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2016.12.22

Mariage: de l’idylle aux deals incroyables

Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Les épilogues de contes de fées ont inspiré les rêves de beaucoup de petites filles qui, en devenant adultes, continuent à imaginer l’arrivée du beau prince charmant sur son magnifique cheval blanc. Or, dans la vie, la vraie, les lendemains de noces ne sont pas aussi magiques. Au cours de la cohabitation, les conjoints se découvrent. L’un ou l’autre est déçu, parfois choqué en se retrouvant face à quelqu’un d’autre.

Bien se préparer avant de se marier évite les surprises désagréables
Bien se préparer avant de se marier évite les surprises désagréables, comme le divorce prématuré

Ces malheureuses surprises ne sont pas l’apanage des couples issus de mariages arrangés. Elles touchent également les mariages dits libres. Souvent, au hasard des rencontres, biens de jeunes, hommes et femmes s’expriment mutuellement leur affection. Mais après quelques mois, ils pensent qu’ils se connaissent assez, se découvrent des affinités et font la promesse de s’aimer pour la vie. Parce que se marier à Ouagadougou est devenu une sorte de défi à relever chez les jeunes, surtout les filles. Elles ne voient que le clinquant de la cérémonie nuptiale où elles seront à l’honneur sans se préparer à vivre le mariage pour le meilleur et pour le pire. Dans ces conditions, fréquemment, pendant les fiançailles, la passion les empêche les jeunes amoureux d’évoquer l’essentiel et de se projeter longuement dans l’avenir. Se montrant sous leur meilleur profil, ils font attention à tout, à leur image, à leur discours. En somme, ils tiennent avant tout à ne pas décevoir leur futur conjoint. Mais les divorces sont aussi le résultat de masques qui tombent. L’être humain est capable de dissimuler son véritable caractère sous une vitrine. Mais pas indéfiniment. Après le mariage, le naturel revient au galop. On se laisse aller. On se découvre. On montre le vrai visage.

Les mauvaises surprises arrivent même aux couples les plus heureux parce que pendant les fiançailles, les futurs mariés ne prennent pas le temps de se connaître, de se dire les vrais choses, de se comprendre. Parce qu’ils mettent les valeurs superficielles au dessus des valeurs fondamentales ou ne sont pas francs et/ou honnêtes l’un envers l’autre.

Oui, des fiancés très tolérants deviennent des maris très jaloux, interdisant à leurs épouses d’aller travailler ou de mettre le nez à la fenêtre. Il y a des concessions que les femmes peuvent faire et d’autres graves qu’elles refusent. Advienne que pourra.

De même, des fiancées dociles et respectables deviennent en quelques mois très autoritaires et très exigeantes. Elles refusent de se remettre en cause, veulent Tout et Tout de suite (maison, voiture, …). Tout devient une affaire d’argent et non d’amour.

Le problème est que même sachant les travers de son futur partenaire chacun des amoureux pense souvent qu’il ou elle pourra, avec le temps, les changer. Illusion.

Afin d’éviter ces deals, les jeunes devraient prendre le temps de mieux connaître la personne avec qui ils vont se marier. Il est également conseillé de convenir de l’essentiel avant le mariage- bien communs ou séparés, monogamie ou polygamie, possibilité de travailler pour la femme ou pas…, de préférence en présence des témoins et de quelques membres de la famille. Cela a l’avantage d’éviter au couple plus tard les querelles inutiles.

Enfin, les filles devraient de plus en plus éviter l’influence de certains parents qui consiste à prendre en mariage un homme parce qu’il a beaucoup d’argent. Sans amour, un mariage, quelle que soit sa popularité est un divorce programmé. Or, malheureusement, la plupart des procédures de conciliation lors des demandes de divorce n’aboutissent pas. D’où la nécessité de bien se préparer avant de se marier. A bon entendeur, salut.

Théophile MONE

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Soutien à la paix durable et la résilience pour les enfants et les femmes dans le sahel : La Coopération Autrichienne pour le Développement et l’UNICEF signent un accord de subvention

Ouagadougou, 16 décembre 2016 - La Coopération autrichienne pour le Développement au Burkina Faso et l’UNICEF ont signé le 14 décembre 2016 à Ouagadougou un accord de subvention de l’ordre de 1.190.160 USD, soit environ un peu plus de 733 000 000 FCFA pour le projet « Soutien à la région du Sahel pour une paix durable et la résilience pour les enfants et les femmes ». Cette initiative s’adresse aux enfants réfugiés maliens de moins de 18 ans et ceux qui sont dans les communautés hôtes ainsi que les filles et les garçons de 40 écoles primaires et secondaires de la région du Sahel pour des interventions sur l’accès à l’eau, hygiène et l’assainissement.

 
Soutien à la paix durable et la résilience pour les enfants et les femmes dans le sahel : La Coopération Autrichienne pour le Développement et l’UNICEF signent  un accord de  subvention

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La subvention de la Coopération Autrichienne pour le Développement contribuera de manière spécifique à l’amélioration de la qualité de l’éducation, à la protection des enfants réfugiés maliens dans les camps de Mentao et de Goudébou et ceux des communautés hôtes. Elle permettra en outre de promouvoir l’éducation des filles à travers l’amélioration des infrastructures d’hygiène et d’assainissement en milieu scolaire dans la Région du Sahel.

Plus de 6000 enfants de 3 à 11 ans et 500 adolescents âgés de 12 à 17 ans seront les bénéficiaires directs du projet tandis que 20 794 réfugiés des camps et des communautés hôtes bénéficieront indirectement des interventions dans le domaine de l’éducation.

Des activités d’éducation et d’éveil seront menées au profit de plus de 2000 enfants de 8 espaces amis des enfants. 200 mères d’enfants vulnérables des camps et de communautés hôtes bénéficieront du renforcement de capacité à travers l’alphabétisation et la formation aux compétences de vie courante.

L’amélioration de la santé et l’hygiène à l’école portera particulièrement sur la gestion hygiénique des menstrues afin de contribuer à la promotion de l’éducation des filles de la Région du Sahel qui accueille la majorité des 29.000 réfugiés maliens.

L’UNICEF, à travers le bureau de zone de Dori, assurera la coordination et l’évaluation de la mise en œuvre des activités des différents programmes et facilitera la collaboration avec les autres agences du système des Nations Unies et les partenaires de la région.

Par ce projet se traduit de manière concrète l’engagement de la Coopération Autrichienne pour le Développement et de l’UNICEF à accompagner le Burkina Faso dans l’atteinte des Objectifs du Développement Durable (ODD).

Saran Koly
Spécialiste en communication
UNICEF Burkina Faso

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2016.12.21

Programme filets sociaux: que se passe-t-il avec les motos de services des opérateurs de terrain?

S’achemine-on vers un nouveau scandale au projet filets sociaux? C’est tout comme même si les principaux acteurs ne le disent pas ouvertement. En effet, un opérateur de terrain de la région de l’ Est du pays a confié qu’ils ont réceptionné, le vendredi 9 décembre 2016, des motos de services de marques Yamaha YBR 125 et DT.

moto

Le problème, a-t-il avancé: « Nous avons recensé des dommages liés aux transports sur une dizaine de motos  » et poursuivre: « quand nous avons regardé sur les cartes grises, nous avons remarqué que la date de mise en circulation des Yamaha YBR 125 date de février 2010 et les DT, octobre 2016. On ne sait pas ce qui se passe, en tant que profane; on se demande si ce n’est pas un problème pour les engins « .

Un autre opérateur de la région du Centre-Est lui a indiqué que lorsqu’ils se sont mobilisés à Tenkodogo pour réceptionner leurs engins, ils se sont vus signifier que les engins comportaient des anomalies et la cérémonie de remise du matériel a été reportée. A l’en croire, les services compétents du programme ont décidé de vérifier pour comprendre si les motos n’avaient pas été utilisées. A cette heure, a-t-il révélé, ils sont encore sur ce travail et eux sont dans l’attente.

Anderson Koné
Burkina Demain

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2016.12.20

Prostitution des mineurs à Ouagadougou : nuit blanche avec des " crudités "

Prostitution des mineurs à Ouagadougou : nuit blanche avec des " crudités "

 
Prostitution des mineurs à Ouagadougou : nuit blanche avec des " crudités "
© DR / Autre Presse
 
Prostitution des mineurs à Ouagadougou : nuit blanche avec des " crudités "
 
La prostitution a un nouveau visage dans la capitale burkinabè. Des adolescentes de 13 à 17 ans, qualifiées de « crudités », occupent plusieurs artères de Ouagadougou, une fois la nuit tombée. Enza, Alima, Roxane, Balkissa...toutes des racoleuses mineures, se « vendent et s’achètent» à vil prix...


Il est 18h 53mn, le samedi 5 novembre 2016 sur l’avenue du président Thomas Sankara. Le soleil couchant fait place à la lumière de quelques lampadaires. En face du Lycée Philippe-Zinda-Kaboré, vendeurs de fruits, mécaniciens et tabliers animent la rue. A proximité du Musée de la musique, Moussa, boutiquier, expose ses articles. En ce début de soirée, Rosa lui tient compagnie en attendant l’ouverture de la « chasse aux hommes » dans la pénombre. Cigarette en main, la jeune fille, habillée d’un collant noir et d’un haut bleu, s’éclipse à l’arrivée d’un taxi. A bord de la « carcasse», Estelle, une adolescente. Sac d’écolier au dos, elle noue un pagne du 8-Mars accompagné d’un body blanc. Les deux filles, visiblement très jeunes, se connaissent bien. Elles échangent les civilités, se partagent le mégot de tabac et font les derniers « réglages » : coup de peigne par-ci, rouge à lèvres par-là, un coup d’œil dans le miroir. Ça y est ! Le pagne est rangé dans le sac et confié au tablier. La tenue de Estelle laisse ses parties intimes presque visibles. Seulement un lambeau de jeans bleu, d’à peine 15 cm, lui sert de culotte. A 19h20, elles entament leur « défilé de mode », ralliant le Centre d’information des Nations unies (CINU) au Rond-point des Nations unies. Des « psssst » pleuvent au passage des usagers.

Depuis 2014, une fois la nuit tombée, Estelle, 16 ans, a rendez-vous avec l’avenue dédiée au père de la Révolution d’août 1984, selon les dires de Moussa, auprès de qui nous nous faisons une place. Nous engageons une conversation avec le jeune d’une trentaine d’années sur l’« activité » des deux mineures. Timide au début, Moussa se confie peu à peu, surtout, lorsque nos échanges virent en langue nationale, dioula. Il nous demande un peu de patience, car « le bal s’ouvre à 20h ici ». Très bien informé sur ce « commerce », le tablier nous renseigne qu’une dizaine de filles dont l’âge est compris entre 12 et 18 ans font la pluie et le beau temps sur l’avenue Thomas Sankara, chaque nuit, avec un point d’honneur les week-ends. « Elles viennent de Bobo-Dioulasso, de Ouahigouya, de Banfora, de Pô, de Fada N’Gourma, de Dédougou, de Ouagadougou...La plupart de ces petites filles sont des Burkinabè », précise-t-il.

Des clients à l’arraché

19h 55mn. Un motocycliste dépose Alima. Grande de taille et filiforme, elle est habillée d’une courte robe de soirée. Petit sac à main, la fille de 16 ans au déhanchement sensuel, traverse la voie et se fait une place sous un lampadaire. A 20h05mn, un taxi, en provenance du rond-point se range à une dizaine de mètres de notre interlocuteur. Enza, coiffée de perruque, est la première à descendre du véhicule. Elle est suivie de Balkissa, tête coiffée à ras, géante. Les deux confient également leurs sacs à Moussa et rejoignent Alima. Une quinzaine de minutes à peine (20h20), Enza monte derrière un motocycliste après un bref marchandage. Ils rentrent dans le quartier Paspanga en quête d’une auberge, selon le tablier. Plusieurs hommes marquent des arrêts et discutent du prix de « vente » avec Alima. Finalement, elle embarque à bord d’une Mercedes 190 et emprunte la même direction que Enza. Estelle, quant à elle, enchaîne les : « pssst », « bb, vient faire... », « on ne b...pas ce soir ? ». Nous lui tenons compagnie un instant. « Je fais à 7 000 F CFA avec la chambre », nous dit-elle. « Ok, mais revois ton prix à la baisse », rétorquons-nous. « 6 000 F CFA. Mais toi, tu as combien ? », lance Estelle. Face à notre lenteur, elle nous quitte à l’arrivée d’un client. Avec lui, le dialogue est houleux : « 7 000 F CFA avec la chambre », laisse entendre Estelle. « Moi, j’ai 3 000 F CFA avec chambre », lui répond le jeune. « Avec 6 000 F CFA, on part », ajoute-t-elle. Le jeune homme tient mordicus sur sa proposition. La fille de 16 ans lui propose la somme de 5 000 F CFA, puis de 4 000 F CFA. Le « marchand » tente de démarrer sa moto. Elle s’y accroche : « Ok, 3 000 F CFA, on peut aller ». Estelle a sa première « prise » de la nuit, à 21h10. Quelques instants plus tard, Enza et Alima sont de retour. Cette dernière n’a pas le temps de se reposer. Aussitôt descendue de la voiture qu’elle grimpe sur une moto. Nous décidons d’accoster Enza. Mais, un client plus rapide fait son apparition. Bref entretien, elle prend la même voie avec ce nouveau motocycliste. Pendant tout ce temps, Balkissa trotte sans qu’aucun passant ne lui pipe mot. L’adolescente, dans un français approximatif indique qu’habituellement, son « prix » est de 5 000 F CFA. Mais, pour ce week-end, elle est apte à « satisfaire un homme à demi-tarif », c’est-à-dire 2 500 F CFA. Elle confie d’ailleurs, ne pas connaître la source de sa « malchance » du jour. A chaque passage d’engins, Balkissa nous tourne le dos, et se plaint par moments de notre présence. « Tu gâtes mon marché. Si tu veux me parler, reviens après ou appelle-moi demain dans la journée », lâche-t-elle en s’éloignant. 21h40. Non loin du feu tricolore du Rond-point des Nations-unies, à l’arrière du « Jardin de l’Amitié Ouaga-Lodun », Vanessa est avec deux « grandes sœurs ». Ici, les chewing-gums dans la bouche des filles claquent tel un bruit d’applaudissements. De teint clair et forme svelte, elle est habillée d’une robe blanche. Elle se met à l’écart pour nous accueillir. « Oui bb, on va faire ? 5 000 F CFA avec chambre, y a tout sauf la pipe. Tu ne vas pas le regretter », dit-elle. Nous lui prions de nous offrir ses services à 2 500 F CFA. « A 3 000 F CFA si tu veux. Mais, on va dans la chambre de 1 000 FCFA », affirme Vanessa. Pour elle, c’est le minimum, pas question de céder. En face du Zinda, le « marché » semble à son paroxysme et il y règne une ambiance des jours de fête. Clients et filles s’entremêlent. Les arrêts des premiers et les allers-retours des secondes se multiplient.

Incursion dans les chambres de passe

Après son 4e « client », nous abordons Enza. Son tarif est identique à celui de Vanessa. Lorsque nous lui dévoilons l’objet de notre présence après d’intenses échanges, elle nous propose une incursion dans une chambre de passe, à condition que nous déboursions les frais de l’auberge et lui donnions « quelque chose » pour compenser le temps perdu. Affaire conclue. Il est 23h15. Direction l’auberge « Le rônier ». Le parqueur est au four et au moulin. Torche en main, le jeune d’une vingtaine d’années marque les engins, remet les tickets de parking aux « visiteurs », range certains et en fait sortir d’autres et encaisse ses sous. Près d’une trentaine d’engins, motos et voitures de toutes les marques jonchent son parking. A l’intérieur, Enza informe le gérant qu’elle a besoin d’une chambre de 2 000 F CFA. Impossible d’identifier qui que ce soit, dans la vaste salle d’attente, à peine éclairée. Plus d’une dizaine de « couples » sont assis, bras-dessus, bras-dessous. Tour à tour, le gérant invite les filles à occuper les chambres. Une quinzaine de minutes après, c’est notre tour. Enza récupère la clé et un préservatif. Elle se dirige à la chambre n°4. Cette dernière est ventilée, et à l’angle, est accrochée une télévision câblée sur la chaîne nationale. Un lit d’une place et demie sert de couchage. Le drap porte toujours les stigmates du « couple » précédent : froissé, fourre dégarnie et les coussins en désordre. Dans la douche interne, un seau rempli d’eau pour le bain des amants les y attend. Enza indique que l’auberge a recruté des jeunes chargés de la propreté des lieux, et d’autres pour la sécurité des filles de joie. « Dès qu’on rentre, il n’y a pas de temps à perdre. Je prends mon argent d’abord et on se déshabille. Je l’aide à porter le préservatif et on fait l’amour. S’il finit, je jette le préservatif dans le WC. Je me réhabille et me maquille un peu, et on s’en va », détaille l’adolescente de 15 ans.

Le goût de la « crudité »

Elle dit avoir eu affaire à plusieurs types d’hommes, aux « envies bizarres ». La fillette se souvient qu’une fois, un homme « assez âgé » lui a montré une scène pornographique et demandé de la réaliser contre 25 000 F CFA. « J’ai accepté, parce que ce n’était pas compliqué et il n’a même pas duré », témoigne-t-elle. Un autre lui a proposé le coït anal pour le même montant, selon les confidences de Enza. Cette fois, elle confie avoir refusé, car ne sachant pas ce que cela implique. Karim, quant à lui, n’a pas d’« envies bizarres », mais a plutôt un goût pour la « crudité ». « Elles ne sont pas trop chères. Tu n’as pas besoin de trop parler. Elles sont jeunes, souples et douces, et te font tout ce que tu veux, dans toutes les positions », affirme le client de Alima, la quarantaine révolue. En plus de la « fraicheur », Wend-Yam alias « Le Gros », 32 ans, ventru et de taille moyenne, trouve que les mineures sont moins exigeantes que les grandes filles. Assis au kiosque, à un jet de pierre de l’auberge, une tasse de café et une cigarette en main, « Le Gros » est un habitué des lieux. « Je viens le samedi ou le dimanche vers 22 h, pour prendre la dose d’abord. J’attends vers 1 heure avant de rentrer avec une », soutient-il. Boukari, revendeur au grand marché de la capitale, est à sa première expérience avec une adolescente. Et c’est sans regret. « Je ne vais plus me fatiguer avec les vieilles », ironise-t-il. Il nous demande de ne pas se fier à l’âge, encore moins à la forme des fillettes. « Elles maîtrisent le sexe », confesse Boukari, 27 ans.

La passe à 1 000 F CFA

Il est 00h, aux alentours de « Ali Baba », un haut lieu de prostitution à Ouagadougou, à proximité du maquis Matata, sis à Dapoya. Une dizaine de filles se tapotent en face du maquis, cigarette en main, chewing-gum dans la bouche. Dans la horde des travailleuses de sexe, à majorité anglophone, Fati se distingue par sa jeunesse. La fille de 14 ans dit être en compagnie de sa grande sœur. Elle ne semble pas maîtriser les prix. De 3 000 F CFA, Fati propose 1 000 F CFA. Tantôt, elle avance 1 500 F CFA. Puis, elle se résigne et fait appel à son « experte » de grande sœur. Pas de chance pour elle, celle-ci est occupée. Fati cède à 1 000 F CFA, et nous invite dans une des « cabanes » de la « chambre noire ». Ici, la propreté est le cadet des soucis : des préservatifs utilisés sont jetés dans un sceau, des lotus usés traînent par-ci, par-là, un morceau de pagne sert de drap, le tout dans une bicoque aux murs fissurés où araignées et autres incestes se disputent le toit. Fati ne répondra à aucune de nos questions. « Si tu ne vas pas faire, donne-moi mon argent, on va sortir. Je n’ai pas ce temps », s’emporte-t-elle. Impossible de la convaincre. Elle quitte précipitamment la pièce, se dirige vers un couloir et échange avec des jeunes. Ces derniers nous somment d’abandonner les lieux, au plus vite.

Du proxénétisme...

L’horloge marque 1 heure du matin, au maquis « La Garde », communément appelé « Pharmacie de garde », sur l’avenue de la Liberté, à Paspanga. Là, Alima, Balkissa, Estelle...ont rejoint un autre groupe de « petites » travailleuses de sexe. Parmi elle, figure Roxane. Tête coiffée et vêtue de tout de blanc. Elle est arrivée au « service » à 22h30, le temps de laisser les parents dans les bras de Morphée. Même tarif : 5 000 F CFA, mais peut y aller à 3 000 F CFA. Enza se tient à l’écart avec Abdoul, son « petit ami », la trentaine bien sonnée. Elle confie que c’est le jeune homme qui lui a montré le chemin du trottoir en 2014. La plupart du temps, Abdoul la dépose devant le Lycée Philippe-Zinda-Kaboré et la rejoint à la « Pharmacie de garde » vers 1heure du matin. A écouter Enza, elle lui rend compte du « marché » et lui remet l’argent. La moisson a été « assez bonne » cette nuit, elle s’en sort avec 24 000 F CFA, après avoir « servi » quatre hommes. Abdoul ne trouve pas d’inconvénients à l’activité de sa copine. « Si cela peut lui permettre d’avoir un peu d’argent, où est le problème ? », lance-t-il. Les « amoureux » se font une place à l’intérieur du maquis. Aux environs de 3 h du matin, les racoleuses embarquent une à une, à bords de taxis. D’autres par contre : Enza et Alima sont conduites par des motocyclistes.

« Je n’ai pas le choix »

Pourquoi exercez-vous ce « métier » à cet âge? Cette question alourdit l’atmosphère des échanges avec les fillettes. Très réservée, chacune des mineures a un motif. Vanessa a fréquenté à Pô. En mai 2016, elle est admise en classe de 3e. Connaissant les réalités financières de ses parents, l’adolescente de 16 ans cherche à décrocher un emploi pendant les vacances, avec pour objectif de s’acquitter de sa scolarité en octobre. Une amie de la famille lui propose un poste de serveuse dans un grand restaurant à Ouagadougou, selon ses propos. « C’est elle qui m’a dit de venir ici, en attendant qu’on ouvre le restaurant. Chaque jour, elle me demande de lui envoyer 5 000 F CFA pour qu’elle garde pour moi », explique Vanessa, les yeux noyés de larmes. Et d’ajouter : « Si je n’amène rien, elle me bat et je dors dehors. Je n’ai pas le choix seulement. Quand je viens, dès que j’ai l’argent qu’elle exige, je rentre pour dormir ». Déscolarisée en 2013 pour des raisons de famille, Roxane, 13 ans, fréquente les trottoirs depuis près de quatre semaines, notamment les week-ends, et ce, sur les conseils avisés de Alima, 16 ans. « Je le fais pour mes petits besoins. Sinon, papa et maman me donnent l’argent. Mais, ce n’est pas suffisant. J’ai un petit ami étudiant. Il n’a pas assez de moyens. Souvent, je lui viens en aide », soutient Roxane. Elle révèle se limiter à 3 ou 4 hommes la nuitée, avec un minimum de 10 000 F CFA. Ce soir, la fillette a empoché 12 000 F CFA en l’espace de 3 heures (22h30-1h30), avec 3 « conjoints » différents. Quant à Enza, elle dit être arrivée à Ouagadougou après le décès de ses parents en 2013. La native de Koupèla est accueillie chez une tante, aux 1 200 logements. Une année plus tard, le mariage de la dame bat de l’aile. Enza rejoint sa grande mère, à Somgandé. Après son succès au CEP, elle est inscrite en classe de 6e, au Collège privé Saint Dominique. Mais, les choses tournent court. Depuis 2014, elle travaille « officiellement » dans un restaurant dans la journée. La nuit tombée, elle rôde sur l’avenue Thomas Sankara. L’adolescente s’est aujourd’hui transformée en une travailleuse professionnelle de sexe.

Ariane qui propose aussi ses services à proximité du château d’eau de Karpala, quartier situé au Sud de Ouagadougou, a vécu une autre réalité. Sur les motifs de sa présence en ces lieux, elle est réticente : « Rien ne s’est passé. (...) Je ne peux rien dire... c’est trop compliqué », insinue-t-elle. La voix entrecoupée de sanglots, elle confie : « Je vivais chez un oncle. On dormait dans la même chambre avec mon cousin. On a couché ensemble. Je suis tombé enceinte de lui. Quand, j’ai dit que c’était mon cousin, personne ne m’a cru. On m’a mise dehors. Je suis allée rester avec mes copines qui m’ont aidé à avorter. C’est avec elles que je viens ici ». Pourquoi n’es-tu pas retournée chez tes parents biologiques ? Ariane répond qu’elle a perdu son papa et sa maman ; elle « se débrouille » pour joindre les deux bouts. Vêtue d’un haut rouge et d’une mini-jupe noire, l’adolescente de 14 ans ne se vend pas cher. Même à 1 000 F CFA, Ariane est disposée à satisfaire son client, à condition qu’il s’acquitte des frais de la chambre. « A 3000 F CFA, je te fais tout ce que tu veux. Mais, c’est avec préservatif », prévient-telle. A 5 000 F CFA, elle se rend à domicile et peut y passer la journée, c’est selon les désirs du sieur.

243 mineures prostituées en 2014, à Ouagadougou

Le département de la Solidarité nationale, de la Femme et de la Famille a connaissance du phénomène dans plusieurs artères de la capitale burkinabè, sauf que pour le moment, il n’existe pas de chiffres exhaustifs de prostituées mineures, en l’absence d’étude nationale. La directrice provinciale chargée de la famille du Kadiogo, Maïmouna Zoma, souligne le « caractère clandestin et tabou » du racolage des mineures. « Cela ne facilite pas l’accès à l’information et la prise en charge des filles », ajoute-t-elle. Mme Zoma livre le rapport d’une « étude sur la prostitution des mineures et ses liens avec la migration et la traite à Ouagadougou », en 2014, du réseau ECPAT (End child prostitution, child pornography and trafficking of children for sexual purposes). L’ECPAT a recensé 243 filles mineures en situation de prostitution à Ouagadougou, au cours de cette année. « Il y a beaucoup de problèmes dans les familles. S’ils ne sont pas bien gérés, les enfants se sentent exclus. Facilement, ils se retrouvent dans la prostitution », explique la directrice provinciale de la famille du Kadiogo. Elle y rajoute, entre autres, les mariages précoces, les grossesses non désirées, la déscolarisation, la recherche d’autres alternatives de survie. A l’entendre, de nombreuses filles en situation de mobilité sont tentées de se prostituer, lorsqu’elles sont confrontées à des difficultés financières notamment. « Pour les étrangères, les situations connues montrent que ce sont des réseaux de proxénètes qui organisent la migration des mineures vers le Burkina. Celles-ci finissent par se prostituer », soutient Maïmouna Zoma. D’ailleurs, selon l’ECPAT, « Ouagadougou alimente le marché local voire international de la prostitution (...) avec des acteurs multiformes tels que les filles mineures ».

Lorsque des prostituées mineures se présentent aux services de la Solidarité nationale, de la Femme et de la famille, les agents transmettent le dossier à la Police nationale, qui le soumet à la justice pour traitement, explique-t-elle. « Une réquisition de la police permet à l’Action sociale de saisir un agent de santé en vue de statuer sur l’état de santé de la jeune fille, et si il y a eu violence, l’auteur (ou les auteurs) présumé est interpellé », précise Mme Zoma. Par la suite, des démarches sont entreprises pour la réinsertion sociale de la mineure. Le cas échéant, elle est placée dans un centre d’accueil, avec un accompagnement conformément à son projet de vie. Pour mener à bien ces actions, la direction provinciale du Kadiogo en charge de la famille collabore avec plusieurs structures dont l’Association liaison universelle pour le bien-être des enfants et des jeunes (ALUBJ). L’ALUBJ a initié des activités de sensibilisation à l’endroit des travailleuses de sexe, avec un accent sur les serveuses de maquis et bars de l’arrondissement n°3 de Ouagadougou. A cet effet, elle s’est entretenue avec 89 prostituées dont 26 ont moins de 19 ans.

Abandonner les trottoirs...

Des filles interrogées, aucune ne consulte le médecin pour un examen de santé. Comme méthodes contraceptives, elles privilégient le préservatif, la pilule et les implants. Pour Roxane, 13 ans, il n’y a aucun danger surtout qu’elle se protège et ne « sert » que 3 à 4 hommes par nuit. Chez Enza aussi, pas de feu dans la demeure, car elle compte abandonner le trottoir. Vanessa, Roxane, Ariane ...ont formulé les mêmes vœux. Vanessa veut un jour, rejoindre Pô afin de décrocher son BEPC pour devenir une sage-femme. Roxane attend que son « prince charmant » d’étudiant achève ses études et l’épouse. Si Enza et ses « collègues » parviennent à réaliser leurs « souhaits », ce sont leurs « grandes sœurs » qui seront les plus heureuses. Car, les adolescentes leur ravissent la vedette. La « réussite » de ces « crudités » n’est pas du goût de toutes les travailleuses de sexe. Mariam « l’amour sauvage », 30 ans, ne cache pas sa colère. « Nous n’avons plus de clients. Lorsqu’ils arrivent, ils se dirigent vers les mineures. Pour une qui n’a jamais palper 5000 F CFA, pour une telle rémunération, elle se livre sans même porter de préservatif », fulmine-t-elle.

Djakaridia SIRIBIE
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Haro sur les proxénètes.

Les « minettes » ne sont pas les seules bénéficiaires des fruits des trottoirs. C’est le constat, au regard de l’organisation du milieu. Le tablier, chargé de garder les sacs des prostituées, perçoit 1 000 F CFA par sacoche à la fin de chaque soirée. Les filles ont également une « sécurité rapprochée ». Au cours de nos entretiens, leurs « gardes du corps » ont plusieurs fois fait irruption pour mieux comprendre la situation. Ils ont été rassurés par nos interlocutrices. L’une d’elle nous a confié débourser 1 000 F CFA par jour pour sa sécurité. Les mineures ont aussi des « propriétaires », à qui elles rendent compte et leur versent le gain journalier. En réalité, il s’agit de proxénètes qui encouragent les filles à se prostituer et tirent profit de leur activité.

Une législation « difficile à appliquer »

Au Burkina Faso, il existe la loi n°0011-2014 du 17 avril 2014 portant répression de la vente d’enfants, de la prostitution des enfants et de la pornographie mettant en scène des enfants, en plus de la section 9 (article 422 à 430) du Code pénal. En son article 7, elle considère la prostitution des enfants comme « le fait d’offrir, d’accepter, de procurer ou de se procurer un enfant à des fins de prostitution ». Le (ou les) coupable est puni d’un emprisonnement de 5 à 10 ans et d’une amende de 1 500 000 à 3 000 000 de F CFA ou de l’une de ces deux peines seulement, selon l’article 8. L’article 11 précise que le complice « encourt la même peine que l’auteur principal ». En cas de récidive, la sanction est de 10 à 20 ans d’emprisonnement et d’une amende de 3 000 000 à 6 000 000 de F CFA ou de l’une de ces deux peines seulement.

Selon une source policière, il est « difficile d’appliquer » ces dispositions légales, dans la mesure où la constitution d’un dossier de prostitution d’enfant demande des preuves « solides ». Pourtant, les filles collaborent « difficilement » avec les flics. La source indique également, qu’elles sont sous l’emprise de réseaux et elles dénoncent « très rarement » ces fautifs.

D. S.

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Lutte contre la pratique des Mutilations génitales féminines à Damesma : Des journalistes au contact de la réalité

Le secrétariat permanant du Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision de concert avec le Fonds des nations Unies pour la population organise du 14 au 17 décembre 2016, une sortie de terrain avec des hommes de médias dans la région du centre-nord (Kaya). Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des activités du programme conjoint mutilation génitale féminine (MGF) UNFPA-UNICEF.

 
Lutte contre la pratique des Mutilations génitales féminines à Damesma : Des journalistes au contact de la réalité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les objectifs poursuivis par cette sortie sont entre autres de réactiver l’intérêt de l’opinion publique sur les MGF, constater les changements comportementaux face aux MGF dans le Centre-nord. Dans le village de Damesma située à une quinzaine de kilomètres de Kaya, les journalistes ont pu toucher du doigt l’état d’avancement de la lutte contre la pratique de l’excision. Le constat a été encourageant. Après les salutations d’usage, le Nabdogo-Naaba a reconnu que les mutilations constituent une grave violation des droits de l’enfant. En effet, au nom des pesanteurs socioculturelles, elles subissent dans le silence le rituel du rasoir ou le couteau. Les conséquences pour leur santé sont dramatiques.

Il s’agit, selon lui, des douleurs lors des rapports intimes, la fistule de même que des complications lors de l’accouchement. L’hémorragie et la chéloïde ne sont pas en reste. Qu’à cela ne tienne, la pratique des MGF semble être un lointain souvenir à Damesma. « Nous sommes heureux du résultat auquel nous sommes parvenus aujourd’hui », se réjouit M. Ouédraogo qui rassure qu’elle n’est plus pratiquée chez-eux. Mais ce résultat probant, ils les doivent en partie aux acteurs qui œuvrent jour et nuit pour combattre ces traditions néfastes. Au nom des habitants du village et en son nom propre, il leur a adressé ses sincères remerciements.

La conversion des exciseuses

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les journalistes ont également discuté en aparté avec une fille qui a subi l’excision et avec des anciennes exciseuses dont Salimata Santi. Cette ressortissante de raibila-mossé, nous raconte à cœur ouvert le nombre de filles qu’elle a excisées, les leçons tirées, ainsi que de sa reconversion. « J’ai excisé au moins 10 filles », nous a-t-elle dit. Un nombre à prendre avec des pincettes quand on sait qu’elle s’adonne à cette pratique depuis belle lurette. Par ailleurs, elle a assuré avoir appris de ses erreurs. « Au fil des années, j’ai pu constater les conséquences de cette pratique pour la santé des filles. Voilà pourquoi, j’ai décidé de déposer à jamais mon couteau », a-t-elle affirmé avec énergie. Désormais, elle consacre son temps avec neuf autres, à sensibiliser les femmes sur les méfaits de la mutilation génitale féminine.

« Nous avons enregistré six cas de séquelles dont une réparée. Il s’agit d’une fille nouvellement mariée qui est victime d’un accolement prolongé et il n’y a pas de possibilité de rapport sexuel », a de son côté déclaré l’acteur terrain de l’Association pour le développement intégré du Burkina Faso, Issouf Ouédraogo. En effet, cette association intervient depuis plus de quatre ans dans trois communes du Sanmatenga à savoir Kaya, Ziga et Korsimoro. Elle bénéficie de l’appui du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) par le biais de la direction provinciale de l’action sociale. « Nous sommes en train d’aller au terme de la pratique de l’excision et si ça continue comme ça, je crois que ça sera un abandon définitif et durable », a-t-il souligné.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Abandon du mariage d’enfants et des mutilations génitales féminines : Les communautés de la province du Yagha s’engagent publiquement

Sebba, chef-lieu de la province du Yagha a été le centre d’une déclaration publique d’abandon du mariage d’enfants et des mutilations génitales féminines/excision (MGF/E), le mercredi 14 décembre 2016. Organisée par l’ONG Mwangaza Action à travers son projet Sukaku, cette cérémonie, présidée par le Préfet du département de Sebba, a connu la participation des différentes communautés.

 
Abandon du mariage d’enfants et des mutilations génitales féminines : Les communautés de la province du Yagha s’engagent publiquement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après les provinces de l’Oudalan et du Séno, celle du Yagha dans la région du Sahel a connu sa déclaration publique. Des responsables administratifs, religieux et coutumiers se sont mobilisés pour l’occasion. Les communautés des 30 villages de la province ont effectué le déplacement pour sceller le pacte. Le pacte d’abandon des pratiques aux antipodes des droits de l’enfant et de la déclaration universelle des droits de l’homme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Financé par le Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF), le projet « Construction de consensus social en faveur de l’élimination du mariage d’enfants et de l’excision dans la région du Sahel : Sukaku », a pour objectif de contribuer à la promotion et à la protection des droits de l’enfant. A l’image de Assetou Sow, jeune fille de moins de quinze ans qui a déclamé un poème caricaturant les dangers de cette pratique, le porte-parole des communautés, Hamidou Mahamadou, a condamné ces pratiques. Tout comme l’Imam de la ville de Sebba, Amadou Nouredini, il s’est engagé à lutter pour l’abandon du mariage d’enfants et des MGF/E dans la province du Yagha.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est au nom du bureau de la coordination et de l’ensemble du personnel de l’ONG que Brigitte Yameogo, Chargée de programme pour le projet Sukaku (enfance, en Fulfuldé), a remercié les autorités et les participants à cette cérémonie. Pour elle, plusieurs stratégies sont développées pour atteindre les objectifs du projet. Il s’agit de la mise en place des espaces sûrs pour adolescentes et adolescents, où elles/ils peuvent se réunir périodiquement, échanger et obtenir des soutiens mutuels ou des informations sur diverses thématiques en rapport avec leurs droits.

Il s’agit aussi de faire un plaidoyer à l’endroit des décideurs communautaires (coutumières et religieuses) pour une évolution des normes sociales et pour plus d’actions en faveur de l’abandon du mariage des enfants et des MGF/E. « Le fait de prendre publiquement position est un acte courageux mais aussi responsabilisant », confie la chargée de programme. Parce que dans les villages concernés, la masse critique de personnes atteintes doit travailler afin que l’ensemble de la communauté soit convaincue de cette nécessité d’abandonner le mariage d’enfants et l’excision.

Une baisse de 22,7% en 14 ans

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grâce aux multiples actions conjuguées de sensibilisation entreprises depuis plusieurs années par le gouvernement, le Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision, la société civile, ainsi que les partenaires au développement, la tendance est à la baisse en ce qui concerne l’excision. De 36% en 1996 chez les filles de 0 à 10 ans, la prévalence a baissé et était à 13,3% en 2010 chez les filles de 0 à 14 ans.

Selon le Préfet du département de Sebba, Félix Ouédraogo, représentant le Haut-commissaire, cette baisse est la preuve que le changement est bien possible et réalisable. Et pour venir à bout de ce fléau, il ne faut pas baisser les bras en se contentant de ces résultats. Pour lui, « nous devons maintenir le cap par le renforcement des actions engagées contre les MGF/E, afin de réaliser dans un avenir proche, la tolérance zéro » lance-t-il aux communautés.

Pour ce qui est du mariage des enfants, le taux national est ahurissant. Environ 51,9% des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans. Ce taux au niveau de la région du Sahel est plus élevé avec 87,1%. Que ce soit chez les garçons (16,9%) comme chez les filles (66,7%). Selon une étude commanditée par l’UNICEF en 2015, 20% d’enfants se marient avant l’âge de 15 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De 2011 à 2015, 36 cas ont été signalés auprès des services de l’action sociale de la province du Yagha. Et l’âge des filles variait entre 11 et 16 ans. Pour Félix Ouédraogo, ces chiffres interpellent tout le monde. « Aucun enfant ne devrait être privé de son enfance, de son éducation, de sa santé et de ses aspirations », confie-t-il. Tout en félicitant Mwangaza Action pour son combat, le Préfet a invité les communautés à s’engager franchement.

Cet appel n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. L’Imam de Sebba qui s’est engagé à véhiculer le bon message a procédé à la remise de registres d’enregistrement pour les mariages à ses pairs.

Depuis le 8 décembre 2016 et ce jusqu’au 23, des communautés de 142 villages de la région du Sahel prendront publiquement des résolutions sociales positives. Ces cérémonies de déclaration publique regrouperont les représentants des communautés qui s’engagent, des membres des 4 comités de suivi du projet des 4 provinces, des autorités administratives, des services techniques de la région du Sahel et des fonctionnaires de l’UNICEF entre autres.

Marcus Kouaman
Lefaso.net

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2016.12.14

Education : L’APEE sensibilise les parents à la prise en charge des enfants souffrant de handicap mental

L’Association des parents et amis d’enfants encéphalopathes (APEE) a organisé ce samedi 10 décembre 2016 une rencontre de sensibilisation des parents d’élèves sur le thème « Promouvoir un climat de tolérance, d’entraide, de compréhension au regard des droits de tout enfant handicapé en général et des enfants déficients intellectuels en particulier » Une séance de sensibilisation qui a réuni de nombreux parents d’élèves et élèves de l’Institut APEE.

 
Education : L’APEE sensibilise les parents à la prise en charge des enfants souffrant de handicap mental

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils étaient nombreux les parents qui ont répondu à l’appel de l’Association des parents et amis d’enfants encéphalopathes (APEE) pour suivre la conférence de sensibilisation organisé à leur intention. S’occupant d’enfants dits « normaux » et d’enfants souffrant d’une déficience intellectuelle, l’APEE promeut l’inclusion dans l’éducation des enfants.

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Mme Yameogo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En raison de leur difficulté d’apprentissage, les enfants souffrant de déficience mentale sont la plupart du temps rejetés par leurs parents, leurs camarades et la société en général. Ils ont ainsi moins de chance d’aller à l’école, mais aussi de s’épanouir en société. A en croire Mme Isabelle Yaméogo, directrice de l’Institut de l’APEE, c’est en vue de permettre aux parents et autres élèves de comprendre que les enfants souffrant de handicap mental ont les mêmes droits que les enfants dits « normaux », que l’APEE a jugé utile d’organiser cette conférence de sensibilisation des parents d’élèves.

Le conférencier Rasmané Diallo est inspecteur de l’enseignement du premier degré en service à la direction de la promotion de l’éducation inclusive des filles et du genre au MENA.

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Diallo Rasmané

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au cours de la conférence, M. Diallo a souligné que plusieurs textes de lois protègent les enfants en situation de handicap. Il a également relevé qu’au Burkina Faso, l’éducation des enfants handicapés est assurée essentiellement par des ONG, que l’Etat appuie.

Puis il est revenu sur le rôle que peut jouer chaque acteur, que ce soit les parents, les élèves et les enseignants pour le bien-être des enfants souffrant de déficience intellectuelle.

Ainsi, en ce qui concerne les élèves, M. Diallo leur demande de s’entraider. Il conseille aux enfants dits « normaux » d’apporter de l’aide à leurs camarades souffrant de déficience afin qu’ils comprennent mieux ce qu’ils apprennent en classe. C’est ce qui est appelé « L’éducation par les pairs ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quant aux parents, il leur rappelle que la déficience mentale n’est pas contagieuse et ne doit pas empêcher un enfant d’aller à l’école. Il leur demande donc de sensibiliser les autres parents à envoyer leurs enfants à l’école. Comme il le souligne « Il faut qu’il y ait un changement de mentalité pour qu’on accepte que le handicap n’est pas une fatalité, ça peut arriver à tout le monde. C’est donc une occasion pour eux d’aller expliquer aux autres parents d’accepter que ces enfants soient traités comme les autres. »

Aux enseignants, le conférencier leur demande de la tolérance, de la flexibilité et de la compréhension à l‘égard des enfants déficients mentaux et l’acceptation de leur handicap afin de les mettre sur le même pied que les autres.

La directrice de l’APEE quant à elle rappelé « Que tant que le milieu dans lequel vit l’enfant déficient mental ne va pas l’accepter dans sa différence, la prise en charge est vouée à l’échec. » Il convient donc que l’entourage de l’enfant déficient mental soit tolérant à son égard et l’accompagne au quotidien, sans pour autant être « trop protecteur ».

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Mme Zagré

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour Mme Oumou Zagré, chef de la circonscription de l’éducation de base de Ouaga 7, présente à la conférence de sensibilisation « C’est une bonne initiative de la part de l’APEE. L’éducation des enfants de façon générale est l’affaire de tout le monde, en particulier l’éducation des enfants en situation de handicap. Pour que ceux-ci puissent s’insérer dans la vie sociale, il faut qu’ils vivent dans un environnement où on les comprend, où les aide et où on les accompagne. »

En rappel l’APEE a été créé en 1988. L’Institut (école) de l’APEE a quant à lui été ouvert en 1991 avec une quinzaine d’enfants souffrant de déficience mentale. A ce jour l’Institut compte 503 élèves dont 172 enfants ayant un handicap mental.

La conférence de sensibilisation a aussi été l’occasion pour la directrice de remercier la Fondation Liliane et l’Etat qui apportent un soutien à l’APEE.

Justine Bonkoungou (Satgiaire)
Lefaso.net

10:52 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Violences basées sur le Genre : Le Programme alimentaire mondial mène la lutte

Lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles. Telle est la mission que s’est assignée le Programme alimentaire mondial (PAM)-Burkina Faso. Pour marquer cette lutte, il a organisé du 25 novembre au 9 décembre 2016, une campagne dénommé « 16 Jours d’activisme contre les violences basées sur le genre ».

       
Violences basées sur le Genre : Le Programme alimentaire mondial mène la lutte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’instar des autres bureaux pays, PAM-Burkina entend associer sa voix à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. En réunissant les partenaires et le personnel de Ouagadougou et des sous-bureaux de Fada et de Dori pour cette activité, il s’agissait d’attirer l’attention des uns et des autres sur la nécessité de défendre les droits des femmes. « Organisez le monde, levez des fonds pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles », tel est le thème retenu pour la célébration des 16 jours d’activisme organisé dans le cadre de la campagne UNITE du secrétaire général des Nations Unies pour mettre fin à la violence à l’égard de l’autre moitié du ciel.

Une situation criarde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La situation de la violation des droits des femmes et des filles dans le monde est préoccupante. Une femme sur deux est victime de violence au cours de sa vie. Une fille mineure est mariée de force toutes les deux secondes. Plus grave, 5000 femmes sont victimes de crimes d’horreur dans le monde chaque année. 1,36 millions de femmes et de filles sont victimes d’exploitation sexuelle et de plus de 125 millions vivent avec les séquelles de mutilations génitales. Pour le PAM, l’élimination de ces violences est plus qu’un impératif et a besoin du concours de tous. « Certes ce combat ne date pas d’aujourd’hui mais face à cette violence, il n’y a pas d’autre réponse que la mobilisation générale. J’ose espérer que cette mobilisation va se concrétiser davantage dans les jours et les années à venir », a souhaité Aurore Rusiga, directrice adjointe de PAM-Burkina.

Des activités pendant 16 jours

La célébration de cette année a concerné beaucoup plus le personnel et les partenaires de PAM-Burkina. « Ces 16 jours ont été un moment de réflexion pour tout un chacun afin d’apporter à travers nos projets notre contribution à la lutte contre ces violences. A titre d’exemple, je citerai les femmes du Sahel qui ont atteint un niveau d’autonomie qui leur permet de subvenir aux besoins de leurs familles et retrouver leur dignité », a-t-elle ajouté. Des concours et des activités de sensibilisation ont été menées à Ouagadougou, Fada N’gourma et Dori auprès de partenaires techniques et financiers mais aussi des élèves et petits producteurs participant aux projets mis en œuvre par le PAM. 

Les partenaires s’engagent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présents à la clôture de la campagne, les représentants de certains partenaires ont eu des mots gentils à l’endroit de PAM. « J’ai une appréciation positive de la cérémonie. J’en profite pour féliciter le PAM qui donne ainsi un exemple à tout le système des Nations unies au Burkina afin qu’on puisse aller de l’avant dans la lutte contre les violences basées sur le genre. J’ai été vraiment édifié et cela nous donne encore du punch pour nous qui sommes impliqués dans le cadre de concertation genre de faire un peu plus au profit des femmes, de nos enfants », a indiqué Souleymane Zan, représentant l’Organisation mondiale de la Santé.

Pour les années à venir, PAM-Burkina souhaite avoir le soutien de ses partenaires pour un plus grand impact de l’activité. « Comme perspective, nous voulons faire la campagne et planifier. Car une vision sans plan d’actions restera un rêve. Nous voulons pour cela avoir tous les partenaires avec nous pour planifier la lutte », a ajouté Aurore Rusiga. Cet appel est déjà entendu par le Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation qui s’engage à appuyer le PAM. « Nous souhaitons donc que l’initiative puisse être appuyée. En ce qui nous concerne, nous du MENA, le PAM peut être rassuré, il aura notre soutien et notre appui », a rassuré Roger Ilboudo, directeur de l’allocation des moyens spécifiques aux structures éducatives (DAMSE).

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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2016.12.06

Haute cour de justice : Les membres renforcent leurs capacités, en attendant l’ouverture des procès

Les membres de la Haute cour de justice renforcent leurs capacités sur le fonctionnement des organes de leur institution. Ainsi, les 1er et 02 décembre 2016, un atelier de formation organisé à cet effet a permis aux juges parlementaires et aux magistrats membres de ladite cour de s’approprier ou se rappeler quelques principes autour des procédures. Ce, avant l’ouverture des procès très attendus sur les crimes économiques et de sang dont l’ancien président Blaise Compaoré et des membres de son dernier gouvernement sont accusés.

 
Haute cour de justice : Les membres renforcent leurs capacités, en attendant l’ouverture des procès

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les membres de la Haute cour de justice veulent être à la hauteur des attentes du peuple. Et, de ce fait, ils s’y préparent activement, à la veille de l’ouverture des procès sur les crimes économiques et les crimes de sang dont les membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré sont accusés. « La Haute cour de justice est très attendue.

C’est pourquoi, par rapport à l’état d’évolution de dossiers, par rapport à l’état de maturation des dossiers sur lesquels le procureur général, le parquet s’est prononcé, nous nous préparons. Nous préparons les juges, surtout les juges parlementaires à pouvoir s’approprier d’un certain nombre de principes », a précisé d’entrée le président de la Haute cour de justice, Mathieu B. Ouédraogo.

Pour être à la hauteur de ces attentes, les membres de cette institution judiciaire hautement politique ont voulu mieux s’imprégner des principes, procédures et rôles des différents organes. Toute chose qui devrait leur permettre de dire le droit dans toute sa rigueur, « sans pression ni économique, ni politique, ni de qui que ce soit, au nom du peuple pour la paix sociale, pour la cohésion sociale », comme annoncé lors de la prestation de serment des membres de cette juridiction. Car, reconnait Mathieu Ouédraogo, « la soif de justice a été l’une des revendications majeures » ayant conduit à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 qui a fait une trentaine de morts. « Nous ne devons pas tergiverser sur cette question », a-t-il martelé.

La chambre de jugement attend toujours d’être saisie

Au cours de cet atelier de formation, les membres de la haute cour de justice ont passé en revue le rôle du parquet, le rôle de la commission d’instruction, et le rôle de la chambre de jugement. Faut-il le rappeler, la Haute cour de justice est composée de ces trois organes sus-cités. Cette juridiction est composée de neuf juges dont six députés et trois magistrats. Et, elle sera appelée, dans les prochains jours, à ouvrir des procès sur les crimes économiques, sur les crimes de sang que notre pays a connus ces dernières années et qui impliquent d’anciens ministres ou l’ancien chef d’Etat Blaise Compaoré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« C’est un procès qui est attendu parce que nous ne pouvons pas enjamber les cadavres de nos fils et de nos filles pour parler de développement de ce pays, pour parler de cohésion sociale. Il faut faire la lumière sur ces actes. Ceux qui ont tiré sur nos fils et nos filles, ceux qui ont donné l’ordre de tirer sur eux doivent répondre devant l’histoire », a lancé le président, Mathieu B. Ouédraogo.

Depuis un an, on assiste à des auditions, des incarcérations et des libérations provisoires d’anciens ministres. Au point que l’opinion publique se demande à quand la tenue de procès pour juger effectivement les ministres mis en accusations par le Conseil national de la transition, le parlement de la transition. Le procureur général, au cours d’une rencontre avec la presse avait annoncé ces procès avant la fin de l’année 2016. Mais, jusque-là, la chambre de jugement dit ne pas savoir la date précise puisque n’étant pas encore saisie.

« Nous, en tant que chambre de jugement, nous ne pouvons pas donner de date précise encore avant d’être saisi, il faut que nous soyons saisis. C’est des organes qui travaillent dans une certaine autonomie au niveau de la commission des juges comme au niveau du parquet. Nous ne sommes pas dans un attentisme, mais nous sommes dans l’attente comme vous », a expliqué Mathieu Ouédraogo.
Mais, sur les libertés provisoires, le président Ouédraogo s’est refusé à tout commentaire, estimant qu’il « n’appartient pas à la chambre de jugement de faire des commentaires sur les actes posés par la commission d’instruction ou par le parquet ».

Moussa Diallo
Lefaso.net

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2 milliards de F CFA de l’OIM pour freiner l’émigration au Burkina

2 milliards de F CFA de l’OIM pour freiner l’émigration au Burkina
© DR / Autre Presse
 
2 milliards de F CFA de l’OIM pour freiner l’émigration au Burkina
 
L’Organisation internationale pour la migration (OIM) vient d’octroyer un financement de 2 milliards de F CFA en vue de lutter contre l’émigration au Burkina, a appris APA samedi, auprès du ministère des affaires étrangères.

Cet appui obtenu par le biais de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), vise à financer le Projet de renforcement de l’employabilité et de l’entreprenariat des jeunes pour réduire les risques de migration irrégulière dans la région du Centre-Est : Burkina Faso (JEM-Centre-Est)».

L’objectif de l’OIM, est de réduire le taux de migration irrégulière au Burkina Faso.
Ledit projet va concerner 750 jeunes dont 40 % de femmes sur une période de trois ans.
Le choix de la région du Centre-Est pour abriter le projet s’explique par le fait qu’elle a un taux élevé d’émigration, selon les statistiques.
79 % des migrants de retour volontaire de la Libye, en fin décembre 2015, sont originaires de cette région.
Aussi, le projet devrait favoriser la formation professionnelle, la création d’emploi et l’accompagnement des jeunes de la région du Centre-Est, y compris les couches vulnérables comme les femmes et les personnes vivant avec un handicap.
TT/of/APA

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