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2016.11.14

Financements américains aux OSC : le Balai citoyen n’a reçu aucun kopeck selon Me Guy Hervé Kam

Le mouvement Balai Citoyen a-t-il reçu des financements de la part des Etats-Unis d’Amérique ? Répondant à la question de Christophe Boibouvier sur l’avenir des financements américains aux OSC au Burkina Faso, en Centrafrique et au Sénégal, après l’élection de Donal Trump, le diplomate Herman Cohen, sous-secrétaire d’Etat aux Affaires africaines de George Bush senior, a déclaré qu’il y a un risque que ce financement prenne fin. Alors, le Balai Citoyen a-t-il reçu, oui ou non, de l’argent de l’administration Obama ? Réponse de son porte-parole, Me Guy Hervé Kam, dans cet entretien réalisé ce vendredi 11 novembre 2016 à Ouagadougou.

 
Financements américains aux OSC : le Balai citoyen n’a reçu aucun kopeck selon Me Guy Hervé Kam

Lefaso.net : Vous êtes le porte-parole du Balai Citoyen, dites-nous comment se porte le mouvement ?

GHK : J’aime dire que le mouvement se porte comme le Burkina Faso. Pour nous, c’est une période assez calme où nous profitons pour travailler sur notre mouvement tout en gardant un œil sur ce qui se passe dans le pays.

Lefaso.net : Une période assez calme mais marquée par des attaques terroristes…

GHK : Sur la question sécuritaire nous avons des attaques comme beaucoup d’autres pays. Après notre analyse sur la situation, nous avons pensé qu’il y avait quand même quelques défaillances au niveau sécuritaire. Nous avons tiré la sonnette d’alarme. Maintenant, il appartient à ceux qui gouvernent de prendre les dispositions nécessaires pour que le peuple burkinabè, les personnes et les biens soient protégés. C’est aussi ça la responsabilité gouvernementale.

Lefaso.net : Face aux critiques de certaines OSC sur son incapacité à gérer le ministère en charge de la sécurité, Simon Compaoré a répondu à ses détracteurs qu’il n’avait pas été nommé par une OSC… Comment est-ce que vous avez accueilli ses propos ?

GHK : Je pense qu’il y a une incompréhension. Nous disons que le ministère de l’administration, de la décentralisation et de la sécurité intérieure est un grand ministère qu’il faut peut-être rationnaliser, mais jamais nous n’avons demandé au gouvernement la démission du ministre Simon Compaoré. Je me souviens qu’au début de la formation du gouvernement, nous faisions partie de ceux qui disaient que tout résidait dans la capacité des hommes. Après, on se rend compte à l’épreuve des faits qu’il y a quand même un problème dans ce département-là.

On est obligé d’admettre que qui trop embrasse mal étreint. A partir de ce moment, la rationalisation suppose que peut-être, l’administration territoriale ou la décentralisation, pourquoi pas les deux, se retrouvent ailleurs pour qu’il ait un ministère de la sécurité. On n’a jamais demandé son départ. Si Monsieur Compaoré a pu dire ça, c’est qu’il y a quand même une incompréhension, parce que nous ne pensons pas que nous avons nommé qui que ce soit au gouvernement.

Lefaso.net : Lors de la conférence nationale sur l’insurrection organisée par la coalition des forces démocratiques pour un vrai changement (CFDC), vous avez déclaré qu’aucun civil, à votre connaissance, n’a demandé à l’armée de prendre le pouvoir. Pourtant votre mouvement a été aperçu avec d’autres auprès des militaires, le 30 octobre 2014.

GHK : Oui mais être aux côtés de certains militaires et appeler à prendre le pouvoir, c’est deux choses totalement différentes…

Lefaso.net : Mais vous avez appelé l’Armée à prendre ses responsabilités ? Que doit-on comprendre par-là ?

GHK : Nous avons appelé l’Armée à prendre ses responsabilités mais nous avons précisé ces responsabilités, nous avons précisé le contenu de ce que nous disions aux chefs militaires lorsque nous étions ensemble à l’Etat-Major. Nous avons dit que le peuple burkinabè ne reconnaissait plus Blaise Compaoré et qu’il allait demander et obtenir sa démission. L’Armée était la passerelle entre nous et le président. De ce fait nous avons dit aux militaires qu’ils pouvaient éviter plusieurs morts s’’ils allaient demander à Blaise Compaoré de démissionner. Mais si c’était au peuple de le faire, il y aurait beaucoup de morts.

Le 31 octobre, au matin, il y avait une dizaine de morts et en toute responsabilité on ne voulait pas que le nombre augmente. Lorsque nous nous retrouvions avec des militaires, c’est parce que tout simplement l’Etat-major, qui savait la situation très tendue, nous a demandé si nous pouvions assurer que ces militaires-là pouvaient sortir porter le message de l’Armée à la population sans être agressés. Nous avons répondu en disant qu’il n’y avait pas de souci. Notons qu’auparavant, l’Etat-major avait demandé qu’on porte son message. Chose que nous avions refusé car nous n’étions pas son porte-parole. C’est donc l’Etat-major qui a désigné qui devrait livrer le message et nous étions avec cette personne pour assurer que la population n’allait pas s’en prendre à elle.

Lefaso.net : Et ce messager était le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida  ?

GHK : Oui, c’était le lieutenant-colonel Zida qui avait été désigné par le Chef d’Etat-major général des armées de l’époque (Général de division Honoré Nabéré Traoré, NDLR). Et je me souviens qu’à la place de la Révolution, il y a un journaliste de RFI (Radio France international) qui m’a demandé son nom. Je ne le savais pas. J’ai alors regardé sur sa tenue et j’ai vu écrit « Zida ». J’ignorais cependant ce que signifiait le « Y ».

Lefaso.net : Qu’avez-vous ressenti lorsqu’il est sorti de l’Etat-major, le poing en l’air ?

GHK : C’était dans l’air du temps. Depuis l’insurrection, l’ombre de Thomas Sankara a plané sur le pays. A l’époque, on a rien imaginé. On n’était pas dans ces considérations-là. Pour nous, le plus important, c’était que le président Compaoré démissionne et que le pays se construise une nouvelle démocratie.

Lefaso.net : Hors de chez nous à présent ! L’actualité internationale est marquée par l’élection de Donald Trump à la présidentielle américaine. Cela vous a-t-il surpris ?

GHK : Oui ! Surpris tout simplement parce que tous les sondages n’étaient pas en sa faveur. Mais ce n’est pas non plus une grande surprise dans la mesure où les jours qui ont précédé l’élection, le score était relativement serré. C’était à moins de 3% et cela correspond à la marge d’erreur.

Lefaso.net : Qu’est-ce qui n’a pas marché chez Hillary Clinton, selon vous ?

GHK : Peut-être qu’il y a beaucoup de facteurs. D’abord, il ne faut pas oublier qu’Hillary est la femme de Bill Clinton. Il a été un bon président pour les Etats-Unis mais est-ce pour autant que sa femme doit être présidente aussi ? Je pense que beaucoup d’Américains ont répondu à cette question.

Aussi, ce qui n’a peut-être pas marché, c’est parce que c’est une femme d’Etat. Elle portait en elle toutes les critiques qu’on pouvait faire à ce qu’on appelle l’establishment. Elle avait un bilan à défendre par rapport à Donald Trump qui représentait un homme neuf.

On sait aussi qu’il y a eu ce qu’on peut considérer comme le réveil de l’Amérique profonde. Hillary Clinton a misé beaucoup sur les voix des immigrés qui, jusqu’aujourd’hui, ne représentent pas la majorité des populations américaines. Je pense que l’un dans l’autre, il y a eu des petites difficultés qui peuvent expliquer la défaite de Hillary Clinton.

Lefaso.net : Avec l’élection de Donald Trump, comment présagez-vous les relations futures entre les Etats-Unis et l’Afrique ?

GHK : Jusqu’à preuve de contraire, je ne pense pas qu’il y aura un changement fondamental. Il faut être objectif. L’Afrique ne représente absolument rien pour les Etats-Unis. C’est une quantité négligeable qui ne détermine pas la politique étrangère des Etats-Unis. A partir de ce moment-là, je ne pense pas qu’il y aura un grand changement. En plus même sous l’ère Barack Obama, il faut savoir que le Congrès était à dominance républicaine alors qu’aux Etats-Unis, le président n’est pas hyperpuissant. Ce sont les institutions, c’est le Congrès.

Et ce que Barack Obama a fait pour l’Afrique était aussi le point de vue du Congrès et ce dernier va accompagner Donal Trump. Il n’y aura donc pas de changement fondamental dans la politique africaine des Etats-Unis. Si jamais changement fondamental il devrait arriver, je pense que ça ne sera pas pire pour les Etats africains parce que ça voudra dire qu’il faut que les Africains comptent sur eux-mêmes. Et c’est ce que nous disons depuis longtemps.

Lefaso.net : En répondant aux questions de Christophe Boibouvier sur RFI, le diplomate Hermann Cohen, sous-secrétaire d’Etat aux Affaires africaines de George Bush senior, a déclaré qu’il y a un risque que le financement d’OSC africaines par les Etats-Unis prenne fin. Le Balai Citoyen a-t-il reçu de l’argent de l’administration Obama ?

GHK : Non seulement nous n’avons pas reçu de financement des Etats-Unis mais je dois dire qu’en réalité, pour être très clair, que jusqu’en 2015, le Balai Citoyen n’a pas reçu de financement des Etats-Unis, ni de qui que ce soit. Personne, je dis bien personne, que ce soit dans ce pays-là ou les gouvernements à l’étranger, n’a donné un kopeck au Balai Citoyen. Il faut que cela soit clair. Jusqu’à ce jour, le Balai Citoyen a eu trois accompagnements. Le premier, c’était en avril 2015 avec l’ONG Diakonia dans le cadre de la campagne « Après ta révolte, ton vote » pour l’inscription des jeunes sur les listes électorales. Dans cette opération, on a été d’ailleurs accompagné par la CENI (Commission électorale nationale indépendante, NDLR) qui nous a soutenus financièrement.

Après cela, c’est en avril 2016 que nous avons eu un financement avec OXFAM pour un projet sur l’engagement des jeunes. Et depuis août 2016, on est sur un projet de huit mois sur la sécurité initié par l’institut américain pour la paix.

Je ne dis pas que les Etats-Unis ne financent pas des OSC au Burkina mais je dis tout simplement que le Balai Citoyen ne fait pas partie de ces OSC- là. Et au-delà de cela, il faudrait que les Burkinabè comme les Occidentaux admettent que les Africains peuvent aussi s’autodéterminer. Derrière toute cette question, les gens pensent qu’on donne de l’argent à tous ces jeunes-là pour agir. Je dis NON ! Nous sommes fiers de dire que ce que nous avons accompli a été fait avec nos propres moyens et nous ne devons rien à personne.

Lefaso.net : En 2015, suite à l’invitation du mouvement Filimbi, un de vos éléments a pris part à une conférence organisée en République démocratique du Congo et qui a également vu la participation du mouvement « Y en a marre » du Sénégal. Cette activité aurait été financée par l’Ambassade américaine au Congo

GHK : Oui, mais nous avons été invités par nos camarades de Filimbi. Et c’est une seule personne du Balai Citoyen qui est allée à cette conférence. Son billet d’avion a été pris en charge par l’organisation Filimbi. Nous ne leur avons pas demandé où ils gagnaient leur argent. Notre camarade a reçu de la part du mouvement des subsides pour faire face aux petites dépenses. Si cela suffi pour dire que le Balai Citoyen a reçu des financements américains, je considère quand même que c’est très grave.

Lefaso.net : Et si la nouvelle administration américaine décidait de vous financer, serez-vous contre ?

GHK : Nous ne refusons aucun financement. Sauf des financements d’origine criminelle. Si ce n’est pas le cas et si ce n’est pas un financement qui nous impose ce que nous devons faire… Nous avons des objectifs. Par exemple dans le domaine de l’engagement des jeunes, de la lutte contre la corruption, s’il y a des appels à propositions que ça vienne des Etats-Unis, de la France ou de n’importe où, nous soumissionnons.

Lefaso.net : Et si le financement devrait venir du général Zida par exemple ?

GHK : Non, jusqu’à preuve de contraire Zida n’est pas une institution. Je parle des institutions régulières. Nous soumissionnons et nous réalisons nos objectifs. Nous ne pensons pas que quelqu’un puisse vivre en autarcie.

Lefaso.net : Plusieurs organisations de la société civile pensent que votre mouvement a reçu de l’argent du Général Zida…

GHK : Y en a qui le disent de mauvaise foi, juste pour ternir notre image et il y a ceux aussi qui, de bonne foi, croient en cela. Mais nous, nous restons droits dans nos bottes en faisant notre travail parce que nous sommes conscients qu’on ne peut pas cacher la vérité avec une seule main comme on ne peut pas cacher le soleil avec une seule main. Aujourd’hui, les gens peuvent dire tout ce qu’ils veulent mais l’Histoire rétablit toujours la vérité. Et je pense qu’elle a déjà commencé son œuvre.

Lefaso.net : Et comment le Balai Citoyen se finançait jusqu’en 2015  ?

GHK : Souvent on se pose la question pourquoi avant l’insurrection, personne ne se demandait comment le Balai Citoyen se finançait. Nous avons la particularité d’être une organisation qui a quand même des personnes de toutes origines. Et nos activités sont menées en fonction de nos potentialités. Les membres du Balai qui participent à ces activités-là le font souvent à titre de contribution. Ce qui réduit déjà les coûts. Après pour le reste, chaque membre du mouvement participe à hauteur de ses capacités. C’est comme cela nous avons fonctionné et notre objectif est de montrer aux gens qu’il faut se prendre en charge. Pour organiser une activité, on ne commence pas par tendre la main comme n’importe quel mendiant le ferait. Le Balai Citoyen a fonctionné sur ses fonds propres, sur les contributions de ses membres et ça a toujours marché.

Lefaso.net : Un dernier mot ?

GHK : Aujourd’hui, on a affaire à une génération d’Africains décomplexés qui a les possibilités et les capacités d’imaginer son avenir et de mettre les moyens de les atteindre. Il faut arrêter d’infantiliser les Africains et penser que tout ce que nous faisons ne peut être commandé que par des mains invisibles. Non, ça c’est fini. La génération que nous sommes est une génération post-indépendance qui discute avec tout le monde, y compris l’Occident, sur une base claire qui est l’égalité. Personne ne peut nous dicter notre voie.

Interview réalisée par Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net

2016.11.12

« Mouvements sociaux et gouvernance en Afrique » : Ouagadougou crève l’abcès du 14 au 16 novembre prochain !

L’Ecole doctorale des Lettres, Sciences humaines et Communication de l’Université Ouaga I Pr Joseph Ki-Zerbo organise du 14 au 16 novembre 2016 à Ouagadougou, le premier colloque international sur le thème est : « Mouvements sociaux et gouvernance en Afrique ». Ce rendez-vous scientifique vise, entre autres, à offrir un plateau de réflexions qui vont être utiles aux acteurs de la vie politique et publique et à encourager les jeunes chercheurs et les doctorants. A quelques jours de l’ouverture de cet espace international, le comité d’organisé a animé une conférence de presse dans la soirée de mercredi, 9 novembre 2016 à l’Université de Ouagadougou pour en dévoiler les grandes lignes.

 
« Mouvements sociaux et gouvernance en Afrique » : Ouagadougou crève l’abcès du 14 au 16 novembre prochain !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« La vie quotidienne secrète des changements, on ne peut pas décréter de les arrêter ou de les suspendre. (…). Les changements sont inhérents au cours de l’histoire ». Foi des organisateurs de ce rendez-vous international de réflexions, premier du genre. L’histoire de ce colloque remonte au premier trimestre 2014, situent les organisateurs qui font observer que, l’insurrection populaire d’octobre 2014 est donc venue légitimer la pertinence de ce cadre dont l’importance du thème n’est plus à démontrer. Aussi, « la proximité des dates de notre colloque avec le deuxième anniversaire de l’insurrection populaire d’octobre 2014 nous autorise à le percevoir comme une forme de contribution à sa commémoration », dédient les initiateurs de ce colloque.

Ce cadre se propose de comprendre comment naissent ces mouvements sociaux, comment ils se développent, leur contenu social, culturel et politique, leurs formes de représentations littéraires et artistiques. Selon les explications du président du comité d’organisation, Gabin Korbéogo, les réflexions viseront à établir une typologie de ces mouvements et voir s’il existe des permanences, des ruptures ou des spécificités à l’échelle locale, nationale ou régionale. « Les participants réfléchiront également sur les figures identitaires de ces mouvements sociaux et verront comment les tensions créées par ceux-ci sont gouvernées et les réponses aux aspirations des acteurs de ces remous sociaux et leurs portées. En un mot, le façonnement de l’ordre social et politique auquel aspirent les acteurs des mouvements sociaux appelle des lectures critiques et prospectives de la part des chercheurs », persuade M. Korbéogo. Les travaux seront incarnés par six axes thématiques sous forme d’ateliers : « Mouvements sociaux et changements politiques », « Figures féminines des mouvements sociaux », « Intellectuels et engagements partisans », « Enjeux territoriaux et mouvements sociaux », « Rôles des nouveaux médias, réseaux sociaux et mouvements sociaux en Afrique », et « Représentation littéraire et artistique des mouvements sociaux ».

Outre le Burkina, les participants viendront du Bénin, Togo, Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, Mali, Niger, de la Belgique, de la France et de l’Allemagne.

Pour le directeur de l’Ecole doctorale des Lettres, Sciences humaines et communication, Pr Mahamadé Savadogo, ce colloque vise également à encourager les jeunes chercheurs en ce sens qu’il sera essentiellement animé par de jeunes enseignants-chercheurs et des doctorants. « On n’a pas cherché à mettre en valeur, les vieux routiers, les professeurs titulaires », confie Pr Savadogo pour qui, cette rencontre qui se veut une activité inédite au sein de l’école doctorale proposera des réflexions qui vont être utiles aux acteurs de la vie politique et publique. C’est également des espaces de partages de visions et de réseautage entre participants.

Les communications et autres actes importants du colloque vont être, après un travail scientifique, consignés dans un ouvrage qui sera publié. Les travaux, prévus pour se dérouler dans la salle de conférence de l’ISSP à l’Université de Ouagadougou, sont ouverts aux Etudiants, activistes, leaders des organisations de la société civile, dirigeants des partis politiques, aux gouvernants et à toute personne qui souhaite comprendre les mouvements sociaux.

O.L.O
Lefaso.net

Liste de quelques communications au programme :

- Mouvements sociaux et changement politique (Pr Mahamadé Savadogo, Université Ouaga I)

- Résistance au consensus et consensus de la résistance (Frederic Mopopulaires (ens, ULC Mons)

- Crise de la démocratie représentative et légitimité des mouvements de résistances populaires (Anatole Fogou, Université de Maroua, Cameroun)

- Vols et crimes à Lomé pendant la crise sociopolitique de 1990 à 1995 (EssohounaTanang (Unversité de Kara, Togo)

- Du mouvement social du 5 octobre 1990 à la conférence nationale souveraine de juillet 1991 et l’ouverture démocratique au Togo (Sama Missimba Wembou, Université de Lomé, Togo)

- Le M23 au Sénégal : décryptage d’un mouvement qui a voulu “changer le monde sans prendre le pouvoir” (Malick Diagne, Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal)

- Engagement féminin des mouvements sociaux en Afrique (Manafa Kady Traoré (Université Alassane Dramane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire)

- Le rôle des femmes dans les crises africaines : le cas de Simone Gbagbo en Côte d’Ivoire (Aya Gazalo Kouassi, Université Alassane Dramane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire)

- Femme et politique au Bénin de 1990 à 2011 (Rogatien M. Tossou, Université d’Abomey-Calavi, Bénin)

- Résilience aux violences basées sur le genre et aux stéréotypes sexistes néfastes à la participation politique des femmes dans la région des Cascades : Exemple de Héma/Traoré Lotio Jeanine M. Laurence, une Sénoufo qui refuse d’être étrangère chez son mari Gouin (Miédome Kam, Université Ouaga I, Burkina)

- Le tribalisme dans le jeu politique : un fondement des mouvements sociaux en Afrique (Brou Dieudonné Koffi et Amenan Madeleine Kouassi, Université Alassane Dramane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire)

- Mouvements sociaux, leviers réels de changement social ou vecteurs de destabilisation politique et économique en Afrique post-coloniale ? : le cas du Mali (Sidiki Aboubacar Coulibaly, Université des Lettres et des Sciences humaines de Bamako, Mali)

- Société civile et émancipation politique en Afrique : cas du Niger (Moussa Hamidou Talibi, Université A.M/Niamey, Niger)

- L’éthique des mouvements sociaux : révolte et changement politique en Afrique (Laragnon Silué, Université Alassane Dramane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire)

- Syndicalisme et changement politique au Burkina Faso : jeu et enjeux de la contestation autour du processus démocratique en cours (Ezaï Nana, Université Ouaga I)

- L’Etat à l’épreuve du regain des turbulences populaires en milieu rural au Bénin (Affo Fabien, Université de Parakou, Bénin)

- Du néant à l’anéantissement de la violence politique : pour un enracinement de l’humain (Alexis Koffi Koffi, Université Alassane Dramane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire)

- Transhumance politique en Afrique rapportée à la désertion politique et philosophie recommandée par Sénèque (Paulin Hounsounon-Tolin, Université d’Abomey-Calavi, Bénin)

- Crise politico-économique et mouvements sociaux de 1985 à 1990 au Bénin (Bernard Fangnon et Paulin Jésutin Dossou, Université Polytechnique d’Abomey, Bénin)

- Le rôle des jeunes dans les lutes pour le pouvoir d’Etat au Burkina Faso, de la période de décolonisation à nos jours (Bourbila Daniel Wend-PangaKéré, Université Ouaga II)

- La révolte ou l’épreuve du risque : entre exigence morale et nécessité anthropologique (Mory Thiam, Université Cheikh Anta Diop de Dakar)

- Repenser avec Julien Freund les révoltes populaires en Afrique (Nanga Jean Soro, Université Alassane Dramane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire)

- Les réseaux sociaux numériques dans l’action collective au Burkina Faso (Esther Conseibo et Batcho Lucien, Université Ouaga I)

- Société civile et symétrie sociale : pour une quête de la justice citoyenne (Ako Frédéric Moné, Université Alassane Dramane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire)

- Naufrage démocratique en Afrique noire contemporaine : marginalisation et déshumanisation (Moumouni Moussa, Université A.M/Niamey)

- L’Afrique entre reconstruction de l’Etat-nation et djihadisme islamiste (Yawo Agbéko Amewu, Université de Lomé, Togo)

- L’idéal étatique hégélien comme principe substantiel des mouvements sociaux : pour une relecture des rapports entre société civile et Etat en Afrique (Akpolè Koffi Daniel Yao, Université Alassane Dramane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire)

- Les mouvements sociaux et les changements politiques en Afrique à la lumière de la pensée hobbisienne (Marie Agnès Ahoussia Yra, Université Alassane Dramane Ouattara)

- Peuple et pouvoir politique : penser la démocratie à partir du ‘’discours de Gettysburg d’Abraham Lincoln (Kokoré Koffi Dramane, Université Félix Houphouët-Boigny à Abidjan)

- Le juge constitutionnel de la transition burkinabè : défenseur des insurgés ou juge suprême de la Constitution (Yabré Gilbert Zongo, Université Ouaga I Pr Jospeh Ki-Zerbo)

- La rébellion ivoirienne de 2002 : une crise aux origines identitaires ? (Sévérin Zan Bi Irié, Université Alassane Dramane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire)