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2016.11.22

Journée du refus de la misère : Passer de l’humiliation à la participation

Plus de quatre Burkinabè sur dix vivent en dessous du seuil de pauvreté et plus de 93% des personnes pauvres vivent en milieu rural. Ce, malgré la réduction de l’incidence de la pauvreté monétaire de 6% entre 2010 et 2014 dans notre pays. A l’instar de la communauté internationale, le Burkina commémore, le 17 octobre de chaque année, la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté ou Journée du refus de la misère. Cette année, cette journée a été célébrée à Dori dans la région du Sahel, en différé, le 18 novembre 2016. C’est le président du Faso, Roch Marc Christain Kaboré qui a présidé la cérémonie commémorative.

 
Journée du refus de la misère : Passer de l’humiliation à la participation

Instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies, la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté se veut une invite à entreprendre des actions concrètes pour l’éradication de la pauvreté et de la misère. « De l’humiliation et l’exclusion à la participation : éliminer la pauvreté sous toutes ses formes », c’est le thème retenu pour la commémoration de la 30e journée. « Avec une grande proportion de pauvres et d’exclus, notre pays ne peut que s’approprier le thème de la 30e journée », a expliqué Laure Zongo/Hien, ministre de la femme, de la famille et de la solidarité nationale.

En effet, l’incidence globale de la pauvreté se situait à 41,1% en 2014. L’exclusion sociale, elle, est également une réalité dans notre pays, en témoigne l’existence d’une dizaine de structures de solidarité qui accueillent ces personnes vulnérables. Cette journée du refus de la misère se veut donc un plaidoyer pour faire entendre les préoccupations des personnes vivant dans cette situation d’extrême pauvreté. A travers cette journée, « il s’agit en effet pour nous de marquer ensemble un arrêt introspectif et prospectif sur la situation de la pauvreté au Burkina et surtout de donner les perspectives de réponses », a rappelé Metsi Makhetha, coordinatrice résidente du système des Nations Unies et représentante résidente du PNUD au Burkina.

Changer d’abord de mentalités

« Cette journée est une journée d’interpellation de chacun et chacune, sur le rôle qu’il doit jouer individuellement et que nous devons et pouvons jouer collectivement pour barrer la route à la misère. La commémoration de cette journée, pour la 30e fois, est l’occasion de démontrer les liens forts de solidarité qui doivent exister entre nous et particulièrement envers les personnes vivant dans la pauvreté et les exclus », a souligné Laure Zongo/Hien. Car, poursuit-elle, « la pauvreté que nous devons combattre est d’abord dans notre mental, dans notre esprit et ce combat vise la participation et la conjugaison des efforts de tout un chacun aux initiatives de développement de nos communautés et non la marginalisation de certaines personnes ».

Pour le président du Faso, patron de la cérémonie commémorative de cette journée, n’a pas manqué de rappeler que « la lutte contre la pauvreté n’est pas de la charité, c’est rétablissement d’une justice sociale ». Puis, appelant tous les fils et filles du Burkina à jouer leur rôle, chacun en ce qui le concerne, Roch Marc Christian Kaboré a précisé que le changement passe nécessairement par un changement de mentalités. « Pour que nous puissions changer le Burkina, il faut que nous changions d’abord nos mentalités, c’est la base du vrai changement », a-t-il martelé. Mais, force est de reconnaître que mallgré les progrès réalisés, d’importants efforts restent encore à faire au Burkina pour éliminer les inégalités.

La célébration de la journée du refus de la misère a connu la présence, à Dori, de la première personnalité du PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement) à l’échelle mondiale, Helen Clark, administrateur du PNUD et présidente du groupe des Nations Unies pour le développement.

Moussa Diallo
Lefaso.net

Fada N’gourma : Des kits scolaires et des vivres au profit des orphelins et autres enfants vulnérables

La cérémonie de remise de kits scolaires, de vivres aux orphelins et autres enfants vulnérables (OEV) et leurs familles d’accueil s’est tenue, le Mardi 15 novembre 2016, à Fada N’gourma chef-lieu de la région de l’Est. Etaient présents à cette cérémonie, Laure Zongo/Hien, ministre de la femme de la solidarité et de la famille et ses collaborateurs, le gouverneur de la région de l’Est, sa majesté Koupiendiéli, roi du gulmu, l’ambassadeur de la chine Taïwan et la représentante résidente de l’Unicef au Burkina Faso.

 
Fada N’gourma : Des kits scolaires et des vivres au profit des orphelins et autres enfants vulnérables

Le centre a été créé le 9 novembre 2015. Il est une structure de prise en charge des enfants et jeunes vivant des difficultés comportementales, familiales, sociales, scolaires et/ou professionnelles. Ce centre est bâti sur un site d’environ seize(16) hectares où sont érigés un bloc administratif, un foyer socioéducatif, des logements du personnel chargé de la formation, une école post-primaire à six classes, des ateliers de formation professionnelle et de grands magasins. La construction et l’équipement de ce joyau (centre) ont coûté au budget de l’Etat plus de 1 750 000 000 fcfa. Pour un renforcement des acquis et surtout permettre aux pensionnaires de poursuivre leur scolarité, il a été nécessaire de leur apporter un appui en matériel d’une valeur de 500 000 000 fcfa qui est composé entre autre : des sacs d’écoliers, des cahiers, des lampes à piles, des vélos et des tonnes de vivres. La présente cérémonie a permis de jeter un regard critique sur une catégorie d’enfants. D’abord le contexte de pauvreté dans lequel vit la plupart des ménages ruraux et urbains au Burkina faso, qui a entrainé une modification des liens de solidarité et du mode de vie communautaire d’antan. Selon une étude du ministère en 2010 dénommée « cartographie et analyse nationale de la situation des orphelins et autres enfants vulnérables au Burkina Faso(CANSOEN) » 2 861 238 OEV ont été dénombrés.

En rappel, le 14 novembre 2016, la ministre Laure Zongo/Hien a tenu des rencontres et des visites des structures déconcentrées de son département de l’Est notamment : les locaux de la Direction régionale, la Direction provincial, la maison de la femme et du centre d’accueil et de la formation spécialisée. Une visite de courtoisie à sa majesté Koupiendiéli roi du gulmu, des rencontres d’échange avec le personnel de la direction régionale et les femmes de la région.

Ismael Sana
Lefaso.net