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2017.10.10

Reclassement/ Réinsertion sociale selon les règles minima de traitement des détenus (RMT)

                          Reclassement/ Réinsertion  sociale  du détenu selon les RMT

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  1. 1) Le régime de l'établissement doit chercher à réduire les différences qui peuvent exister entre la vie en prison et la vie libre dans la mesure où ces différences tendent à établir le sens de la responsabilité du détenu ou le respect de la dignité de sa personne.

  2) Avant la fin de l'exécution d'une peine ou mesure, il est désirable que les mesures nécessaires soient prises pour assurer au détenu un retour progressif à la vie dans la société. Ce but pourra être atteint, selon les cas, par un régime préparatoire à la libération, organisé dans l'établissement même ou dans un autre établissement approprié, ou par une libération à l'épreuve sous un contrôle qui ne doit pas être confié à la police, mais qui comportera une assistance sociale efficace.

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  1. Le traitement ne doit pas mettre l'accent sur l'exclusion des détenus de la société, mais au contraire sur le fait qu'ils continuent à en faire partie. A cette fin, il faut recourir, dans la mesure du possible, à la coopération d'organismes de la communauté pour aider le personnel de l'établissement dans sa tâche de reclassement des détenus. Des assistants sociaux collaborant avec chaque établissement doivent avoir pour mission de maintenir et d'améliorer les relations du détenu avec sa famille et avec les organismes sociaux qui peuvent lui être utiles. Des démarches doivent être faites en vue de sauvegarder, dans toute la mesure compatible avec la loi et la peine à subir, les droits relatifs aux intérêts civils, le bénéfice des droits de la sécurité sociale et d'autres avantages sociaux des détenus.
  2. Le devoir de la société ne cesse pas à la libération d'un détenu. Il faudrait donc disposer d'organismes gouvernementaux ou privés capables d'apporter au détenu libéré une aide post pénitentiaire efficace, tendant à diminuer les préjugés à son égard et lui permettant de se reclasser dans la communauté.

 

2017.10.09

Tabagisme : La cigarette électronique pourrait éviter la mort de millions de fumeurs

Tabagisme : La cigarette électronique pourrait éviter la mort de millions de fumeurs

Selon de récentes études menées aux Etats Unis, le taux de décès liés au tabagisme pourrait être réduit avec la cigarette électronique.

Tabagisme : La cigarette électronique pourrait éviter la mort de millions de fumeurs

   La cigarette électronique ou e- cigarette, parfois appelée vapoteuse ou vaporisateur, est un dispositif électromécanique ou électronique générant un aérosol destiné à être inhalé. Elle produit une « vapeur » ou « fumée artificielle » ressemblant visuellement à la fumée produite par la combustion du tabac. Cette vapeur peut être aromatisée : arôme de tabac blond, brun, de fruits, de bonbons… et contenir ou non de la nicotine. 
À la différence de la fumée produite par une cigarette traditionnelle, cette vapeur n’a pas l’odeur du tabac brulé et, selon les premières études scientifiques, contient des quantités beaucoup plus faibles de particules et substances cancérigènes ou toxiques que la cigarette. Elle est parfois présentée comme une alternative moins nocive au tabac ou comme un substitut pour le sevrage tabagique.

Selon une étude publiée le mardi 03 Octobre 2017 dans la revue Tobacco Control, le passage généralisé des fumeurs du tabac à la cigarette électronique pourrait permettre de réduire d’un quart les morts liées au tabagisme aux Etats-Unis d’ici 2100, soit 6,6 millions de décès évités.

Cependant, les auteurs de l’étude publiée ont émis deux hypothèses.
Dans la première hypothèse plus optimiste, ils estiment que les risques liés aux cigarettes électroniques représentaient 5% de ceux du tabac, et que seule une minorité de gens continuerait à fumer de manière “traditionnelle” d’ici 2026. Ainsi, 6,6 millions de morts pourraient être évitées d’ici 2100 aux Etats-Unis. Cela représente un quart des morts prévisibles (26,1 millions) si la situation reste telle qu’elle est aujourd’hui, où chez les Américains, 19,3% des hommes et 14,1% des femmes fument.

Dans la seconde hypothèse plus pessimiste, les auteurs estiment que les risques liés aux cigarettes électroniques représentaient 40% de ceux du tabac. Dans ce cas, seulement 1,6 million de vies seraient épargnées d’ici 2100.
Mais, l’usage de la cigarette électronique divise scientifiques et spécialistes de la lutte contre le tabagisme.

Ses détracteurs craignent que son image plus sûre attire une nouvelle génération de fumeurs et qu’elle soit une porte d’entrée au tabac.

Ses défenseurs estiment au contraire que quels que soient les risques qu’elle présente via l’inhalation de vapeurs de liquides contenant de la nicotine, elle reste infiniment moins nocive que le tabac.

La cigarette électronique fait de plus en plus d’adeptes : on estime son nombre d’utilisateurs en Europe à sept millions.

Cependant, quelle que soit sa forme, la cigarette tue et est nocive pour la santé. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le tabac tue plus de la moitié de ses consommateurs, soit sept millions de personnes par an dans le monde (dont près d’un million exposés au tabagisme passif).

Haoua Touré 
Lefaso.net