topblog Ivoire blogs

2016.11.19

Lutte contre la drogue : les canaux de trafic de drogue présentés aux acteurs

Le Comité national de Lutte contre la Drogue (CNLD), a organisé le mercredi 10 août 2016, à Ouagadougou, une séance d’information et de sensibilisation des acteurs de prise de décision et des leaders d’opinion de la région du Centre sur les méfaits de la consommation des drogues. Les travaux de cette session, ont été présidés par monsieur Joachim Somda, gouverneur de la région du Centre. Photo d'archives utilisée à titre d'illustration
© Ministère
 
Le Comité national de Lutte contre la Drogue (CNLD), a organisé le mercredi 10 août 2016, à Ouagadougou, une séance d’information et de sensibilisation des acteurs de prise de décision et des leaders d’opinion de la région du Centre sur les méfaits de la consommation des drogues. Les travaux de cette session, ont été présidés par monsieur Joachim Somda, gouverneur de la région du Centre. Photo d'archives utilisée à titre d'illustration
 
Manga - Le Secrétariat Permanent du comité national de Lutte contre la drogue (SP/CNLD) a outillé, le mardi 15 novembre 2016 à Manga, les leaders d’opinion, les organisations de la société civile sur la lutte contre la drogue.


Le phénomène de la drogue constitue l’un des problèmes de société auxquels se trouve confronté le Burkina Faso. Face à ce souci, et dans le but d’engager une synergie d’action contre le fléau, le Secrétariat Permanent du Comité national de Lutte contre la Drogue (SP/CNLD) a organisé le 15 novembre 2016, une session d’information et de sensibilisation sur les méfaits de la drogue à manga. Le Gouverneur de la région du centre sud Casimir Segda, président de la cérémonie, a indiqué que le Burkina Faso a été longtemps considéré comme un pays de transit. Actuellement, le trafic et la consommation des drogues ont pris une ampleur de plus en plus considérable. A l’entendre, pour s’aligner à la volonté politique du gouvernement en matière de lutte contre la drogue, le SP/CNLD a retenu le thème : « Problématique de la drogue en milieu scolaire ; quelles stratégies pour une meilleure prévention ». Ces séries d’informations du SP/CNLD répondent aux préoccupations des plus hautes autorités du pays d’accorder une meilleure protection aux populations contre les méfaits de ces menaces actuelles qui compromettent l’exécution des politiques de développement. « Ce phénomène est d’autant plus inquiétant et préoccupant en ville comme en campagne en ce sens qu’il touche davantage la population jeune et surtout scolaire qui constitue le fer de lance du développement » a relevé le Gouverneur Casimir Segda. Pour lui, le phénomène de la drogue constitue un problème mondial « le trafic et la consommation des substances illégales s’accroissent dans tous les pays et les conséquences sanitaires et sécuritaires restent un sujet de préoccupation à l’échelle internationale ». Il a par ailleurs, souhaité que chaque participant apporte sa contribution à son unité d’appartenance pour une meilleure sensibilisation. La Secrétaire permanent du Comité national de Lutte contre la Drogue (SP/CNLD) Mariam Diallo/Zoromé, a souligné que l’Etat seul ne peux pas accompagner cette lutte du moment où c’est un problème d’abord de personne, un problème de famille, un problème de société, et un problème national. « Nous avons initié ces séances afin de donner les rudiments nécessaires parce que pour pouvoir lutter contre quelque chose il faut maitriser la chose, connaitre la chose pour vouloir la combattre » a relevé Mme Zoromé. Les services de l’Etat interviennent pour sensibiliser, les services de répression interpellent les consommateurs, et les « dealers », a-t-elle rappelé. «Les consommateurs de la drogue sont considérés comme des malades et on les oriente vers les services de santé mais si les parents et les services d’éducation ne travaille pas en synergie d’action nous n’allons pas pouvoir mettre fin à ce fléau »a-t-elle ajouté.

Antoine AKOANDAMBOU
akoantony@yahoo.fr

Lutte contre le travail des enfants sur les sites miniers : une feuille de route pour fédérer les énergies

Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
© DR / Autre Presse
 
Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
 
Manga - La direction régionale de la Justice, des Droits humains et de la Promotion Civique du Centre-sud a organisé le mardi 15 novembre 2016 à Manga une rencontre d’échanges avec les acteurs de lutte contre les pires formes travail des enfants.


Dans le but de faciliter la coordination des actions des différents acteurs de lutte contre le travail des enfants sur les sites miniers, la direction régionale de la Justice, des Droits humains et de la Promotion Civique a organisé une rencontre d’échanges à Manga le 15 novembre 2016. Il s’est agi pour les différents acteurs d’ échanger sur la capitalisation des actions de la feuille de route sur la lutte contre les pires formes de travail des enfants sur les sites d’orpaillage et carrière artisanales dans la région du Centre sud. Selon le Directeur régional du ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion Civique, Adama Ouédraogo, sa direction a initié cette rencontre pour vulgariser des actions de la feuille de route du fait que c’est un document fédérateur qui devra faciliter la coordination des actions des différents acteurs (public ou privé) dans la lutte contre le travail des enfants sur les sites miniers. « Avant cette feuille de route on a constaté une certaine insuffisance dans les actions de lutte contre le travail des enfants sur le site minier bien sûr, malgré les efforts consentis par l’Etat et ses partenaires. Donc, nous avons estimé qu’il était bon temps d’élaborer une feuille de route pour fédérer les énergies afin de venir à bout de ce phénomène» a expliqué M. Ouédraogo. Cette feuille de route doit être un instrument qui doit les guider dans la lutte contre le travail des enfants dans la région et partant au Burkina Faso, a-t-il souhaité. «Ce document, loin d’être un outil de planification, permettra d’opérationnaliser les différents politiques, programmes et plans d’actions suscitées » a soutenu le Gouverneur de la région du Centre sud Casimir Ségda. Pour le directeur régional Adama Ouédraogo, ‘’malgré les efforts des différents acteurs, on note que le phénomène va de mal en pis. C’est véritablement un fléau dans la mesure où rien que l’an passé lorsque nous avons effectué des visites sur les sites miniers nous avons pu dénombrer une centaine d’enfants sur ces sites particulièrement sur le site de Tiébélé et de Gogo». Et le Gouverneur Ségda de préciser que la présente feuille de route pourrait lever les obstacles à la lutte contre ce phénomène dans la mesure où elle permettra, d’une manière concertée et consensuelle, aux différents acteurs de fédérer leurs actions. Représentant les enfants à cette rencontre d’échanges, la Présidente du parlement des enfants de manga, Wend-lassida Murielle Ouédraogo, s’est réjoui de la présentation, au cours des communications, des raisons de la présence des enfants sur les sites miniers, des conséquences et des méthodes de répression sinon de dissuasion. « Je vais en retour en parler à mes camarades et ensemble nous allons sensibiliser les élèves. Au besoin, nous allons demander à nos professeurs de formuler des sujets de rédaction sur le fléau afin que la communication soit plus large » a-t-elle promis.

Antoine AKOANDAMBOU