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2018.01.05

Réforme du système des rémunérations : Bassolma Bazié répond au président Roch Kaboré

Dans son message de nouvel an, le président du Faso a annoncé sa volonté de procéder à une « réforme du système des rémunérations dans la fonction publique pour plus d’équité et de justice sociale ». Ce serait la solution pour arrêter de gérer les revendications des travailleurs au cas par cas, surtout que les ressources de l’Etat seraient limitées. Eh bien, Bassolma Bazié, tout en attendant les contours de cette réforme prévient. Le Burkina Faso n’est pas démuni, il est seulement mal géré et la réforme annoncée devrait venir d’en haut.

Réforme du système des rémunérations : Bassolma Bazié répond au président Roch Kaboré

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est à l’occasion du panel organisé par l’Unité d’action syndicale ce 3 janviers 2018 que le secrétaire général de la CGT-B a réagi aux propos du président du Faso. Pour Bassolma Bazié, « le Burkina manque de gouvernance vertueuse ». Les exemples sont légion et il les cite à la pelle. La présidence du Faso a été épinglée par l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption dans la malversation de carburant. « Au niveau de l’Assemblée nationale, 135 missions sans justification. Salif Diallo a fait voter une loi en mai 2017 effaçant des dizaines d’années de malversations et vous avez vu au niveau des mines, 11 mines d’exploitation industrielle et on ne voit pas d’impact social sur les populations », a-t-il laissé entendre.

Il poursuit donc que le manque de moyens avancé n’est que de la poudre aux yeux, puisque les plus hautes autorités perçoivent gros. Les « ministres, présidents d’institution, se sont fait appliquer le décret qui a été signé par Blaise Compaoré en avril 2008 qui leur donne des émoluments énormes. Pourquoi ils ne publient pas cela » ?, se demandent-ils.

Par conséquent, s’il faut remettre les salaires à plat et discuter, Bassolma Bazié estime qu’il faut d’abord en amont, commencer par la présidence, les ministres et les président d’institution. « Il faudrait qu’il y ait de la transparence et que ça ne concerne pas une section de la fonction publique ».

Plus loin, il s’offusque des propos du ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale, Pengwendé Clément Sawadogo. Interrogé par un journaliste pour savoir s’il n’y a pas des ministres qui ne touchent pas plus que ce que la législation burkinabè prévoit, « il a osé dire que ce sont des oiseaux rares. On comprend par là qu’être oiseau rare, c’est s’asseoir à l’extérieur, suivre l’insurrection et la résistance par petit écran, on revient au pays et on devient un oiseau rare. Si c’est cela aussi, tout Burkinabè est oiseau rare ! »

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

Grèves et incivisme en milieu scolaire : Le Premier ministre échange avec les parents d’élèves afin de trouver des solutions

Le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, a échangé avec l’Union nationale des associations des parents d’élèves du secondaire et du supérieur du Burkina Faso (UNAPESB) en vue de trouver des solutions aux grèves à répétition et à la montée de l’incivisme en milieu scolaire, le mardi 2 janvier 2018.

Grèves et incivisme en milieu scolaire : Le Premier ministre échange avec les parents d’élèves afin de trouver des solutions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les grèves à répétition et la montée de l’incivisme en milieu scolaire préoccupent le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA.
C’est la raison pour laquelle, il a convié les membres de l’Union nationale des associations des parents d’élèves du secondaire et du supérieur du Burkina Faso (UNAPESB)) en vue de trouver une solution à tous ces maux qui minent le système éducatif burkinabè, le mardi 2 janvier 2018.

« Nous avons échangé sur les préoccupations des parents d’élèves et des étudiants sur les grèves récurrentes et l’incivisme en milieu scolaire et universitaire. Nous lui avons fait comprendre les craintes que nous, parents d’élèves ont au regard de ce phénomène que nous constatons dans les écoles, lycées et universités », a déclaré le président de l’Union nationale des associations des parents d’élèves du secondaire et du supérieur du Burkina Faso (UNAPESB), Hector Ardent R. K. OUEDRAOGO, à l’issue de la rencontre.

En outre, il a souhaité que la reprise des cours qui a lieu aujourd’hui 4 janvier soit plus sereine et qu’il y ait des évaluations afin que les choses reviennent à la normale.

A son avis, l’UNAPESB a entrepris plusieurs actions en vue de solutionner ces maux notamment des rencontres avec les différentes coordinations régionales, les Associations des parentes d’élèves (APE) de base dans le sens d’apaiser et de trouver des solutions idoines pour la reprise des cours dans les écoles et dans les universités.
De même, M. OUEDRAOGO a confié à la presse que l’UNAPESB a demandé au Premier ministre de continuer le dialogue avec les acteurs sociaux de l’éducation.

Une demande à laquelle le Chef de l’Exécutif burkinabè a donné son accord avec la promesse ferme « de faire tout ce qui est à son pouvoir pour que les choses se passent au mieux ».

Par ailleurs, le président de l’UNAPESB a mentionné qu’une rencontre a eu lieu avec la coordination nationale des syndicats de l’éducation au cours de laquelle les parents d’élèves ont partagé leur sentiment de crainte d’une éventuelle année blanche.

C’est pourquoi, ils ont demandé aux syndicats de l’éducation de mettre un peu d’eau dans leur vin pour que l’on ne connaisse pas des situations dommageables au système éducatif national.

DCI/PM