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2016.12.20

Abandon du mariage d’enfants et des mutilations génitales féminines : Les communautés de la province du Yagha s’engagent publiquement

Sebba, chef-lieu de la province du Yagha a été le centre d’une déclaration publique d’abandon du mariage d’enfants et des mutilations génitales féminines/excision (MGF/E), le mercredi 14 décembre 2016. Organisée par l’ONG Mwangaza Action à travers son projet Sukaku, cette cérémonie, présidée par le Préfet du département de Sebba, a connu la participation des différentes communautés.

 
Abandon du mariage d’enfants et des mutilations génitales féminines : Les communautés de la province du Yagha s’engagent publiquement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après les provinces de l’Oudalan et du Séno, celle du Yagha dans la région du Sahel a connu sa déclaration publique. Des responsables administratifs, religieux et coutumiers se sont mobilisés pour l’occasion. Les communautés des 30 villages de la province ont effectué le déplacement pour sceller le pacte. Le pacte d’abandon des pratiques aux antipodes des droits de l’enfant et de la déclaration universelle des droits de l’homme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Financé par le Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF), le projet « Construction de consensus social en faveur de l’élimination du mariage d’enfants et de l’excision dans la région du Sahel : Sukaku », a pour objectif de contribuer à la promotion et à la protection des droits de l’enfant. A l’image de Assetou Sow, jeune fille de moins de quinze ans qui a déclamé un poème caricaturant les dangers de cette pratique, le porte-parole des communautés, Hamidou Mahamadou, a condamné ces pratiques. Tout comme l’Imam de la ville de Sebba, Amadou Nouredini, il s’est engagé à lutter pour l’abandon du mariage d’enfants et des MGF/E dans la province du Yagha.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est au nom du bureau de la coordination et de l’ensemble du personnel de l’ONG que Brigitte Yameogo, Chargée de programme pour le projet Sukaku (enfance, en Fulfuldé), a remercié les autorités et les participants à cette cérémonie. Pour elle, plusieurs stratégies sont développées pour atteindre les objectifs du projet. Il s’agit de la mise en place des espaces sûrs pour adolescentes et adolescents, où elles/ils peuvent se réunir périodiquement, échanger et obtenir des soutiens mutuels ou des informations sur diverses thématiques en rapport avec leurs droits.

Il s’agit aussi de faire un plaidoyer à l’endroit des décideurs communautaires (coutumières et religieuses) pour une évolution des normes sociales et pour plus d’actions en faveur de l’abandon du mariage des enfants et des MGF/E. « Le fait de prendre publiquement position est un acte courageux mais aussi responsabilisant », confie la chargée de programme. Parce que dans les villages concernés, la masse critique de personnes atteintes doit travailler afin que l’ensemble de la communauté soit convaincue de cette nécessité d’abandonner le mariage d’enfants et l’excision.

Une baisse de 22,7% en 14 ans

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grâce aux multiples actions conjuguées de sensibilisation entreprises depuis plusieurs années par le gouvernement, le Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision, la société civile, ainsi que les partenaires au développement, la tendance est à la baisse en ce qui concerne l’excision. De 36% en 1996 chez les filles de 0 à 10 ans, la prévalence a baissé et était à 13,3% en 2010 chez les filles de 0 à 14 ans.

Selon le Préfet du département de Sebba, Félix Ouédraogo, représentant le Haut-commissaire, cette baisse est la preuve que le changement est bien possible et réalisable. Et pour venir à bout de ce fléau, il ne faut pas baisser les bras en se contentant de ces résultats. Pour lui, « nous devons maintenir le cap par le renforcement des actions engagées contre les MGF/E, afin de réaliser dans un avenir proche, la tolérance zéro » lance-t-il aux communautés.

Pour ce qui est du mariage des enfants, le taux national est ahurissant. Environ 51,9% des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans. Ce taux au niveau de la région du Sahel est plus élevé avec 87,1%. Que ce soit chez les garçons (16,9%) comme chez les filles (66,7%). Selon une étude commanditée par l’UNICEF en 2015, 20% d’enfants se marient avant l’âge de 15 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De 2011 à 2015, 36 cas ont été signalés auprès des services de l’action sociale de la province du Yagha. Et l’âge des filles variait entre 11 et 16 ans. Pour Félix Ouédraogo, ces chiffres interpellent tout le monde. « Aucun enfant ne devrait être privé de son enfance, de son éducation, de sa santé et de ses aspirations », confie-t-il. Tout en félicitant Mwangaza Action pour son combat, le Préfet a invité les communautés à s’engager franchement.

Cet appel n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. L’Imam de Sebba qui s’est engagé à véhiculer le bon message a procédé à la remise de registres d’enregistrement pour les mariages à ses pairs.

Depuis le 8 décembre 2016 et ce jusqu’au 23, des communautés de 142 villages de la région du Sahel prendront publiquement des résolutions sociales positives. Ces cérémonies de déclaration publique regrouperont les représentants des communautés qui s’engagent, des membres des 4 comités de suivi du projet des 4 provinces, des autorités administratives, des services techniques de la région du Sahel et des fonctionnaires de l’UNICEF entre autres.

Marcus Kouaman
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08:49 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.12.14

Education : L’APEE sensibilise les parents à la prise en charge des enfants souffrant de handicap mental

L’Association des parents et amis d’enfants encéphalopathes (APEE) a organisé ce samedi 10 décembre 2016 une rencontre de sensibilisation des parents d’élèves sur le thème « Promouvoir un climat de tolérance, d’entraide, de compréhension au regard des droits de tout enfant handicapé en général et des enfants déficients intellectuels en particulier » Une séance de sensibilisation qui a réuni de nombreux parents d’élèves et élèves de l’Institut APEE.

 
Education : L’APEE sensibilise les parents à la prise en charge des enfants souffrant de handicap mental

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils étaient nombreux les parents qui ont répondu à l’appel de l’Association des parents et amis d’enfants encéphalopathes (APEE) pour suivre la conférence de sensibilisation organisé à leur intention. S’occupant d’enfants dits « normaux » et d’enfants souffrant d’une déficience intellectuelle, l’APEE promeut l’inclusion dans l’éducation des enfants.

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Mme Yameogo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En raison de leur difficulté d’apprentissage, les enfants souffrant de déficience mentale sont la plupart du temps rejetés par leurs parents, leurs camarades et la société en général. Ils ont ainsi moins de chance d’aller à l’école, mais aussi de s’épanouir en société. A en croire Mme Isabelle Yaméogo, directrice de l’Institut de l’APEE, c’est en vue de permettre aux parents et autres élèves de comprendre que les enfants souffrant de handicap mental ont les mêmes droits que les enfants dits « normaux », que l’APEE a jugé utile d’organiser cette conférence de sensibilisation des parents d’élèves.

Le conférencier Rasmané Diallo est inspecteur de l’enseignement du premier degré en service à la direction de la promotion de l’éducation inclusive des filles et du genre au MENA.

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Diallo Rasmané

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au cours de la conférence, M. Diallo a souligné que plusieurs textes de lois protègent les enfants en situation de handicap. Il a également relevé qu’au Burkina Faso, l’éducation des enfants handicapés est assurée essentiellement par des ONG, que l’Etat appuie.

Puis il est revenu sur le rôle que peut jouer chaque acteur, que ce soit les parents, les élèves et les enseignants pour le bien-être des enfants souffrant de déficience intellectuelle.

Ainsi, en ce qui concerne les élèves, M. Diallo leur demande de s’entraider. Il conseille aux enfants dits « normaux » d’apporter de l’aide à leurs camarades souffrant de déficience afin qu’ils comprennent mieux ce qu’ils apprennent en classe. C’est ce qui est appelé « L’éducation par les pairs ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quant aux parents, il leur rappelle que la déficience mentale n’est pas contagieuse et ne doit pas empêcher un enfant d’aller à l’école. Il leur demande donc de sensibiliser les autres parents à envoyer leurs enfants à l’école. Comme il le souligne « Il faut qu’il y ait un changement de mentalité pour qu’on accepte que le handicap n’est pas une fatalité, ça peut arriver à tout le monde. C’est donc une occasion pour eux d’aller expliquer aux autres parents d’accepter que ces enfants soient traités comme les autres. »

Aux enseignants, le conférencier leur demande de la tolérance, de la flexibilité et de la compréhension à l‘égard des enfants déficients mentaux et l’acceptation de leur handicap afin de les mettre sur le même pied que les autres.

La directrice de l’APEE quant à elle rappelé « Que tant que le milieu dans lequel vit l’enfant déficient mental ne va pas l’accepter dans sa différence, la prise en charge est vouée à l’échec. » Il convient donc que l’entourage de l’enfant déficient mental soit tolérant à son égard et l’accompagne au quotidien, sans pour autant être « trop protecteur ».

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Mme Zagré

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour Mme Oumou Zagré, chef de la circonscription de l’éducation de base de Ouaga 7, présente à la conférence de sensibilisation « C’est une bonne initiative de la part de l’APEE. L’éducation des enfants de façon générale est l’affaire de tout le monde, en particulier l’éducation des enfants en situation de handicap. Pour que ceux-ci puissent s’insérer dans la vie sociale, il faut qu’ils vivent dans un environnement où on les comprend, où les aide et où on les accompagne. »

En rappel l’APEE a été créé en 1988. L’Institut (école) de l’APEE a quant à lui été ouvert en 1991 avec une quinzaine d’enfants souffrant de déficience mentale. A ce jour l’Institut compte 503 élèves dont 172 enfants ayant un handicap mental.

La conférence de sensibilisation a aussi été l’occasion pour la directrice de remercier la Fondation Liliane et l’Etat qui apportent un soutien à l’APEE.

Justine Bonkoungou (Satgiaire)
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10:52 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Violences basées sur le Genre : Le Programme alimentaire mondial mène la lutte

Lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles. Telle est la mission que s’est assignée le Programme alimentaire mondial (PAM)-Burkina Faso. Pour marquer cette lutte, il a organisé du 25 novembre au 9 décembre 2016, une campagne dénommé « 16 Jours d’activisme contre les violences basées sur le genre ».

       
Violences basées sur le Genre : Le Programme alimentaire mondial mène la lutte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’instar des autres bureaux pays, PAM-Burkina entend associer sa voix à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. En réunissant les partenaires et le personnel de Ouagadougou et des sous-bureaux de Fada et de Dori pour cette activité, il s’agissait d’attirer l’attention des uns et des autres sur la nécessité de défendre les droits des femmes. « Organisez le monde, levez des fonds pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles », tel est le thème retenu pour la célébration des 16 jours d’activisme organisé dans le cadre de la campagne UNITE du secrétaire général des Nations Unies pour mettre fin à la violence à l’égard de l’autre moitié du ciel.

Une situation criarde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La situation de la violation des droits des femmes et des filles dans le monde est préoccupante. Une femme sur deux est victime de violence au cours de sa vie. Une fille mineure est mariée de force toutes les deux secondes. Plus grave, 5000 femmes sont victimes de crimes d’horreur dans le monde chaque année. 1,36 millions de femmes et de filles sont victimes d’exploitation sexuelle et de plus de 125 millions vivent avec les séquelles de mutilations génitales. Pour le PAM, l’élimination de ces violences est plus qu’un impératif et a besoin du concours de tous. « Certes ce combat ne date pas d’aujourd’hui mais face à cette violence, il n’y a pas d’autre réponse que la mobilisation générale. J’ose espérer que cette mobilisation va se concrétiser davantage dans les jours et les années à venir », a souhaité Aurore Rusiga, directrice adjointe de PAM-Burkina.

Des activités pendant 16 jours

La célébration de cette année a concerné beaucoup plus le personnel et les partenaires de PAM-Burkina. « Ces 16 jours ont été un moment de réflexion pour tout un chacun afin d’apporter à travers nos projets notre contribution à la lutte contre ces violences. A titre d’exemple, je citerai les femmes du Sahel qui ont atteint un niveau d’autonomie qui leur permet de subvenir aux besoins de leurs familles et retrouver leur dignité », a-t-elle ajouté. Des concours et des activités de sensibilisation ont été menées à Ouagadougou, Fada N’gourma et Dori auprès de partenaires techniques et financiers mais aussi des élèves et petits producteurs participant aux projets mis en œuvre par le PAM. 

Les partenaires s’engagent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présents à la clôture de la campagne, les représentants de certains partenaires ont eu des mots gentils à l’endroit de PAM. « J’ai une appréciation positive de la cérémonie. J’en profite pour féliciter le PAM qui donne ainsi un exemple à tout le système des Nations unies au Burkina afin qu’on puisse aller de l’avant dans la lutte contre les violences basées sur le genre. J’ai été vraiment édifié et cela nous donne encore du punch pour nous qui sommes impliqués dans le cadre de concertation genre de faire un peu plus au profit des femmes, de nos enfants », a indiqué Souleymane Zan, représentant l’Organisation mondiale de la Santé.

Pour les années à venir, PAM-Burkina souhaite avoir le soutien de ses partenaires pour un plus grand impact de l’activité. « Comme perspective, nous voulons faire la campagne et planifier. Car une vision sans plan d’actions restera un rêve. Nous voulons pour cela avoir tous les partenaires avec nous pour planifier la lutte », a ajouté Aurore Rusiga. Cet appel est déjà entendu par le Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation qui s’engage à appuyer le PAM. « Nous souhaitons donc que l’initiative puisse être appuyée. En ce qui nous concerne, nous du MENA, le PAM peut être rassuré, il aura notre soutien et notre appui », a rassuré Roger Ilboudo, directeur de l’allocation des moyens spécifiques aux structures éducatives (DAMSE).

Jacques Théodore Balima
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10:47 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.12.06

Haute cour de justice : Les membres renforcent leurs capacités, en attendant l’ouverture des procès

Les membres de la Haute cour de justice renforcent leurs capacités sur le fonctionnement des organes de leur institution. Ainsi, les 1er et 02 décembre 2016, un atelier de formation organisé à cet effet a permis aux juges parlementaires et aux magistrats membres de ladite cour de s’approprier ou se rappeler quelques principes autour des procédures. Ce, avant l’ouverture des procès très attendus sur les crimes économiques et de sang dont l’ancien président Blaise Compaoré et des membres de son dernier gouvernement sont accusés.

 
Haute cour de justice : Les membres renforcent leurs capacités, en attendant l’ouverture des procès

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les membres de la Haute cour de justice veulent être à la hauteur des attentes du peuple. Et, de ce fait, ils s’y préparent activement, à la veille de l’ouverture des procès sur les crimes économiques et les crimes de sang dont les membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré sont accusés. « La Haute cour de justice est très attendue.

C’est pourquoi, par rapport à l’état d’évolution de dossiers, par rapport à l’état de maturation des dossiers sur lesquels le procureur général, le parquet s’est prononcé, nous nous préparons. Nous préparons les juges, surtout les juges parlementaires à pouvoir s’approprier d’un certain nombre de principes », a précisé d’entrée le président de la Haute cour de justice, Mathieu B. Ouédraogo.

Pour être à la hauteur de ces attentes, les membres de cette institution judiciaire hautement politique ont voulu mieux s’imprégner des principes, procédures et rôles des différents organes. Toute chose qui devrait leur permettre de dire le droit dans toute sa rigueur, « sans pression ni économique, ni politique, ni de qui que ce soit, au nom du peuple pour la paix sociale, pour la cohésion sociale », comme annoncé lors de la prestation de serment des membres de cette juridiction. Car, reconnait Mathieu Ouédraogo, « la soif de justice a été l’une des revendications majeures » ayant conduit à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 qui a fait une trentaine de morts. « Nous ne devons pas tergiverser sur cette question », a-t-il martelé.

La chambre de jugement attend toujours d’être saisie

Au cours de cet atelier de formation, les membres de la haute cour de justice ont passé en revue le rôle du parquet, le rôle de la commission d’instruction, et le rôle de la chambre de jugement. Faut-il le rappeler, la Haute cour de justice est composée de ces trois organes sus-cités. Cette juridiction est composée de neuf juges dont six députés et trois magistrats. Et, elle sera appelée, dans les prochains jours, à ouvrir des procès sur les crimes économiques, sur les crimes de sang que notre pays a connus ces dernières années et qui impliquent d’anciens ministres ou l’ancien chef d’Etat Blaise Compaoré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« C’est un procès qui est attendu parce que nous ne pouvons pas enjamber les cadavres de nos fils et de nos filles pour parler de développement de ce pays, pour parler de cohésion sociale. Il faut faire la lumière sur ces actes. Ceux qui ont tiré sur nos fils et nos filles, ceux qui ont donné l’ordre de tirer sur eux doivent répondre devant l’histoire », a lancé le président, Mathieu B. Ouédraogo.

Depuis un an, on assiste à des auditions, des incarcérations et des libérations provisoires d’anciens ministres. Au point que l’opinion publique se demande à quand la tenue de procès pour juger effectivement les ministres mis en accusations par le Conseil national de la transition, le parlement de la transition. Le procureur général, au cours d’une rencontre avec la presse avait annoncé ces procès avant la fin de l’année 2016. Mais, jusque-là, la chambre de jugement dit ne pas savoir la date précise puisque n’étant pas encore saisie.

« Nous, en tant que chambre de jugement, nous ne pouvons pas donner de date précise encore avant d’être saisi, il faut que nous soyons saisis. C’est des organes qui travaillent dans une certaine autonomie au niveau de la commission des juges comme au niveau du parquet. Nous ne sommes pas dans un attentisme, mais nous sommes dans l’attente comme vous », a expliqué Mathieu Ouédraogo.
Mais, sur les libertés provisoires, le président Ouédraogo s’est refusé à tout commentaire, estimant qu’il « n’appartient pas à la chambre de jugement de faire des commentaires sur les actes posés par la commission d’instruction ou par le parquet ».

Moussa Diallo
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2 milliards de F CFA de l’OIM pour freiner l’émigration au Burkina

2 milliards de F CFA de l’OIM pour freiner l’émigration au Burkina
© DR / Autre Presse
 
2 milliards de F CFA de l’OIM pour freiner l’émigration au Burkina
 
L’Organisation internationale pour la migration (OIM) vient d’octroyer un financement de 2 milliards de F CFA en vue de lutter contre l’émigration au Burkina, a appris APA samedi, auprès du ministère des affaires étrangères.

Cet appui obtenu par le biais de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), vise à financer le Projet de renforcement de l’employabilité et de l’entreprenariat des jeunes pour réduire les risques de migration irrégulière dans la région du Centre-Est : Burkina Faso (JEM-Centre-Est)».

L’objectif de l’OIM, est de réduire le taux de migration irrégulière au Burkina Faso.
Ledit projet va concerner 750 jeunes dont 40 % de femmes sur une période de trois ans.
Le choix de la région du Centre-Est pour abriter le projet s’explique par le fait qu’elle a un taux élevé d’émigration, selon les statistiques.
79 % des migrants de retour volontaire de la Libye, en fin décembre 2015, sont originaires de cette région.
Aussi, le projet devrait favoriser la formation professionnelle, la création d’emploi et l’accompagnement des jeunes de la région du Centre-Est, y compris les couches vulnérables comme les femmes et les personnes vivant avec un handicap.
TT/of/APA

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2016.12.04

L'OIM soutient les jeunes Burkinabè contre les risques de migration

 
Jean-Claude Bouda - Ministre de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle
© DR / Autre Presse
 
Jean-Claude Bouda - Ministre de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle
 
L'Organisation internationale pour la migration (OIM) en collaboration avec l'Italie et la Belgique a financé un programme de plus de 2 milliards de FCFA dans le cadre du renforcement de l'employabilité dans la région du centre-est du Burkina Faso, en vue de réduire les risques de migrations.

Selon le ministère burkinabè en charge de la jeunesse et de la formation professionnelle, près de 750 jeunes bénéficieront de ce programme intitulé "Projet de renforcement de l'employabilité et de l'entreprenariat des jeunes pour réduire les risques de migrations dans la région du centre-est", où le taux de migration est particulièrement dense.

Concrètement, il s'agira de former près de 750 jeunes (dont 4% de femmes) en entreprenariat. Par la suite, leurs projets de création de petites entreprises seront financés à hauteur de 2 millions par bénéficiaire, a expliqué le ministère dans une note d'information.

Au Burkina Faso où 40% des 18 millions d'habitants vivent en-dessous du seuil de la pauvreté, 10% de la population la plus riche détient environ un tiers (30%) de la richesse nationale, avait déploré, en juin dernier, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba.

Aussi de "fortes disparités" subsistent entre les centres urbains et les zones rurales dans lesquelles vivent environ 72% de la population burkinabè contre 61% au niveau de l'UEMOA et 63% en Afrique.

Dans ce pays sahélien d'Afrique de l'Ouest, les conditions de vie précaires dans les zones rurales et les fortes inégalités avec les centres urbains se traduisent par une migration des campagnes et villages vers les principales villes.

17:19 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Burkina: forte baisse du taux de prévalence au VIH/Sida

 

 
Burkina: forte baisse du taux de prévalence au VIH/Sida
© DR / Autre Presse
 
Burkina: forte baisse du taux de prévalence au VIH/Sida
 
Ouagadougou - Le taux de prévalence au Sida au Burkina Faso, en l’espace de 30 ans (entre 1986 et 2016), est passé de 7% à 0,90%, a-t-on appris à l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre le Sida, commémorée ce jeudi.


Malgré cette baisse considérable du taux de prévalence, les acteurs comptent maintenir le cap de la lutte à travers, entre autres, la sensibilisation et la mise à disponibilité des Antirétroviraux (ARV).

Pour le président du conseil d’administration du Réseau africain jeunesse, santé et développement au Burkina Faso (RAJS/BF), Bagnomboé Bakiono, l’actuel taux de prévalence est toujours inquiétant.

«Si on prend le taux de prévalence national qui est de 0,9% et qu’on le rapporte aux 18 millions de Burkinabè, on se rend compte que c’est un nombre considérable de gens qui sont encore concernés encore par le VIH», a-t-il déclaré dans un journal de la place.

Au Burkina Faso, le premier cas du Sida a été détecté en 1986 et cela fait donc 30 ans que les acteurs mènent le combat. La lutte est menée par plusieurs acteurs sous la coordination du Conseil national de lutte contre le sida et les IST (CNLS-IST).

Chaque 1er décembre est célébré la journée mondiale de la lutte contre le Sida.

Cette année, la journée est commémorée au Burkina Faso sous le thème: «30 ans de Sida au Burkina Faso : enseignements et perspectives».

Le point focal de la commémoration est à Nouna, localité de la région de la Boucle du Mouhoun, située à plus de 300 km, au nord-ouest de Ouagadougou.

ALK/cat/APA

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Fada N’Gourma a célébré la 29è journée mondiale de lutte contre le SIDA

A l’instar de la communauté internationale, la Région de l’Est du Burkina a célébré la 29e journée mondiale de lutte contre le sida (JMS)2016. C’était ce jeudi 1er décembre 2016 à la place de martyrs de Fada N’Gourma, chef lieu de la région.

 
Fada N’Gourma a célébré la 29è journée mondiale de lutte contre le SIDA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce jeudi 1e décembre 2016, a été commémorée la 29e journée mondiale de lutte contre le sida 2016. Le thème de cette 30è année de lutte : “Agir pour mettre fin au sida, accroître les services de conseil, de dépistage et l’accès au traitement des antirétroviroaux (ARV).

Le colonel Ousmane Traoré Gouverneur de la région de l’Est, d’autres autorités administratives, notamment Dr salif sankara Directeur régional de la santé de l’Est, le représentant régional du Comité national de lutte contre le SIDA pour a région de l’Est, des coutumiers, des élèves agents de santé, des élèves maitres, de acteurs de la société civile, le representant des personnes infectées et affectées Albert Nassouri, ils étaient nombreux à cette cérémonie de commémoration.

Cette cérémonie de célébration commémorative a été marquée par des discours, des visites de stands d’expositions, le dépistage volontaire et anonyme et de l’animation musicale sur toute la journée. Le gouverneur a, dans son discours, demandé “une minute de silence pour la memoire des personnes disparues du fait de cette pandemie et a rappelé que la célébration de cette année se déroule avec un espoir renouvelé, grâce à l’action resolue des militants, aux efforts inlassables des professionnels de la santé, aux prises de position fermes des défenseurs des droits de l’homme et le courage des personnes touchées et de leurs familles qui ont tous uni leurs forces pour mieux combattre la maladie”.

Déjà au Burkina Faso et particulièrement dans la région du Nord, l’on peut se rejouir des résultats significatifs atteints, foi des autorités régionales. Il convient en effet de relever la baisse considérable de la prévalence du VIH qui était selon les chiffres de la sérosurveillance de 2014 à 0,4%, contre 0,7% en 2011 ; le renforcement du traitement par les ARV qui a atteint en 2014 le chiffre de 607 personnes sur une file active de 1655 personnes, l’extension du programme de prevention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant à toutes les formations sanitaires de la région depuis l’année 2010, et l’élévation du taux d’adhésion des femmes à ce programme qui est passé de 68,94% en 2012 à 82,6% en 2015.

Soumaila Sana, Fada
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2016.11.30

Semaine nationale de la citoyenneté : Consolider la paix sociale par la promotion du civisme

La 13e édition de la Semaine nationale de la citoyenneté (SENAC) a été lancée officiellement par le Président du Faso, Roch Kaboré, ce mardi 29 novembre 2016, à Ouagadougou. Ce cadre de promotion du civisme et de la citoyenneté, organisé par le ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique (MJDHPC), se tient du 28 novembre au 3 décembre 2016.

 
Semaine nationale de la citoyenneté : Consolider la paix sociale par la promotion du civisme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le contexte burkinabè marqué par une montée vertigineuse de l’incivisme dans les établissements, dans la circulation, l’édition 2016 de la SENAC, ne pouvait mieux choisir que le thème : « Civisme et cohésion sociale au Burkina Faso : enjeux, défis et perspectives pour une meilleure préservation de la paix sociale ». Réfléchir sur un tel thème contribuera sans doute à l’atteinte de la vision du Burkina Faso à l’horizon 2022 en matière de droits humains et de civisme qui est celle de la consolidation de l’Etat de droit. Cela pour une meilleure effectivité des droits humains au service de la paix.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans son allocution, le Secrétaire général du ministère en charge des Droits humains et de la promotion civique, Paulin Bambara, président du comité d’organisation, a rappelé que la SENAC se tient annuellement depuis 2004. Pour lui, même si des acquis ont été engrangés pendant ces douze ans, il n’en demeure pas moins que l’actualité nationale invite à faire de la culture de la citoyenneté responsable un travail au quotidien.

Comme pour illustrer ses propos, il cite en exemple la multiplication des actes d’incivisme dans la circulation routière et dans les établissements secondaires. Ainsi que la défiance de l’autorité de l’Etat qui interpellent. « Ces actes d’incivisme qui heurtent notre sensibilité sont aux antipodes des valeurs qui fondent notre société et traduisent la fragilité de la paix sociale », laisse-t-il entendre.

Changer de mentalité et de comportement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour le Président du Faso, Roch Kaboré, la problématique de l’approbation de la Citoyenneté dans son approche la plus complète tient une place de choix au Burkina, de toutes les urgences légitimes auxquelles, l’on fait face. « L’actualité nationale reste marquée depuis quelques années par une recrudescence et une persistance des actes d’incivisme se manifestant par les violences de tous ordres dans tous les segments de la société », confie-t-il. Pour lui, la défiance de l’Etat, le développement de la justice privée, ainsi que les revendications sociales de plus en plus pressantes et violentes, sont de malheureux cas qui sont légion et ne cessent de prendre de l’ampleur.

L’occasion était bonne pour le Président du Faso de rappeler que les travaux du forum national sur le civisme des 30 et 31 mai 2013, avaient permis de faire un diagnostic assez global des causes de l’incivisme dans les différents domaines. Il s’agit en partie de l’impunité et de la corruption, du sentiment d’injustice sociale, du manque de rigueur dans l’application effective des textes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par ailleurs, le Chef de l’Etat a invité les uns et les autres à s’investir pleinement dans la construction du Burkina, un devoir citoyen. Pour y parvenir, selon lui, il n’y a pas mille autres manières que de traduire dans les faits et gestes quotidiens les valeurs cardinales du civisme et de la citoyenneté. Cela sans doute impose un changement de mentalité, de comportement pour devenir des citoyens intègres et responsables au grand bonheur de la nation tout entière.

Placée sous le parrainage du ministre d’Etat, ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure Simon Compaoré, cette 13e édition a débuté dans la soirée du 28 novembre 2016 par un cross populaire. Jusqu’au 3 décembre, plusieurs activités de sensibilisation et d’interpellation auront lieu sur l’ensemble du territoire national.

Marcus Kouaman
Lefaso.net

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2016.11.29

La sexualité des personnes âgées, stop aux préjugés

Nombreuses sont les idées reçues à propos de la vie intime des personnes âgées. Dans l’imaginaire collectif, une personne qui vieillit n’est plus désirable, n’a plus de désir.  Pourtant les anciens ont besoin de tendresse, ils ont des besoins émotionnels et physiologiques. Nier cela peut relever d’une mauvaise foi. Aimer, ça permet de se sentir vivant. Les seniors de 60 ans et plus ans peuvent mourir de ne pas être aimés.

Les personnes âgées ont besoin de tendresse et d'affections. Elles ont des besoins émotionnels et physiologiques. Il faut respecter leur intimité
Les personnes âgées ont besoin de tendresse et d’affections. Elles ont des besoins émotionnels et physiologiques. Il faut respecter leur intimité

Malgré l’omniprésence de la sexualité dans notre société, la vie sexuelle des personnes âgées reste un sujet profondément tabou qui continue à susciter déni, malaise et sourires moqueurs. Les corps ridés et la sexualité des personnes âgées ne sont pas des sujets souvent abordés par les médias, comme si le désir était le seul privilège des jeunes.

Bien sûr, on parle de la sexualité des aînés mais uniquement des «jeunes vieux», de ceux qui conservent santé, apparence physique jeune et pouvoir économique. Comme si ceux moins actifs et autonomes, ceux dont les corps ne correspondent plus aux standards de beauté prédominants, les «vrais vieux», ne pouvaient être considérés comme des êtres sexués, des êtres de désir.

Pourquoi un tel clivage entre sexualité et vieillesse? Parce que nous vivons dans une société où la vieillesse, assimilée à la faiblesse, est fortement dévalorisée. Les aînés sont perçus comme des êtres fragiles, malades, passifs, laids, non désirables, quand la sexualité tend à être associée aux notions de santé, de performance, de passion, de beauté et d’attractivité.

De plus, l’activité sexuelle est conçue comme une prérogative des adultes en pleine possession de leurs moyens économiques et physiques et est déniée aux individus considérés comme dépendants, telles que les personnes handicapées ou les personnes âgées. Dans le cas des aînés, tout se passe comme si la perte d’autonomie physique leur ôtait soudainement le statut d’adulte à part entière, les privant du même coup du droit à la sexualité.

Une personne âgée...Nos anciens peuvent mourir de ne pas être aimés
Une personne âgée…Nos anciens peuvent mourir de ne pas être aimés

Pourtant, nos personnes âgées ont des désirs sexuels et certains d’entre eux continuent à avoir des activités sexuelles.

Bien que totalement infondé, le mythe de l’asexualité des aînés a la vie dure et n’est pas sans conséquence. Intériorisé par les personnes âgées elles-mêmes, ce mythe peut être source de culpabilité et de honte pour celles qui conservent un intérêt pour la sexualité. Il peut aussi dissuader les aînés de faire part de leurs préoccupations relatives à la santé sexuelle, par peur d’être jugés négativement ou perçus comme anormaux.

Il n’y a pas de doute, les préjugés sur l’asexualité des aînés subsistent au sein de la population générale. Il est donc urgent de la sensibiliser sur la sexualité des personnes âgées. L’objectif étant de déconstruire le mythe de l’asexualité des aînés pour normaliser le maintien d’un intérêt pour la sexualité et de la vie sexuelle à tout âge.

L’appétence sexuelle et les capacités de réaction sexuelle diminuent certes avec l’âge mais, les capacités d’excitation et orgasmiques sont en principe conservées. À partir de 60 ans et plus, il y a une réduction significative des contacts sexuels. Mais les activités sexuelles, les envies et les fantasmes érotiques perdurent jusqu’à un âge avancé. En fait, c’est leur intensité, leur contenu et leur forme qui se modifient. Ainsi, chez la majorité des hommes et des femmes âgées, l’intérêt sexuel est plus important que l’activité sexuelle en tant que telle.

Les mentalités doivent changer car si les personnes âgées sont perçues comme asexuées, il va sans dire que toute manifestation de désir ou toute forme d’expression sexuelle risque d’être jugée comme anormale, déplacée, choquante voire pathologique. À l’inverse, considérer que la poursuite d’une vie sexuelle constitue la règle, et non l’exception, paraît propice à l’adoption d’attitudes beaucoup plus respectueuses de la part des populations face aux besoins et aux comportements sexuels des anciens.

Il est donc nécessaire de changer le regard porté sur les personnes âgées et de les considérer comme des adultes à part entière, dont il importe de respecter le droit à l’intimité.

Théophile MONE

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