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2016.11.25

Le Burkina Faso compte éradiquer le Sida d’ici à 2030

Le Burkina Faso compte éradiquer le Sida d’ici à 2030
© DR / Autre Presse
 
Le Burkina Faso compte éradiquer le Sida d’ici à 2030
 
Ouagadougou - «En 2030, nous allons déclarer la fin du Sida au Burkina Faso», a affirmé hier mercredi, le secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (SP/CNLS-IST), Didier Romuald Bakouan, au cours de la commémoration des 30 ans de lutte contre le VIH/Sida au Burkina Faso.


« Il était bon de s’arrêter pour regarder derrière soi et voir qu’est-ce qui a été fait, quels sont les acquis et quelles sont les erreurs qui ont été commises pour qu’on puisse réparer et aller en avant, parce qu’en 2030, nous allons déclarer la fin du Sida au Burkina » a déclaré le SP/CNLS-IST Didier Romuald Bakouan, après une marche silencieuse en hommage aux victimes de la maladie du siècle.

« Nous rendons ce soir hommage à tous les acteurs de la lutte contre le Sida qui, depuis 30 ans, sévi dans notre pays. C’est en 1986 que les premiers cas ont été déclarés. En 2000 nous étions à 7% de la population qui était infectée et aujourd’hui nous ne sommes plus qu’à 0,9% », a-t-il ajouté.

Selon M. Bakouan, il faut que « tous les acteurs qui sont intervenus tout au long de ces 30 ans, soient rappelés à la mobilisation, mais aussi qu’ils se souviennent que nous avons beaucoup de nos parents, nos frères et sœurs qui sont décédés de cette maladie ».

« Le premier enseignement est qu’il faut croire que la maladie existe, le 2e enseignement est qu’il faut réellement s’engager à la combattre, le 3e est qu’il faut qu’on soit mobiliser tous ensemble sans quoi, tout seul on ne peut pas réussir. Si nous ne changeons pas de comportement, si nous n’adhérons pas aux conseils qui ont été donnés, si nous ne connaissons pas notre statut sérologique pour mieux organiser notre vie, tout ce que nous sommes en train de faire sera vain », a-t-il martelé.

Les actions à mener sont que, «dans l’immédiat nous avons déclaré en octobre, 90 jours de commémoration et nous aurons le premier décembre, la journée mondiale de lutte contre le Sida et nous allons terminer par les journées portes ouvertes sur le VIH ou sur la lutte et les acteurs».

Les acteurs de la lutte contre ce fléau, selon le SP/CNLS-IST ont, à moyen terme jusqu’en 2020, le devoir de mettre 90% des gens qui connaissent leur statut sous traitement et les rendre observant et de faire en sorte qu’ils soient indemnes du virus.

Les marcheurs sont issus de la chefferie traditionnelle, des leaders politiques, toute la structure du secrétariat permanent et l’ONU/Sida.

Agence d’Information du Burkina
as/taa

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2016.11.22

Journée du refus de la misère : Passer de l’humiliation à la participation

Plus de quatre Burkinabè sur dix vivent en dessous du seuil de pauvreté et plus de 93% des personnes pauvres vivent en milieu rural. Ce, malgré la réduction de l’incidence de la pauvreté monétaire de 6% entre 2010 et 2014 dans notre pays. A l’instar de la communauté internationale, le Burkina commémore, le 17 octobre de chaque année, la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté ou Journée du refus de la misère. Cette année, cette journée a été célébrée à Dori dans la région du Sahel, en différé, le 18 novembre 2016. C’est le président du Faso, Roch Marc Christain Kaboré qui a présidé la cérémonie commémorative.

 
Journée du refus de la misère : Passer de l’humiliation à la participation

Instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies, la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté se veut une invite à entreprendre des actions concrètes pour l’éradication de la pauvreté et de la misère. « De l’humiliation et l’exclusion à la participation : éliminer la pauvreté sous toutes ses formes », c’est le thème retenu pour la commémoration de la 30e journée. « Avec une grande proportion de pauvres et d’exclus, notre pays ne peut que s’approprier le thème de la 30e journée », a expliqué Laure Zongo/Hien, ministre de la femme, de la famille et de la solidarité nationale.

En effet, l’incidence globale de la pauvreté se situait à 41,1% en 2014. L’exclusion sociale, elle, est également une réalité dans notre pays, en témoigne l’existence d’une dizaine de structures de solidarité qui accueillent ces personnes vulnérables. Cette journée du refus de la misère se veut donc un plaidoyer pour faire entendre les préoccupations des personnes vivant dans cette situation d’extrême pauvreté. A travers cette journée, « il s’agit en effet pour nous de marquer ensemble un arrêt introspectif et prospectif sur la situation de la pauvreté au Burkina et surtout de donner les perspectives de réponses », a rappelé Metsi Makhetha, coordinatrice résidente du système des Nations Unies et représentante résidente du PNUD au Burkina.

Changer d’abord de mentalités

« Cette journée est une journée d’interpellation de chacun et chacune, sur le rôle qu’il doit jouer individuellement et que nous devons et pouvons jouer collectivement pour barrer la route à la misère. La commémoration de cette journée, pour la 30e fois, est l’occasion de démontrer les liens forts de solidarité qui doivent exister entre nous et particulièrement envers les personnes vivant dans la pauvreté et les exclus », a souligné Laure Zongo/Hien. Car, poursuit-elle, « la pauvreté que nous devons combattre est d’abord dans notre mental, dans notre esprit et ce combat vise la participation et la conjugaison des efforts de tout un chacun aux initiatives de développement de nos communautés et non la marginalisation de certaines personnes ».

Pour le président du Faso, patron de la cérémonie commémorative de cette journée, n’a pas manqué de rappeler que « la lutte contre la pauvreté n’est pas de la charité, c’est rétablissement d’une justice sociale ». Puis, appelant tous les fils et filles du Burkina à jouer leur rôle, chacun en ce qui le concerne, Roch Marc Christian Kaboré a précisé que le changement passe nécessairement par un changement de mentalités. « Pour que nous puissions changer le Burkina, il faut que nous changions d’abord nos mentalités, c’est la base du vrai changement », a-t-il martelé. Mais, force est de reconnaître que mallgré les progrès réalisés, d’importants efforts restent encore à faire au Burkina pour éliminer les inégalités.

La célébration de la journée du refus de la misère a connu la présence, à Dori, de la première personnalité du PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement) à l’échelle mondiale, Helen Clark, administrateur du PNUD et présidente du groupe des Nations Unies pour le développement.

Moussa Diallo
Lefaso.net

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Fada N’gourma : Des kits scolaires et des vivres au profit des orphelins et autres enfants vulnérables

La cérémonie de remise de kits scolaires, de vivres aux orphelins et autres enfants vulnérables (OEV) et leurs familles d’accueil s’est tenue, le Mardi 15 novembre 2016, à Fada N’gourma chef-lieu de la région de l’Est. Etaient présents à cette cérémonie, Laure Zongo/Hien, ministre de la femme de la solidarité et de la famille et ses collaborateurs, le gouverneur de la région de l’Est, sa majesté Koupiendiéli, roi du gulmu, l’ambassadeur de la chine Taïwan et la représentante résidente de l’Unicef au Burkina Faso.

 
Fada N’gourma : Des kits scolaires et des vivres au profit des orphelins et autres enfants vulnérables

Le centre a été créé le 9 novembre 2015. Il est une structure de prise en charge des enfants et jeunes vivant des difficultés comportementales, familiales, sociales, scolaires et/ou professionnelles. Ce centre est bâti sur un site d’environ seize(16) hectares où sont érigés un bloc administratif, un foyer socioéducatif, des logements du personnel chargé de la formation, une école post-primaire à six classes, des ateliers de formation professionnelle et de grands magasins. La construction et l’équipement de ce joyau (centre) ont coûté au budget de l’Etat plus de 1 750 000 000 fcfa. Pour un renforcement des acquis et surtout permettre aux pensionnaires de poursuivre leur scolarité, il a été nécessaire de leur apporter un appui en matériel d’une valeur de 500 000 000 fcfa qui est composé entre autre : des sacs d’écoliers, des cahiers, des lampes à piles, des vélos et des tonnes de vivres. La présente cérémonie a permis de jeter un regard critique sur une catégorie d’enfants. D’abord le contexte de pauvreté dans lequel vit la plupart des ménages ruraux et urbains au Burkina faso, qui a entrainé une modification des liens de solidarité et du mode de vie communautaire d’antan. Selon une étude du ministère en 2010 dénommée « cartographie et analyse nationale de la situation des orphelins et autres enfants vulnérables au Burkina Faso(CANSOEN) » 2 861 238 OEV ont été dénombrés.

En rappel, le 14 novembre 2016, la ministre Laure Zongo/Hien a tenu des rencontres et des visites des structures déconcentrées de son département de l’Est notamment : les locaux de la Direction régionale, la Direction provincial, la maison de la femme et du centre d’accueil et de la formation spécialisée. Une visite de courtoisie à sa majesté Koupiendiéli roi du gulmu, des rencontres d’échange avec le personnel de la direction régionale et les femmes de la région.

Ismael Sana
Lefaso.net

18:11 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.11.20

« Nous devons mobiliser davantage de ressources humaines et financières nationales en faveur de la santé maternelle et néonatale », déclare la Première Dame, Madame Sika Kaboré

« Nous devons mobiliser davantage de ressources humaines et financières nationales en faveur de la santé maternelle et néonatale », déclare la Première Dame, Madame Sika Kaboré
© DR / Autre Presse
 
« Nous devons mobiliser davantage de ressources humaines et financières nationales en faveur de la santé maternelle et néonatale », déclare la Première Dame, Madame Sika Kaboré
 
L’épouse du chef de l’Etat, Madame Sika KABORE a présidé le samedi 19 novembre à Ouagadougou, la session ordinaire de l’année 2016, du comité national de suivi de la mise en œuvre des stratégies et programmes de réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile. Elle avait à ses côtés l’épouse du Premier ministre, Madame Anne THIEBA.


Après le mot de bienvenue du ministre de la santé le Dr Smaila OUEDRAOGO, Madame Sika KABORE a fait observer une minute de silence en mémoire des femmes qui, en voulant perpétuer l’humanité sont décédées dans des conditions déplorables et en mémoire de tous ces nouveau-nés qui, malgré leur lutte pour la survie sont décédés.

Elle a ensuite souligné qu’en prenant part à cette session, elle voudrait saluer tous les acteurs qui se battent pour donner de meilleures conditions de vie à la mère et à l’enfant.

« La problématique de la santé de la mère et de l’enfant reste dominée par des mortalités maternelle et néonatale élevées en Afrique au Sud du Sahara, plus précisément dans les régions occidentale et centrale. En dépit des efforts déployés pour endiguer ce fléau, les statistiques restent décevantes dans cette partie de l’Afrique : près de 120 000 femmes décèdent chaque année en voulant donner la vie et pour chaque femme qui meurt, 30 à 100 autres souffriront de complications graves, douloureuses et débilitantes, liées à la grossesse, à l’accouchement et aux suites de couche. 2/3 des décès infantiles surviennent au cours du premier mois de vie. Au Burkina Faso, l’enquête module démographique et de santé de 2015 donne le ratio de mortalité maternelle à 330 pour 100 000 naissances vivantes. Pour la mortalité infanto-juvénile, le taux est de 81,7 pour 1000 naissances vivantes. Cette forte mortalité touche plus particulièrement les femmes et les nouveau-nés du milieu rural », a expliqué Madame Sika KABORE.

Face à cette situation, Madame KABORE a indiqué que les Premières Dames des pays d’Afrique se sont toujours investies aux côtés des ministères en charge de la santé des différents pays pour faire de l’amélioration de l’état de santé des populations en général et de celle des groupes vulnérables en particulier, leur cheval de bataille. D’où cet hommage qu’elle leur a rendu. « Je salue donc cette initiative qui nous permet de comprendre qu’il faut impliquer aussi d’autres secteurs de développement et institutions dans le processus de réduction de la mortalité maternelle et néonatale en Afrique. Cela suppose que nous devons surmonter nos sentiments d’impuissance et agir pour faire de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale une priorité nationale. Nous devons mobiliser davantage de ressources humaines et financières nationales en faveur de la santé maternelle et néonatale dans chacun de nos pays. Nous devons nous préoccuper de l’équité afin que les actions mises en œuvre touchent réellement les populations les plus pauvres de nos pays. Nous devons enfin, suivre les progrès accomplis en vue d’évaluer les résultats et l’impact de nos actions », a soutenu la Première Dame.

Pour elle, la tenue de la session de l’année 2016 est une occasion pour le Burkina Faso de susciter l’engagement de tous les acteurs et partenaires autour de ce problème et de mobiliser tous les efforts pour appuyer la mise en œuvre des différentes stratégies nationales de réduction de la mortalité maternelle et néonatale.

Madame KABORE a profité de la tribune qui lui est offerte pour remercier les partenaires techniques et financiers qui soutiennent le gouvernement dans la quête quotidienne d’une meilleure santé pour la mère et l’enfant.

« J’ai espoir que progressivement, nous arriverons à vaincre ce fléau afin que la devise « ne plus mourir en donnant la vie et que l’enfant naisse vivant, bien portant et ne meurt pas », soit une réalité au Burkina Faso », a conclu la Première Dame.

A l’issue de l’intervention de Madame Sika KABORE, le bilan de la mise en œuvre des interventions en faveur de la santé maternelle, néonatale et infanto-juvénile au Burkina Faso a été présenté à l’assistance. Il en ressort une amélioration des indicateurs de la santé maternelle et infantile mais la nécessité d’une synergie d’actions pour une meilleure santé de la mère et de l’enfant s’impose. Des messages de plaidoyer à l’endroit des autorités politiques, coutumières et religieuses, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers pour une meilleure santé de la mère et de l’enfant, ont également été diffusés.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

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Madame Sika Kaboré à une soirée cinématographique pour l’épanouissement de l’enfant

Madame Sika Kaboré à une soirée cinématographique pour l’épanouissement de l’enfant
© DR / Autre Presse
 
Madame Sika Kaboré à une soirée cinématographique pour l’épanouissement de l’enfant
 
L’épouse du chef de l’Etat, Madame Sika KABORE a présidé une séance de projection cinématographique sur le thème de l’excision suivi d’un débat, dans la soirée du vendredi 19 novembre 2016 à l’Institut français George Mélies de Ouagadougou.


Au cours de cette soirée, Madame Sika KABORE a « souhaité la bienvenue et remercié toutes les personnes qui ont effectué le déplacement, notamment Madame THIEBA, l’épouse du Premier ministre, les épouses des ministres, les députés, les partenaires techniques et financiers, etc. ». La Première Dame a aussi « salué la présence de Madame DIARRA, présidente de l’Association pour le bien-être des enfants et des adolescents (ABEEA) grâce à qui nous nous retrouvons ici ce soir ».

L’épouse du chef de l’Etat a rappelé que l’ABEEA organise tous les deux ans le Salon international de l’enfant et de l’adolescent (SINAE) et la présente édition est placée sous le thème « Protection de l’enfance et bonne gouvernance : défis et enjeux ». Selon Madame KABORE, « quand on parle de protection de l’enfance et de bonne gouvernance, on ne peut pas éviter le sujet qui concerne toutes les violences que subissent nos enfants, toutes les violations de droit de l’enfant ».

Le film intitulé « Moolaadé », d’une durée de 1 heure 20 minutes « traite des Mutilations génitales féminines sous un angle social, soutenues aussi bien par les hommes que les femmes dans une communauté fortement attachée à ses valeurs culturelles. Moolaadé met à nu le poids des traditions et des coutumes sur l’individu. C’est l’histoire d’une communauté face à la pratique de l’excision ».
Après la projection, place au débat au cours duquel les intervenants ont noté que le film décrit « la souffrance des enfants basée sur l’humour ». Ils ont aussi interpellé tous les leaders et les hommes en général, à s’investir dans la lutte contre l’excision.

A l’issue de la projection, Madame Sika KABORE a lancé un appel à tous les acteurs pour qu’ils s’impliquent également dans la lutte contre l’excision : « Nous sommes dans la semaine du SINAE, j’ai pensé qu’il serait utile de sensibiliser nos personnalités, nos députés, nos ambassadeurs à la question des violences faites aux enfants et de l’épanouissement de l’enfant en famille. Le thème a été traité avec beaucoup de profondeur. Nous nous sentons interpeller. Chacun à son niveau doit pouvoir faire quelque chose pour arrêter une pratique qui n’a que trop duré, une pratique qui blesse la petite fille et qui tout au long de sa vie restera meurtrie aussi bien dans son équilibre physique que dans son équilibre mental ».

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

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2016.11.19

Nouvelle cartographie des zones à risque du Burkina Faso

Nouvelle cartographie des zones à risque du Burkina Faso
© DR / Autre Presse
 
Nouvelle cartographie des zones à risque du Burkina Faso
La cartographie des zones à risque du Burkina Faso a fait l’objet, depuis le 15 novembre, d’un léger aménagement.

 

Cartographie Zones Risques Burkina Faso

Les villes situées sur la route reliant Bobo Dioulasso à la frontière ivoirienne sont désormais répertoriées sous le classement « vigilance renforcée ».

Il s’agit notamment des centres urbains de Banfora et de Niangoloko. Les consignes habituelles de prudence et de discrétion doivent être suivies scrupuleusement.

La zone comprise à l’ouest de cette route demeure déconseillée, sauf raison impérative, et ne doit être fréquentée que sous escorte des forces de défense et de sécurité.

Vous pouvez consulter la nouvelle carte, soit sur le site internet de l’ambassade, soit sur la page « Burkina Faso » du portail « conseils aux voyageurs du site www.diplomatie.gouv.fr

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Lutte contre la drogue : les canaux de trafic de drogue présentés aux acteurs

Le Comité national de Lutte contre la Drogue (CNLD), a organisé le mercredi 10 août 2016, à Ouagadougou, une séance d’information et de sensibilisation des acteurs de prise de décision et des leaders d’opinion de la région du Centre sur les méfaits de la consommation des drogues. Les travaux de cette session, ont été présidés par monsieur Joachim Somda, gouverneur de la région du Centre. Photo d'archives utilisée à titre d'illustration
© Ministère
 
Le Comité national de Lutte contre la Drogue (CNLD), a organisé le mercredi 10 août 2016, à Ouagadougou, une séance d’information et de sensibilisation des acteurs de prise de décision et des leaders d’opinion de la région du Centre sur les méfaits de la consommation des drogues. Les travaux de cette session, ont été présidés par monsieur Joachim Somda, gouverneur de la région du Centre. Photo d'archives utilisée à titre d'illustration
 
Manga - Le Secrétariat Permanent du comité national de Lutte contre la drogue (SP/CNLD) a outillé, le mardi 15 novembre 2016 à Manga, les leaders d’opinion, les organisations de la société civile sur la lutte contre la drogue.


Le phénomène de la drogue constitue l’un des problèmes de société auxquels se trouve confronté le Burkina Faso. Face à ce souci, et dans le but d’engager une synergie d’action contre le fléau, le Secrétariat Permanent du Comité national de Lutte contre la Drogue (SP/CNLD) a organisé le 15 novembre 2016, une session d’information et de sensibilisation sur les méfaits de la drogue à manga. Le Gouverneur de la région du centre sud Casimir Segda, président de la cérémonie, a indiqué que le Burkina Faso a été longtemps considéré comme un pays de transit. Actuellement, le trafic et la consommation des drogues ont pris une ampleur de plus en plus considérable. A l’entendre, pour s’aligner à la volonté politique du gouvernement en matière de lutte contre la drogue, le SP/CNLD a retenu le thème : « Problématique de la drogue en milieu scolaire ; quelles stratégies pour une meilleure prévention ». Ces séries d’informations du SP/CNLD répondent aux préoccupations des plus hautes autorités du pays d’accorder une meilleure protection aux populations contre les méfaits de ces menaces actuelles qui compromettent l’exécution des politiques de développement. « Ce phénomène est d’autant plus inquiétant et préoccupant en ville comme en campagne en ce sens qu’il touche davantage la population jeune et surtout scolaire qui constitue le fer de lance du développement » a relevé le Gouverneur Casimir Segda. Pour lui, le phénomène de la drogue constitue un problème mondial « le trafic et la consommation des substances illégales s’accroissent dans tous les pays et les conséquences sanitaires et sécuritaires restent un sujet de préoccupation à l’échelle internationale ». Il a par ailleurs, souhaité que chaque participant apporte sa contribution à son unité d’appartenance pour une meilleure sensibilisation. La Secrétaire permanent du Comité national de Lutte contre la Drogue (SP/CNLD) Mariam Diallo/Zoromé, a souligné que l’Etat seul ne peux pas accompagner cette lutte du moment où c’est un problème d’abord de personne, un problème de famille, un problème de société, et un problème national. « Nous avons initié ces séances afin de donner les rudiments nécessaires parce que pour pouvoir lutter contre quelque chose il faut maitriser la chose, connaitre la chose pour vouloir la combattre » a relevé Mme Zoromé. Les services de l’Etat interviennent pour sensibiliser, les services de répression interpellent les consommateurs, et les « dealers », a-t-elle rappelé. «Les consommateurs de la drogue sont considérés comme des malades et on les oriente vers les services de santé mais si les parents et les services d’éducation ne travaille pas en synergie d’action nous n’allons pas pouvoir mettre fin à ce fléau »a-t-elle ajouté.

Antoine AKOANDAMBOU
akoantony@yahoo.fr

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Lutte contre le travail des enfants sur les sites miniers : une feuille de route pour fédérer les énergies

Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
© DR / Autre Presse
 
Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
 
Manga - La direction régionale de la Justice, des Droits humains et de la Promotion Civique du Centre-sud a organisé le mardi 15 novembre 2016 à Manga une rencontre d’échanges avec les acteurs de lutte contre les pires formes travail des enfants.


Dans le but de faciliter la coordination des actions des différents acteurs de lutte contre le travail des enfants sur les sites miniers, la direction régionale de la Justice, des Droits humains et de la Promotion Civique a organisé une rencontre d’échanges à Manga le 15 novembre 2016. Il s’est agi pour les différents acteurs d’ échanger sur la capitalisation des actions de la feuille de route sur la lutte contre les pires formes de travail des enfants sur les sites d’orpaillage et carrière artisanales dans la région du Centre sud. Selon le Directeur régional du ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion Civique, Adama Ouédraogo, sa direction a initié cette rencontre pour vulgariser des actions de la feuille de route du fait que c’est un document fédérateur qui devra faciliter la coordination des actions des différents acteurs (public ou privé) dans la lutte contre le travail des enfants sur les sites miniers. « Avant cette feuille de route on a constaté une certaine insuffisance dans les actions de lutte contre le travail des enfants sur le site minier bien sûr, malgré les efforts consentis par l’Etat et ses partenaires. Donc, nous avons estimé qu’il était bon temps d’élaborer une feuille de route pour fédérer les énergies afin de venir à bout de ce phénomène» a expliqué M. Ouédraogo. Cette feuille de route doit être un instrument qui doit les guider dans la lutte contre le travail des enfants dans la région et partant au Burkina Faso, a-t-il souhaité. «Ce document, loin d’être un outil de planification, permettra d’opérationnaliser les différents politiques, programmes et plans d’actions suscitées » a soutenu le Gouverneur de la région du Centre sud Casimir Ségda. Pour le directeur régional Adama Ouédraogo, ‘’malgré les efforts des différents acteurs, on note que le phénomène va de mal en pis. C’est véritablement un fléau dans la mesure où rien que l’an passé lorsque nous avons effectué des visites sur les sites miniers nous avons pu dénombrer une centaine d’enfants sur ces sites particulièrement sur le site de Tiébélé et de Gogo». Et le Gouverneur Ségda de préciser que la présente feuille de route pourrait lever les obstacles à la lutte contre ce phénomène dans la mesure où elle permettra, d’une manière concertée et consensuelle, aux différents acteurs de fédérer leurs actions. Représentant les enfants à cette rencontre d’échanges, la Présidente du parlement des enfants de manga, Wend-lassida Murielle Ouédraogo, s’est réjoui de la présentation, au cours des communications, des raisons de la présence des enfants sur les sites miniers, des conséquences et des méthodes de répression sinon de dissuasion. « Je vais en retour en parler à mes camarades et ensemble nous allons sensibiliser les élèves. Au besoin, nous allons demander à nos professeurs de formuler des sujets de rédaction sur le fléau afin que la communication soit plus large » a-t-elle promis.

Antoine AKOANDAMBOU

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2016.11.18

Communiqué de presse du REN-LAC sur le scandale Huawei : c’est de la corruption

Le 10 novembre 2016, la ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Aminata Sana/Congo a remis au Président de l’Assemblée nationale Salifou Diallo, un lot de 130 tablettes numériques au profit des 127 députés, a-t-on appris d’un communiqué publié sur le site de l’Hémicycle. La même source indique que ces tablettes ont été acquises grâce à un partenariat avec Huawei Technologies Burkina Faso.

Ce geste intervient moins de six mois après l’attribution d’un marché de « construction d’une liaison sur fibre optique entre Ouagadougou et Pô jusqu’à la frontière du Ghana + bretelle Bagré Pôle dans le cadre du projet régional d’infrastructures de communication de l’Afrique de l’Ouest (PRICAO-BF) » à l’entreprise HUAWEI INTERNATIONAL pour un montant 7 984 185 dollars US, soit 4 776 538 676,25 francs CFA TTC (Cf. Compte rendu du Conseil des ministres du 22 juin 2016).

Comme il fallait s’y attendre, la diffusion de cette information a donné lieu à une profonde et légitime indignation au sein de l’opinion qui exige des gouvernants l’exemplarité, le respect de la loi anti-corruption et l’instauration d’une culture de bonne gouvernance.

Tout en saluant cette levée de boucliers traduisant un renforcement de l’éveil des consciences et de la veille citoyenne, le REN-LAC note que les faits portés sur la place publique montre qu’il y a bel et bien eu violation de la loi n°04-2015/CNT du 3 mars 2015 portant prévention et répression de la corruption au Burkina Faso, notamment en ses dispositions relatives aux dons, cadeaux et autres avantages en nature et à la corruption d’agents publics dans la commande publique. En tout état de cause, cette violation de la loi anti-corruption intervient au moment où le peuple est toujours dans l’attente de la déclaration d’intérêt et de patrimoine des honorables députés !

Au-delà des considérations purement juridiques, il convient de souligner que l’acceptation de ce don par les ministres et les députés censés d’ailleurs représenter le peuple, pose un problème sur le plan éthique. En effet, c’est compromettant pour un gouvernement et une assemblée nationale d’accepter des dons d’une entreprise privée suite à l’attribution d’un marché public à celle-ci. Ensuite, il est inacceptable qu’après une insurrection populaire qui a chassé un pouvoir pour ses dérives en matière de gouvernance, et dans un contexte aussi difficile où les aspirations profondes de notre peuple peinent à trouver des réponses, que les gouvernants s’autorisent allègrement de telles dérives comportementales.

En s’autorisant ainsi de tels écarts avec les aspirations profondes du peuple, l’actuelle équipe dirigeante du pays donne une fois de plus, la preuve que sur le plan de la lutte contre la corruption et de la gouvernance en général, le changement véritable reste une conquête de dures luttes.

C’est pourquoi, le REN-LAC appelle une fois de plus le peuple burkinabé et la jeunesse en particulier à renforcer davantage sa détermination et sa mobilisation contre l’impunité, la corruption et les dérives de toutes sortes en matière de gouvernance.

 

Fait à Ouagadougou le 17 novembre 2016

Le Secrétariat Exécutif du REN-LAC

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Ministère de l’action sociale : les travailleurs en grève de 48h à compter du 7 décembre prochain

Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
© DR / Autre Presse
 
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Les organisations syndicales du ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille menacent d’observer un arrêt de travail de 48 heures à compter du 7 décembre 2016. Dans un préavis de grève adressé au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le Syndicat national des travailleurs de l’action sociale et le comité CGTB exigent la satisfaction de la plate-forme minimale de revendication du Syntas.


La déclaration du Syntas

DECLARATION DU SYNDICAT DES TRAVAILLEURS DE L’ACTION
SOCIALE (SYNTAS) ET DU COMITE DE LA CONFEDERATION
GENERALE DU TRAVAIL DU BURKINA (CGT-B)

Ouagadougou, le 12 novembre 2016,

L’année 2016 se révèle être un scandale à répétition du point de vue de la gouvernance du Ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille. Et ceci dans un contexte historique post- insurrectionnel et post-résistance au coup d’Etat de type fasciste de l’ex Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Depuis mars 2016, nos organisations syndicales n’ont eu de cesse de tirer la sonnette d’alarme sur l’agenda déroulé par Le Ministre Laure ZONGO/HIEN et son équipe, aux antipodes non seulement des aspirations du Peuple insurgé, mais également aux visées inavouables et inconciliables à la promotion d’une administration républicaine.

En rappel, la gouvernance du département (pilotage à vue) et les nominations empreintes de favoritisme, d’affairisme et de clientélisme ont été vivement dénoncées et combattues à travers des déclarations, sit-in, conférences de presse, etc. Pendant que nous attendons l’annulation des nominations de complaisance, le conseil des ministres des 26 et 27 octobre 2016, comme par entêtement et sans considération aucune de notre noble combat, procède à la nomination de Monsieur David BEYI, matricule 110829 N, au poste de Secrétaire permanent pour la promotion du genre (SP/CONAP Genre). Cet individu à la situation administrative ambiguë est présenté comme économiste planificateur, 1ère catégorie, Echelle B,

Echelon 4. Que comprendre de cette nomination sinon l’appréhender sous l’angle d’un affront que les autorités du département lancent à nos structures syndicales comme pour nous adresser l’adage « le chien aboie, la caravane passe ». La nomination de Monsieur David BEYI appelle pour notre part les observations suivantes:

Monsieur David BEYI, Agent technique de la statistique, matricule 110829 N, catégorie B2, 1ère classe, 4ème échelon, détaché au SP/CONAP Genre ne saurait être présenté comme économiste planificateur par le conseil des Ministres; Cette nomination traduit la volonté de l’autorité de dévoyer la compétence technique et professionnelle. Par conséquent nous: exigeons l’annulation pure et simple de la nomination de Monsieur David BEYI, au poste de SP/CONAP Genre; appelons les travailleuses et travailleurs, les militantes et militants à se tenir prêts pour un arrêt de travail autour des questions relatives à la gouvernance du ministère et aux préoccupations d’ordre socio-économique.

Tous unis et mobilisés, nous vaincrons !

Solidarité-Combativité-Progrès

Pain et liberté pour le peuple!

Ont signé :

Pour le BN Syntas

Juste Koumara Logobana

Pour le comité CGTB

Cléophas Yamantien Karama

12:52 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer