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2016.12.04

L'OIM soutient les jeunes Burkinabè contre les risques de migration

 
Jean-Claude Bouda - Ministre de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle
© DR / Autre Presse
 
Jean-Claude Bouda - Ministre de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle
 
L'Organisation internationale pour la migration (OIM) en collaboration avec l'Italie et la Belgique a financé un programme de plus de 2 milliards de FCFA dans le cadre du renforcement de l'employabilité dans la région du centre-est du Burkina Faso, en vue de réduire les risques de migrations.

Selon le ministère burkinabè en charge de la jeunesse et de la formation professionnelle, près de 750 jeunes bénéficieront de ce programme intitulé "Projet de renforcement de l'employabilité et de l'entreprenariat des jeunes pour réduire les risques de migrations dans la région du centre-est", où le taux de migration est particulièrement dense.

Concrètement, il s'agira de former près de 750 jeunes (dont 4% de femmes) en entreprenariat. Par la suite, leurs projets de création de petites entreprises seront financés à hauteur de 2 millions par bénéficiaire, a expliqué le ministère dans une note d'information.

Au Burkina Faso où 40% des 18 millions d'habitants vivent en-dessous du seuil de la pauvreté, 10% de la population la plus riche détient environ un tiers (30%) de la richesse nationale, avait déploré, en juin dernier, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba.

Aussi de "fortes disparités" subsistent entre les centres urbains et les zones rurales dans lesquelles vivent environ 72% de la population burkinabè contre 61% au niveau de l'UEMOA et 63% en Afrique.

Dans ce pays sahélien d'Afrique de l'Ouest, les conditions de vie précaires dans les zones rurales et les fortes inégalités avec les centres urbains se traduisent par une migration des campagnes et villages vers les principales villes.

Burkina: forte baisse du taux de prévalence au VIH/Sida

 

 
Burkina: forte baisse du taux de prévalence au VIH/Sida
© DR / Autre Presse
 
Burkina: forte baisse du taux de prévalence au VIH/Sida
 
Ouagadougou - Le taux de prévalence au Sida au Burkina Faso, en l’espace de 30 ans (entre 1986 et 2016), est passé de 7% à 0,90%, a-t-on appris à l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre le Sida, commémorée ce jeudi.


Malgré cette baisse considérable du taux de prévalence, les acteurs comptent maintenir le cap de la lutte à travers, entre autres, la sensibilisation et la mise à disponibilité des Antirétroviraux (ARV).

Pour le président du conseil d’administration du Réseau africain jeunesse, santé et développement au Burkina Faso (RAJS/BF), Bagnomboé Bakiono, l’actuel taux de prévalence est toujours inquiétant.

«Si on prend le taux de prévalence national qui est de 0,9% et qu’on le rapporte aux 18 millions de Burkinabè, on se rend compte que c’est un nombre considérable de gens qui sont encore concernés encore par le VIH», a-t-il déclaré dans un journal de la place.

Au Burkina Faso, le premier cas du Sida a été détecté en 1986 et cela fait donc 30 ans que les acteurs mènent le combat. La lutte est menée par plusieurs acteurs sous la coordination du Conseil national de lutte contre le sida et les IST (CNLS-IST).

Chaque 1er décembre est célébré la journée mondiale de la lutte contre le Sida.

Cette année, la journée est commémorée au Burkina Faso sous le thème: «30 ans de Sida au Burkina Faso : enseignements et perspectives».

Le point focal de la commémoration est à Nouna, localité de la région de la Boucle du Mouhoun, située à plus de 300 km, au nord-ouest de Ouagadougou.

ALK/cat/APA