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2017.05.20

Mise en œuvre du PNDES : Le comité technique examine le rapport de performance de l’année 2016

Le comité technique du Plan national de développement économique et social (PNDES) a tenu sa première session annuelle dénommée pré-revue, le 19 mai 2017, à Ouagadougou. Au cours de cette rencontre présidée par le secrétaire général du premier ministère, Bamory Ouattara, les participants ont examiné le projet de rapport de performance du PNDES de l’année 2016 et validé les perspectives de la période 2017-2019. En dépit du climat social et sécuritaire difficile vécue par le Burkina en 2016, le pays a enregistré des acquis importants au cours de cette première année de mise en œuvre du PNDES.

 
Mise en œuvre du PNDES : Le comité technique examine le rapport de performance de l’année 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Adopté par le gouvernement burkinabè, le 20 juillet 2016, le Plan national de développement économique et social (PNDES) a pour objectif la « transformation structurelle de l’économie pour une croissance forte, résiliente, inclusive, créatrice d’emplois décents pour tous ». Il traite de la problématique centrale de la pauvreté et propose des solutions visant l’amélioration du bien-être des Burkinabè selon une approche fondée sur la planification du développement axée sur les résultats.

L’appréciation des progrès induits par le PNDES se fait lors de la tenue des instances du dispositif de suivi-évaluation, à savoir la revue annuelle, les revues sectorielles et les revues régionales. C’est en prélude à la revue annuelle que s’est tenue la pré-revue ou session du comité technique national. L’objectif de cette la pré-revue annuelle 2017 est de finaliser le bilan la mise en œuvre du PNDES au cours de l’année 2016, de s’accorder sur la matrice de réformes stratégiques et d’investissements structurants du PNDES. Ainsi, les participants ont examiné le projet de rapport de performance du PNDES de l’année 2016 et validé les perspectives de la période 2017-2019. Ils n’ont pas manqué d’identifier les difficultés qui entravent la mise en œuvre du PNDES.

Front social et sécurité : 2016, une année difficile

2016 a été une année difficile marquée par de graves atteintes à la sécurité des personnes et des biens et une exacerbation des revendications syndicales. A cela, s’ajoutent d’autres difficultés telles que : l’absence de référentiels sectoriels et locaux alignés sur le PNDES ; la faible appropriation des outils de suivi-évaluation par les acteurs ; le manque de données statistiques pour renseigner certains indicateurs ; la faiblesse des capacités techniques et financières pour conduire les études de faisabilité des projets d’investissements structurants ; le manque de ressources pour assurer le fonctionnement adéquat des cadres sectoriels et régionaux de dialogue et du secrétariat permanent du PNDES.

Des acquis importants

Malgré tout, des acquis importants ont été engrangés au cours de l’année 2016. On note la reprise de la croissance économique qui a été de 5,9% contre 4% en 2015. Sur le plan du financement du PNDES, en 2016, 101 conventions de financement ont été signées pour un montant de total de 717 957 388 228 FCFA.
« En matière de réformes des institutions et de modernisation de l’administration, des avancées significatives ont été enregistrées en matière de lutte contre la corruption et la consolidation de l’indépendance de la justice. En matière de développement du capital humain, des acquis majeurs ont été enregistrés en matière d’accès à la santé, à l’eau potable, de développement des infrastructures d’éducation et d’enseignement supérieur, de réforme du système éducatif et de promotion de l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes, notamment les diplômés.

S’agissant de la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et l’emploi, de nombreux travaux d’infrastructures ont été lancés en vue de lever les obstacles structurels à la croissance. Il s’agit de l’aménagement des routes bitumées et des pistes rurales, des terres agricoles de la construction d’infrastructures électriques et le démarrage de la pose de la fibre optique télécom/télécommunication », a confié Bamory Ouattara, le président de la pré-revue.

Il n’a pas manqué de saluer le dynamisme des secrétariats techniques des cadres sectoriels et régionaux de dialogue et du PNDES qui ont fortement œuvré à rendre disponibles dans des conditions souvent difficiles les produits nécessaires à la tenue de cette première pré-revue. « Le contexte particulier de mise en œuvre du PNDES au cours de cette première année d’exécution nous autorise à apprécier avec satisfaction le travail abattu même si la pleine mise en œuvre et le suivi ont été entravés par des difficultés », a-t-il conclu.

Moussa Diallo
Lefaso.net

2017.05.17

Promotion de la planification familiale : L’épouse du Premier ministre, nouvelle ambassadrice

En marge de la 1ère édition de la semaine de planification familiale 2017, l’épouse du Premier ministre, Anne Thiéba a reçu des mains du ministre de la santé, Pr Nicolas Méda, son écharpe d’ambassadrice de la planification familiale (PF) et deux trophées de championne de la PF au Burkina Faso. C’était le vendredi 12 mai 2017, au Centre de santé et de promotion sociale de Sondogo, situé dans la commune de Boulmiougou.

 
Promotion de la planification familiale : L’épouse du Premier ministre, nouvelle ambassadrice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Porter la prévalence contraceptive de 22,5% à 32% en 2020. Telle est l’ambition du Burkina Faso. L’épouse du Premier ministre, Anne Thiéba qui porte désormais le titre d’ambassadrice de la planification familiale s’inscrit également dans cette dynamique. La cérémonie d’investiture s’est déroulée en présence des autorités administratives de la commune de Boulmiougou, de celles coutumières de Sondogo, du personnel de santé, d’associations et ONG œuvrant dans la santé de la reproduction au Burkina.

En tant que championne, la toute nouvelle ambassadrice aura donc pour mission de contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable ; de promouvoir la participation active des femmes, jeunes filles dans le domaine de la PF. En plus de cela, elle devra impulser un nouvel élan notamment au niveau des décideurs et enfin interpeller périodiquement l’ensemble des acteurs clés engagés dans la mise en œuvre des activités de la PF.

Très émue de cette reconnaissance, Anne Thiéba a remercié le ministre de la santé et ses partenaires pour la confiance qu’ils placent en elle. « Je marque devant tous mon engagement à œuvrer pour le plus grand accès des populations aux services de la PF. Un programme dont l’importance n’est plus à démontrer en tant que stratégie de réduction de la mortalité maternelle et néonatale, et l’épanouissement des femmes », s’est-elle exprimée. « Je me sens fière en tant qu’ambassadrice de pouvoir, aux côtés de l’ensemble des acteurs intervenant dans le domaine de la planification familiale, booster assurément nos indicateurs en matière de PF », a-t-elle ajouté.

D’ores et déjà, Anne Thiéba prévoit tout mettre en œuvre pour faire la différence.
Pour y arriver, elle a sollicité l’adhésion de la population à cette stratégie porteuse d’espoir. Pour elle, ce sont les femmes, dans leurs ménages qui doivent prendre cette décision de planifier et de vouloir le meilleur pour leurs enfants. Toutefois, l’accompagnement de leurs conjoints n’est pas exclu. Egalement, l’Etat doit apporter sa pierre en facilitant l’accès des femmes aux contraceptifs, toujours selon elle. « Ce n’est pas une tentative pour contrôler le nombre d’enfants. Il n’y a pas un agenda caché derrière. C’est juste un outil de développement. Si on arrive à maitriser notre croissance démographique, en même temps, on renforce notre croissance économique et le développement du Burkina Faso », a-t-elle fait comprendre.

 Au-delà de son symbole, la cérémonie d’investiture est la matérialisation de l’engagement des autorités à faire de la PF un levier de son développement économique et social, confie le ministre de la santé, Pr Nicolas Méda. A l’en croire, dans le PNDES 2016-2020, l’un des effets attendus de l’axe 2 souligne l’importance du développement du capital humain, par l’accélération de la transition démographique pour déclencher le dividende démographique.

C’est pourquoi, avec la planification familiale, ils entendent, à travers l’espacement des naissances, sauvegarder la santé des mères et des enfants. Ceci, en vue de permettre à la population de grandir, d’avoir une éducation, une connaissance et un savoir-faire pour développer le pays. Par ailleurs, le premier responsable du ministère de la santé a traduit sa satisfaction à l’épouse du Premier ministre pour avoir accepté d’être la championne de la PF.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net