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2016.11.05

Santé : Save the Children lance la semaine d’appel à l’action pour un meilleur accès aux soins de santé pour les enfants

L’ONG Save the Children était face à la presse ce jeudi 3 novembre 2016. Il était question au cours de cette conférence de presse, de la semaine d’appel à l’action de l’organisation qui se déroulera du 3 au 8 novembre 2016.

       
Santé : Save the Children lance la semaine d’appel à l’action pour un meilleur accès aux soins de santé pour les enfants

C’est dans le cadre de la campagne dénommée « Aucun enfant oublié » qu’a été initiée cette semaine d’appel à l’action. Une semaine qui se traduira par plusieurs activités dont une rencontre entre Save the Children et ses partenaires nationaux et internationaux. Une rencontre au cours de laquelle, l’ONG fera le point des activités qu’elle a réalisées grâce aux financements de ces différents partenaires. La semaine s’achèvera par une soirée d’appel à l’action qui concernera les ambassadeurs de la campagne « Aucun enfant oublié » que sont les artistes Smarty et Latty qui ont composé l’hymne de la campagne, ainsi que les partenaires et les média.

Cette semaine d’appel à l’action vise à lancer un appel aux autorités burkinabè afin qu’elles prennent des garanties en faveur des enfants. Ces garanties sont de trois ordres selon Salif Konaté, directeur pays de Save the Children :

• un financement durable des services essentiels comme la santé, la nutrition, l’éducation, mais aussi un libre accès à ces services qui permettront de venir en aide à tous les enfants, surtout ceux exclus et vivant dans les régions les plus reculées du Burkina Faso. Il faudrait également élaborer des outils de traçabilité budgétaire et de suivi de la gestion des fonds ;

• un traitement équitable qui mette fin aux politiques, aux normes et aux comportements discriminatoires régionalisés dans l’accès aux services de santé. En effet, à en croire Salif Konaté, selon que l’on soit d’une région ou d’une autre, l’accès aux services de santé diffère. C’est ainsi que dans les régions du Sahel et de l’Est, il faut parcourir dix kilomètres ou plus pour avoir accès à un centre de santé. Alors que dans le Plateau central, il faut parcourir moins de cinq kilomètres ;

• de même, il faut une réforme politique de rétention des ressources humaines en santé pour la rendre plus contraignante et l’étendre à toutes les catégories de professionnels. Il faudrait également une meilleure disponibilité des intrants dans l’ensemble des formations sanitaires et garantir un meilleur suivi et gestion des stocks.

Save the Children espère ainsi que ces garanties contribueront à la réduction du taux de mortalité juvéno-infantile qui s’élève à 89 décès pour 1000 naissances vivantes et aussi celui maternel qui était de 400 pour 100 000 naissances vivantes en 2013.

La conférence de presse a été l’occasion pour Save the Children de féliciter le gouvernement burkinabè pour la mise en œuvre de la politique de gratuité des soins maternels et infantiles. Save the Children accompagne d’ailleurs le gouvernement burkinabè dans la mise en œuvre de cette gratuité des soins. Aussi l’ONG appelle- t-elle les partenaires techniques et financiers à soutenir le Burkina Faso en investissant dans le secteur de la santé, car la gratuité des soins maternels et infantiles entre dans le cadre des objectifs de développement durable (ODD), surtout en son point 3.8 qui met l’accent sur la santé et l’accès universel aux soins de santé.

En rappel, Save the Children est présente dans six régions du Burkina Faso et œuvre pour le bien-être des enfants. Elle intervient dans le secteur de l’éducation, de la santé, de la nutrition et de la protection de l’enfant.

Justine Bonkoungou (Stagiaire)
Lefaso.net

 

2016.11.04

Pollution : 300 millions d’enfants respirent de l’air toxique (UNICEF)

Pollution : 300 millions d’enfants respirent de l’air toxique (UNICEF)

Quelque 300 millions d’enfants dans le monde, soit un sur sept, vivent dans un endroit où la pollution de l’air extérieur excède jusqu’à six fois les normes internationales, contribuant dans une large mesure à la mortalité infantile, selon un rapport de l’Unicef publié lundi.

Cette nouvelle étude du Fonds des Nations unies pour l’enfance paraît une semaine avant le début de la conférence de l’ONU sur le climat, la COP22, qui doit se tenir à Marrakech au Maroc du 7 au 18 novembre.

L’Unicef saisira cette occasion pour lancer un appel aux dirigeants mondiaux pour qu’ils agissent sans attendre pour réduire la pollution atmosphérique dans leur pays.

"La pollution de l’air contribue de façon importante à la mortalité de quelque 600.000 enfants de moins de cinq ans annuellement et menace la vie et l’avenir de millions d’autres", déplore le Directeur général de l’Unicef, Anthony Lake.

"Les substances polluantes, non seulement endommagent les poumons des enfants mais elles peuvent aussi franchir la barrière protectrice du cerveau et endommager irrémédiablement leur développement cérébral, compromettant leur avenir", ajoute-t-il, avant de souligner qu’"aucune société ne peut se permettre d’ignorer la pollution".

En s’appuyant sur l’imagerie satellite, cette étude montre qu’environ deux milliards d’enfants vivent dans des pays où la pollution atmosphérique résultant des émissions des véhicules, de l’utilisation intensive de carburants fossiles, de la poussière et de l’incinération des déchets, surpasse les normes acceptables de qualité de l’air établies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’Asie du Sud compte le plus grand nombre d’enfants respirant un air fortement pollué (620 millions), suivie par l’Afrique (520 millions) et l’Asie de l’Est et le Pacifique (450 millions), selon le rapport.

Les auteurs étudient également la pollution à l’intérieur des habitations engendrée par l’utilisation du charbon et du bois pour cuisiner et se chauffer, qui touche surtout les enfants de familles pauvres vivant en zone rurale dans les pays en développement.

La pollution de l’air extérieur et dans les logements est responsable de la fréquence des pneumonies et d’autres maladies respiratoires, en cause dans près d’un décès sur dix parmi les enfants de moins de cinq ans. Cela fait de la mauvaise qualité de l’air l’une des plus grandes menaces pour la santé infantile, pointe le rapport.

- Mieux protéger les enfants -

Les enfants en bas âge sont plus sensibles que les adultes à la pollution car leurs poumons, leur cerveau et leur système immunitaire ne sont pas encore complètement formés et leurs voies respiratoires sont aussi plus perméables.

Les jeunes enfants respirent également plus vite que les adultes et aspirent plus d’air relativement à leur masse corporelle.

Ceux qui sont les plus défavorisés, dont la santé est souvent plus fragile et qui ont un accès insuffisant aux soins, sont les plus vulnérables aux maladies liées à la pollution, relève l’Unicef.

Pour combattre ce fléau, l’Unicef demande aux dirigeants de la planète qui participeront à la COP22 de prendre plusieurs mesures d’urgence dans leurs pays respectifs pour améliorer la qualité de l’air et protéger les enfants.

L’agence onusienne les encourage notamment à faire davantage d’efforts pour se conformer aux normes internationales de qualité de l’air en réduisant le recours aux énergies fossiles et en développant davantage les sources d’énergies renouvelables.

L’Unicef leur demande aussi de faciliter l’accès des enfants aux soins médicaux, dont des campagnes de vaccination pour réduire leur vulnérabilité aux maladies respiratoire et de minimiser leur exposition à la pollution.

L’agence préconise également que les sources de pollution comme les usines ne se trouvent pas à proximité des écoles et des terrains de jeu. Et souligne aussi qu’une meilleure gestion des déchets peut réduire la quantité de détritus brûlés dans les collectivités.

Enfin, des gazinières plus propres amélioreraient la qualité de l’air dans les habitations, ajoute l’agence.

 

AFP