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2016.11.27

Mobilisation contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale

Avec un mois de retard, le Burkina a commémoré le 18 novembre dernier à Dori, la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. En présence de l’Administrateur du PNUD, Helen Clark et du président du Faso, Roch Kaboré

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au petit matin du vendredi 18 novembre, règne une inhabituelle agitation devant le premier ministère. Le long de la grille, s’est formée une longue file de véhicules 4x4 à bord desquels ont pris place des gens habillés en costume-cravate, de Pick-Up occupés par des policiers et des gendarmes, et des cars destinés aux journalistes qui parlotent en attendant d’y monter. Sous le coup de 6h20mn, le cortège s’ébranle en direction de Dori, chef-lieu de la région du Sahel où doit se dérouler, en différé, la cérémonie commémorant la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, et le lancement du Programme d’appui au développement des économies locales (Padel). Les forces de sécurité ouvrent la route. La circulation n’est pas encore dense, mais il ne faut pas moins d’une vingtaine de minutes- ralentisseurs oblige-, pour sortir totalement de la capitale, et plus de quatre heures pour atteindre Dori, le trajet étant parsemés de ces fameux gendarmes-couchés, érigés par les populations pour lutter contre les excès de vitesse et les accidents. Aux environs de 10h30mn, le conducteur du car, qui a parcouru la grande partie du trajet en solitaire, les autres occupants ayant roupillé, entre dans la ville de Dori. Les rues sont bondées, et il faut du doigté pour se frayer un passage face à des usagers pas toujours soucieux du respect du code de la route. « C’est le jour de marché », explique un confrère.
Le soleil cogne et le mercure affiche déjà 40°. La cérémonie a lieu dans la salle polyvalente, une infrastructure moderne érigée dans la ville, à la faveur de la célébration du 11 décembre 2013. A l’entrée, les services de sécurité sont à la tâche. Il faut passer deux contrôles avant d’accéder à la salle. Au deuxième contrôle, couac avec un agent de sécurité. « L’heure d’arrivée est dépassée », lance t-il aux journalistes. Une consœur lui explique qu’on « vient d’arriver de Ouaga », mais les consignes sont des consignes. Moments d’énervements, avant que les choses n’entrent dans l’ordre. Enervements à nouveau avec le même agent de sécurité lorsqu’à l’arrivée du président Roch Kaboré, les photographes veulent faire leur travail. Le maitre de cérémonie met tout le monde d’accord en annonçant le début de la cérémonie. C’est le jeune maire de la ville, Aziz Diallo, qui ouvre le bal des discours. Chaleureusement applaudi, il souhaite « la bienvenue dans la plus belle ville du Burkina, Dori la coquette », dénonce « les forces obscurantistes qui ont décidé de faire de cette région leur zone de prédilection, créant ainsi la psychose au sein des populations qui pouvaient bien se passer d’un autre défi à relever ». Car, dit-il, dans la région, « l’eau demeure une denrée très rare pour une très grande partie de la population », l’accès aux services sociaux de base demeurant « un rêve », avec un centre hospitalier régional qui « inspire tristesse et désolation ».
Le bourgmestre de la ville ne considère cependant pas que lui et ses concitoyens soient pauvres, parce que, argumente-t-il, « les richesses dont regorgent notre région sont à même d’impulser le développement du pays tout entier ». En bon VRP de sa ville, il lance aux étrangers présents à Dori : « Prenez le temps de visiter notre ville, vous n’avez pas besoin d’escorte. Allez voir nos artisans au grand marché de Dori ; allez visiter notre mini-laiterie, vous serez surpris de voir le travail que les femmes abattent dans leur quête du mieux-être ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partenaire de poids de nombreux pays en développement, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) accompagne depuis 1991 les stratégies de développement et les programmes de lutte contre la pauvreté dans notre pays. A Dori, la représentante résidente au Burkina, Metsi Makhetha est venue renouveler l’engagement de son organisation à soutenir la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES), particulièrement dans son le volet social et lutte contre la pauvreté. C’est avec le soutien du PNUD que le Burkina a mis en place les plateformes multifonctionnelles qui ont permis de soulager des milliers de femmes dans l’exécution de certaines tâches ménagères, comme les corvées d’eau et le pilage de céréales.
Pour Metsi Makhetha, le choix de Dori pour commémorer la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté et lancer le PADEL est amplement justifié. Certes, selon les chiffres publiés en avril dernier par l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), la pauvreté a reculé de 7% entre 2009 et 2014 et la proportion de Burkinabè confrontés au seuil de pauvreté est passée de 47% à 40,1%. Mais le taux demeure extrêmement élevé. Autrement dit, 40,1% des 19 millions de Burkinabè, c’est-à-dire plus de 7 millions de nos compatriotes ne parviennent pas à accumuler 154 061 FCFA par an !
L’enquête de l’INSD montre que les régions les plus affectées par la pauvreté sont le Nord (70,4%), la Boucle du Mouhoun (59,7%) et le Centre-ouest (51,7%), et frappe particulièrement les zones rurales (92%).
Selon la représentante du PNUD, le taux brut de scolarisation au primaire a atteint 83,7% au niveau national, mais n’est que de 51,9% dans la région du Sahel, où également le taux d’achèvement des études primaires est le plus faible du pays avec 25,2%. Sur 100 filles inscrites en première année, seulement 25 achèveront le cycle entier. Quant à l’accès à l’eau potable, seulement 65% de Burkinabè y ont accès en milieu rural contre 90% en milieu urbain.
Sur les inégalités et injustices fondées sur le sexe, Metsi Makhetha, a mis les pieds dans le plat. Quitte à violer les convenances diplomatiques. « Au moment où je vous parle, je pense à cette fille du Sahel de 5 ans qui, dans 7 ans en aura 12 et qui court le risque de ne plus aller à l’école parce que précocement mariée », a-t-elle lancé, devant un auditoire subitement silencieux. Répondant à la presse, le président Roch Kaboré a également dénoncé le phénomène des mariages précoces très répandu dans la région du Sahel. En présence de l’Administrateur du PUND, Helen Clark, la représentante du PNUD au Burkina a enfoncé le clou en s’inquiétant de « la courbe démographique du pays, surtout dans le Sahel où l’indice synthétique de fécondité de 7,5 enfants par femme est supérieur à la moyenne nationale, 6 enfants par femme ».
A l’évidence, la non maitrise de la croissance démographique annihile tous les efforts de développement et le succès du PNDES dépendra en grande partie de la capacité et du courage du gouvernement à mettre en place une ambitieuse politique de planification familiale.

 

 

 

 

 

 

 

 

Confiante quant à la pertinence du Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL) comme outil de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, Metsi Makhetha s’est réjouie que le système des Nations Unies ait été associé à son élaboration et a pris l’engagement d’accompagner et mobiliser les partenaires afin que les objectifs du programme soient atteints.
La pauvreté, ce n’est pas seulement l’indigence monétaire, c’est pire que cela, a souligné en substance la ministre de la Femme, de la famille et de la solidarité nationale, Laure Zongo Hien. Rappelant le thème de la 30ème Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, « De l’humiliation et l’exclusion à la participation, éliminer la pauvreté sous toutes ses formes », elle a insisté sur le fait que l’humiliation affecte profondément la dignité de la personne humaine, en témoignent les propos de l’activiste péruvienne d’Edilberta Béja : « la pire chose quand on vit dans ‘extrême pauvreté, c’est le mépris, c’est qu’ils vous traitent comme si vous ne valez rien, qu’ils vous regardent avec peur et dégoût et qu’ils vous traitent même comme un ennemi ». Elle a regretté que sur de simples allégations de sorcellerie, des personnes soient toujours exclues de leur communauté et soient obligées de se réfugier au centre Delwindé dans le quartier Tanghin de Ouagadougou.
Tous les intervenants à la cérémonie commémorant la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté sont unanimes avec le défunt président Nelson Mandela : « La lutte contre la pauvreté n’est pas un acte de charité. C’est un acte de justice. C’est la protection des droits fondamentaux de l’homme, de son droit à la dignité et à une vie décente ». Réduire considérablement la pauvreté et les disparités inter et intra régionales à défaut de les éradiquer, c’est l’engament qu’a pris le président Kaboré, travers le Plan national de développement économique et social (PNDES), a expliqué la ministre de l’Economie, des finances et du développement, Rosine Coulibaly. C’est son département qui assure la mise en œuvre du Padel, dont la phase pilote a été lancée à Dori.
A suivre

 

Joachim Vokouma
Kaceto.net

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l’UNICEF a remis des kits scolaires d’urgence d’une valeur de 37 millions pour 5800 enfants au Burkina

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le mardi 15 novembre 2016 à Fada, dans la région de l’Est, Dr Anne Vincent, Représentante de l’UNICEF a remis à Madame Laure Zongo, Ministre de la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille des kits scolaires d’urgence aux élèves victimes des inondations de 2016. Ce don qui est estimé à une valeur de 37 millions de francs CFA est un appui au Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR). Il est destiné à 5800 enfants des 11 régions durement affectées cette année par des inondations et des vents violents.

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Mouvements sociaux : Le Premier ministre a rencontré les organisations syndicales

Présidée par le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du dialogue permanent entre le gouvernement et les organisations syndicales. La situation nationale étant à l’ordre du jour, il s’agissait particulièrement d’échanger sur la loi 033 qui régit les personnels des Etats publics de l’Etat (EPE). Le premier ministre était aux cotés des ministres en charge de la fonction publique et de la santé. C’était ce vendredi 25 novembre 2016.

 
Mouvements sociaux :  Le Premier ministre a rencontré les organisations syndicales

S’exprimant sur la nécessité de résoudre les préoccupations de cette fameuse loi 033, le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale, Clément Sawadogo, a précisé que cette question ne se résume pas uniquement aux établissements de santé. « Elle concerne aussi les établissements d’enseignement, beaucoup d’autres catégories d’établissements publics de l’Etat » a-t-il signifié, notant que ladite loi suscite des problèmes de tout genre et quelques fois des remous, au sein des établissements publics de l’Etat.

En effet, selon le ministre Clément Sawadogo, au cours des discussions sur la plateforme revendicative entre le gouvernement et les organisations syndicales en 2015, des décisions importantes avaient été prises, notamment la relecture de la loi qui régit la fonction publique, c’est-à-dire, la loi 013. « Cette relecture a été engagée et a abouti à l’adoption de la loi 081 qui régit désormais la carrière de l’ensemble des fonctionnaires de la fonction publique de l’Etat » a-t-il noté. Quant à la situation des travailleurs des établissements publics de l’Etat, la question n’a pas été prise en compte.

« Il y a problème parce qu’il y a des fonctionnaires qui sont mis en position de détachement auprès des établissements publics de l’Etat. Si la situation de leur carrière est réorganisée au niveau de la gestion de l’Etat et qu’elle reste en place dans la même position au niveau des EPE, il va y avoir distorsions et des problèmes de gestion » a expliqué le Ministre de la fonction publique.

C’est la raison pour laquelle, Clément Sawadogo soutient que le gouvernement a jugé nécessaire de revoir la loi 033, celle qui régit les personnels des EPE « pour qu’il y ait des dispositions beaucoup plus harmonisées » a-t-il dit. Et le ministre de la fonction publique de renchérir : « Indépendamment même de cela, il y avait des insuffisances propres à la loi 033 elle-même dont la grille s’inspirait plus ou moins de la grille de la fonction publique de l’Etat ».

Mise en place d’une commission gouvernement /syndicat

Remerciant les organisations syndicales pour leur présence, signe de leur attachement au dialogue social, Paul Kaba Thiéba a émis le souhait de trouver des solutions consensuelles et équilibrées dans le cadre de la relecture de ladite loi. Et le Ministre de la fonction publique d’indiquer qu’il s’agit d’anticiper sur les répercussions éventuelles des manifestations en chaine des établissements publics de l’Etat. A cet effet, il a été décidé d’asseoir dans les semaines à venir, une commission technique mixte gouvernement /syndicat pour réfléchir sur la relecture de loi 033.

El Hadj Inoussa Nana, Secrétaire général de la Force ouvrière Union nationale de syndicat (FO /UNS et par ailleurs, président du mois des centrales syndicales, a signifié répondre à l’appel du gouvernement sans connaître au préalable l’ordre du jour. Toutefois, dit-il : « Nous sommes satisfaits. C’est une revendication syndicale et si le gouvernement porte vraiment de l’intérêt pour une relecture de cette loi, cela nous va droit au cœur ».

Qu’en est-il du SYNTSHA ?

Cette question faisant partie de la plateforme revendicative du Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA), le Ministre de la fonction publique confie : « A partir du moment où il y a la relecture de la loi, s’il y a une entente entre le gouvernement et les syndicats sur une nouvelle version de cette loi qui est considérée comme satisfaisante de part et d’autre, le problème posé par le SYNTHA, naturellement, a aussi trouvé solution en ce qui concerne ce volet ».

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

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Droit international humanitaire : Le comité interministériel sensibilise des parlementaires

Le Comité Interministériel des Droits Humains (CIMDH), à travers son secrétariat permanent (SP) organise une session de sensibilisation sur le Droit international humanitaire (DIH) à l’endroit des parlementaires. Une sensibilisation visant à former et informer les députés sur les questions liées au DIH. Ladite session a eu lieu ce vendredi 25 novembre 2016 à Ouagadougou.

 
Droit international humanitaire : Le comité interministériel sensibilise des parlementaires

Sensibiliser les parlementaires et leur permettre d’avoir des informations sur le droit international humanitaire, c’est l’objectif général de cette session de formation des députés. Au cours de cette séance, il s’agira de procéder à la présentation du CIMDH et son rôle dans la mise en œuvre du DIH, faire l’état des lieux des ratifications et la mise en œuvre des conventions du DIH, accroitre la connaissance générale des députes sur le DIH, assurer une large diffusion des règles humanitaires et la nécessité de les faire respecter, etc.

L’application de ces normes humanitaires nécessite l’implication de tous les députés en leur qualité de représentants des citoyens. Des représentants qui ont également pour rôle de contribuer à la mise en place de ces droits et garanties. Pour Dr Ousseni TAMBOURA 4e vice-président de l’Assemblée Nationale représentant le président du Parlement burkinabè : « l’Assemblée Nationale est en droit d’appuyer ce renforcement de capacité surtout sur cette thématique parce qu’il s’agit de réélire les membres de la commission des affaires générales et des droits humains qui est l’une de leur compétences exclusives, afin qu’ils soient en mesure de voter de bonnes lois de qualité, en conformité avec les conventions internationales ».

Parlant des attentes de la session, le représentant de Salifou Diallo a souligné qu’il faut que les députés soient performants. Aussi a-t –il ajouté qu’ils attendent des députés qu’ils soient plus qualifiés pour aborder les questions liées au droit international humanitaire. Le président de la Commission des Affaires Internationales des Droits humains (CAGIDH/AN), monsieur Jacob OUEDRAOGO, estime que cette session s’inscrit dans le cadre d’une approche d’appropriation des dispositions internationales. Il a en outre affirmé que pour la présente session, l’accent est mis sur les femmes députés en raison de leur particulière sensibilité pendant les périodes de crise.

Entre autres communications attendues à cette session, la présentation du CIMDIH et son rôle dans la mise en œuvre nationale du DIH, la place du droit des conflits armés au sein de l’armée, l’introduction du DIH, l’état des lieux du DIH dans la législation burkinabè et enjeux futurs pour le Burkina, etc.

Yvette Zongo (Stagiaire)
Lefaso.net

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La loi portant répression des mutilations génitales féminines a 20 ans

Dans le cadre des activités marquant les 20 ans de l’adoption de la loi portant répression des Mutilations génitales féminines (MGF), le Secrétariat permanent du Comité national de lutte contre l’excision a organisé un panel. C’était le 24 novembre 2016 à Ouagadougou. Etaient présents des acteurs impliqués dans la lutte, des autorités coutumières, des représentants du parlement des enfants, des élèves et étudiants et des partenaires techniques et financiers entres autres. La secrétaire d’Etat, représentant la ministre en charge de la femme, Yvette Dembélé a présidé la cérémonie.

 
La loi portant répression des mutilations génitales féminines a 20 ans

13 novembre 1996-13 novembre 2016. Cela fait 20 ans que le législateur burkinabè a voulu sévir contre les mutilations génitales féminines (MGF) en intégrant trois articles dans le code pénal à la faveur de sa relecture. Ce qui a permis, selon la Secrétaire d’Etat auprès du ministère en charge de la femme, Yvette Dembélé, d’enregistrer des avancées significatives dans la promotion de l’élimination de la MGF dans notre pays. A l’entendre, ces avancées ont également permis au Burkina Faso de se hisser aux premiers rangs mondial et continental en matière de lutte contre les pratiques néfastes à la femme et à la fille. C’est donc tout naturellement que le secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision (SP/CNLPE) a décidé de marquer un temps de réflexion sur les résultats obtenus, d’en tirer des leçons et d’envisager de nouvelles perspectives pour l’avenir de l’application de la loi. D’où la tenue de ce panel sous le thème « les 20 ans d’adoption de la loi contre les MGF au Burkina Faso : Bilan et perspectives ».

Pour la circonstance, d’imminentes personnalités ont bien voulu apporter leur contribution à la marche vers l’abolition totale et définitive des MGF au Burkina Faso. Il s’agit notamment de Mariam Lamizana, pionnière dans le domaine de la promotion de l’abandon des MGF, Rachel Badolo/Kando, secrétaire permanent du CNLPE et de Wendyam Kaboré, magistrate en service au Conseil d’état. Elles ont respectivement présenté des communications axées sur « le contexte de l’adoption de la loi et les différents acteurs qui ont contribué à son adoption » ; « Bilan de l’application de la loi », et « les difficultés dans l’adoption de la loi contre les MGF ».

Pour un pays comme le notre, les pesanteurs socio-culturelles constituent un frein à l’abolition des MGF. Et à Mme Dembélé de confirmer : « On n’arrive pas à se défaire de cette conception culturelle. Pire, ceux qui n’arrivent pas à pratiquer ces MGF sur le territoire national en arrivent à passer de l’autre côté de la frontière où les sanctions ne sont pas aussi sévères qu’au Burkina Faso ». C’est à ce titre, qu’elle a indiqué qu’un accent doit être mis sur la sensibilisation. Avant d’inviter les acteurs impliqués dans la promotion de l’élimination de l’excision à persévérer autour du SP/CNLPE, structure de coordination et d’orientation pour une victoire prochaine.

La représentante résidente du Fonds des Nations Unies pour la population, Edwige Adekambi Domingo, a, pour sa part, dit être venue pour célébrer les acquis engrangés au cours des 20 ans de lutte contre les MGF. « Le Burkina a fait de grands bonds en termes d’engagement, résultats pratiques. Et lorsque nous regardons les différentes enquêtes qui ont été conduites dans ce pays, entre 2010 et 2015 chez les filles, on s’est rendu compte que le taux a baissé de 13% à 11% », se réjouit-elle. Mais derrière ces chiffres, il y a des réalités qui méritent d’être prises en compte, selon Mme Domingo. « Comment sécuriser et protéger la vie humaine ? », a-t-elle questionné pour conclure.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

                                        Extrait du code pénal sur l’excision

Article 380  : Est puni d’un emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 150 000 à 900 000 F CFA ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque porte ou tente de porter atteinte à l’intégrité de l’organe génital de la femme par ablation totale, excision, infibulation, insensibilisation ou par tout autre moyen. Si la mort en est résultée, la peine est un emprisonnement de cinq à dix ans.

Article 381 : Les peines sont portées au maximum si le coupable est du corps médical ou paramédical. La juridiction saisie peut en outre prononcer contre lui l’interdiction d’exercer sa profession pour une durée qui ne peut excéder cinq ans.

Article 382 : Est punie d’une amende de 50 000 F CFA à 100 000 F CFA, toute personne qui ayant connaissance des faits prévus à l’article 380 n’en avertit pas les autorités compétentes.

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2016.11.25

Le Burkina Faso compte éradiquer le Sida d’ici à 2030

Le Burkina Faso compte éradiquer le Sida d’ici à 2030
© DR / Autre Presse
 
Le Burkina Faso compte éradiquer le Sida d’ici à 2030
 
Ouagadougou - «En 2030, nous allons déclarer la fin du Sida au Burkina Faso», a affirmé hier mercredi, le secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (SP/CNLS-IST), Didier Romuald Bakouan, au cours de la commémoration des 30 ans de lutte contre le VIH/Sida au Burkina Faso.


« Il était bon de s’arrêter pour regarder derrière soi et voir qu’est-ce qui a été fait, quels sont les acquis et quelles sont les erreurs qui ont été commises pour qu’on puisse réparer et aller en avant, parce qu’en 2030, nous allons déclarer la fin du Sida au Burkina » a déclaré le SP/CNLS-IST Didier Romuald Bakouan, après une marche silencieuse en hommage aux victimes de la maladie du siècle.

« Nous rendons ce soir hommage à tous les acteurs de la lutte contre le Sida qui, depuis 30 ans, sévi dans notre pays. C’est en 1986 que les premiers cas ont été déclarés. En 2000 nous étions à 7% de la population qui était infectée et aujourd’hui nous ne sommes plus qu’à 0,9% », a-t-il ajouté.

Selon M. Bakouan, il faut que « tous les acteurs qui sont intervenus tout au long de ces 30 ans, soient rappelés à la mobilisation, mais aussi qu’ils se souviennent que nous avons beaucoup de nos parents, nos frères et sœurs qui sont décédés de cette maladie ».

« Le premier enseignement est qu’il faut croire que la maladie existe, le 2e enseignement est qu’il faut réellement s’engager à la combattre, le 3e est qu’il faut qu’on soit mobiliser tous ensemble sans quoi, tout seul on ne peut pas réussir. Si nous ne changeons pas de comportement, si nous n’adhérons pas aux conseils qui ont été donnés, si nous ne connaissons pas notre statut sérologique pour mieux organiser notre vie, tout ce que nous sommes en train de faire sera vain », a-t-il martelé.

Les actions à mener sont que, «dans l’immédiat nous avons déclaré en octobre, 90 jours de commémoration et nous aurons le premier décembre, la journée mondiale de lutte contre le Sida et nous allons terminer par les journées portes ouvertes sur le VIH ou sur la lutte et les acteurs».

Les acteurs de la lutte contre ce fléau, selon le SP/CNLS-IST ont, à moyen terme jusqu’en 2020, le devoir de mettre 90% des gens qui connaissent leur statut sous traitement et les rendre observant et de faire en sorte qu’ils soient indemnes du virus.

Les marcheurs sont issus de la chefferie traditionnelle, des leaders politiques, toute la structure du secrétariat permanent et l’ONU/Sida.

Agence d’Information du Burkina
as/taa

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2016.11.22

Journée du refus de la misère : Passer de l’humiliation à la participation

Plus de quatre Burkinabè sur dix vivent en dessous du seuil de pauvreté et plus de 93% des personnes pauvres vivent en milieu rural. Ce, malgré la réduction de l’incidence de la pauvreté monétaire de 6% entre 2010 et 2014 dans notre pays. A l’instar de la communauté internationale, le Burkina commémore, le 17 octobre de chaque année, la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté ou Journée du refus de la misère. Cette année, cette journée a été célébrée à Dori dans la région du Sahel, en différé, le 18 novembre 2016. C’est le président du Faso, Roch Marc Christain Kaboré qui a présidé la cérémonie commémorative.

 
Journée du refus de la misère : Passer de l’humiliation à la participation

Instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies, la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté se veut une invite à entreprendre des actions concrètes pour l’éradication de la pauvreté et de la misère. « De l’humiliation et l’exclusion à la participation : éliminer la pauvreté sous toutes ses formes », c’est le thème retenu pour la commémoration de la 30e journée. « Avec une grande proportion de pauvres et d’exclus, notre pays ne peut que s’approprier le thème de la 30e journée », a expliqué Laure Zongo/Hien, ministre de la femme, de la famille et de la solidarité nationale.

En effet, l’incidence globale de la pauvreté se situait à 41,1% en 2014. L’exclusion sociale, elle, est également une réalité dans notre pays, en témoigne l’existence d’une dizaine de structures de solidarité qui accueillent ces personnes vulnérables. Cette journée du refus de la misère se veut donc un plaidoyer pour faire entendre les préoccupations des personnes vivant dans cette situation d’extrême pauvreté. A travers cette journée, « il s’agit en effet pour nous de marquer ensemble un arrêt introspectif et prospectif sur la situation de la pauvreté au Burkina et surtout de donner les perspectives de réponses », a rappelé Metsi Makhetha, coordinatrice résidente du système des Nations Unies et représentante résidente du PNUD au Burkina.

Changer d’abord de mentalités

« Cette journée est une journée d’interpellation de chacun et chacune, sur le rôle qu’il doit jouer individuellement et que nous devons et pouvons jouer collectivement pour barrer la route à la misère. La commémoration de cette journée, pour la 30e fois, est l’occasion de démontrer les liens forts de solidarité qui doivent exister entre nous et particulièrement envers les personnes vivant dans la pauvreté et les exclus », a souligné Laure Zongo/Hien. Car, poursuit-elle, « la pauvreté que nous devons combattre est d’abord dans notre mental, dans notre esprit et ce combat vise la participation et la conjugaison des efforts de tout un chacun aux initiatives de développement de nos communautés et non la marginalisation de certaines personnes ».

Pour le président du Faso, patron de la cérémonie commémorative de cette journée, n’a pas manqué de rappeler que « la lutte contre la pauvreté n’est pas de la charité, c’est rétablissement d’une justice sociale ». Puis, appelant tous les fils et filles du Burkina à jouer leur rôle, chacun en ce qui le concerne, Roch Marc Christian Kaboré a précisé que le changement passe nécessairement par un changement de mentalités. « Pour que nous puissions changer le Burkina, il faut que nous changions d’abord nos mentalités, c’est la base du vrai changement », a-t-il martelé. Mais, force est de reconnaître que mallgré les progrès réalisés, d’importants efforts restent encore à faire au Burkina pour éliminer les inégalités.

La célébration de la journée du refus de la misère a connu la présence, à Dori, de la première personnalité du PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement) à l’échelle mondiale, Helen Clark, administrateur du PNUD et présidente du groupe des Nations Unies pour le développement.

Moussa Diallo
Lefaso.net

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Fada N’gourma : Des kits scolaires et des vivres au profit des orphelins et autres enfants vulnérables

La cérémonie de remise de kits scolaires, de vivres aux orphelins et autres enfants vulnérables (OEV) et leurs familles d’accueil s’est tenue, le Mardi 15 novembre 2016, à Fada N’gourma chef-lieu de la région de l’Est. Etaient présents à cette cérémonie, Laure Zongo/Hien, ministre de la femme de la solidarité et de la famille et ses collaborateurs, le gouverneur de la région de l’Est, sa majesté Koupiendiéli, roi du gulmu, l’ambassadeur de la chine Taïwan et la représentante résidente de l’Unicef au Burkina Faso.

 
Fada N’gourma : Des kits scolaires et des vivres au profit des orphelins et autres enfants vulnérables

Le centre a été créé le 9 novembre 2015. Il est une structure de prise en charge des enfants et jeunes vivant des difficultés comportementales, familiales, sociales, scolaires et/ou professionnelles. Ce centre est bâti sur un site d’environ seize(16) hectares où sont érigés un bloc administratif, un foyer socioéducatif, des logements du personnel chargé de la formation, une école post-primaire à six classes, des ateliers de formation professionnelle et de grands magasins. La construction et l’équipement de ce joyau (centre) ont coûté au budget de l’Etat plus de 1 750 000 000 fcfa. Pour un renforcement des acquis et surtout permettre aux pensionnaires de poursuivre leur scolarité, il a été nécessaire de leur apporter un appui en matériel d’une valeur de 500 000 000 fcfa qui est composé entre autre : des sacs d’écoliers, des cahiers, des lampes à piles, des vélos et des tonnes de vivres. La présente cérémonie a permis de jeter un regard critique sur une catégorie d’enfants. D’abord le contexte de pauvreté dans lequel vit la plupart des ménages ruraux et urbains au Burkina faso, qui a entrainé une modification des liens de solidarité et du mode de vie communautaire d’antan. Selon une étude du ministère en 2010 dénommée « cartographie et analyse nationale de la situation des orphelins et autres enfants vulnérables au Burkina Faso(CANSOEN) » 2 861 238 OEV ont été dénombrés.

En rappel, le 14 novembre 2016, la ministre Laure Zongo/Hien a tenu des rencontres et des visites des structures déconcentrées de son département de l’Est notamment : les locaux de la Direction régionale, la Direction provincial, la maison de la femme et du centre d’accueil et de la formation spécialisée. Une visite de courtoisie à sa majesté Koupiendiéli roi du gulmu, des rencontres d’échange avec le personnel de la direction régionale et les femmes de la région.

Ismael Sana
Lefaso.net

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2016.11.20

« Nous devons mobiliser davantage de ressources humaines et financières nationales en faveur de la santé maternelle et néonatale », déclare la Première Dame, Madame Sika Kaboré

« Nous devons mobiliser davantage de ressources humaines et financières nationales en faveur de la santé maternelle et néonatale », déclare la Première Dame, Madame Sika Kaboré
© DR / Autre Presse
 
« Nous devons mobiliser davantage de ressources humaines et financières nationales en faveur de la santé maternelle et néonatale », déclare la Première Dame, Madame Sika Kaboré
 
L’épouse du chef de l’Etat, Madame Sika KABORE a présidé le samedi 19 novembre à Ouagadougou, la session ordinaire de l’année 2016, du comité national de suivi de la mise en œuvre des stratégies et programmes de réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile. Elle avait à ses côtés l’épouse du Premier ministre, Madame Anne THIEBA.


Après le mot de bienvenue du ministre de la santé le Dr Smaila OUEDRAOGO, Madame Sika KABORE a fait observer une minute de silence en mémoire des femmes qui, en voulant perpétuer l’humanité sont décédées dans des conditions déplorables et en mémoire de tous ces nouveau-nés qui, malgré leur lutte pour la survie sont décédés.

Elle a ensuite souligné qu’en prenant part à cette session, elle voudrait saluer tous les acteurs qui se battent pour donner de meilleures conditions de vie à la mère et à l’enfant.

« La problématique de la santé de la mère et de l’enfant reste dominée par des mortalités maternelle et néonatale élevées en Afrique au Sud du Sahara, plus précisément dans les régions occidentale et centrale. En dépit des efforts déployés pour endiguer ce fléau, les statistiques restent décevantes dans cette partie de l’Afrique : près de 120 000 femmes décèdent chaque année en voulant donner la vie et pour chaque femme qui meurt, 30 à 100 autres souffriront de complications graves, douloureuses et débilitantes, liées à la grossesse, à l’accouchement et aux suites de couche. 2/3 des décès infantiles surviennent au cours du premier mois de vie. Au Burkina Faso, l’enquête module démographique et de santé de 2015 donne le ratio de mortalité maternelle à 330 pour 100 000 naissances vivantes. Pour la mortalité infanto-juvénile, le taux est de 81,7 pour 1000 naissances vivantes. Cette forte mortalité touche plus particulièrement les femmes et les nouveau-nés du milieu rural », a expliqué Madame Sika KABORE.

Face à cette situation, Madame KABORE a indiqué que les Premières Dames des pays d’Afrique se sont toujours investies aux côtés des ministères en charge de la santé des différents pays pour faire de l’amélioration de l’état de santé des populations en général et de celle des groupes vulnérables en particulier, leur cheval de bataille. D’où cet hommage qu’elle leur a rendu. « Je salue donc cette initiative qui nous permet de comprendre qu’il faut impliquer aussi d’autres secteurs de développement et institutions dans le processus de réduction de la mortalité maternelle et néonatale en Afrique. Cela suppose que nous devons surmonter nos sentiments d’impuissance et agir pour faire de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale une priorité nationale. Nous devons mobiliser davantage de ressources humaines et financières nationales en faveur de la santé maternelle et néonatale dans chacun de nos pays. Nous devons nous préoccuper de l’équité afin que les actions mises en œuvre touchent réellement les populations les plus pauvres de nos pays. Nous devons enfin, suivre les progrès accomplis en vue d’évaluer les résultats et l’impact de nos actions », a soutenu la Première Dame.

Pour elle, la tenue de la session de l’année 2016 est une occasion pour le Burkina Faso de susciter l’engagement de tous les acteurs et partenaires autour de ce problème et de mobiliser tous les efforts pour appuyer la mise en œuvre des différentes stratégies nationales de réduction de la mortalité maternelle et néonatale.

Madame KABORE a profité de la tribune qui lui est offerte pour remercier les partenaires techniques et financiers qui soutiennent le gouvernement dans la quête quotidienne d’une meilleure santé pour la mère et l’enfant.

« J’ai espoir que progressivement, nous arriverons à vaincre ce fléau afin que la devise « ne plus mourir en donnant la vie et que l’enfant naisse vivant, bien portant et ne meurt pas », soit une réalité au Burkina Faso », a conclu la Première Dame.

A l’issue de l’intervention de Madame Sika KABORE, le bilan de la mise en œuvre des interventions en faveur de la santé maternelle, néonatale et infanto-juvénile au Burkina Faso a été présenté à l’assistance. Il en ressort une amélioration des indicateurs de la santé maternelle et infantile mais la nécessité d’une synergie d’actions pour une meilleure santé de la mère et de l’enfant s’impose. Des messages de plaidoyer à l’endroit des autorités politiques, coutumières et religieuses, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers pour une meilleure santé de la mère et de l’enfant, ont également été diffusés.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

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Madame Sika Kaboré à une soirée cinématographique pour l’épanouissement de l’enfant

Madame Sika Kaboré à une soirée cinématographique pour l’épanouissement de l’enfant
© DR / Autre Presse
 
Madame Sika Kaboré à une soirée cinématographique pour l’épanouissement de l’enfant
 
L’épouse du chef de l’Etat, Madame Sika KABORE a présidé une séance de projection cinématographique sur le thème de l’excision suivi d’un débat, dans la soirée du vendredi 19 novembre 2016 à l’Institut français George Mélies de Ouagadougou.


Au cours de cette soirée, Madame Sika KABORE a « souhaité la bienvenue et remercié toutes les personnes qui ont effectué le déplacement, notamment Madame THIEBA, l’épouse du Premier ministre, les épouses des ministres, les députés, les partenaires techniques et financiers, etc. ». La Première Dame a aussi « salué la présence de Madame DIARRA, présidente de l’Association pour le bien-être des enfants et des adolescents (ABEEA) grâce à qui nous nous retrouvons ici ce soir ».

L’épouse du chef de l’Etat a rappelé que l’ABEEA organise tous les deux ans le Salon international de l’enfant et de l’adolescent (SINAE) et la présente édition est placée sous le thème « Protection de l’enfance et bonne gouvernance : défis et enjeux ». Selon Madame KABORE, « quand on parle de protection de l’enfance et de bonne gouvernance, on ne peut pas éviter le sujet qui concerne toutes les violences que subissent nos enfants, toutes les violations de droit de l’enfant ».

Le film intitulé « Moolaadé », d’une durée de 1 heure 20 minutes « traite des Mutilations génitales féminines sous un angle social, soutenues aussi bien par les hommes que les femmes dans une communauté fortement attachée à ses valeurs culturelles. Moolaadé met à nu le poids des traditions et des coutumes sur l’individu. C’est l’histoire d’une communauté face à la pratique de l’excision ».
Après la projection, place au débat au cours duquel les intervenants ont noté que le film décrit « la souffrance des enfants basée sur l’humour ». Ils ont aussi interpellé tous les leaders et les hommes en général, à s’investir dans la lutte contre l’excision.

A l’issue de la projection, Madame Sika KABORE a lancé un appel à tous les acteurs pour qu’ils s’impliquent également dans la lutte contre l’excision : « Nous sommes dans la semaine du SINAE, j’ai pensé qu’il serait utile de sensibiliser nos personnalités, nos députés, nos ambassadeurs à la question des violences faites aux enfants et de l’épanouissement de l’enfant en famille. Le thème a été traité avec beaucoup de profondeur. Nous nous sentons interpeller. Chacun à son niveau doit pouvoir faire quelque chose pour arrêter une pratique qui n’a que trop duré, une pratique qui blesse la petite fille et qui tout au long de sa vie restera meurtrie aussi bien dans son équilibre physique que dans son équilibre mental ».

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

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