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2016.11.19

Nouvelle cartographie des zones à risque du Burkina Faso

Nouvelle cartographie des zones à risque du Burkina Faso
© DR / Autre Presse
 
Nouvelle cartographie des zones à risque du Burkina Faso
La cartographie des zones à risque du Burkina Faso a fait l’objet, depuis le 15 novembre, d’un léger aménagement.

 

Cartographie Zones Risques Burkina Faso

Les villes situées sur la route reliant Bobo Dioulasso à la frontière ivoirienne sont désormais répertoriées sous le classement « vigilance renforcée ».

Il s’agit notamment des centres urbains de Banfora et de Niangoloko. Les consignes habituelles de prudence et de discrétion doivent être suivies scrupuleusement.

La zone comprise à l’ouest de cette route demeure déconseillée, sauf raison impérative, et ne doit être fréquentée que sous escorte des forces de défense et de sécurité.

Vous pouvez consulter la nouvelle carte, soit sur le site internet de l’ambassade, soit sur la page « Burkina Faso » du portail « conseils aux voyageurs du site www.diplomatie.gouv.fr

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Lutte contre la drogue : les canaux de trafic de drogue présentés aux acteurs

Le Comité national de Lutte contre la Drogue (CNLD), a organisé le mercredi 10 août 2016, à Ouagadougou, une séance d’information et de sensibilisation des acteurs de prise de décision et des leaders d’opinion de la région du Centre sur les méfaits de la consommation des drogues. Les travaux de cette session, ont été présidés par monsieur Joachim Somda, gouverneur de la région du Centre. Photo d'archives utilisée à titre d'illustration
© Ministère
 
Le Comité national de Lutte contre la Drogue (CNLD), a organisé le mercredi 10 août 2016, à Ouagadougou, une séance d’information et de sensibilisation des acteurs de prise de décision et des leaders d’opinion de la région du Centre sur les méfaits de la consommation des drogues. Les travaux de cette session, ont été présidés par monsieur Joachim Somda, gouverneur de la région du Centre. Photo d'archives utilisée à titre d'illustration
 
Manga - Le Secrétariat Permanent du comité national de Lutte contre la drogue (SP/CNLD) a outillé, le mardi 15 novembre 2016 à Manga, les leaders d’opinion, les organisations de la société civile sur la lutte contre la drogue.


Le phénomène de la drogue constitue l’un des problèmes de société auxquels se trouve confronté le Burkina Faso. Face à ce souci, et dans le but d’engager une synergie d’action contre le fléau, le Secrétariat Permanent du Comité national de Lutte contre la Drogue (SP/CNLD) a organisé le 15 novembre 2016, une session d’information et de sensibilisation sur les méfaits de la drogue à manga. Le Gouverneur de la région du centre sud Casimir Segda, président de la cérémonie, a indiqué que le Burkina Faso a été longtemps considéré comme un pays de transit. Actuellement, le trafic et la consommation des drogues ont pris une ampleur de plus en plus considérable. A l’entendre, pour s’aligner à la volonté politique du gouvernement en matière de lutte contre la drogue, le SP/CNLD a retenu le thème : « Problématique de la drogue en milieu scolaire ; quelles stratégies pour une meilleure prévention ». Ces séries d’informations du SP/CNLD répondent aux préoccupations des plus hautes autorités du pays d’accorder une meilleure protection aux populations contre les méfaits de ces menaces actuelles qui compromettent l’exécution des politiques de développement. « Ce phénomène est d’autant plus inquiétant et préoccupant en ville comme en campagne en ce sens qu’il touche davantage la population jeune et surtout scolaire qui constitue le fer de lance du développement » a relevé le Gouverneur Casimir Segda. Pour lui, le phénomène de la drogue constitue un problème mondial « le trafic et la consommation des substances illégales s’accroissent dans tous les pays et les conséquences sanitaires et sécuritaires restent un sujet de préoccupation à l’échelle internationale ». Il a par ailleurs, souhaité que chaque participant apporte sa contribution à son unité d’appartenance pour une meilleure sensibilisation. La Secrétaire permanent du Comité national de Lutte contre la Drogue (SP/CNLD) Mariam Diallo/Zoromé, a souligné que l’Etat seul ne peux pas accompagner cette lutte du moment où c’est un problème d’abord de personne, un problème de famille, un problème de société, et un problème national. « Nous avons initié ces séances afin de donner les rudiments nécessaires parce que pour pouvoir lutter contre quelque chose il faut maitriser la chose, connaitre la chose pour vouloir la combattre » a relevé Mme Zoromé. Les services de l’Etat interviennent pour sensibiliser, les services de répression interpellent les consommateurs, et les « dealers », a-t-elle rappelé. «Les consommateurs de la drogue sont considérés comme des malades et on les oriente vers les services de santé mais si les parents et les services d’éducation ne travaille pas en synergie d’action nous n’allons pas pouvoir mettre fin à ce fléau »a-t-elle ajouté.

Antoine AKOANDAMBOU
akoantony@yahoo.fr

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Lutte contre le travail des enfants sur les sites miniers : une feuille de route pour fédérer les énergies

Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
© DR / Autre Presse
 
Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
 
Manga - La direction régionale de la Justice, des Droits humains et de la Promotion Civique du Centre-sud a organisé le mardi 15 novembre 2016 à Manga une rencontre d’échanges avec les acteurs de lutte contre les pires formes travail des enfants.


Dans le but de faciliter la coordination des actions des différents acteurs de lutte contre le travail des enfants sur les sites miniers, la direction régionale de la Justice, des Droits humains et de la Promotion Civique a organisé une rencontre d’échanges à Manga le 15 novembre 2016. Il s’est agi pour les différents acteurs d’ échanger sur la capitalisation des actions de la feuille de route sur la lutte contre les pires formes de travail des enfants sur les sites d’orpaillage et carrière artisanales dans la région du Centre sud. Selon le Directeur régional du ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion Civique, Adama Ouédraogo, sa direction a initié cette rencontre pour vulgariser des actions de la feuille de route du fait que c’est un document fédérateur qui devra faciliter la coordination des actions des différents acteurs (public ou privé) dans la lutte contre le travail des enfants sur les sites miniers. « Avant cette feuille de route on a constaté une certaine insuffisance dans les actions de lutte contre le travail des enfants sur le site minier bien sûr, malgré les efforts consentis par l’Etat et ses partenaires. Donc, nous avons estimé qu’il était bon temps d’élaborer une feuille de route pour fédérer les énergies afin de venir à bout de ce phénomène» a expliqué M. Ouédraogo. Cette feuille de route doit être un instrument qui doit les guider dans la lutte contre le travail des enfants dans la région et partant au Burkina Faso, a-t-il souhaité. «Ce document, loin d’être un outil de planification, permettra d’opérationnaliser les différents politiques, programmes et plans d’actions suscitées » a soutenu le Gouverneur de la région du Centre sud Casimir Ségda. Pour le directeur régional Adama Ouédraogo, ‘’malgré les efforts des différents acteurs, on note que le phénomène va de mal en pis. C’est véritablement un fléau dans la mesure où rien que l’an passé lorsque nous avons effectué des visites sur les sites miniers nous avons pu dénombrer une centaine d’enfants sur ces sites particulièrement sur le site de Tiébélé et de Gogo». Et le Gouverneur Ségda de préciser que la présente feuille de route pourrait lever les obstacles à la lutte contre ce phénomène dans la mesure où elle permettra, d’une manière concertée et consensuelle, aux différents acteurs de fédérer leurs actions. Représentant les enfants à cette rencontre d’échanges, la Présidente du parlement des enfants de manga, Wend-lassida Murielle Ouédraogo, s’est réjoui de la présentation, au cours des communications, des raisons de la présence des enfants sur les sites miniers, des conséquences et des méthodes de répression sinon de dissuasion. « Je vais en retour en parler à mes camarades et ensemble nous allons sensibiliser les élèves. Au besoin, nous allons demander à nos professeurs de formuler des sujets de rédaction sur le fléau afin que la communication soit plus large » a-t-elle promis.

Antoine AKOANDAMBOU

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2016.11.18

Communiqué de presse du REN-LAC sur le scandale Huawei : c’est de la corruption

Le 10 novembre 2016, la ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Aminata Sana/Congo a remis au Président de l’Assemblée nationale Salifou Diallo, un lot de 130 tablettes numériques au profit des 127 députés, a-t-on appris d’un communiqué publié sur le site de l’Hémicycle. La même source indique que ces tablettes ont été acquises grâce à un partenariat avec Huawei Technologies Burkina Faso.

Ce geste intervient moins de six mois après l’attribution d’un marché de « construction d’une liaison sur fibre optique entre Ouagadougou et Pô jusqu’à la frontière du Ghana + bretelle Bagré Pôle dans le cadre du projet régional d’infrastructures de communication de l’Afrique de l’Ouest (PRICAO-BF) » à l’entreprise HUAWEI INTERNATIONAL pour un montant 7 984 185 dollars US, soit 4 776 538 676,25 francs CFA TTC (Cf. Compte rendu du Conseil des ministres du 22 juin 2016).

Comme il fallait s’y attendre, la diffusion de cette information a donné lieu à une profonde et légitime indignation au sein de l’opinion qui exige des gouvernants l’exemplarité, le respect de la loi anti-corruption et l’instauration d’une culture de bonne gouvernance.

Tout en saluant cette levée de boucliers traduisant un renforcement de l’éveil des consciences et de la veille citoyenne, le REN-LAC note que les faits portés sur la place publique montre qu’il y a bel et bien eu violation de la loi n°04-2015/CNT du 3 mars 2015 portant prévention et répression de la corruption au Burkina Faso, notamment en ses dispositions relatives aux dons, cadeaux et autres avantages en nature et à la corruption d’agents publics dans la commande publique. En tout état de cause, cette violation de la loi anti-corruption intervient au moment où le peuple est toujours dans l’attente de la déclaration d’intérêt et de patrimoine des honorables députés !

Au-delà des considérations purement juridiques, il convient de souligner que l’acceptation de ce don par les ministres et les députés censés d’ailleurs représenter le peuple, pose un problème sur le plan éthique. En effet, c’est compromettant pour un gouvernement et une assemblée nationale d’accepter des dons d’une entreprise privée suite à l’attribution d’un marché public à celle-ci. Ensuite, il est inacceptable qu’après une insurrection populaire qui a chassé un pouvoir pour ses dérives en matière de gouvernance, et dans un contexte aussi difficile où les aspirations profondes de notre peuple peinent à trouver des réponses, que les gouvernants s’autorisent allègrement de telles dérives comportementales.

En s’autorisant ainsi de tels écarts avec les aspirations profondes du peuple, l’actuelle équipe dirigeante du pays donne une fois de plus, la preuve que sur le plan de la lutte contre la corruption et de la gouvernance en général, le changement véritable reste une conquête de dures luttes.

C’est pourquoi, le REN-LAC appelle une fois de plus le peuple burkinabé et la jeunesse en particulier à renforcer davantage sa détermination et sa mobilisation contre l’impunité, la corruption et les dérives de toutes sortes en matière de gouvernance.

 

Fait à Ouagadougou le 17 novembre 2016

Le Secrétariat Exécutif du REN-LAC

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Ministère de l’action sociale : les travailleurs en grève de 48h à compter du 7 décembre prochain

Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
© DR / Autre Presse
 
Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
 
Les organisations syndicales du ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille menacent d’observer un arrêt de travail de 48 heures à compter du 7 décembre 2016. Dans un préavis de grève adressé au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le Syndicat national des travailleurs de l’action sociale et le comité CGTB exigent la satisfaction de la plate-forme minimale de revendication du Syntas.


La déclaration du Syntas

DECLARATION DU SYNDICAT DES TRAVAILLEURS DE L’ACTION
SOCIALE (SYNTAS) ET DU COMITE DE LA CONFEDERATION
GENERALE DU TRAVAIL DU BURKINA (CGT-B)

Ouagadougou, le 12 novembre 2016,

L’année 2016 se révèle être un scandale à répétition du point de vue de la gouvernance du Ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille. Et ceci dans un contexte historique post- insurrectionnel et post-résistance au coup d’Etat de type fasciste de l’ex Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Depuis mars 2016, nos organisations syndicales n’ont eu de cesse de tirer la sonnette d’alarme sur l’agenda déroulé par Le Ministre Laure ZONGO/HIEN et son équipe, aux antipodes non seulement des aspirations du Peuple insurgé, mais également aux visées inavouables et inconciliables à la promotion d’une administration républicaine.

En rappel, la gouvernance du département (pilotage à vue) et les nominations empreintes de favoritisme, d’affairisme et de clientélisme ont été vivement dénoncées et combattues à travers des déclarations, sit-in, conférences de presse, etc. Pendant que nous attendons l’annulation des nominations de complaisance, le conseil des ministres des 26 et 27 octobre 2016, comme par entêtement et sans considération aucune de notre noble combat, procède à la nomination de Monsieur David BEYI, matricule 110829 N, au poste de Secrétaire permanent pour la promotion du genre (SP/CONAP Genre). Cet individu à la situation administrative ambiguë est présenté comme économiste planificateur, 1ère catégorie, Echelle B,

Echelon 4. Que comprendre de cette nomination sinon l’appréhender sous l’angle d’un affront que les autorités du département lancent à nos structures syndicales comme pour nous adresser l’adage « le chien aboie, la caravane passe ». La nomination de Monsieur David BEYI appelle pour notre part les observations suivantes:

Monsieur David BEYI, Agent technique de la statistique, matricule 110829 N, catégorie B2, 1ère classe, 4ème échelon, détaché au SP/CONAP Genre ne saurait être présenté comme économiste planificateur par le conseil des Ministres; Cette nomination traduit la volonté de l’autorité de dévoyer la compétence technique et professionnelle. Par conséquent nous: exigeons l’annulation pure et simple de la nomination de Monsieur David BEYI, au poste de SP/CONAP Genre; appelons les travailleuses et travailleurs, les militantes et militants à se tenir prêts pour un arrêt de travail autour des questions relatives à la gouvernance du ministère et aux préoccupations d’ordre socio-économique.

Tous unis et mobilisés, nous vaincrons !

Solidarité-Combativité-Progrès

Pain et liberté pour le peuple!

Ont signé :

Pour le BN Syntas

Juste Koumara Logobana

Pour le comité CGTB

Cléophas Yamantien Karama

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L’épouse du Président du Faso aux côtés des enfants et des adolescents

L’épouse du Président du Faso aux côtés des enfants et des adolescents
© DR / Autre Presse
 
L’épouse du Président du Faso aux côtés des enfants et des adolescents
 
L’épouse du Président du Faso, Madame Sika KABORE a présidé dans la matinée du jeudi 17 novembre 2016, la cérémonie d’ouverture de la 2ème édition du Salon international de l’enfant et de l’adolescent (SINEA).


Placé sous le thème « Protection de l’enfant et bonne gouvernance : Enjeux et défis », ce salon offre un cadre d’échanges et de débats autour de l’enfance et de l’adolescence, donnant ainsi la possibilité aux familles et aux autres acteurs de s’informer, de partager des expériences et d’être orientés en cas de besoins.

Les différents intervenants ont dans leurs allocutions salué la tenue de ce salon car réunissant en un même lieu, pendant quatre jours, les acteurs du domaine autours des questions actuelles et pertinentes.
Madame Sika KABORE s’est félicitée de l’importance du thème de cette 2ème édition du SINEA car « traditionnellement a-t-elle dit, lorsqu’on parle de bonne gouvernance, les esprits s’orientent vers des entités autres que la cellule familiale. Cependant, la vie de l’homme se conditionne essentiellement dans la famille parce que les enfants et les adolescents reproduisent au cours de leur vie, ce qu’ils ont vu et appris auprès de leurs géniteurs, dans leur environnement ».

L’épouse du chef de l’Etat a de ce fait, interpellé les parents à pleinement jouer leur rôle de principaux éducateurs : « J’ai écouté avec beaucoup d’attention le discours de Madame la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille et je suis navrée d’apprendre que 86 % des violences faites aux enfants se passent en famille. Et cela, consciemment ou inconsciemment parce que tous les parents ne savent pas que parfois ils violentent les enfants et c’est vraiment dommage ».

Pour plus d’efficacité et pour le bien-être des enfants et des adolescents, la Première Dame a invité les parents à faire si possible appel à des compétences extérieures : « J’aimerais lancer un appel aux parents pour qu’ils se rapprochent des éducateurs pour savoir comment se comporter vis-à-vis des enfants afin de mieux les comprendre. Cela est très important. Il faut peut-être que les parents avec les associations de parents d’élèves se retrouvent pour parler des enfants et des difficultés qu’ils ont. C’est également un autre cadre au sein duquel les parents apprendront à mieux partager avec leurs enfants et leurs permettre de s’épanouir pleinement ».

Pour terminer, l’épouse du chef de l’Etat a indiqué que « la famille est le socle de la société et il est très important que la cellule de base que représente la famille puisse constituer un modèle pour les enfants qui constituent la base de notre société pour un avenir radieux et harmonieux ».

Le Salon international de l’enfant et de l’adolescent est organisé par l’Association pour le bien-être des enfants et des adolescents d’Afrique dont l’objectif est la promotion des droits de l’enfant dans un environnement favorable leur permettant de s’épanouir et devenir des adultes accomplis.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

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2016.11.17

Violences faites aux enfants: 86,6% sont issues de la cellule familiale

La deuxième édition du Salon international de l’enfant et de l’adolescent (SINEA) se tient du 17 au 20 novembre 2016 à Ouagadougou. Placée sous la présidence de la première dame du Faso, Sika Bella Kaboré, la cérémonie d’ouverture a eu lieu le jeudi 17 novembre 2016 à Ouagdougou et a connu la participation du ministre de l’Action sociale, de l’ambassadeur du Japon au Burkina, de l’épouse du Premier ministre, du Larlé Naba…

La première dame du faso, accompagnés du ministre de la Femme, de l'ambassadeur du Japon a donné le top départ de l'ouverture du salon à travers la coupure du ruban
La première dame du Faso, accompagnés du ministre de la Femme et de l’ambassadeur du Japon a ouvert le Salon par la coupure du ruban

«La cellule familiale  est responsable des violences faites aux enfants à hauteur de 86,6% contre 53,8% dans le milieu scolaire», a soutenu la ministre de la Femme, Laure Zongo en la faveur de la deuxième édition du SINEA. Le choix du thème «Protection de l’enfant et bonne gouvernance: enjeux et défis» tombe donc à pic selon elle, car elle vise à considérer les enfants dans leur globalité et à interpeller les parents sur l’éducation de leurs enfants. «En créant ce cadre d’échanges qu’est le SINEA, les promoteurs ont donné le ton. Il convient donc à tous les acteurs de jouer leur partition en s’adjoignant à cette action», a-t-elle souhaité.

Les officiels lors de la visite des stands
Les officiels lors de la visite des stands

Elle a également suggéré de combattre le mal à la racine en agissant au niveau de la famille. Ce qui aura sans conteste un effet catalyseur pour offrir à la société de demain, des hommes et femmes de qualité, non pas seulement en termes de «têtes bien faites», mais aussi et surtout des «têtes bien nettes et suffisamment avisées» pour comprendre le rôle que chacun devra jouer.

La première dame du Faso, Sika Bella Kaboré a fait remarquer que la famille est le socle de la société et constitue un modèle pour les enfants. «Je suis navrée d’apprendre que 86% des violences faites aux enfants se passent en famille», a-t-elle déploré. Elle a donc invité les parents à se rapprocher des éducateurs pour savoir comment se comporter vis-à-vis de leurs enfants afin de mieux les comprendre.

L'éducation des enfants se fait d'abord à la cellule familiale
L’éducation des enfants se fait d’abord par la cellule familiale

La présidente de l’association pour le bien-être des enfants et des adolescents d’Afrique (ABE2A), Alice Diarra, embouchera la même trompette en indiquant que la famille est la base de l’éducation. «Nous avons pensé qu’il est important de mettre l’accent sur la cellule familiale, parce que tous les problèmes se posent à ce niveau. Un enfant qui est bien éduqué à la base ne fera pas certaines choses une fois qu’il se retrouve dehors», a-t-elle soutenu.

Plusieurs activités dont des conférences avec de nombreuses thématiques sont prévues au cours de ces quatre jours de réflexion. Elle a donc comme Mme Kaboré convié les parents à marquer un arrêt pour pouvoir s’occuper de leurs enfants, car dit-elle, «tout le monde court derrière l’argent aujourd’hui tout en oubliant l’éducation de leurs enfants».

Madina Belemviré

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Vie de couple: est-ce conseillé de fouiller le téléphone portable de son conjoint ou de sa conjointe?

Le monde entier est à une époque où les moyens de communication sont nombreux et performants. Paradoxalement, au lieu de servir de liant social, ils contribuent parfois à briser des liens amoureux très forts. De nombreuses relations extraconjugales seraient désormais découvertes à cause, ou grâce, à un téléphone mobile.

Le téléphone portable cacherait de nombreux secrets que personne, en dehors de son propriétaire ne devrait savoir. Dans les foyers, les couples jouent au chat et à la souris avec leurs GSM. Chacun le garde jalousement et évite de le mettre à la portée de l’autre, car toute information compromettante ou un coup de fil suspect peut semer la zizanie entre les époux.

Le portable, cette boîte noire intime ou ce concentré explosif ne doit pas être espionné car la confiance doit être de mise dans un couple
Le portable, cette boîte noire intime ou ce concentré explosif ne doit pas être espionné car la confiance doit être de mise dans un couple

Pourtant, le portable occupe une place de choix dans la consolidation des couples. Il permet d’avoir les nouvelles de la famille une fois que l’on est en dehors de la maison. C’est ainsi que pendant les voyages, monsieur et madame restent en contact permanent, malgré la distance qui les sépare. Grâce à cet outil, on peut facilement joindre le chef de la famille en cas d’urgence: maladie, incident, etc.

En dépit de tous les bienfaits qu’il peut apporter à un foyer, le téléphone portable est parfois aussi à l’origine de nombreux scandales entre les époux. C’est donc un instrument à problèmes que nous manipulons chaque jour sans le savoir. D’ailleurs, beaucoup le considèrent avec ironie comme «une boîte noire intime», c’est-à-dire un appareil qui contient des informations confidentielles, notamment, le répertoire téléphonique, des photos, des messages parfois intimes qui trahissent le caractère infidèle de son propriétaire. Le téléphone portable contient des informations secrètes et personnelles qui ne doivent pas être connues de tout le monde. Il y a donc  toujours quelque chose à cacher dans le téléphone, car cet instrument contient presque toutes les données de notre vie privée!

Mais est-ce vraiment nécessaire de fouiller le portable de son épouse ou de son époux?

En vérité, la plupart des hommes aiment vérifier de temps en temps le contenu du portable de leur épouse. Pour être sûrs qu’ils ne construisent pas sur du sable, se disent-ils. Beaucoup de femmes, par jalousie, aiment également pratiquer cette forme d’espionnage pour vérifier si leur homme n’a pas de connaissances féminines suspectes.

Un espionnage qui est déjà un facteur de déstabilisation du couple, car la confiance devient difficile à rétablir lorsqu’on découvre des messages ou des contacts suspects dans le téléphone portable de son époux ou de son épouse. Le portable semble donc être un concentré explosif qui fait des ravages dans les couples. L’on devrait donc se sentir ridicule et minable de lorgner les messages reçus ou envoyés dans le téléphone du conjoint ou de la conjointe. Cela n’honore pas le couple, ni même celui ou celle qui s’adonne à cette besogne déshonorable. Fouiller le téléphone d’autrui, c’est comme fouiller dans la poubelle d’un tiers, pour chercher à savoir ce qui ne devrait pas être su, ou qui est susceptible de provoquer un conflit entre les époux. Lorsque l’un vérifie régulièrement le portable de l’autre pour y rechercher des éléments suspects, cela paraît malsain pour le couple, et contribue à instaurer une ambiance de suspicion, de méfiance et de jalousie.

Il  n’est pas correct de fouiller dans les affaires de son partenaire, car c’est son intimité. Un acte de ce genre est un couteau à double tranchant, car dès qu’on tombe sur un contact ou un message que l’on considère comme suspect, il faudrait se préparer à subir toutes les conséquences psychologiques qui peuvent en résulter.

La vie conjugale se construit sur la confiance mutuelle. Les manquements à la confiance, les manques de confiance sont des sources de souffrance, de conflits importants et destructeurs. Il vaut mieux éviter les gestes qui fâchent et s’engager à ne pas farfouiller dans le téléphone portable de son épouse ou de son époux, car cette curiosité malsaine peut avoir de graves conséquences sur la paix au sein du foyer.

La confiance doit être de mise dans un couple. Dans le cas contraire, la vie devient invivable, car les soupçons font toujours planer l’inquiétude, et l’inquiétude freine l’épanouissement.

Se sentir espionné en permanence peut donner l’impression qu’on est dans une prison dans laquelle on ne peut échapper, même si on n’est pas incarcéré derrière les barreaux. Nous croyons qu’entre les époux qui s’aiment, il est nécessaire que chacun ait droit à une part d’intimité, un «jardin secret» qui, bien entendu, ne doit pas servir à cultiver la trahison ou l’infidélité, mais plutôt un lieu où l’on peut se retrouver avec soi-même.

Théophile MONE

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Filles de ménage: de l’exploitation à la prostitution

Elles quittent leurs villages pour venir travailler à Ouagadougou la capitale pendant la saison sèche, avec pour objectif, de retourner dans leur famille, à la veille de l’hivernage, avec des trousseaux de mariage. Mais parfois, par la cupidité de leurs recruteurs, elles se retrouvent dans la nasse de la prostitution avec toutes ses conséquences. Un fléau qui gagne du terrain et qui doit être dénoncé vigoureusement.

Parfois exploitées, souvent confrontées aux problèmes d'argent, certaines filles de ménage n'hésite pas à voler leurs patrones ou à s'adonner à la prostitution
Parfois exploitées, souvent confrontées aux problèmes d’argent, certaines filles de ménage n’hésite pas à voler leurs patronnes ou à s’adonner à la prostitution

Elles sont recrutées par des femmes fonctionnaires ou par les grandes familles pour faire les tâches ménagères ou prendre soins des enfants à bas âges. Mais dans la réalité, elles sont exploitées. Elles sont les bonnes, bonnes à tout faire. La plupart d’entre elles ne «vivent pas au pays des merveilles». Parfois, elles vivent un véritable chemin de croix. Elles sont souvent confrontées à des problèmes de recouvrement d’argent. En effet, après plusieurs mois accumulés, certaines ont du mal à rentrer en possession de leur dû. Raison, des employeuses de mauvaise volonté inventent toutes sortes d’alibis  pour ne pas donner la totalité de leur argent. Contrariées pour n’avoir presque rien récolté de leur travail en ville, et gênées de repartir bredouille  chez elles, certaines d’entre elles viennent à dévier, au grand dam de leurs pauvres parents restés au village, de leur trajectoire. Elles s’adonnent à la prostitution ou volent leurs  patrons.

Au cours de leurs aventures sexuelles pour se faire plus d’argent,  certaines contractent des grossesses non désirées par, de surcroît,  d’auteurs inconnus. Une situation qui les expose aux VIH-Sida et autres maladies sexuellement transmissibles.

Un véritable phénomène social et une triste réalité qu’il faut combattre par la sensibilisation des bonnes et des dénonciations de ceux qui grugent ces pauvres filles vulnérables de leur pauvres salaires.

Théophile MONE

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2016.11.14

Justice : première condamnation pour pratique homosexuelle en Côte d’Ivoire

 

Deux jeunes hommes (31 et 19 ans) ont été condamnés à 18 mois de prison ferme par le tribunal de première instance de Sassandra, dans le Sud-ouest de la Côte d’ivoire, pour pratique homosexuelle, une première dans le pays.

Ces deux personnes, P. L., 31 ans, vigile dans un complexe agro-industriel à Dakpadou, village du département de Sassandra, et L. A., 19 ans, ont été surpris en plein ébats sexuels par l’oncle du plus jeune qui, choqué par ce spectacle, a porté plainte auprès de la gendarmerie de Sassandra.

Les amoureux sont immédiatement mis aux arrêts et déférés au parquet de Sassandra.

Lors de leur comparution, jeudi, P. L. et L. A. ne font pas de difficulté à avouer les faits, précisant qu’ils sont amants depuis longtemps et qu’ils ne voient pas en quoi leur acte constitue un délit.

Le procureur a pour sa part rappelé que même s’il existe des homosexuels en Côte d’Ivoire, « la loi qualifie de contre nature cet acte impudique », indiquant que des rapports sexuels entres deux personnes du même sexe doivent être « sanctionnés ».

Les deux accusés ont été condamnés à 18 mois de prison ferme chacun.

Dans le département de Sassandra, l’on dénombre plusieurs homosexuels qui sont bien connus des populations.

En 2015, un couple gay vivant dans le village de Lebloko, en situation de rupture, s’est retrouvé au commissariat de police sur plainte de l’un des amants qui s’opposait au « divorce ».

La police leur avait alors rappelé ce à quoi ils s’exposaient, tout en leur demandant « plus de pudeur et de discrétion » en retournant en famille pour régler à l’amiable leur différend.

 

Agence ivoirienne de presse

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