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2016.11.09

Dengue : 938 cas, 13 décès

La situation de la dengue au Burkina est maintenant claire. Au cours d’une conférence animée ce mardi 8 novembre 2016, le Ministre de la santé, Smaila Ouédraogo, a fait le point de la maladie au Burkina. 938 cas ont été recensés par le service de surveillance épidémiologique avec malheureusement 13 décès.

 
Dengue : 938 cas, 13 décès

La dengue fait toujours des victimes. Au cours de sa rencontre avec les journalistes, Smaila Ouédraogo a indiqué que 13 personnes, à Ouagadougou, ont trouvé la mort après avoir contracté la dengue. Au total 938 personnes ont souffert ou souffrent encore de la maladie à la date du 6 novembre 2016.

Principalement localisé à Ouagadougou, les germes de la dengue ont également été découverts à Bobo-Dioulasso. Des cas suspects ont aussi été enregistrés à Kongoussi et à Dori. « Le virus circule au Burkina », a fait remarquer le Ministre de la santé.

Comment tombe-t-on malade de la dengue ?

La dengue se prend après la piqûre d’un moustique. Il s’agit, selon les spécialistes, de moustique « tigre » qui pique très souvent dans la journée. La maladie se manifeste par une forte fièvre, des maux de tête, des douleurs derrière les yeux, les douleurs articulaires et musculaires, des nausées, des vomissements et des éruptions cutanées. Il arrive aussi des cas de complication. Il s’agit surtout de l’hémorragie.

Si le mal est diagnostiqué tôt et que le patient suit correctement le traitement et les conseils des agents de la santé, il peut en guérir.

Sensibiliser à l’assainissement du cadre de vie

Au regard de la cartographie de la maladie, toute personne vivant est exposée à la dengue. C’est pourquoi, en rencontrant la presse, le ministre Smaila Ouédraogo voulait également appeler les populations à assainir leurs cadres de vie en se débarrassant des eaux stagnantes, des endroits humides qui pourraient servir de cadre de reproduction pour les moustiques.

Il a aussi appelé les populations à se protéger contre les moustiques, à se présenter au centre de santé devant tout cas de fièvre et à éviter de prendre des médicaments sans l’avis d’un agent de santé.

Aux différentes collectivités, le Ministre de la santé a conseillé de curer et désinfecter les caniveaux, d’organiser des journées de salubrité, de sensibiliser les populations sur les mesures préventives et d’assurer la pulvérisation spatiale.
Le ministère va, quant à lui, veiller à la prise en charge des cas, investiguer et surveiller les cas de dengue, pulvériser les principales formations sanitaires de Ouagadougou, rechercher les produits et réaliser la pulvérisation spatiale. « C’est ensemble que nous pourrons venir à bout de la dengue », s’est convaincu Smaila Ouédraogo.

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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Programmes pour l’enfance : Save the Children Burkina Faso à l’heure du bilan

Du 7 au 8 novembre 2016 se tient à Ouagadougou, une rencontre de l’ONG Save the Children Burkina Faso et ses partenaires. Une rencontre au cours de laquelle, sera fait le bilan des financements reçus et aussi des activités menées grâce à ces financements.

 
Programmes pour l’enfance : Save the Children Burkina Faso à l’heure du bilan

C’est dans le cadre de la semaine d’appel à l’action initiée par Save the Children Burkina Faso que se tient cette rencontre. Elle réunit les membres de Save the Children International venus de la Finlande, du Canada, de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis, de l’Espagne, mais aussi le gouvernement et les partenaires techniques et financiers de l’organisation. Une occasion pour Save the Children Burkina Faso de faire le bilan de ses activités et des financements reçus.

Au cours de la rencontre, les différents programmes dans lesquels intervient Save the Children Burkina Faso ont été présentés aux participants, ainsi que les résultats obtenus grâce à ces programmes. Cependant, pour atteindre le plus grand nombre d’enfants dans ses domaines d’intervention que sont la santé et la nutrition, l’éducation et la protection des enfants, Save the Children Burkina Faso a besoin de plus de financements. Cette rencontre est donc une occasion pour l’organisation de solliciter l’accompagnement des membres de Save the Children International qui l’appuient dans la recherche de financements.

Certains membres de Save the Children international qui n’interviennent pas au Burkina Faso ont été invités à participer à la rencontre. C’est le cas de Save the Children Danemark, représenté par Jacob Mikkelsen, représentant Afrique de l’organisation, qui dit être venu prendre connaissance des programmes de Save the Children Burkina Faso, mais aussi prospecter les possibles domaines dans lesquels pourrait intervenir Save the Children Danemark. « Save the Children Danemark ne travaille pas au Burkina pour le moment, mais dans le futur, nous voudrions bien travailler ici dans le domaine de la défense des droits des enfants et de la protection des enfants. Nous pourrions aussi investir de l’argent au Burkina Faso pour améliorer les conditions des enfants. »

Justine Bonkoungou (Stagiaire)
Lefaso.net

17:25 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.11.08

Santé : Intensifier la lutte contre le Noma, cette maladie dévoreuse des visages

Ouagadougou abrite du 9 au 11 novembre 2016 un atelier inter-pays du programme régional de lutte contre le Noma. Le Noma, cette gangrène infectieuse de la face qui, en une dizaine de jours peut transformer un visage angélique en un masque monstrueux, fait chaque année plusieurs dizaines de victimes dans notre pays. Pour en savoir un peu plus sur cette maladie, nous avons rencontré Dr Rose Drabo, chirurgienne dentiste, responsable de l’unité de santé orale du programme national de maladies non transmissibles.

 
Santé : Intensifier la lutte contre le Noma, cette maladie dévoreuse des visages

Pouvez-vous nous présenter le programme national de lutte contre le Noma ?

Le programme national de lutte contre le Noma est un ensemble d’activités de soins curatifs et de prévention du Noma par la formation du personnel de santé, l’appui des structures sanitaires en médicaments et consommables, l’appui des associations et ONG dans la prise en charge des patients et la sensibilisation des populations sur le Noma. C’est un programme du Ministère de la Santé du Burkina logé dans un autre programme plus vaste qui est celui des Maladies Non Transmissibles.

Qu’est-ce que le Noma ?

Le Noma par définition est une gangrène infectieuse de la face qui commence à l’intérieur de la bouche, évolue très rapidement, c’est-à-dire une dizaine de jours, pour aboutir à la destruction des structures de la bouche et de la face.

Comment contracte-t-on le Noma ?

Pour répondre à cette question, il faut dire d’entrée de jeu que le Noma est une maladie non contagieuse ; c’est ce qui lui vaut d’être logé dans le Programme National des Maladies Non Transmissibles.

Est susceptible de contracter cette maladie, toute personne ayant un organisme affaibli : par une infection récente comme c’est le cas d’un enfant en convalescence de la rougeole ; organisme affaibli par le virus de l’infection à VIH comme le cas d’un adulte de nos jours qui fait le Noma ; organisme affaibli par la faim comme c’est le cas malheureusement encore de la malnutrition chez les enfants dans les pays en développement et comme c’était le cas hier des grandes privations alimentaires dans les camps de concentration nazi.

Quels sont les risques liés à la maladie ?

Le premier risque lié à la maladie est la mort car il s’agit d’une infection très sévère. L’on estime qu’en l’absence de traitement rapide et adapté, 9 malades sur 10 meurent.
Quand le malade échappe à la mort, le risque de séquelles est élevé et cela se comprend car nous l’avons dit, il s’agit d’une gangrène qui détruit la face et la bouche. Les mutilations de la face vont être source de préjudices esthétiques parfois majeurs et de rejet du malade par sa communauté. Elles peuvent aussi entraîner des conséquences fonctionnelles à type par exemple d’incontinence salivaire, de difficultés à s’alimenter ou à parler. Le malade souffrant dans sa peau et rejeté par son entourage va endurer une autre souffrance, la souffrance psychologique.

A quel est l’âge peut-on être exposé au Noma ?

À tout âge, l’on peut être exposé au Noma.
Mais sont plus exposés, les enfants d’âge compris entre 2 et 6 ans car plus potentiellement exposés à la malnutrition, à des infections telles : la rougeole, le paludisme, etc. et aussi à l’infection à VIH des parents.

Quel est le pourcentage de personnes atteintes de Noma au Burkina Faso ?

Il y a peu de données épidémiologiques récentes ; mais en 1998, la fréquence hospitalière du noma était de 15,1 cas pour 1 000 hospitalisations

Quel est le nombre de personnes qui bénéficient de la prise en charge au Burkina Faso ?

Le Burkina Faso s’investit dans la lutte contre le Noma par l’amélioration de la qualité de vie de l’enfant et sa survie par l’adoption des mesures sans précédentes de la gratuité des soins médicaux chez la mère et l’enfant de moins de 5 ans.

Comment se fait la prise en charge ?

La prise en charge du Noma commence dès le CSPS (Centre de Santé et de Promotion Sociale) qui est souvent le premier niveau de contact du malade dans la pyramide sanitaire ; dans ce centre de santé, des perfusions de sérum et l’administration d’antibiotiques sont commencées puis le malade est référé à un centre hospitalier.
La réparation des séquelles est chirurgicale ; elle est faite au CHU par les chirurgiens burkinabè et parfois par des chirurgiens des pays du Nord, à l’occasion de missions humanitaires.

Quels sont les comportements à adopter pour éviter de contracter le Noma ?

Les comportements à adopter pour éviter de contracter le Noma sont avant tout d’ordre collectif ; il s’agit de la lutte contre la pauvreté !

Quels conseils pouvez-vous donner à la population pour la sensibiliser ?

Les conseils à la population pourraient être :
-  faire vacciner les enfants
-  bien nourrir les enfants
-  veiller à une bonne hygiène bucco-dentaire chez les enfants
-  consulter à temps un centre de santé devant tout problème de santé.

Entretien réalisé par Yvette ZONGO (Stagiaire)
Lefaso.net

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Déscolarisation des filles : la DPEIFG en campagne contre le phénomène

Déscolarisation des filles : la DPEIFG en campagne contre le phénomène
© DR / Autre Presse
 
Déscolarisation des filles : la DPEIFG en campagne contre le phénomène
 
Tenkodogo - Le Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA) à travers sa Direction de la promotion de l’éducation inclusive des filles et du genre (DPEIFG), avec le soutien financier du Projet de développement de l’enseignement de base, phase IV Banque islamique de développement (BID), a échangé avec les communautés de la province du Koulpelogo, du 24 au 31 octobre 2016, dans le cadre d’une campagne de sensibilisation sur la scolarisation et le maintien des filles à l’école en faveur des populations des villages concernés par le projet.


A l’ère de la promotion des droits humains, des faits constituent des violences faites aux filles et aux femmes, et viennent entraver le plein succès des efforts entrepris par l’Etat et ses partenaires dans le domaine de l’éducation et de la promotion de la femme.14 villages issus des provinces du Boulgou et du Koulpélogo dans la région du Centre-Est, font partie des régions qui sont toujours à la traine dans le projet de l’éducation pour tous (EPT). En campagne contre le phénomène de déscolarisation des filles, une mission de la Direction de la promotion de l’éducation inclusive des filles et du genre (DPEIFG), conduite respectivement par Yvette Konseibo, Katérine Somé, Ernest Bationo et Hyacinthe Tiemtoré a échangé avec les communautés à la base à savoir les parents d’élèves, les autorités coutumières et religieuses, les élèves eux-mêmes et les populations de six villages que sont : Balboudi, Kanlin, Pissiongo, Kionré , Kandaghin et Yorghink de la province du Koulpelogo, zone d’intervention du projet BID phase IV. L’objectif de cette campagne de sensibilisation selon les membres de la mission de la DPEIFG est d’«améliorer le taux de maintien et d’achèvement du cursus scolaire des filles dans les régions de l’Est et du Centre-Est en général et dans les provinces concernés en particulier». Il s’est agi aussi à travers cette campagne de sensibilisation, d’amener ces communautés à mieux connaître leurs devoirs envers les enfants, définir avec elles l’importance de la scolarisation des enfants en général et des filles en particulier, identifier avec les populations les facteurs entravant la scolarisation des filles dans les six villages concernés et proposer des solutions, susciter l’adhésion des populations et des structures de base que sont les Associations des parents d’élèves et celles des mères éducatrices, les associations locales et les Organisations non gouvernementales aux objectifs du projet et enfin, de dynamiser les noyaux relais dans les villages cibles. Cette initiative s’inscrit dans la troisième campagne du Plan intégré de communication (PIC) de la BID pour sensibiliser les communautés des provinces suscitées sur l’obligation des parents d’inscrire leurs enfants en général et les filles en particulier à l’école, vise aussi à améliorer les taux de maintien et d’achèvement du cursus scolaire des filles dans les régions de l’Est et du Centre-Est. Telle est la vocation du projet dénommé «Projet BID phase IV» et qui se veut à la fois opérationnel et stratégique, va s’opérer autour des actions de plaidoyers et de la communication pour le changement de comportement (CCC). Selon Mme Konseibo Yvette, membre de la délégation venue de Ouagadougou, le PIC constitue un instrument majeur de sensibilisation et de mobilisation des communautés, des acteurs de l’éducation, des autorités et des élus locaux sur la question de l’éducation des filles, leur sécurité et leur protection pour la poursuite de leur cursus scolaire. Mais il y a toujours des «coutumes et normes sociales dans les provinces du Boulgou, du Koulpelogo, de la Gnagna et la Tapoa, qui constituent un frein à la portée des actions telles que le mariage forcé, le phénomène de l’enlèvement des filles (rapt) et le litot», qui constituent des violences faites aux femmes. Des statistiques de la DPEIFG indiquent que «malgré les résultats satisfaisants obtenus en termes d’accès, des poches de résistance existent toujours dans certains villages, au regard des enfants scolarisables non encore inscrits, recensés sur les sites de sensibilisation des campagnes précédentes». Des mesures incitatives soutenues financièrement par la BID telles que la distribution des kits scolaires au profit des filles scolarisées, des machines à coudre y compris leurs accessoires et des outils de tricotages ont été remis aux filles qui ont obtenues les plus fortes moyennes.

Bougnan NAON

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Non prise en charge d’un malade à Yalgado: « C’est un malade mental connu de longue date »

Non prise en charge d’un malade à Yalgado: « C’est un malade mental connu de longue date »
© DR / Autre Presse
 
Non prise en charge d’un malade à Yalgado: « C’est un malade mental connu de longue date »
 
Au cours du weekend, des internautes, via les réseaux sociaux, se sont alarmés de la présence d’un malade mental avec une double fracture ouverte aux alentours des urgences traumatologiques sans soins. Ce dernier, selon eux, gisait à même le sol sans soins. Pour venir en aide au blessé, une cotisation a été initiée pour sa prise en charge. Une somme de 150 000 FCFA a été même mobilisée et remise au directeur général de l’hôpital pour sa prise en charge. Ce lundi, la direction de l’hôpital, par le biais de ce communiqué, a fait une mise point sur ladite situation. Pour elle, le patient malade mental est connu de leur service.


«L’opinion à travers les réseaux sociaux a été informée de la présence d’un patient avec une double fracture ouverte aux alentours des Urgences traumatologiques. Touchées émotionnellement par la vue de ce malade, des personnes de bonne volonté se sont cotisé la somme de 150.000 FCFA pour que l’action sociale puisse assurer la prise en charge du patient. Ce geste, qui est à saluer et à magnifier, témoigne de la générosité, des valeurs de solidarité et d’humanisme des donateurs de ce jour.

Toutefois, nous voudrons apporter quelques précisions sur le cas de ce patient particulier pour non seulement éclairer l’opinion, mais pour que des mesures appropriées soient prises à différents niveaux permettant de remédier à de tels cas. Ainsi, il est bon de savoir que:

– Le patient en question est un malade mental connu de longue date des urgences traumatologiques et de l’action sociale du CHU-YO;

– Le patient a bénéficié à plusieurs reprises (04 fois) de soins par des chirurgiens grâce à l’appui du CHU-YO;

– A chaque fois qu’il est guéri, il disparait de la cour du CHU-YO et revient quelques temps après avec la même blessure. C’est donc dire qu’une fois hors de l’hôpital, il enlève lui-même les plâtres et pansements. Selon les médecins, il est par moments agressif et enlève tout ce qu’il a sur lui;

– Le malade a été envoyé la première fois au CHU-YO par des parents (qui seraient de Zorgho) qui l’ont simplement abandonné depuis à son sort.

Il convient de rappeler que le phénomène d’abandon des parents malades au CHUYO est de plus en plus monnaie courante. Ainsi, on voit des parents venir «se décharger » nuitamment dans les couloirs du CHU-YO de leurs parents, au motif parfois qu’ils sont «fatigués de les soigner». En plus des patients normaux qui sont abandonnés, il y a que, de plus en plus, ce sont des malades mentaux, dont les parents ont fait le tour des guérisseurs sans succès, qui sont convoyés en catimini à l’hôpital.

Quand il s’agit des patients normaux indigents sans accompagnants, le CHU-YO en collaboration avec l’association Contact Hors limite, essaie de les prendre en charge. Mais s’agissant des malades mentaux abandonnés, la prise en charge est plus complexe, car après les soins on ne sait où les envoyer.

Des initiatives sont en train d’être prises avec les services de la commune de Ouagadougou, la direction régionale de l’action sociale ainsi qu’avec les sapeurs-pompiers. La réflexion doit se poursuivre pour trouver la solution la plus adéquate possible. S’il est vrai que les malades mentaux sont aussi soignés au CHU-YO, cela ne signifie pas que le CHU-YO est un asile de déficients mentaux.

Une fois de plus, merci aux uns et aux autres pour leur compréhension et de leur esprit de solidarité. »

Pour la Direction Générale
Le Service communication du CHU Yalgado Ouédraogo

14:42 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Lancement de la 4ème édition du rapport « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2016 »

Laure Zongo Hien - Ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille
© DR / Autre Presse
 
Laure Zongo Hien - Ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille
 
Le Ministère de la Femme de la Solidarité Nationale et de la Famille, en partenariat avec Le Groupe de la Banque Mondiale, organise du 10 au 11 novembre 2016, l’atelier de lancement de la 4ème édition du rapport Les femmes, l’entreprise et le droit ».


Cet atelier axé sur le thème « PARVENIR À L’ÉGALITÉ » est une occasion pour l’équipe en charge du rapport « les femmes, l’entreprise et le droit 2016 » de présenter ledit rapport afin de disséminer les résultats des recherches et d’analyser l’environnement légal de 173 économies selon sept indicateurs qui sont entre autres, l’accès aux institutions, la jouissance de la propriété, l’obtention d’un emploi, l’incitation travail, l’accès au crédit, l’action en justice, la protection de la femme contre la violence.

Cet important évènement sera une occasion pour les ministres et experts en Genre de partager les expériences de réformes menées dans les économies d’Afrique Sub-saharienne et d’échanger sur les processus d’élaboration et de mise en œuvre des reformes ainsi que les résultats obtenus.

Au total, douze (12) pays sont attendus à cet atelier. Il s’agit du Benin, du Congo Brazaville, de la République Démocratique du Congo, de la Côte-d’Ivoire, de la Guinée Conakry, de la République Centrafricaine, du Cameroun, du Niger, du Mali, du Sénégal, du Togo et du Tchad.

DCPM/ MFSNF

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2016.11.05

Journée contre la rage: « Les 300 premiers chiens seront vaccinés gratuitement »

Dr Smaïla Ouédraogo - Ministre de la Santé
© DR / Autre Presse
 
Dr Smaïla Ouédraogo - Ministre de la Santé
 
Dans le cadre de la commémoration de la journée mondiale contre la rage, du lancement des activités des journées vétérinaires et du jubilé d’argent de l’Ordre national des vétérinaires du Burkina Faso (ONV-BF) prévus le 10 novembre prochain, la direction générale des Services vétérinaires et l’Ordre national des vétérinaires ont organisé une conférence de presse ce vendredi 4 novembre 2016 à Ouagadougou.


Le 28 septembre de chaque année, le monde entier commémore la journée mondiale de lutte contre la rage. Cette année, le Burkina Faso a retenu le 10 novembre 2016 pour attirer l’attention de l’opinion nationale sur cette maladie mortelle.

L’objectif de cette journée commémorative est de vacciner au moins 70% des animaux sensibles ce qui permettra, d’après le directeur général des services vétérinaires, Joseph Savadogo, d’éradiquer la rage canine; seul moyen de rompre le cycle de transmission animal-homme de la maladie.

Aux dires de M. Savadogo, la commémoration de cette journée mondiale de lutte contre la rage connaitra une particularité avec le lancement des journées vétérinaires par l’Ordre nationale des vétérinaires du Burkina qui célèbre en même temps son jubilé d’argent.

Ces manifestations s’articuleront autour de 2 thèmes que sont «La place du vétérinaire dans l’approche un monde, une santé» et «Eduquer, vacciner et éliminer la rage». Selon le directeur général des services vétérinaires, Joseph Savadogo, les thèmes retenus sont d’une importance particulière pour le Burkina Faso, pays d’élevage où la santé animale conditionne d’une part, la santé humaine, et constitue d’autre part un préalable aux échanges commerciaux d’animaux et des produits animaux. «En organisant conjointement cette journée avec l’ONV-BF, nous entendons donner un cachet particulier pour répondre au thème « un monde, une santé. Ces activités seront aussi une occasion pour faire connaitre le métier du vétérinaire » a affirmé M. Savadogo.

Il a précisé que cette journée se tiendra au rond-point de la Transition dans l’arrondissement 7 de la ville de Ouagadougou où les 300 premiers chiens seront vaccinés gratuitement. «Une très forte réduction du nombre de cas de rage humaine pourrait être atteinte grâce à l’élimination de la rage canine. Pour cela, des campagnes de vaccinations de masse des chiens sont nécessaires, associés à des campagnes d’information auprès des populations et à l’amélioration de l’accès aux soins humains», s’est prononcé le directeur général des services vétérinaires.

A noter que cette journée commémorative sera placée sous le patronage du président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, et du parrainage du ministre de la Santé, Smaila Ouédraogo.

Ylkohanno Somé

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Travail des enfants : Des observateurs installés et outillés dans la Boucle du Mouhoun

Il s’est tenu du 26 au 28 octobre 2016 à Dédougou, un atelier de formation en faveur des observateurs du système de surveillance du travail des enfants. Au nombre de 26, ils ont été installés officiellement par le gouverneur de la Boucle du Mouhoun.

 
Travail des enfants : Des observateurs installés et outillés dans la Boucle du Mouhoun

Au Burkina Faso, le « travail des enfants » est une réalité. Malgré l’effort fourni par le gouvernement et ses partenaires, le phénomène perdure. Cependant, ce fléau laisse toujours de graves conséquences sur la santé des enfants (déformation de squelette ; intoxication par des produits chimiques ; retard et trouble de croissance ; usure prématurée ; atteinte auditive et oculaire….) que sur leur devenir (privation d’une scolarisation ou d’une formation professionnelle a même d’aider à l’obtention d’un travail décent).

Selon l’enquête nationale sur le travail des enfants (ENTE) réalisée en 2006 au Burkina Faso par l’Institut de la Statistique et de la Démographie (INSD), le phénomène touche 44% des enfants de 5 à 17 ans, soit 1 558 869 travaillent dans plusieurs secteurs d’activités dont celui de l’agriculture vient en premier plan avec 69,2% d’enfants travailleurs. La région de la Boucle du Mouhoun faisant partie du bassin cotonnier, à ce niveau ce sont les enfants qui sont utilisés abusivement.

Au vu de ces conséquences, le ministère en charge du travail et de la protection sociale, avec la collaboration de ses partenaires, affute ses armes pour combattre ce phénomène dans le but de son éradication. Et cela avec l’appui du projet « Reding Child Labor through Education and Service » (R-CLES), le ministère a entrepris la mise en place d’un système de surveillance du travail des enfants (SSTE) au Burkina Faso.

Tenu dans la salle de conférence de l’hôtel bon séjour de Dédougou, ledit atelier avait pour objectif de « Disposer d’observateurs et de points focaux officiellement reconnus et formés ». Pour ce faire, 26 observateurs venus de Bondokuy, Kera et koumana dans la province du Mouhoun ; et de Bagassi, Kaho et Sipohin dans la province des Balés (localités de la région concernée par le système dans sa phase pilote) ont été officiellement installés par le gouverneur de la région de la Boucle du Mouhoun.

Pour une efficacité du Système de Surveillance du Travail des Enfants, (SSTE), le renforcement des capacités de ces membres selon les organisateurs est une nécessité. C’est pourquoi au cours de ce atelier, ils ont été formés sur les concepts liés au travail des enfants ; le remplissage des outils de suivi et de collecte des données et l’initiation aux techniques de rapportage mensuel ; et enfin sur les techniques d’observation et d’identification.

Le gouverneur de la région de la Boucle du Mouhoun S. Justin Somé a toutefois salué la noblesse de cet objectif. « Le taux est élevé et si on ne prend garde, il pourrait aller galopant » a-t-il laissé entendre. Pour lui, le travail que les observateurs vont faire suite à la formation qu’ils vont acquérir, aura un impact positif. Le gouverneur a ensuite assuré de toute sa disponibilité et de celle de ses collaborateurs à accompagner toute action tendant à conférer à l’enfant un mieux-être.

Pour la directrice du projet R-CLES COUNTERPART INTERNATIONAL Christelle Mavalow Kalwoulé, la finalité de cette approche est non seulement de mieux connaitre l’ampleur et les différentes facettes du phénomène, mais également d’aboutir à une meilleure prévention de l’exploitation des enfants par le travail, ainsi qu’à une meilleure identification des filles et garçons victimes de travail. Selon la directrice du projet, ces acteurs communautaires seront entre autres, chargés de surveiller les lieux de travail, notamment les champs de coton et les sites d’orpaillage, afin d’identifier les enfants en situation de travail ou de risque.

 

 

 

A.L.
Lefaso.net

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Santé : Save the Children lance la semaine d’appel à l’action pour un meilleur accès aux soins de santé pour les enfants

L’ONG Save the Children était face à la presse ce jeudi 3 novembre 2016. Il était question au cours de cette conférence de presse, de la semaine d’appel à l’action de l’organisation qui se déroulera du 3 au 8 novembre 2016.

       
Santé : Save the Children lance la semaine d’appel à l’action pour un meilleur accès aux soins de santé pour les enfants

C’est dans le cadre de la campagne dénommée « Aucun enfant oublié » qu’a été initiée cette semaine d’appel à l’action. Une semaine qui se traduira par plusieurs activités dont une rencontre entre Save the Children et ses partenaires nationaux et internationaux. Une rencontre au cours de laquelle, l’ONG fera le point des activités qu’elle a réalisées grâce aux financements de ces différents partenaires. La semaine s’achèvera par une soirée d’appel à l’action qui concernera les ambassadeurs de la campagne « Aucun enfant oublié » que sont les artistes Smarty et Latty qui ont composé l’hymne de la campagne, ainsi que les partenaires et les média.

Cette semaine d’appel à l’action vise à lancer un appel aux autorités burkinabè afin qu’elles prennent des garanties en faveur des enfants. Ces garanties sont de trois ordres selon Salif Konaté, directeur pays de Save the Children :

• un financement durable des services essentiels comme la santé, la nutrition, l’éducation, mais aussi un libre accès à ces services qui permettront de venir en aide à tous les enfants, surtout ceux exclus et vivant dans les régions les plus reculées du Burkina Faso. Il faudrait également élaborer des outils de traçabilité budgétaire et de suivi de la gestion des fonds ;

• un traitement équitable qui mette fin aux politiques, aux normes et aux comportements discriminatoires régionalisés dans l’accès aux services de santé. En effet, à en croire Salif Konaté, selon que l’on soit d’une région ou d’une autre, l’accès aux services de santé diffère. C’est ainsi que dans les régions du Sahel et de l’Est, il faut parcourir dix kilomètres ou plus pour avoir accès à un centre de santé. Alors que dans le Plateau central, il faut parcourir moins de cinq kilomètres ;

• de même, il faut une réforme politique de rétention des ressources humaines en santé pour la rendre plus contraignante et l’étendre à toutes les catégories de professionnels. Il faudrait également une meilleure disponibilité des intrants dans l’ensemble des formations sanitaires et garantir un meilleur suivi et gestion des stocks.

Save the Children espère ainsi que ces garanties contribueront à la réduction du taux de mortalité juvéno-infantile qui s’élève à 89 décès pour 1000 naissances vivantes et aussi celui maternel qui était de 400 pour 100 000 naissances vivantes en 2013.

La conférence de presse a été l’occasion pour Save the Children de féliciter le gouvernement burkinabè pour la mise en œuvre de la politique de gratuité des soins maternels et infantiles. Save the Children accompagne d’ailleurs le gouvernement burkinabè dans la mise en œuvre de cette gratuité des soins. Aussi l’ONG appelle- t-elle les partenaires techniques et financiers à soutenir le Burkina Faso en investissant dans le secteur de la santé, car la gratuité des soins maternels et infantiles entre dans le cadre des objectifs de développement durable (ODD), surtout en son point 3.8 qui met l’accent sur la santé et l’accès universel aux soins de santé.

En rappel, Save the Children est présente dans six régions du Burkina Faso et œuvre pour le bien-être des enfants. Elle intervient dans le secteur de l’éducation, de la santé, de la nutrition et de la protection de l’enfant.

Justine Bonkoungou (Stagiaire)
Lefaso.net

 

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2016.11.04

Pollution : 300 millions d’enfants respirent de l’air toxique (UNICEF)

Pollution : 300 millions d’enfants respirent de l’air toxique (UNICEF)

Quelque 300 millions d’enfants dans le monde, soit un sur sept, vivent dans un endroit où la pollution de l’air extérieur excède jusqu’à six fois les normes internationales, contribuant dans une large mesure à la mortalité infantile, selon un rapport de l’Unicef publié lundi.

Cette nouvelle étude du Fonds des Nations unies pour l’enfance paraît une semaine avant le début de la conférence de l’ONU sur le climat, la COP22, qui doit se tenir à Marrakech au Maroc du 7 au 18 novembre.

L’Unicef saisira cette occasion pour lancer un appel aux dirigeants mondiaux pour qu’ils agissent sans attendre pour réduire la pollution atmosphérique dans leur pays.

"La pollution de l’air contribue de façon importante à la mortalité de quelque 600.000 enfants de moins de cinq ans annuellement et menace la vie et l’avenir de millions d’autres", déplore le Directeur général de l’Unicef, Anthony Lake.

"Les substances polluantes, non seulement endommagent les poumons des enfants mais elles peuvent aussi franchir la barrière protectrice du cerveau et endommager irrémédiablement leur développement cérébral, compromettant leur avenir", ajoute-t-il, avant de souligner qu’"aucune société ne peut se permettre d’ignorer la pollution".

En s’appuyant sur l’imagerie satellite, cette étude montre qu’environ deux milliards d’enfants vivent dans des pays où la pollution atmosphérique résultant des émissions des véhicules, de l’utilisation intensive de carburants fossiles, de la poussière et de l’incinération des déchets, surpasse les normes acceptables de qualité de l’air établies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’Asie du Sud compte le plus grand nombre d’enfants respirant un air fortement pollué (620 millions), suivie par l’Afrique (520 millions) et l’Asie de l’Est et le Pacifique (450 millions), selon le rapport.

Les auteurs étudient également la pollution à l’intérieur des habitations engendrée par l’utilisation du charbon et du bois pour cuisiner et se chauffer, qui touche surtout les enfants de familles pauvres vivant en zone rurale dans les pays en développement.

La pollution de l’air extérieur et dans les logements est responsable de la fréquence des pneumonies et d’autres maladies respiratoires, en cause dans près d’un décès sur dix parmi les enfants de moins de cinq ans. Cela fait de la mauvaise qualité de l’air l’une des plus grandes menaces pour la santé infantile, pointe le rapport.

- Mieux protéger les enfants -

Les enfants en bas âge sont plus sensibles que les adultes à la pollution car leurs poumons, leur cerveau et leur système immunitaire ne sont pas encore complètement formés et leurs voies respiratoires sont aussi plus perméables.

Les jeunes enfants respirent également plus vite que les adultes et aspirent plus d’air relativement à leur masse corporelle.

Ceux qui sont les plus défavorisés, dont la santé est souvent plus fragile et qui ont un accès insuffisant aux soins, sont les plus vulnérables aux maladies liées à la pollution, relève l’Unicef.

Pour combattre ce fléau, l’Unicef demande aux dirigeants de la planète qui participeront à la COP22 de prendre plusieurs mesures d’urgence dans leurs pays respectifs pour améliorer la qualité de l’air et protéger les enfants.

L’agence onusienne les encourage notamment à faire davantage d’efforts pour se conformer aux normes internationales de qualité de l’air en réduisant le recours aux énergies fossiles et en développant davantage les sources d’énergies renouvelables.

L’Unicef leur demande aussi de faciliter l’accès des enfants aux soins médicaux, dont des campagnes de vaccination pour réduire leur vulnérabilité aux maladies respiratoire et de minimiser leur exposition à la pollution.

L’agence préconise également que les sources de pollution comme les usines ne se trouvent pas à proximité des écoles et des terrains de jeu. Et souligne aussi qu’une meilleure gestion des déchets peut réduire la quantité de détritus brûlés dans les collectivités.

Enfin, des gazinières plus propres amélioreraient la qualité de l’air dans les habitations, ajoute l’agence.

 

AFP

15:55 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer