de lutte contre le phénomène de la drogue, n'est pas moins indiqué pour faciliter un transit presque libre de stupéfiants et de substances psychotropes», a indiqué commissaire Belem. Pour lui, il est temps d'intensifier la lutte. C'est pourquoi, le SP/CNLD compte sur l'engagement de tous les acteurs, parents, éducateurs, décideurs politiques, leaders d'opinions et la société civile. Ainsi, pour l'année 2015, le comité va intensifier des campagnes de sensibilisation sur les méfaits de la drogue, renforcer les capacités des acteurs, la création d'une structure de prise en charge et de traitement des toxicomanes, la mise en œuvre du Programme national intégré de lutte contre les trafics illicites, le terrorisme et la criminalité (PNI). Toute chose qui nécessite des moyens logistiques, financiers et humains. Déjà, le secrétaire général du ministère de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, Léonard Guira, a salué les efforts du comité dans la lutte contre la drogue. C'est ainsi qu'il a exhorté les membres à ne pas baisser les bras, et à continuer la lutte afin de débarrasser le pays des fléaux qui entravent l'épanouissement des populations. Il s'est dit disponible à accompagner le comité à trouver des solutions idoines. Les travaux de la 13ème session ont été aussi l'occasion pour le CNLD de souscrire au respect des dispositions prises par les textes portant attributions, composition et fonctionnement de la structure. Au Burkina Faso, plusieurs types de drogues circulent ou transitent. Il s'agit principalement de la cocaïne, du cannabis, les médicaments de la rue (qui véhiculent des produits psychotropes), les amphétamines, les solvants, etc.

Mariam OUEDRAOGO
mesmira14@gmail.com
Mariam HEMA

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Prix des hydrocarbures : une baisse de 25 F CFA pour compter du mardi 3 mars 2015

 

       

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Pour compter du mardi 3 mars 2015, le prix du litre de l’essence-super est passé à 685 F CFA le litre. En effet, une baisse de 25 F CFA a été consentie par le gouvernement. Et ce, pour tous les hydrocarbures liquides tels que le super, le gasoil et le pétrole. C’est au cours d’une conférence de presse, qui est intervenue le 3 mars 2015, que le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Hyppolite Dah, a annoncé la décision.

Le 19 janvier 2015, le gouvernement consentait une baisse de 25 F CFA sur le prix du litre des produits pétroliers. Une baisse que les partenaires sociaux avaient estimée insuffisante et l’avaient exprimée à travers une manifestation sur toute l’étendue du pays. A cette occasion, une correspondance de la Coalition contre la vie chère (CCVC) avait été acheminée au Premier ministre pour inviter le gouvernement à faire plus d’effort dans la réduction des prix des hydrocarbures. Aussi, en fin janvier 2015, l’Unité d’actions syndicales (UAS) avait demandé, entre autres, la baisse des prix des hydrocarbures d’au moins 150 F CFA et la mise à disposition du gaz butane sur l’ensemble du pays. Vraisemblablement cette exigence n’a pas trouvé écho favorable. Par contre, il a été décidé, une fois de plus, une baisse de 25 F CFA. L’annonce a été faite par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Hyppolite Dah, à l’occasion d’un point de presse qu’il a animé. « En plus de cela, le gouvernement a décidé de consentir une baisse supplémentaire de 25 F FCA du prix du litre des hydrocarbures liquides au Burkina Faso, à compter de ce jour 3 mars 2015 », a annoncé le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Hyppolite Dah. Cet effort supplémentaire du gouvernement, amène la baisse des prix des produits pétroliers à un total de 50 F CFA soit une réalisation de 33,33% de la revendication faite en fin janvier par l’UAS. Hyppolite Dah croit que le gouvernement pouvait certainement faire mieux, mais pense que ce qui est fait n’est pas négligeable. « Compte tenu des attentes de la population, il faut que les caisses de l’Etat soient suffisamment approvisionnées pour répondre aux différentes demandes des uns et des autres. C’est tenant compte de tous ces éléments d’analyse, qu’il a été décidé de concéder encore une baisse de 25 F CFA », a dit Hyppolite Dah. A propos du gaz butane, le ministre a affirmé qu’il est actuellement disponible sur le marché. « A la date du 3 mars 2015, suites aux instructions du Président de la transition et du Premier ministre, mon département a continué à travailler avec les différents acteurs intervenant dans le traitement des questions des hydrocarbures pour rendre plus disponibles le gaz butane sur toute l’étendue du territoire burkinabè et aussi, rendre toujours disponible en qualité et en quantité, les hydrocarbures liquides au Burkina Faso. Nous sommes également en train de travailler pour amener d’autres acteurs dans le secteur afin de rendre plus disponible le gaz », a-t-il martelé. Ainsi donc, un comité sera mis en place pour réfléchir sur les conditions d’ouverture des centres emplisseurs aux différents marketeurs. Tout en craignant une éventuelle manifestation des partenaires sociaux, ils ont été approchés afin de leur porter l’information avant la tenue de la conférence de presse. La conférence de presse, a été l’occasion pour les hommes de média d’aborder la question des boissons périmées saisies. Qui parle de saisie de boissons périmées parle du ministère en charge du Commerce. A la question de savoir où ils en sont avec le dossier ? Hyppolite Dah a répondu qu’un procès-verbal sera dressé à cet effet et sera transmis à la Justice pour l’application de la sanction qu’il faut. « Suite à cela nous avons été instruits de fouiller tout ce qu’il y a comme magasins disséminés dans la ville de Ouagadougou. Ainsi des équipes seront constituées avec le concours des impôts et des douanes pour fouiller tous les magasins. La presse sera fortement associée à cette action », a-t-il dit. Le DG de la SONABHY, Aboubakar Gambetta Nacro aussi présent à cette conférence a affirmé que cette baisse n’aura pas d’impact négatif sur la trésorerie de sa société bien que cela va porter un coup au budget de l’Etat

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2015.03.03

Célébration de la Journée internationale de la femme

En prélude à la commémoration de la Journée internationale de la femme qui se tiendra le 8 mars 2015, le Ministère de la promotion de la Femme et du Genre a organisé une marche, le lundi 2 mars 2015 à Ouagadougou, pour lancer les activités de la semaine de la femme.
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La commémoration officielle de la 158e Journée internationale de la femme aura lieu le 8 mars 2015 à Ouagadougou sous le thème : «Autonomisation économique des femmes : accès à la formation professionnelle et à l'emploi». Plusieurs activités sont prévues avant cette date. Comme à l'accoutumée, c'est par une marche qui a mobilisé des centaines de femmes et d'hommes ce lundi 2 mars 2015 à Ouagadougou, que le Ministère de la promotion de la Femme et du Genre (MPFG) a lancé les activités de la semaine de la femme. Partis de la place de la Nation, les marcheurs ont battu le pavé jusqu'au rond-point des Nations unies où ils ont eu droit aux allocutions des responsables du MPFG, au programme d'activités du 8-Mars et des prestations artistiques. Le programme de cette semaine prévoit le 3 mars, une conférence sur l'évaluation à mi-parcours de la mise en œuvre des recommandations du forum national des femmes et du 8-Mars 2015, une conférence suivie de débats sur le thème de la journée et l'ouverture de la foire d'exposition-vente des produits des femmes à la place de la Nation le 4 mars. Une célébration collective de mariages le 5 mars à la mairie centrale, des activités sportives et récréatives, la réalisation et la diffusion d'émissions radiophoniques et télévisuelles sont également au programme. Toutes ces activités seront couronnées par la cérémonie officielle du 8-Mars qui sera ponctuée par des discours, des défilés des groupes spécifiques de femmes et la décoration des acteurs intervenant dans la promotion du genre. La ministre de la promotion de la Femme et du Genre, Bibiane Ouédraogo/Boni a relevé que malgré les efforts consentis par le gouvernement et les partenaires au développement dans le domaine de la formation professionnelle et de l'emploi, des goulots d'étranglement persistent. Toute chose qui empêche, à l'en croire, la promotion des droits fondamentaux des femmes.

Booster l'autonomisation des femmes

A titre illustratif, elle a souligné que selon l'enquête intégrale sur les conditions de vie des ménages réalisée par l'Institut national de la statistique et de la démographie en 2009 au Burkina Faso, respectivement 34,5% et 50,8% de femmes ne disposent pas d'acte de naissance et de Carte nationale d'identité burkinabè (CNIB). Pour elle, cette situation empêche la gent féminine d'accéder à la formation professionnelle, à un emploi et aux prêts des institutions financières. «C'est ce qui justifie l'opportunité du thème de cette année qui recentre la problématique du rôle moteur de la formation professionnelle des femmes pour la création et la gestion durable de l'emploi au Burkina Faso», a-t-elle ajouté. Elle a donc invité tous les acteurs à intensifier leurs actions pour assurer, dans les meilleurs délais, une autonomisation des femmes à tous les niveaux. Le président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Damien Gampiné a, pour sa part, salué la commémoration du 8-Mars 2015 dans sa ville et la pertinence du thème. «La suppression des obstacles à l'autonomisation des femmes est indispensable à une croissance économique soutenue, inclusive et durable», a-t-il signifié. Il a déclaré que la commune de Ouagadougou s'est investie depuis des années dans l'employabilité des femmes. «Outre l'augmentation des effectifs de la Brigade verte et des femmes intervenant dans les travaux à haute intensité de main-d'œuvre, la commune s'est également engagée dans des campagnes d'établissement massives d'actes de naissance et de la carte nationale d'identité burkinabè, au profit de ces dernières», a-t-il attesté. Il a assuré que la délégation spéciale ne ménagera aucun effort pour la prise en compte des besoins spécifiques des femmes dans la mise en œuvre des plans de développement.

Eliane SOME
some.elle@yahoo.fr

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