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2015.02.12

Infographie : Quand des enfants font des enfants !

          La question de la sexualité est un sujet tabou au Burkina. Résultat, les jeunes s’informent comme ils peuvent avec les risques que cela implique : maladies sexuellement transmissibles, grossesses précoces, avortements clandestins, etc. L’âge de la première naissance peut avoir des conséquences sur la vie des mères et des enfants surtout lorsqu’elle est très jeune (moins de 20 ans). Aussi, l’entrée précoce des filles dans la vie féconde réduit considérablement leurs opportunités scolaires. Pourtant à 17 ans déjà, 36% des filles ont déjà eu un enfant selon une étude publiée par l’INSD en 2012.

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De nombreuses associations et ONG travaillent sur le terrain à sensibiliser les jeunes sur la santé de la reproduction. Mais depuis 2003, l’âge moyen de la première naissance au Burkina n’a quasiment pas évolué (20.4 en 2003 et 20.5 en 2012). Où se situe donc le problème : la cible, le message ou encore la manière de transmettre le message ?

Quand des "enfants" font des enfants!

L'étude a porté sur un échantillon de 17087 femmes dans les 13 régions du Burkina. Les femmes de la région du centre ont l'âge moyen le plus élevé pour leur premier enfant (21.1 ans) alors que celles de la région de l'est (18.4 ans) et du sahel (18.7 ans) ont l'âge le plus bas. Cela peut s'expliquer par plusieurs facteurs tels que les mariages précoces et la non scolarisation des filles.

Grossesse et fécondité des adolescentes

Le problème des grossesses précoces demeurent car sur un total de 672 filles de 17 ans enquêtées, 36% d'entre elles ont déjà eu un enfant vivant. comme l'indique le graphique. les filles du milieu rural et celles non instruites sont le plus susceptibles d'avoir leurs enfants très jeunes. Les associations et autres organismes oeuvrant dans le domaine de la santé de la reproduction des jeunes devraient revoir la cible de leur sensibilisation

Qu'en est-il de l'utilisation des méthodes contraceptives?

93% des jeunes filles de 15 à 19 ans n'utilisent pas de méthode de contraception pourtant 49% d'entre elles ont déjà eu un rapport sexuel. Cela explique le fort taux de grossesses précoces

le taux de prévalence d'utilisation des méthodes contraceptives en milieu rural est passé de 5% en 2003 à 11% en 2010

SOURCE LEFASOET

 suivre ce lien pour l'article en entier:   http://www.lefaso.net/spip.php?article63216

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Lutte contre les grossesses non désirées et précoces en milieu scolaire

  lutte-contre-les-grossesses-non-desirees-et-precoces-en-milieu-scolaire-_54dc7f7880424_l220_h230.JPGLutte contre les grossesses non désirées et précoces en milieu scolaire.

Leo (AIB) Le Cadre de Concertation des ONG et Association Actives en Education de Base du Burkina Faso renforce les capacités de ses animateurs.

Le CCEB a organisé les 03 et 05 février 2015 à Léo, un atelier de formation sur la santé de la reproduction des jeunes au profit des animateurs/trices dudit. C’était en présence du secrétaire exécutif du CCEB Seydou Ouédraogo. Les grossesses des adolescentes constituent de plus en plus un sujet de préoccupation pour les Etats et la communauté internationale. Selon le fond des Nations Unies pour la population (UNFPA), environ 16millions de filles âgées de 15 à 19 ans donnent naissance chaque année. 

Au Burkina Faso, la situation est encore plus préoccupante. Le rapport de l’enquête démographique et de santé indique que 13% des adolescentes en milieu urbain et 29%en milieu rural sont en grossesse ou sont des mères pour la première fois à cet âge où la femme n’est pas encore mature. Dans les zones d’intervention du projet (Boromo, Dori, Léo, Orodara et Yako) selon les données issues des 233 écoles primaires et 41 établissements secondaires, de 2011 à 2014, on compte 62 cas de grossesses non désirées pour le primaire et 311pour le secondaire. Malgré la partialité de ces données, elles ne présentent que les seul cas enregistrés. Les grossesses non désirées constituent de nos jours un phénomène entrainant de nombreuses conséquences comme les complications durant la grossesse et lors l’accouchement qui demeurent les principales causes de décès par les adolescents. Une situation qui met à nu la responsabilité des parents, des concernés, des responsables éducatifs et de toute la société entière. 

Au regard de l’ampleur du phénomène tant dans les écoles que dans la société, le CCEB a choisi de s’attaquer à l’une de ces causes; les grossesses non désirées et précoces en milieu scolaire à travers un projet dénommé «Projet de lutte contre les grossesses précoces et non désirées en milieu scolaire». Financé par l’ONG Diakonia à travers son programme fonds commun genre, l’objectif de ce projet est de contribuer à stabiliser les filles adolescentes en milieu scolaire dans les communes ciblées. Selon le secrétaire exécutif du CCEB, Seydou Ouédraogo un des axes su projet est de développer des compétences au niveau local pour engager des procédures des émissions radio, d’autre types d’information et de plaidoyer d’une part envers les parents et les décideurs locaux. Et d’autre part des causeries de la sensibilisation et d’information en direction des élèves qui sont les victimes de ces situations a-t-il indiqué. 

Il s’agit pour lui d’amener les jeunes (ndlr; filles et garçons) à prendre conscience de tout ce qu’ils font et le risque dans lequel se mettent à travers un certain nombre d’actes. Ce projet doit toucher le maximum de filles et de garçons en âge de procréer étant dans le milieu scolaire, afin qu’ils soient informés et imprégnés de tout ce qu’il ya autour de l’acte sexuel et qu’ils soient beaucoup plus attentifs et prennent un peu plus de précaution par rapport à ce type de comportement a-t-il relevé. Ce qui leur permettra d’avoir de comportement responsable en matière de sexualité. Il a en outre décrié la démission des parents qui fait que les enfants sont victimes en ce sens qu’ils refusent d’aborder la question de sexualité avec leurs enfants, et du coup on les expose parce que dans l’ignorance elles posent des actes à risque. 

A l’endroit des élèves, il les invite à s’ouvrir et de communiquer avec les adultes responsables capables de leur apporter la bonne information. Et de saisir l’opportunité de ce programme pour pouvoir prendre véritablement conscience des risques dans lesquels ils se mettent et aussi de protéger leur corps. Pour les garçons, les conséquences ne sont pas aussi plus dramatiques que pour les filles a-t-il fait remarquer. Elles sont obligées souvent d’abandonner leurs études et quelques fois chassées de leurs familles et elles sont les seules à payer les pots cassés a-t-il expliqué. Plus que les garçons c’est elles qui doivent mieux connaitre leur corps, mieux prendre conscience des risques et être ferme sur un certain nombre de précaution quand d’une façon ou d’une autre elles doivent aller à l’acte sexuel.

72 heures durant, les participants à l’atelier se sont renforcé les capacités à travers les différents modules relatifs au thème développés par le formateur du CCEB M. Biyen. Ils ont en outre pris l’engagement d’être des relais du réseau auprès de la communauté de base à travers des activités de sensibilisation et de plaidoyer sur la santé de la reproduction de jeunes en vue de lutter contre les grossesses précoces et non désirées en milieu scolaire. 

En marge de cette session des animateurs, les responsables coutumiers et religieux, les enseignants, la presse, les élèves se sont aussi en atelier au cours duquel ils ont eu droit à une présentation sur l’état des lieux des grossesses non désirées et précoces dans la commune, suivi d’échanges. Au regard de l’urgence de la situation, les participants ont élaboré un programme d’activités à mener à travers la commune pour contribuer à lutter contre le phénomène des grossesses non désirées et précoces en milieu scolaire. La première responsable du CCEB/Sissili Assata Bationo/Ziba, s’est félicité de la pleine participation de tous aux différents échanges et de leur engagement à faire de lutte contre les grossesses non désirées et précoces leur cheval de bataille dans l’intérêt bien compris de tous.

 

Olivier Alexandre NIGNAN

AIB/Léo

 

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2015.02.11

Prise en charge des enfants en situation de handicap : une priorité pour l’association «Handicap Action»

Prise en charge des enfants en situation de handicap

 

Une priorité pour l’association «Handicap Action»

 

L’association «Handicap Action» a formé, le samedi 24 janvier 2015 à Bobo-Dioulasso, des enfants en situation de handicap sur leurs droits et besoins fondamentaux.

 

Les enfants en situation de handicap ont besoin de l’assistance de tous. C’est dans cette vision que l’association «Handicap Action» a organisé, le samedi 24 janvier 2015 à Bobo-Dioulasso, une formation au profit des enfants en situation de handicap. Cette formation qui a porté sur leurs droits et besoins fondamentaux, s’est adressée à une vingtaine de garçons et filles âgés de 8 à 18 ans, handicapés auditifs et moteurs. Selon le formateur, Safemba Roger Soma, administrateur des affaires sociales, par ailleurs chef de service de la protection de l’enfant et de l’adolescent à la direction régionale des Hauts-Bassins de l’action sociale, l’enfant est l’acteur principal de sa propre protection. «Pour jouer pleinement ce rôle, il est important de connaître ses droits et devoirs», a-t-il indiqué. A l’entendre, les droits reconnus aux enfants en situation de handicap se situent à plusieurs niveaux. Et de poursuivre que tous ces droits peuvent être regroupés en cinq catégories. Il s’agit notamment les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels. Quant aux besoins, M. Soma a fait savoir, qu’ils peuvent se définir comme étant l’ensemble des éléments nécessaires au bon développement de l’enfant. Pour lui, les adultes doivent être sensibles à leurs besoins. «Les besoins sont nécessaires à l’enfant en situation de handicap pour son équilibre physique, psychique ou moral», a souligné le formateur. Aussi précise-t-il que les besoins peuvent être centrés en trois points, à savoir, les besoins vitaux(se nourrir, se protéger, se soigner, s’abriter, s’habiller …) et les besoins socio affectifs (être aimé, avoir des camarades, appartenir à un groupe ou à une association, être écouté, avoir la liberté de choisir, être éduqué, prétendre à l’égalité de chance). S’y ajoutent les besoins psychomoteurs (jouer, mener des activités manuelles, culturelles, sportives, artistiques …).

 

Les moyens limitent les actions

 

«Pour les enfants en situation de handicap, l’Etat doit prendre toutes les mesures nécessaires afin de garantir la pleine jouissance de tous les droits humains et de toutes les libertés, sur la base de l’égalité avec les autres enfants», a souligné M. Soma. Il a laissé entendre que leur intérêt supérieur doit être primordial dans toutes les décisions qui les concernent. Par ailleurs, le formateur a félicité les acteurs sur le terrain, qui viennent en appui au ministère en charge de l’Action sociale dans la protection des enfants en situation de handicap. Et d’ajouter notamment: «Nous demandons aux enfants en situation de handicap d’être les acteurs de promotion de leurs propres droits. Aux parents, nous attendons également qu’ils soient des acteurs de la promotion des droits des enfants en situation de handicap». Pour sa part, le président de l’association Yaba Zobra, a fait savoir que «Handicap Action» a été créée en décembre 2012 et reconnue le 12 mars 2013. «L’association est née d’un constat: les personnes en situation de handicap, dans le monde et particulièrement au Burkina Faso, sont confrontées à des problèmes», a indiqué M. Zobra. Il a poursuivi en disant qu’elles sont parfois victimes d’injustice. L’objectif est de travailler à améliorer les conditions de vie des personnes handicapées. «Nos interventions s’articulent autour de trois axes: l’éducation inclusive, la santé et le développement socio économique en faveur des personnes handicapées», a précisé le président de «Handicap Action». Mais, M. Zobra a déploré le fait que les moyens financiers limitent les actions de son association. A cet effet, il a lancé un appel aux partenaires pour qu’ils leur viennent en aide dans la prise en charge des enfants en situation de handicap.

Boubié Gérard BAYALA

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Conseil régional pour l'enfance du Nord:les violences faites aux enfants en débat

Conseil régional pour l'enfance du Nord

Les violences faites aux enfants en débat

Ouahigouya, (AIB) - Les membres statutaires du Conseil régional pour l'enfance (CRE) du Nord ont tenu, le 17 décembre 2014 à Ouahigouya, leur session ordinaire de l'année. Ils ont, pour l'occasion, fait un clin d'œil sur les questions relatives aux violences faites aux enfants ainsi que sur leurs droits.conseil-regional-pour-l-enfance-du-nordles-violences-faites-aux-enfants-en-debat_5492e2599b562_l220_h230.JPG

Le constat fait par le Conseil régional pour l'enfance (CRE) du Nord sur la situation des enfants dans la région indique que les droits de ces derniers ne sont pas tout à fait respectés. Il en ressort que beaucoup de violences de nature diverse sont faites sur eux. C'est pourquoi le CRE a décidé que la présente session se penche notamment sur les violences faites aux enfants en milieu familial. A entendre le directeur régional (DR) en charge de l'Action sociale du Nord, Antoine Kaboré, beaucoup d'efforts restent à faire en vue de la promotion des droits des enfants car, leur exploitation est devenue un phénomène récurrent dans la région. Il en veut pour preuve les conditions peu reluisantes des enfants employés dans les domiciles en ville comme les filles de ménage. Pour lui, ces enfants sont le plus souvent interceptés par la police et convoyés vers les services de l'Action sociale qui s'organisent pour leur prise en charge et leur retour dans leurs familles. ‹‹On retrouve également beaucoup d'enfants en âge d'aller à l'école dans les sites d'orpaillage. Il est temps d'interpeller les parents pour qu'ils prennent leur responsabilité››, a déploré le DR. Même son de cloche chez la secrétaire permanente du Conseil national pour l'enfance (SP/CNE), Ursule Kaboré/Bouda, lorsqu'elle a indiqué que les violences faites aux enfants ont pris, de nos jours, des proportions inquiétantes. ‹‹On constate qu'il y a beaucoup de violences physiques, psychologiques, sexuelles commises sur les enfants et même dans le milieu familial par des parents proches ou éloignés››, s'est-elle indignée. Toutefois, Mme Kaboré dit préconiser la voie de la sensibilisation avant de passer à toute autre action, répressive soit-elle, pour venir à bout du phénomène. ‹‹Aller rapidement à la répression n'est pas la meilleure solution››, a-t-elle conseillé. Elle a, à cet effet, appelé les parents à accomplir leur devoir vis-à-vis de leurs enfants, celui de leur protection qui, de son avis, n'est pas bien assuré. D'ores et déjà, le DR en charge de l'Action sociale du Nord s'est convaincu qu'au sortir de la session, les membres statutaires du CRE pourront harmoniser leurs points de vue et élaborer des plans d'actions efficaces à même de combattre les violences faites aux enfants. Les participants ont aussi, à travers une communication, pris connaissance de la Convention relative aux droits de l'enfant, présentée par la SP/CNE. Au cours de son exposé, Mme Kaboré a évoqué les droits de l'enfant. Elle a cité, entre autres, le droit à la vie, à une famille, à la protection de l'intégrité physique sans oublier les droits économiques, sociaux et culturels. Les CNE et les CRE qui découlent de la Convention relative aux droits de l'enfant, selon Mme Kaboré, sont chargés de définir les grandes orientations de développement de l'enfant. A travers les échanges, les participants se sont faits une idée du rôle qu'ils doivent désormais jouer afin de promouvoir les droits des enfants dans la région. ‹‹Vu l'engouement des participants et l'implication du gouverneur dans l'organisation de la session, je suis satisfait››, s'est réjoui le DR, Antoine Kaboré.

 

 

Mady KABRE

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Conseil régional pour l’enfance du Centre-Est Les membres s’approprient le dispositif institutionnel de promotion des droits de l’enfan

Conseil régional pour l’enfance du Centre-Est

Les membres s’approprient le dispositif institutionnel de promotion des droits de l’enfant

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Tenkodogo, -La salle de Conférence du haut-commissariat de Tenkodogo a servi de cadre aux membres statutaires du Conseil régional pour l’enfance (CRE) du Centre-Est, de tenir leur session de l’année 2014, grâce à l’appui financier du Projet Fonds de lutte contre la traite et les autres pires formes de travail des enfants de la Coopération allemande. C’est le haut-commissaire, Albert Zongo, représentant le gouverneur, président statutaire du CRE, qui a présidé les travaux dudit conseil, le mardi 03 février 2015.

La situation des enfants dans le Centre-Est dans les domaines de la santé, de l’éducation de base et de la protection sociale pour une réelle promotion des droits de l’enfant, a été au centre des échanges cours des travaux de cette session de l’année 2014 du Conseil régional pour l’enfance (CRE) du Centre-Est. Les membres statutaires se sont également approprié le dispositif institutionnel de promotion des Droits de l’Enfant défini par le Conseil national pour l’enfance (CNE), et ont eu des connaissances du fonctionnement du Secrétariat permanent du Conseil national pour l’enfance (SP/CNE), suivi des échanges. Créé par décret du 20 février 2014, le CNE est l’organe qui assure les fonctions d’orientation, de concertation et de décision pour la mise en œuvre des stratégies de la survie, de la protection, et de la participation de l’enfant au développement du Burkina Faso.

 Au niveau régional, le CNE se décline en Conseil Régional pour l’Enfant, organe chargé de suivre et de coordonner la mise en œuvre du Cadre d’Orientation Stratégique pour la Promotion de l’Enfant (COSPE) dans la région. Le représentant le gouverneur, président statutaire du cadre de concertation régionale, le haut-commissaire Albert Zongo, a dans son intervention, exhorté les participants à cette session à un débat franc et fructueux à même de trouver les meilleures stratégies possibles pour protéger les enfants contre les risques de compromettre leur avenir. La SP/CNE, Mme Kaboré/Bouda Ursule a précisé dans sa communication, que les Conseils régionaux pour l’enfance sont chargés de suivre et de coordonner la mise en œuvre du COSPE à travers l’adoption de plans régionaux pour l’enfance et faire des bilans annuels de suivi. «En somme, le CRE doit jouer un rôle de veille sur la situation des enfants dans la région, d’interpellation du gouvernement individuellement ou collectivement à travers des propositions concrètes, de suivi évaluation des plans et programmes, de plaidoyer et d’appui à la mobilisation des ressources pour les enfants», a conclu la SP/CNE, Mme Kaboré/Bouda Ursule. Le DRASSN du Centre-Est, Naki Michel Kaboré a dans sa communication, expliqué que de par sa situation géographique et sociologique, le Centre-Est est un lieu privilégié de départ d’enfants, et l’une des principales zones pourvoyeuses d’enfants de la rue pour la ville de Ouagadougou et de bien d’autres villes du pays.

On retient aussi de sa communication, que les pratiques socioculturelles telles le rapt, la litho, le don de fille, le sororat, sont monnaie courante dans la région du Centre Est. Une enquête réalisée en 2008 dans certaines régions dont celle du Centre-Est pour le compte du ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale (MASSN), révèle que l’âge moyen au mariage des filles est de 14 ans en milieu rural et de 16 ans en milieu urbain. Ce mariage précoce chez la petite fille ne manque pas des conséquences sur le plan sanitaire, éducationnel, socio-familial et économique. Le taux de prévalence de l’excision dans la région est de 89,5 % chez les femmes de 15 à 49 ans, témoigne une enquête démographique et de santé réalisée entre mai 2010 et janvier 2011.

 Classant ainsi le Centre-Est comme la première région en matière de prévalence de l’excision chez les filles en âge de procréer. A cet effet, Naki Michel Kaboré a fait savoir que le tribunal de Tenkodogo a condamné neuf personnes à l’emprisonnement de huit à six mois ferme et une personne à quatre mois ferme. Deux complices ont été condamnés à six mois assortis de sursis et 150000 Francs CFA d’amende.Ce tableau noir qui a été présenté aux membres statutaires du CRE, dépeint la situation des enfants en particulier dans le Centre-Est, et commande que des actions fortes soient prises. C’est notamment la création d’une chaine de solidarité au plan local pour la prise en charge des enfants vulnérables et d’un réseau de protection de l’enfance pour une synergie d’action des intervenants, pour un mieux-être de cette frange vulnérable de la population.

Bougnan NAON

                                                                                                                               AIB

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Lutte contre l’exclusion sociale: des malades mentaux à l’honneur

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Solenzo, (AIB) - Le responsable du service de santé mentale du Centre Médical avec Antenne chirurgicale de Solenzo organise un repas communautaire ce mercredi 24 décembre 2014 à l’intention des malades mentaux.

«Faciliter la réinsertion sociale des malades mentaux», tel est le leitmotiv qui a valu l’organisation d’un repas communautaire à Solenzo. En effet, selon monsieur Blaise Zoundi responsable de la santé mentale au CMA, l’initiative prise a pour but de créer un cadre qui réunit les malades, leurs parents et des autorités pour faire passer le message. Et pour cause, il dit «être choqué lors des visites des malades à domicile: certains sont séquestrés, d’autres rejetés or la thérapie n’est pas seulement médicamenteuse, elle est aussi sociale».Pour la réalisation de cette initiative,«j’ai contacté monsieur Moussa Dao pour un soutien et il n’a pas hésité de le manifester». Cette cérémonie a connu la présence du Secrétaire Général de la province représentant monsieur le Haut-Commissaire, du préfet du département de Solenzo, des directeurs et chefs de services. Le clou de cette cérémonie a été sans doute le partage du repas, suivi de la distribution de cadeaux composés de savon et d’effets d’habillement. Notons que tout ce don est offert par le couple Dao, parrain de la dite cérémonie par ailleurs natif de Solenzo. C’est visiblement satisfait que Denis Coulibaly , l’un des bénéficiaires témoigne en ces termes:«notre médecin a décidé d’aider les personnes nécessiteuses, chacun est nécessiteux à sa manière alors c’est la joie. Que celui qui a les moyens puisse aider les autres». Selon M. Zoundi, il y a motif de satisfaction après une telle activité. Aussi, a-t-il lancé un appel aux bonnes volontés pour la pérennisation de cette action.

 

 

Maïmouna TAO

(Collaboratrice)

 

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Lutte contre le travail des enfants dans les champs de coton

Lutte contre le travail des enfants dans les champs de coton

Les pairs éducateurs dressent leur bilan de 2014

    téléchargement (1).jpgFada N’Gourma (AIB) - La Direction Régionale du Travail et de la Sécurité Sociale (DRTSS) de l’Est a organisé un atelier à Fada N’Gourma, le lundi 29 décembre 2014, pour faire le bilan des activités des pairs éducateurs intervenant auprès des cotonculteurs dans la lutte contre le travail des enfants.

 

Pour lutter efficacement contre la traite et les pires formes de travail des enfants dans les champs de coton, la direction régionale du travail et de la sécurité sociale de l’Est a mis en place, avec le soutien technique et financier du Programme Santé sexuelle/Droits Humains (PROSAD), des pairs éducateurs dans les communes de Fada N’Gourma et de Matiacoali. Leur rôle est de sensibiliser leurs pairs cotonculteurs aux règles régissant le travail des enfants. Trois villages sont essentiellement concernés à savoir Natiaboani, Nassougou et Tanwalbougou. Ils sont au nombre de 36 (12 à Natiaboani, 10 à Tawalbougou, 10 à Nassougou, 2 à l’union régionale des producteurs de coton et 2 à l’union provinciale). Depuis 2009 qu’ils sont formés et installés, la direction régionale du travail procède chaque fin d’année à une évaluation de leurs activités pour un bilan annuel et aussi pour prendre connaissance des difficultés rencontrées et l’impact de ces activités menées. L’atelier-bilan de l’année 2014 s’est tenu dans la salle de conférence de la mairie de Fada N’Gourma le lundi 29 décembre. Ce fut aussi l’occasion pour le directeur régional du travail, Pogbi Félix Kiemtoré, de faire aux participants un rappel des textes régissant le travail des enfants.

Des bilans exposés par les différentes cellules, il ressort que plusieurs activités de sensibilisation ont permis de toucher des centaines de personnes. Ces sensibilisations, selon les porte-paroles, ont été menées à des endroits divers tels lors des travaux communautaires, les mariages, les baptêmes et les jours de marché. En termes de difficultés, ils ont surtout souligné l’insuffisance des moyens de travail (engins pour les déplacements, carburant, motivation). Les pairs éducateurs ont aussi suggéré que la direction du travail leur confectionne des badges pour faciliter leurs interventions dans les différentes localités.

Pour le directeur régional du travail et de la sécurité sociale, Pogbi Félix Kiemtoré, les bilans d’activités sont satisfaisants. «Nous nous sommes rendus compte que les pairs éducateurs font leur travail malgré la modestie des moyens. C’est à la limite du volontariat parce qu’il n’y a pas un fonds disponible pour eux. Nous sommes satisfaits car ils ne se sont pas découragés et ont pris des initiatives supplémentaires pour sensibiliser leurs pairs», a-t-il fait savoir. Pour ce qui est des difficultés évoquées, il a confié que «nous reconnaissons tous les difficultés qu’ils ont posées mais nous leur demandons de continuer les efforts pendant que nous poursuivons la recherche d’autres partenaires pour les accompagner davantage».

Le haut-commissaire du Gourma, Aboubacar Traoré, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux a salué l’initiative de la direction régionale du travail et PROSAD, pour son accompagnement. Il a indiqué dans son discours que 41,1% des enfants âgés de 5 à 17 ans au Burkina sont concernés par le phénomène de travail des enfants.

Daniel ZONGO

 

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Prise en charge des personnes âgées : un centre pour s’occuper des papys et mamys à Bobo-Dioulasso

Prise en charge des personnes âgées

 

Un centre pour s’occuper des papys et mamys à Bobo-Dioulasso

 

En séjour à Bobo-Dioulasso le 23 janvier 2014, la ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Nicole Angeline Zan/Yélémou a visité le Centre d’accueil, d’écoute et de soins pour personnes âgées(CAES). Sis au secteur 6 et plus précisément au quartier Kuinima Koura, ce centre spécialisé dans la prise en charge des personnes du troisième âge, accueille près d’une centaine de vieillards par jour.

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Le Centre d’accueil, d’écoute et de soins pour personnes âgées sis au secteur 6 de Bobo-Dioulasso (Kuinima Kura) comprend une infirmerie, un cabinet d’analyse, un dépôt pharmaceutique, une salle de rééducation. Il est spécialisé dans la prise en charge médicale et sociale des personnes âgées. En plus de Kuinima Koura, le CAES possède deux autres centres d’accueil et d’écoute aux secteurs 2 et 24 de la ville de Sya. Le premier a ouvert ses portes en 2001 sous l’initiative de deux expatriés qui avaient constaté le manque de ce genre d’infrastructure à Bobo-Dioulasso. Après quelques années de fonctionnement, il a été confié à un Burkinabé qui a développé des initiatives pour le rendre autonome, et ouvrir les deux autres grâce à des partenaires. En 2014, les trois centres ont reçu 33264 patients, soit 92 malades par jour. Ce sont 40 employés qui, chaque jour, sont aux petits soins pour les personnes âgées de Bobo-Dioulasso et ses environs. La ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale a visité ce centre afin d’encourager leurs promoteurs. Sa coordonnatrice, Lucie Bationo a exprimé sa reconnaissance à Mme la ministre pour l’intérêt qu’elle porte aux personnes du troisième âge. Elle a saisi l’occasion pour soumettre des doléances au chef de département de l’Action sociale et de la Solidarité nationale. Celles-ci portent sur la construction de la clôture du centre de Kuinima Kura, l’équipement des bureaux et une subvention de l’Etat pour faire face aux charges liées au fonctionnement dudit centre. La coordinatrice a également souhaité avoir du personnel soignant et des formations en gériatrie pour mieux s’occuper des malades. Youssouf Traoré, président du comité des sages pour la défense des personnes âgées, une association regroupant les pensionnaires du CAES, a ajouté aux doléances, la dotation en couvertures et en vivres pour les personnes âgées démunies, et la prise en charge médicale des cas sociaux en milieu hospitalier. La ministre de l’Action sociale a, à l’issue de sa visite, promis d’aider dans la mesure du possible le CAES, l’un de rares centres au Burkina Faso consacré uniquement à la santé des personnes âgées.

Adaman DRABO

 

AGENCE D'INFORMATION DU BURKINA

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Croissance démographique : 30 millions de Burkinabè en 2030

Croissance démographique : 30 millions de Burkinabè en 2030
 
Croissance démographique : 30 millions de Burkinabè en 2030
 
La population actuelle du Burkina est d'environ 17 800 000 habitants. Si l'on se réfère au recensement général de 2006, qui fait état d'un taux de croissance démographique de 3,1%, en 2030 le Burkina devrait compter 30 millions d'habitants. Le rapport national 2014, élaboré par la direction générale de l'Economie et de la Planification et qui analyse la situation, a fait l'objet d'un atelier de validation le mardi 10 février 2015 à la direction de la Planification et de la population.


La population burkinabè croît très rapidement, si bien que plus de sa moitié est jeune. Cela signifie qu'il faudra investir suffisamment en matière d'éducation, de santé, de formation professionnelle, d'emplois... Malheureusement, depuis 1994, date de la première enquête sur les conditions de vie des ménages, la pauvreté n'a pas significativement reculé au Burkina malgré les bons taux de croissance économique enregistrée.

Et selon le recensement général de 2006, on a enregistré un taux de croissance démographique de 3,1% alors que le dernier qu'on avait, dix ans avant, faisait état de 2,1%. «Cela montre qu'il y a une accélération très rapide de la population, qui est extrêmement jeune, ce qui pose un certain nombre de défis à relever par le gouvernement si on veut que cette population soit une opportunité pour le pays », a expliqué Fidèle Bama, directeur général de l'Economie et de la Planification au ministère de l'Economie et des Finances.

Pour lui, ces dix dernières années, le Burkina a réalisé un taux de croissance économique important mais, paradoxalement, on constate que la pauvreté recule fort peu. Quand la population d'un pays croît plus vite que ses richesses, il va sans dire qu'il y aura des problèmes à un moment, car les besoins augmentent ; sans compter la répartition des richesses.

La tenue de l'atelier sur le rapport national 2014, élaboré par la direction générale de l'Economie et de la Planification et intitulé «Croissance démographique, opportunités et défis», permettra donc d'éclairer le contexte pour les décideurs et ceux qui souhaitent avoir une juste compréhension de la dynamique de la population au Burkina.

Il permettra également d'amender et de valider le rapport national 2014 sur l'état de la population au Burkina. C'est aussi une occasion d'examiner le projet de rapport, de recueillir et d'intégrer les amendements de fond et de forme et enfin de vérifier la cohérence d'ensemble du rapport avec les orientations issues de l'atelier de cadrage pour le valider.

Ce rapport, subdivisé en cinq chapitres, analyse un peu la situation économique du Burkina, l'évolution de la population, les besoins des jeunes, la structure de la population et fait un certain nombre de recommandations à l'endroit des différents acteurs du développement dont le gouvernement.

Au nombre d'une quarantaine, les participants dont les PTF, les OSC, l'INSD, l'ISSP et l'équipe technique d'élaboration du rapport, passeront en revue les cinq chapitres contenus dans le rapport.

Ils aborderont également le concept de « dividende démographique » qui, selon le directeur des Politiques de population, Kassoum Bikienga, consiste à voir dans quelle mesure on peut transformer la structure de la population pour la rendre capable d'impulser un développement assez soutenu, notamment une croissance économique qui est nécessaire pour réduire la pauvreté au Burkina.

Pour lui, la jeunesse doit être transformée en capital humain avec des investissements devant s'accompagner d'une bonne gouvernance pour impulser une croissance économique durable.

Source : Ebou Mireille Bayala ( l'observateur paalga)

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Boucle du Mouhoun : 7 filles de 10 mois à 4 ans victimes d’excision à Nouna

Boucle du Mouhoun : 7 filles de 10 mois à 4 ans victimes d’excision à Nouna

mardi 10 février 2015

 

Dans la nuit du lundi au mardi 10 février 2015, la gendarmerie de Nouna a mis la main sur des présumés complices d’excision de 7 filles. Il s’agit des parents de ces dernières. L’exciseuse est en cavale après son forfait intervenu le 5 février passé.

 

Boucle du Mouhoun : 7 filles de 10 mois à 4 ans victimes d’excision à Nouna

Que l’humain est têtu ! L’excision fait encore parler d’elle. Malgré, les informations, les sensibilisations autour des inconvénients liés à cette pratique et sur les sanctions encourues en la matière, les pesanteurs sociales restent inflexibles. En effet, 7 fillettes de 10 mois à 4 ans ont été excisées à Nouna le 5 février 2015. Alertée en fin de journée du lundi 10 février, la Direction régionale de l’action sociale en collaboration avec sa direction provinciale de Nouna ont prévenu la gendarmerie de Nouna. Celle-ci serait intervenue sous l’autorisation de sa hiérarchie. La suite, les parents des 7 filles ont été interpelés et auditionnés ce mardi 10 février. L’exciseuse est, quant à elle, en cavale. Les recherches sont en cours, a-t-on appris. A entendre le Directeur régional de l’action sociale de la Boucle du Mouhoun, Younga Salifou, qui a effectué le déplacement à Nouna pour s’enquérir de l’état de santé et la prise en charge des victimes, les fillettes auraient subi une excision de deuxième degré. Elle va au-delà de l’ablation du clitoris. Pour Monsieur Younga, les pratiquants ont rajeuni l’excision afin de réduire le risque de se faire prendre. Toujours selon monsieur Younga Salifou, les parents affirment être informés de l’interdiction de la pratique et sa condamnation. 
Malgré cela, ils auraient déboursé en moyenne par enfant 3000 fcfa. Ainsi le Directeur régional pense que pour enrayer cette pratique à peau d’hippopotame, il faut en finir avec la complaisance notamment bannir les interventions en faveur de tel ou tel pratiquant ou tel ou tel complice. Au lieu d’intervenir après l’acte, il invite les gens à plutôt sensibiliser leurs parents susceptibles de s’adonner à la pratique ou d’en être complice. En rappel, dans la Boucle du Mouhoun, le dernier cas d’excision remonte en 2011 et c’était encore à Nouna.

Ibrahima TRAORE
Lefaso.net

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