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2016.12.14

Education : L’APEE sensibilise les parents à la prise en charge des enfants souffrant de handicap mental

L’Association des parents et amis d’enfants encéphalopathes (APEE) a organisé ce samedi 10 décembre 2016 une rencontre de sensibilisation des parents d’élèves sur le thème « Promouvoir un climat de tolérance, d’entraide, de compréhension au regard des droits de tout enfant handicapé en général et des enfants déficients intellectuels en particulier » Une séance de sensibilisation qui a réuni de nombreux parents d’élèves et élèves de l’Institut APEE.

 
Education : L’APEE sensibilise les parents à la prise en charge des enfants souffrant de handicap mental

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils étaient nombreux les parents qui ont répondu à l’appel de l’Association des parents et amis d’enfants encéphalopathes (APEE) pour suivre la conférence de sensibilisation organisé à leur intention. S’occupant d’enfants dits « normaux » et d’enfants souffrant d’une déficience intellectuelle, l’APEE promeut l’inclusion dans l’éducation des enfants.

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Mme Yameogo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En raison de leur difficulté d’apprentissage, les enfants souffrant de déficience mentale sont la plupart du temps rejetés par leurs parents, leurs camarades et la société en général. Ils ont ainsi moins de chance d’aller à l’école, mais aussi de s’épanouir en société. A en croire Mme Isabelle Yaméogo, directrice de l’Institut de l’APEE, c’est en vue de permettre aux parents et autres élèves de comprendre que les enfants souffrant de handicap mental ont les mêmes droits que les enfants dits « normaux », que l’APEE a jugé utile d’organiser cette conférence de sensibilisation des parents d’élèves.

Le conférencier Rasmané Diallo est inspecteur de l’enseignement du premier degré en service à la direction de la promotion de l’éducation inclusive des filles et du genre au MENA.

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Diallo Rasmané

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au cours de la conférence, M. Diallo a souligné que plusieurs textes de lois protègent les enfants en situation de handicap. Il a également relevé qu’au Burkina Faso, l’éducation des enfants handicapés est assurée essentiellement par des ONG, que l’Etat appuie.

Puis il est revenu sur le rôle que peut jouer chaque acteur, que ce soit les parents, les élèves et les enseignants pour le bien-être des enfants souffrant de déficience intellectuelle.

Ainsi, en ce qui concerne les élèves, M. Diallo leur demande de s’entraider. Il conseille aux enfants dits « normaux » d’apporter de l’aide à leurs camarades souffrant de déficience afin qu’ils comprennent mieux ce qu’ils apprennent en classe. C’est ce qui est appelé « L’éducation par les pairs ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quant aux parents, il leur rappelle que la déficience mentale n’est pas contagieuse et ne doit pas empêcher un enfant d’aller à l’école. Il leur demande donc de sensibiliser les autres parents à envoyer leurs enfants à l’école. Comme il le souligne « Il faut qu’il y ait un changement de mentalité pour qu’on accepte que le handicap n’est pas une fatalité, ça peut arriver à tout le monde. C’est donc une occasion pour eux d’aller expliquer aux autres parents d’accepter que ces enfants soient traités comme les autres. »

Aux enseignants, le conférencier leur demande de la tolérance, de la flexibilité et de la compréhension à l‘égard des enfants déficients mentaux et l’acceptation de leur handicap afin de les mettre sur le même pied que les autres.

La directrice de l’APEE quant à elle rappelé « Que tant que le milieu dans lequel vit l’enfant déficient mental ne va pas l’accepter dans sa différence, la prise en charge est vouée à l’échec. » Il convient donc que l’entourage de l’enfant déficient mental soit tolérant à son égard et l’accompagne au quotidien, sans pour autant être « trop protecteur ».

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Mme Zagré

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour Mme Oumou Zagré, chef de la circonscription de l’éducation de base de Ouaga 7, présente à la conférence de sensibilisation « C’est une bonne initiative de la part de l’APEE. L’éducation des enfants de façon générale est l’affaire de tout le monde, en particulier l’éducation des enfants en situation de handicap. Pour que ceux-ci puissent s’insérer dans la vie sociale, il faut qu’ils vivent dans un environnement où on les comprend, où les aide et où on les accompagne. »

En rappel l’APEE a été créé en 1988. L’Institut (école) de l’APEE a quant à lui été ouvert en 1991 avec une quinzaine d’enfants souffrant de déficience mentale. A ce jour l’Institut compte 503 élèves dont 172 enfants ayant un handicap mental.

La conférence de sensibilisation a aussi été l’occasion pour la directrice de remercier la Fondation Liliane et l’Etat qui apportent un soutien à l’APEE.

Justine Bonkoungou (Satgiaire)
Lefaso.net

Violences basées sur le Genre : Le Programme alimentaire mondial mène la lutte

Lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles. Telle est la mission que s’est assignée le Programme alimentaire mondial (PAM)-Burkina Faso. Pour marquer cette lutte, il a organisé du 25 novembre au 9 décembre 2016, une campagne dénommé « 16 Jours d’activisme contre les violences basées sur le genre ».

       
Violences basées sur le Genre : Le Programme alimentaire mondial mène la lutte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’instar des autres bureaux pays, PAM-Burkina entend associer sa voix à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. En réunissant les partenaires et le personnel de Ouagadougou et des sous-bureaux de Fada et de Dori pour cette activité, il s’agissait d’attirer l’attention des uns et des autres sur la nécessité de défendre les droits des femmes. « Organisez le monde, levez des fonds pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles », tel est le thème retenu pour la célébration des 16 jours d’activisme organisé dans le cadre de la campagne UNITE du secrétaire général des Nations Unies pour mettre fin à la violence à l’égard de l’autre moitié du ciel.

Une situation criarde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La situation de la violation des droits des femmes et des filles dans le monde est préoccupante. Une femme sur deux est victime de violence au cours de sa vie. Une fille mineure est mariée de force toutes les deux secondes. Plus grave, 5000 femmes sont victimes de crimes d’horreur dans le monde chaque année. 1,36 millions de femmes et de filles sont victimes d’exploitation sexuelle et de plus de 125 millions vivent avec les séquelles de mutilations génitales. Pour le PAM, l’élimination de ces violences est plus qu’un impératif et a besoin du concours de tous. « Certes ce combat ne date pas d’aujourd’hui mais face à cette violence, il n’y a pas d’autre réponse que la mobilisation générale. J’ose espérer que cette mobilisation va se concrétiser davantage dans les jours et les années à venir », a souhaité Aurore Rusiga, directrice adjointe de PAM-Burkina.

Des activités pendant 16 jours

La célébration de cette année a concerné beaucoup plus le personnel et les partenaires de PAM-Burkina. « Ces 16 jours ont été un moment de réflexion pour tout un chacun afin d’apporter à travers nos projets notre contribution à la lutte contre ces violences. A titre d’exemple, je citerai les femmes du Sahel qui ont atteint un niveau d’autonomie qui leur permet de subvenir aux besoins de leurs familles et retrouver leur dignité », a-t-elle ajouté. Des concours et des activités de sensibilisation ont été menées à Ouagadougou, Fada N’gourma et Dori auprès de partenaires techniques et financiers mais aussi des élèves et petits producteurs participant aux projets mis en œuvre par le PAM. 

Les partenaires s’engagent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présents à la clôture de la campagne, les représentants de certains partenaires ont eu des mots gentils à l’endroit de PAM. « J’ai une appréciation positive de la cérémonie. J’en profite pour féliciter le PAM qui donne ainsi un exemple à tout le système des Nations unies au Burkina afin qu’on puisse aller de l’avant dans la lutte contre les violences basées sur le genre. J’ai été vraiment édifié et cela nous donne encore du punch pour nous qui sommes impliqués dans le cadre de concertation genre de faire un peu plus au profit des femmes, de nos enfants », a indiqué Souleymane Zan, représentant l’Organisation mondiale de la Santé.

Pour les années à venir, PAM-Burkina souhaite avoir le soutien de ses partenaires pour un plus grand impact de l’activité. « Comme perspective, nous voulons faire la campagne et planifier. Car une vision sans plan d’actions restera un rêve. Nous voulons pour cela avoir tous les partenaires avec nous pour planifier la lutte », a ajouté Aurore Rusiga. Cet appel est déjà entendu par le Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation qui s’engage à appuyer le PAM. « Nous souhaitons donc que l’initiative puisse être appuyée. En ce qui nous concerne, nous du MENA, le PAM peut être rassuré, il aura notre soutien et notre appui », a rassuré Roger Ilboudo, directeur de l’allocation des moyens spécifiques aux structures éducatives (DAMSE).

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net