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2017.06.26

Mise en œuvre du PNDES : Paul Kaba Thiéba et les ONG accordent leurs violons

« Le Plan national de développement économique et social (PNDES) 2016-2020 : contributions des organisations non gouvernementales et associations de développement à sa mise en œuvre et à son suivi-évaluation ». C’est le thème retenu pour les travaux de la 5e édition des Journées nationales de concertation (JNC). Débuté la veille par des expositions, l’événement a connu son apothéose ce jeudi 22 juin par un dialogue direct entre les acteurs de développement et le Premier ministre.

 
Mise en œuvre du PNDES : Paul Kaba Thiéba et les ONG accordent leurs violons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partenaires privilégiés de l’Etat, les organisations non gouvernementales et associations de développement (ONG/AD) interviennent dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des politiques publiques de développement. A travers leur rôle de mobilisation de l’aide au développement, elles luttent contre la pauvreté et partant pour le bien-être des populations.

En 2015, plus de 73 milliards de FCFA ont transité par le canal des ONG/AD pour être investis dans toutes les régions du Burkina Faso et dans les domaines socioéconomiques. La contribution de ces partenaires au développement en 2016 est estimée à plus de 94 milliards de FCFA. Pour ce qui concerne 2017, 41 milliards de FCFA ont été prévus à titre provisoire.

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3.Les ONG et associations disposent des compétences et peuvent apporter quelque chose dans la conception des politiques publiques de développement dixit Juliette Compaoré

Le thème de cette 5e édition des JNC visait à définir le rôle des ONG et associations de développement, les mécanismes de collaboration à mettre en place pour l’opérationnalisation du PNDES. « Il est question à partir d’un dialogue fécond sur la base d’un partenariat entre l’Etat et ces organisations, de faire converger les efforts vers des objectifs communs à savoir la réalisation du Plan national de développement économique et social », a expliqué Paul Kaba Thiéba. Le président de ces journées nationales de concertation invite par ailleurs l’ensemble des acteurs à prendre en compte dans leurs programmes de développement, les priorités inscrites dans le PNDES.

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Expositions des ONG et associations de développement

Après deux rendez-vous manqués (2015 et 2016) de ce cadre annuel de concertation entre l’Etat et les ONG et associations de développement, la présidente du secrétariat permanent des organisations non gouvernementales (SPONG) s’est réjoui que le dialogue soit renoué. « Nous avons voulu aussi à travers cette édition, montrer notre souhait de renforcer la structuration des ONG et associations pour un dialogue plus unitaire pour que nos interventions puissent être aussi complémentaires qu’efficaces sur le terrain pour le bonheur des populations », a-t-elle conclu.

Maxime Jean-eudesBambara (Stagiaire)
Lefaso.net

Cadre stratégique national de lutte contre le Sida : Environ 7 milliards de francs CFA mobilisés

Pour parachever la mise en œuvre du Cadre stratégique national de lutte contre le VIH, le Sida et les IST (CSN-sida) 2016-2020 et le plan d’urgence pour l’accélération de la réponse nationale au VIH 2017-2018, les besoins du Burkina se chiffraient à près de 21 milliards de francs CFA. La table ronde des partenaires techniques et financiers engagés dans lutte contre le VIH-Sida , tenue ce vendredi 23 juin, a permis de mobiliser la somme d’environ 7 milliards de francs CFA .

 
Cadre stratégique national de lutte contre le Sida : Environ 7 milliards de francs CFA mobilisés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Lutte contre le VIH, le Sida et les IST, facteur de renforcement du capital humain dans le cadre de la mise en œuvre du PNDES ». C’est sous ce thème que s’est tenue la quatrième table ronde de mobilisation de ressources du Cadre stratégique national de lutte contre le VIH, le sida et les IST. « C’est la première fois qu’on atteint un taux de 90% de mobilisation à la fin de la table ronde. Cela est satisfaisant et nous permet d’être confiants pour la suite » a noté Didier R. Bakouan, Secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les Infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST).

Adopté par le gouvernement en juillet 2016, le Cadre stratégique national se fonde sur les orientations nationales et s’inscrit dans les perspectives de réalisation des stratégies internationales de l’ONU SIDA. Selon le Secrétaire permanent du CNLS-IST, le cadre intègre l’approche d’investissement, l’objectif « 90-90-90 » à l’horizon 2020 et les nouvelles lignes directrices de l’OMS en matière de soins et traitements. Quant au plan d’urgence pour l’accélération de la réponse nationale, son élaboration répond au souci d’atteindre les résultats escomptés en 2020 et aller vers la fin de l’épidémie en 2030.

« Concrétiser les annonces faites »

Selon la ministre de l’économie, des finances et du développement, les financements nécessaires à la mise en œuvre du cadre stratégique national 2016-2010 ont été évalués à 116 740 345 747 francs CFA. Et à la date du 31 mai 2017, « les annonces de financements des partenaires s’élevaient à 105 984 256 579 francs CFA , soit un gap financier de l’ordre de 10 756 089 169 francs CFA » a-t-elle signifié, soulignant que la présente table ronde vise à concrétiser les annonces déjà faites. Et Rosine Coulibaly de préciser que la contribution de l’Etat est évaluée à 73 623 150 671 francs CFA , soit 14 724 630 134,2 francs CFA par an. « C’est le lieu pour moi de remercier tous les donateurs et espérer que les engagements seront tenus à bonne date » a-t-elle lancé, conviant l’ensemble des acteurs à relever les défis.

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Didier R. Bakouan, Secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles

A ce sujet, le secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les Infections sexuellement transmissibles confie que les uns et les autres ont pris des engagements au cours de la présente rencontre. « D’ici la session du Conseil national contre le SIDA qui aura probablement lieu en mi-juillet, nous pourrons avoir des informations plus précises sur les montants, sur les engagements des uns et des autres » a-t-il souligné.

Prenant la parole au nom des partenaires techniques et financiers, David Young, le premier conseiller de l’Ambassade des Etats-Unis a souligné que le Burkina a encore du chemin à faire et des défis à relever pour atteindre les objectifs 90-90-90 préconisés par l’ONU Sida. Ces défis, selon André Young, sont relatifs à la pérennisation des financements, l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, la stigmatisation des malades et la maitrise de la chaine des approvisionnements et distribution des intrants.

Si de nos jours, « le taux de prévalence du VIH en population général connait un recul certain de 0,8% », un risque de rebond de la maladie n’est pas exclure. « Le nombre de personnes vivant avec le VIH dépistées et suivies sur le plan médical, est passé de 77 648 (dont 51 946 femmes) en 2015 à 82 837 (dont 57 976 femmes) en 2016, mais seulement 57 178 personnes vivantes avec le VIH (69 %) sont sous ARV ».

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net