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2017.01.23

Les femmes du Burkina s’engagent avec l’épouse du Président du Faso, pour une réduction significative des inégalités.

Les femmes du Burkina s’engagent avec l’épouse du Président du Faso, pour une réduction significative des inégalités.

Les femmes du Burkina s’engagent avec l’épouse du Président du Faso, pour une réduction significative des inégalités.
© DR / Autre Presse
 
Les femmes du Burkina s’engagent avec l’épouse du Président du Faso, pour une réduction significative des inégalités.
 
Les différents corps socioprofessionnels des femmes du Burkina Faso ont présenté leurs vœux de nouvel an à l’épouse du Président du Faso, Madame Sika KABORE, le dimanche 22 janvier 2017. La cérémonie a eu pour cadre, la Présidence du Faso.


Elles étaient environ 1500 femmes venues des 45 provinces et des 13 régions du Burkina Faso, pour partager avec l’épouse du Président du Faso, Madame Sika KABORE les vœux de nouvel an. C’est Madame Chantal DIALLO, l’épouse du président de l’Assemblée nationale qui s’est exprimée au nom des femmes du Burkina Faso.

Elle a salué les mesures prises par le gouvernement durant l’année 2016 en vue de réduire les inégalités et de positionner « la femme comme acteur dynamique de développement ». La porte-parole des femmes a également souligné les initiatives engagées par le gouvernement, pour une meilleure prise en charge sanitaire des femmes. Il s’agit de la gratuité des soins pour le dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus, les soins pour les enfants de moins de cinq ans, les césariennes, les accouchements et les soins pour les femmes enceintes.

Madame Chantal DIALLO a également noté dans son discours, l’engagement personnel de l’épouse du Président du Faso pour l’amélioration des conditions de vie des femmes et des enfants, et la promotion de leurs droits. A titre d’illustration, elle a cité le plaidoyer de Madame Sika KABORE en faveur de « la mobilisation de ressources pour la lutte contre les Mutilations génitales féminines (MGF), le cancer du col de l’utérus, les mariages précoces et forcés et toutes les formes de discrimination dont sont victimes les femmes ».

Madame Chantal DIALLO a saisi l’occasion de cette cérémonie pour porter les doléances des femmes des villes et campagnes du Burkina. Il s’agit entre autres d’une « allocation conséquente de ressources matérielles et financières à la lutte contre les pratiques néfastes, telles les mutilations génitales, les mariages forcés et précoces, le lévirat, etc. qui perdurent et qui nuisent à la santé de la femme et de la jeune fille ».

Selon Madame Chantal DIALLO, les femmes du Burkina Faso souhaitent « l’allègement des conditions d’accès et de remboursement des crédits et la facilitation au profit des femmes entrepreneures agricoles de l’acquisition des Attestations de Possession Foncière Rurale (APFR) »

Dans son discours réponse, l’épouse du Président du Faso, Madame Sika KABORE est revenue sur quelques acquis importants engrangés au profit de la femme burkinabè. Elle a cité notamment le lancement du projet « entreprendre au féminin » et du projet « lutte contre le mariage des enfants » pour un montant global de 5,3 milliards de F CFA. « A ces projets, s’ajoute le Programme spécial de création d’emplois pour les jeunes et les femmes d’un montant de 1,3 milliards de F CFA », a-t-elle poursuivi.

Madame Sika KABORE a invité les représentantes des femmes à jouer dans les « différentes régions, provinces, communes et arrondissements », le rôle « de veille, d’interpellation, de sensibilisation, d’information et de formation ». Elle a exhorté ses sœurs à être plus solidaires entre elles pour prouver « que les femmes constituent les premières actrices de développement dans notre pays ».

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

2016.12.31

A qui la faute si l’enfant est une fille ou un garçon ?

En 1994, le soir d’un lundi, un de mes amis m’a appelé pour m’annoncer la naissance d’un enfant dans son foyer. Voici l’annonce : « ma femme m’a encore fait une fille ». A l’entendre je pouvais aisément deviner et par le ton de sa voix qu’il y avait comme de l’insatisfaction, de l’amertume et même du regret. En effet, cela faisait la troisième fille qui venait ainsi dans le foyer. Ce qui a le plus retenu mon attention, c’est qu’il imputait ce qui paraissait comme une faute à son épouse.

 
A qui la faute si l’enfant est une fille ou un garçon ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malheureusement, il n’est pas le seul dans ce cas. Combien sont-ils ces hommes qui réservent un mauvais accueil à leur enfant, quand il s’agit d’une fille, oubliant qu’ils sont eux-mêmes venus au monde parce que quelqu’un d’autre a fait une fille : leur mère.

Mais là n’est pas mon propos. Ce qui est incompréhensible voire regrettable, ce sont les récriminations qui sont faites à la mère. On peut comprendre leur ressentiment au vu du contexte social de l’Africain en général et du Burkinabè en particulier. En effet l’homme ne se sent vraiment fier que lorsqu’il a un garçon : l’héritier. Soit ! Mais de là à faire porter à la femme la responsabilité en ce qui concerne le sexe de l’enfant, mérite que l’on y réfléchisse.

En 1971, l’Américain Landrum Brewer Shettles, Docteur en Biologie, a publié un livre intitulé « Comment choisir le sexe de votre bébé », qui présente sa méthode basée sur la durée de vie des spermatozoïdes selon le chromosome qu’ils portent. Lors de la fécondation, l’ovule porteur d’un chromosome X fusionne avec un spermatozoïde, pour créer un embryon. Si le spermatozoïde est Y, l’embryon sera XY, ce qui donnera vie à un garçon. A l’inverse, si le spermatozoïde est X, l’embryon sera XX et donnera une fille. Or, selon les travaux de Shettles, les spermatozoïdes Y seraient plus rapides mais aussi plus fragiles que les spermatozoïdes X. Ces derniers auraient une durée de vie plus longue mais seraient plus lents. En moyenne, les spermatozoïdes peuvent survivre jusqu’à 5 jours dans l’utérus d’une femme.

C’est vrai qu’ils ne sont pas nombreux les hommes qui appréhendent cette démarche, mais il y’a aussi que même ceux qui ont même fait les bancs de l’école continuent de jeter la pierre sur les pauvres femmes. Imaginez la souffrance morale que cela leur fait. Porter une grossesse pendant neuf mois avec tout ce que cela comporte comme malaises, risquer sa vie à l’accouchement et ne recevoir que de l’ingratitude, de l’indifférence…

Les conséquences pour l’épouse

Accusée faussement, humiliée à la limite pour avoir accouché d’une fille est simplement traumatisant. Dans quel état cette dernière va s’occuper de cet enfant ? Le drame c’est que plusieurs femmes se sont laissé convaincre qu’elles sont coupables et donnent raison à l’homme qui, à force d’attendre en vain un garçon, finit par prendre une deuxième épouse en lui souhaitant plus de chance.

Victime innocente, la mère va s’accommoder avec la situation et tremblera intensément à chaque début de grossesse. Et c’est dire que chaque annonce de grossesse devient un calvaire et cela ne sera pas sans conséquence sur sa santé. Elle est psychologiquement marquée. En tant qu’époux, a-t-on le droit de réserver à l’épouse un tel traitement ? Certainement pas du tout.

Les conséquences sur l’enfant

Un homme se plaignait de ce que sa fille lui manquait de respect. A la question de savoir quel accueil lui a été réservé à la naissance il a répondu : « à dire vrai, quand la sage-femme m’a annoncé que c’était une fille, j’ai crié : « « encore une fille…. ? Et j’ai fait plus de deux semaines avant de la prendre dans mes bras ».

La fragile petite fille a senti dès les premiers moments de sa vie qu’elle n’était pas désirée. Elle a été marquée par le rejet du père et cela s’est construit dans son subconscient. Elle n’aimait pas son père, parce que son père ne l’aimait pas. Cette petite fille n’a pas eu besoin de l’apprendre de sa mère, elle le ressentait.

Pour une question de moralité

Les parents doivent éviter d’avoir des attitudes envers les enfants et cela rien qu’à cause du fait qu’ils sont garçons ou filles. Ni l’épouse et encore moins l’enfant n’a rien à voir dans le choix du sexe. S’il y a quelqu’un qui doit humblement et de façon responsable sonnr son mea-culpa, c’est bien l’homme et rien que lui. Mais, même lui a une excuse : il ne s’est pas créé lui-même et il n‘a surtout pas choisi les chromosomes qu’il porte en lui.

En fait, personne n’a à se plaindre, tout au contraire il faut se réjouir du fait que cet enfant, garçon ou fille, va perpétuer l’humanité et mieux, va apporter sa pierre d’une manière ou d’une autre à la construction de la nation.
Filles ou garçons, ce sont nos enfants : accueillons-les et aimons-les tendrement…affectueusement.

Rock Audacien D.DAMIBA
Conseiller conjugal
Email : damibashalom@yahoo.fr