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2016.11.22

Fada N’gourma : Des kits scolaires et des vivres au profit des orphelins et autres enfants vulnérables

La cérémonie de remise de kits scolaires, de vivres aux orphelins et autres enfants vulnérables (OEV) et leurs familles d’accueil s’est tenue, le Mardi 15 novembre 2016, à Fada N’gourma chef-lieu de la région de l’Est. Etaient présents à cette cérémonie, Laure Zongo/Hien, ministre de la femme de la solidarité et de la famille et ses collaborateurs, le gouverneur de la région de l’Est, sa majesté Koupiendiéli, roi du gulmu, l’ambassadeur de la chine Taïwan et la représentante résidente de l’Unicef au Burkina Faso.

 
Fada N’gourma : Des kits scolaires et des vivres au profit des orphelins et autres enfants vulnérables

Le centre a été créé le 9 novembre 2015. Il est une structure de prise en charge des enfants et jeunes vivant des difficultés comportementales, familiales, sociales, scolaires et/ou professionnelles. Ce centre est bâti sur un site d’environ seize(16) hectares où sont érigés un bloc administratif, un foyer socioéducatif, des logements du personnel chargé de la formation, une école post-primaire à six classes, des ateliers de formation professionnelle et de grands magasins. La construction et l’équipement de ce joyau (centre) ont coûté au budget de l’Etat plus de 1 750 000 000 fcfa. Pour un renforcement des acquis et surtout permettre aux pensionnaires de poursuivre leur scolarité, il a été nécessaire de leur apporter un appui en matériel d’une valeur de 500 000 000 fcfa qui est composé entre autre : des sacs d’écoliers, des cahiers, des lampes à piles, des vélos et des tonnes de vivres. La présente cérémonie a permis de jeter un regard critique sur une catégorie d’enfants. D’abord le contexte de pauvreté dans lequel vit la plupart des ménages ruraux et urbains au Burkina faso, qui a entrainé une modification des liens de solidarité et du mode de vie communautaire d’antan. Selon une étude du ministère en 2010 dénommée « cartographie et analyse nationale de la situation des orphelins et autres enfants vulnérables au Burkina Faso(CANSOEN) » 2 861 238 OEV ont été dénombrés.

En rappel, le 14 novembre 2016, la ministre Laure Zongo/Hien a tenu des rencontres et des visites des structures déconcentrées de son département de l’Est notamment : les locaux de la Direction régionale, la Direction provincial, la maison de la femme et du centre d’accueil et de la formation spécialisée. Une visite de courtoisie à sa majesté Koupiendiéli roi du gulmu, des rencontres d’échange avec le personnel de la direction régionale et les femmes de la région.

Ismael Sana
Lefaso.net

2016.11.20

« Nous devons mobiliser davantage de ressources humaines et financières nationales en faveur de la santé maternelle et néonatale », déclare la Première Dame, Madame Sika Kaboré

« Nous devons mobiliser davantage de ressources humaines et financières nationales en faveur de la santé maternelle et néonatale », déclare la Première Dame, Madame Sika Kaboré
© DR / Autre Presse
 
« Nous devons mobiliser davantage de ressources humaines et financières nationales en faveur de la santé maternelle et néonatale », déclare la Première Dame, Madame Sika Kaboré
 
L’épouse du chef de l’Etat, Madame Sika KABORE a présidé le samedi 19 novembre à Ouagadougou, la session ordinaire de l’année 2016, du comité national de suivi de la mise en œuvre des stratégies et programmes de réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile. Elle avait à ses côtés l’épouse du Premier ministre, Madame Anne THIEBA.


Après le mot de bienvenue du ministre de la santé le Dr Smaila OUEDRAOGO, Madame Sika KABORE a fait observer une minute de silence en mémoire des femmes qui, en voulant perpétuer l’humanité sont décédées dans des conditions déplorables et en mémoire de tous ces nouveau-nés qui, malgré leur lutte pour la survie sont décédés.

Elle a ensuite souligné qu’en prenant part à cette session, elle voudrait saluer tous les acteurs qui se battent pour donner de meilleures conditions de vie à la mère et à l’enfant.

« La problématique de la santé de la mère et de l’enfant reste dominée par des mortalités maternelle et néonatale élevées en Afrique au Sud du Sahara, plus précisément dans les régions occidentale et centrale. En dépit des efforts déployés pour endiguer ce fléau, les statistiques restent décevantes dans cette partie de l’Afrique : près de 120 000 femmes décèdent chaque année en voulant donner la vie et pour chaque femme qui meurt, 30 à 100 autres souffriront de complications graves, douloureuses et débilitantes, liées à la grossesse, à l’accouchement et aux suites de couche. 2/3 des décès infantiles surviennent au cours du premier mois de vie. Au Burkina Faso, l’enquête module démographique et de santé de 2015 donne le ratio de mortalité maternelle à 330 pour 100 000 naissances vivantes. Pour la mortalité infanto-juvénile, le taux est de 81,7 pour 1000 naissances vivantes. Cette forte mortalité touche plus particulièrement les femmes et les nouveau-nés du milieu rural », a expliqué Madame Sika KABORE.

Face à cette situation, Madame KABORE a indiqué que les Premières Dames des pays d’Afrique se sont toujours investies aux côtés des ministères en charge de la santé des différents pays pour faire de l’amélioration de l’état de santé des populations en général et de celle des groupes vulnérables en particulier, leur cheval de bataille. D’où cet hommage qu’elle leur a rendu. « Je salue donc cette initiative qui nous permet de comprendre qu’il faut impliquer aussi d’autres secteurs de développement et institutions dans le processus de réduction de la mortalité maternelle et néonatale en Afrique. Cela suppose que nous devons surmonter nos sentiments d’impuissance et agir pour faire de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale une priorité nationale. Nous devons mobiliser davantage de ressources humaines et financières nationales en faveur de la santé maternelle et néonatale dans chacun de nos pays. Nous devons nous préoccuper de l’équité afin que les actions mises en œuvre touchent réellement les populations les plus pauvres de nos pays. Nous devons enfin, suivre les progrès accomplis en vue d’évaluer les résultats et l’impact de nos actions », a soutenu la Première Dame.

Pour elle, la tenue de la session de l’année 2016 est une occasion pour le Burkina Faso de susciter l’engagement de tous les acteurs et partenaires autour de ce problème et de mobiliser tous les efforts pour appuyer la mise en œuvre des différentes stratégies nationales de réduction de la mortalité maternelle et néonatale.

Madame KABORE a profité de la tribune qui lui est offerte pour remercier les partenaires techniques et financiers qui soutiennent le gouvernement dans la quête quotidienne d’une meilleure santé pour la mère et l’enfant.

« J’ai espoir que progressivement, nous arriverons à vaincre ce fléau afin que la devise « ne plus mourir en donnant la vie et que l’enfant naisse vivant, bien portant et ne meurt pas », soit une réalité au Burkina Faso », a conclu la Première Dame.

A l’issue de l’intervention de Madame Sika KABORE, le bilan de la mise en œuvre des interventions en faveur de la santé maternelle, néonatale et infanto-juvénile au Burkina Faso a été présenté à l’assistance. Il en ressort une amélioration des indicateurs de la santé maternelle et infantile mais la nécessité d’une synergie d’actions pour une meilleure santé de la mère et de l’enfant s’impose. Des messages de plaidoyer à l’endroit des autorités politiques, coutumières et religieuses, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers pour une meilleure santé de la mère et de l’enfant, ont également été diffusés.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso