topblog Ivoire blogs

2016.11.17

Violences faites aux enfants: 86,6% sont issues de la cellule familiale

La deuxième édition du Salon international de l’enfant et de l’adolescent (SINEA) se tient du 17 au 20 novembre 2016 à Ouagadougou. Placée sous la présidence de la première dame du Faso, Sika Bella Kaboré, la cérémonie d’ouverture a eu lieu le jeudi 17 novembre 2016 à Ouagdougou et a connu la participation du ministre de l’Action sociale, de l’ambassadeur du Japon au Burkina, de l’épouse du Premier ministre, du Larlé Naba…

La première dame du faso, accompagnés du ministre de la Femme, de l'ambassadeur du Japon a donné le top départ de l'ouverture du salon à travers la coupure du ruban
La première dame du Faso, accompagnés du ministre de la Femme et de l’ambassadeur du Japon a ouvert le Salon par la coupure du ruban

«La cellule familiale  est responsable des violences faites aux enfants à hauteur de 86,6% contre 53,8% dans le milieu scolaire», a soutenu la ministre de la Femme, Laure Zongo en la faveur de la deuxième édition du SINEA. Le choix du thème «Protection de l’enfant et bonne gouvernance: enjeux et défis» tombe donc à pic selon elle, car elle vise à considérer les enfants dans leur globalité et à interpeller les parents sur l’éducation de leurs enfants. «En créant ce cadre d’échanges qu’est le SINEA, les promoteurs ont donné le ton. Il convient donc à tous les acteurs de jouer leur partition en s’adjoignant à cette action», a-t-elle souhaité.

Les officiels lors de la visite des stands
Les officiels lors de la visite des stands

Elle a également suggéré de combattre le mal à la racine en agissant au niveau de la famille. Ce qui aura sans conteste un effet catalyseur pour offrir à la société de demain, des hommes et femmes de qualité, non pas seulement en termes de «têtes bien faites», mais aussi et surtout des «têtes bien nettes et suffisamment avisées» pour comprendre le rôle que chacun devra jouer.

La première dame du Faso, Sika Bella Kaboré a fait remarquer que la famille est le socle de la société et constitue un modèle pour les enfants. «Je suis navrée d’apprendre que 86% des violences faites aux enfants se passent en famille», a-t-elle déploré. Elle a donc invité les parents à se rapprocher des éducateurs pour savoir comment se comporter vis-à-vis de leurs enfants afin de mieux les comprendre.

L'éducation des enfants se fait d'abord à la cellule familiale
L’éducation des enfants se fait d’abord par la cellule familiale

La présidente de l’association pour le bien-être des enfants et des adolescents d’Afrique (ABE2A), Alice Diarra, embouchera la même trompette en indiquant que la famille est la base de l’éducation. «Nous avons pensé qu’il est important de mettre l’accent sur la cellule familiale, parce que tous les problèmes se posent à ce niveau. Un enfant qui est bien éduqué à la base ne fera pas certaines choses une fois qu’il se retrouve dehors», a-t-elle soutenu.

Plusieurs activités dont des conférences avec de nombreuses thématiques sont prévues au cours de ces quatre jours de réflexion. Elle a donc comme Mme Kaboré convié les parents à marquer un arrêt pour pouvoir s’occuper de leurs enfants, car dit-elle, «tout le monde court derrière l’argent aujourd’hui tout en oubliant l’éducation de leurs enfants».

Madina Belemviré

Vie de couple: est-ce conseillé de fouiller le téléphone portable de son conjoint ou de sa conjointe?

Le monde entier est à une époque où les moyens de communication sont nombreux et performants. Paradoxalement, au lieu de servir de liant social, ils contribuent parfois à briser des liens amoureux très forts. De nombreuses relations extraconjugales seraient désormais découvertes à cause, ou grâce, à un téléphone mobile.

Le téléphone portable cacherait de nombreux secrets que personne, en dehors de son propriétaire ne devrait savoir. Dans les foyers, les couples jouent au chat et à la souris avec leurs GSM. Chacun le garde jalousement et évite de le mettre à la portée de l’autre, car toute information compromettante ou un coup de fil suspect peut semer la zizanie entre les époux.

Le portable, cette boîte noire intime ou ce concentré explosif ne doit pas être espionné car la confiance doit être de mise dans un couple
Le portable, cette boîte noire intime ou ce concentré explosif ne doit pas être espionné car la confiance doit être de mise dans un couple

Pourtant, le portable occupe une place de choix dans la consolidation des couples. Il permet d’avoir les nouvelles de la famille une fois que l’on est en dehors de la maison. C’est ainsi que pendant les voyages, monsieur et madame restent en contact permanent, malgré la distance qui les sépare. Grâce à cet outil, on peut facilement joindre le chef de la famille en cas d’urgence: maladie, incident, etc.

En dépit de tous les bienfaits qu’il peut apporter à un foyer, le téléphone portable est parfois aussi à l’origine de nombreux scandales entre les époux. C’est donc un instrument à problèmes que nous manipulons chaque jour sans le savoir. D’ailleurs, beaucoup le considèrent avec ironie comme «une boîte noire intime», c’est-à-dire un appareil qui contient des informations confidentielles, notamment, le répertoire téléphonique, des photos, des messages parfois intimes qui trahissent le caractère infidèle de son propriétaire. Le téléphone portable contient des informations secrètes et personnelles qui ne doivent pas être connues de tout le monde. Il y a donc  toujours quelque chose à cacher dans le téléphone, car cet instrument contient presque toutes les données de notre vie privée!

Mais est-ce vraiment nécessaire de fouiller le portable de son épouse ou de son époux?

En vérité, la plupart des hommes aiment vérifier de temps en temps le contenu du portable de leur épouse. Pour être sûrs qu’ils ne construisent pas sur du sable, se disent-ils. Beaucoup de femmes, par jalousie, aiment également pratiquer cette forme d’espionnage pour vérifier si leur homme n’a pas de connaissances féminines suspectes.

Un espionnage qui est déjà un facteur de déstabilisation du couple, car la confiance devient difficile à rétablir lorsqu’on découvre des messages ou des contacts suspects dans le téléphone portable de son époux ou de son épouse. Le portable semble donc être un concentré explosif qui fait des ravages dans les couples. L’on devrait donc se sentir ridicule et minable de lorgner les messages reçus ou envoyés dans le téléphone du conjoint ou de la conjointe. Cela n’honore pas le couple, ni même celui ou celle qui s’adonne à cette besogne déshonorable. Fouiller le téléphone d’autrui, c’est comme fouiller dans la poubelle d’un tiers, pour chercher à savoir ce qui ne devrait pas être su, ou qui est susceptible de provoquer un conflit entre les époux. Lorsque l’un vérifie régulièrement le portable de l’autre pour y rechercher des éléments suspects, cela paraît malsain pour le couple, et contribue à instaurer une ambiance de suspicion, de méfiance et de jalousie.

Il  n’est pas correct de fouiller dans les affaires de son partenaire, car c’est son intimité. Un acte de ce genre est un couteau à double tranchant, car dès qu’on tombe sur un contact ou un message que l’on considère comme suspect, il faudrait se préparer à subir toutes les conséquences psychologiques qui peuvent en résulter.

La vie conjugale se construit sur la confiance mutuelle. Les manquements à la confiance, les manques de confiance sont des sources de souffrance, de conflits importants et destructeurs. Il vaut mieux éviter les gestes qui fâchent et s’engager à ne pas farfouiller dans le téléphone portable de son épouse ou de son époux, car cette curiosité malsaine peut avoir de graves conséquences sur la paix au sein du foyer.

La confiance doit être de mise dans un couple. Dans le cas contraire, la vie devient invivable, car les soupçons font toujours planer l’inquiétude, et l’inquiétude freine l’épanouissement.

Se sentir espionné en permanence peut donner l’impression qu’on est dans une prison dans laquelle on ne peut échapper, même si on n’est pas incarcéré derrière les barreaux. Nous croyons qu’entre les époux qui s’aiment, il est nécessaire que chacun ait droit à une part d’intimité, un «jardin secret» qui, bien entendu, ne doit pas servir à cultiver la trahison ou l’infidélité, mais plutôt un lieu où l’on peut se retrouver avec soi-même.

Théophile MONE