topblog Ivoire blogs

2016.11.04

Amitié Burkina - Côte d’Ivoire : l’ARABCI ne veut plus que les populations servent de boucs émissaires

Le Journaliste Mamadou Ali Compaoré anciennement présentateur et rédacteur en chef de la Télévision Nationale du Burkina a été le principal orateur d’une conférence de presse ce jeudi 03 octobre. C’est au nom d’une toute nouvelle structure associative qu’il s’est adressé à la presse nationale au Centre National de Presse Norbert Zongo. Il s’agit de l’Association pour le Renforcement de l’Amitié entre le Burkina et la Côte d’Ivoire (ARABCI).

" Les peuples ivoiriens et burkinabè sont les boucs émissaires dès qu’il y a des remous politique entre ou dans les deux pays " , ce à quoi l’ARABCI veut remédier en menant des activités allant dans le sens du renforcement de l’amitié entre les deux États qui, rappelle le conférencier, entretiennent des liens historiques et séculaires. Le Burkina Faso a une certaine époque était même appelé la Haute Côte d’ivoire.

Rencontrer le ministre des Affaires étrangères de la coopération et des Burkinabè de l’Extérieur, c’est la prochaine activité de l’ARABCI, afin d’expliquer au ministre, les objectifs de l’association ; le même exercice de présentation sera fait ensuite auprès de l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Burkina Faso et enfin au ministre en charge de l’administration territoriale, donc des associations.

Le sport, la musique et le social seront les domaines de prédilection de l’association. Cela pourrait se traduire concrètement par des dons de médicaments dans des CSPS, l’organisation d’une nuit culturelle pour renforcer l’amitié entre les deux peuples avec la participation d’artistes musiciens notamment ; sur le plan sportif il y a par exemple l’organisation d’un match de football entre le Gagnoa FC et l’ASFA Yennega .

Mamadou Ali Compaoré, président de l’Association, répondant aux questions , a pris exemple sur sa personne qui est un modèle de l’intégration des peuples burkinabè et ivoiriens. " Je suis né en Côte d’Ivoire, à Gagnoa et je suis rentré au Burkina Faso après le Bac, plusieurs de mes camarades ivoiriens sont venus au Burkina en même temps que moi et ont étudié ici avant de retourner chez eux ".

L’association ARABCI entend aussi lutter contre les préjugés de part et d’autre en organisant par exemple des colonies de vacances afin d’amener des enfants ivoiriens à venir vivre dans des familles d’accueil burkinabè et connaitre les réalités du Burkina ; ces derniers en grandissant auront alors plus de respect pour les Burkinabè et pareil pour les enfants burkinabè qui iront également découvrir la Côte d’Ivoire. Ils aborderont les ivoiriens avec moins de préjugés également.

L’ARABCI se veut donc une force de proposition et de plaidoyer comme par exemple dans le cas des Burkinabè vivant sur le Mont Péko en Côte d’Ivoire. L’association pourrait militer pour le dédommagement de ceux qui y ont investi afin qu’ils puissent se reconstruire ailleurs.

Pour finir, le conférencier estime qu’aller les uns vers les autres est la clé pour résoudre plein de malentendus et éviter les a-priori. Sous le ton de la confidence, il confiera plein d’anecdotes personnelles sur des personnes qui avaient des a-priori à son propos avant de le rencontrer mais avec qui il est devenu ami par la suite. Et c’est ce principe d’aller toujours vers l’autre qui l’a poussé à recevoir des gens considérés à l’époque par certains comme des "personna non gratta" à son émission "Actu Hebdo" qu’il animait sur la RTB télé, comme Halidou Ouédraogo, Liermé Somé, Chériff Sy, Mathieu N’Do et bien d’autres. Mamadou Ali Compaoré invite donc les gens en général, à aller les uns vers les autres afin de se forger sa propre opinion. Et quand on écoute les autres s’expliquer, on peut ne pas être d’accord avec eux, mais on ne va plus les détester.

L’ARABCI a vu officiellement vu le jour en Août 2016 avec un bureau de 15 membres et une quarantaine d’adhérents pour l’instant, parmi lesquels des Burkinabè et des Ivoiriens. Elle entend collaborer avec d’autres structures associatives du Burkina et de la Côte d’Ivoire pour le renforcement de la cohésion entre les deux peuples

 

Kaceto.net

15:54 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2e édition du salon du droit : Un espace pour mieux s’imprégner du fonctionnement de la justice

Le bimensuel d’information juridique « Le chemin du Droit », dans le cadre de ses activités annuelles, a convié les hommes de médias ce vendredi 4 novembre 2016 à Ouagadougou en vue de leur décliner les différentes articulations des activités qui feront l’ossature de la 2e édition du salon du droit qui aura lieu du 10 au 12 novembre prochain à la Maison du peuple. Ce salon, à en croire les conférenciers, sera un espace propice à tout le public de mieux s’imprégner des différents secrets qui se cachent derrière la robe noire des juges et des magistrats et du fonctionnement des institutions juridiques.

salon-du-droitAprès avoir dressé un bilan positif de la précédente édition du salon où l’on a noté une satisfaction à 80% (seule la nuit du mérite n’a pas pu se tenir à la 1re édition pour des raisons de contraintes budgétaire), les promoteurs du salon du droit ont estimé important de relancer la 2e édition de ce salon. « Collaboration entre justice et justiciable : enjeux et défis ». C’est ce thème qui a été retenu pour cette 2e édition du salon du droit qui se tiendra du 10 au 12 novembre 2016 à la Maison du peuple. Pour les promoteurs du salon, « le choix de ce thème n’est pas fortuit », dans la mesure où le contexte national est plus que jamais marqué par un intéressement très poussé des Burkinabès, des personnes vivant sur le territoire ainsi que des partenaires, par le fonctionnement de la justice d’une part, et par une défiance des justiciables des décisions de justice d’autre part. « Le choix de ce thème permettra donc de déboucher sur des recommandations qui seront transmises aux autorités compétentes », a laissé entendre Dieudonné Lankoandé, promoteur du salon et Directeur de publication du bimensuel d’information « Le chemin du Droit ». Pour lui, le salon permettra aux jeunes burkinabè de se découvrir, de partager, de mieux connaitre le fonctionnaire des institutions démocratiques burkinabè ainsi que des entreprises privées de la place.

Qui doit participer au salon du droit ?                       

 « Le salon du droit est un évènement entièrement consacré à tout le public burkinabè, aux justiciables, aux juristes, aux associations, aux ONG, aux universités et aux entreprises. C’est donc un espace de réflexion et d’affaires dédié aux personnes physiques et morales afin de partager les meilleures pratiques, de débattre des problématiques urgentes liées à la justice de façon générale et de nouer des relations », a relevé Dieudonné Lankoandé.

Les activités qui feront l’ossature du salon

Dieudonné Lankoandé, promoteur du salon et directeur de publication du journal Le chemin du Droit

Dieudonné Lankoandé, promoteur du salon et directeur de publication du journal Le chemin du Droit

Ce salon sera marqué par des expositions ventes de produits et services liés au droit. Aussi, faut-il noter les consultations juridiques avec les notaires, les huissiers de justice et les avocats ainsi que l’organisation d’un concours de plaidoirie pour les étudiants de niveau Licence et Master des universités publiques et privées. Une soirée de remise des trophées du Droit viendra faire tomber le rideau sur la 2e édition.

Du budget alloué à cet évènement combien important qui fera naitre un espoir de réconciliation et de cohésion entre la justice et les justiciables, dans un contexte où la justice est vu d’un mauvais œil par les Burkinabè, Dieudonné Lankoandé nous révèle que pour cette 2e édition, il sera mobilisé la somme de neuf (09) millions de FCFA pour la réussite de l’évènement. Le promoteur nous confie que ce budget est à 80% mobilisé et a rassuré que tout sera mis en œuvre pour que cet évènement soit un succès.

Armand Kinda

Infowakat.net

15:49 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

A sa séance du 5 octobre 2016, le Conseil des ministres a pris un décret relatif à des modalités de participation des populations à la mise en œuvre de la Police de proximité au Burkina. Cette vision répond à la volonté de l’exécutif d’encadrer les initiatives locales de sécurité (mouvements d’auto-défense) et d’assurer le suivi de leurs activités par les conseils de collectivités, les autorités administratives et les forces de sécurité. Par une conférence de presse tenue ce jeudi, 3 novembre 2016 à Ouagadougou, le ministre de la sécurité intérieure, Simon Compaoré a donné d’amples explications sur l’incarnation de ce nouveau mécanisme de sécurité.

 
Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

On se souvient de l’actualité qu’ont suscitée ces groupes d’auto-défense, partageant l’opinion en « pro-Koglwéogo » et « anti-Koglwéogo ». Ces derniers indexaient surtout des dérives dont ces groupes d’auto-défense s’étaient rendus coupables et exprimaient leur crainte d’une récupération à des fins personnelles. Pour cela, le gouvernement a initié des rencontres avec ces groupes d’auto-défense « Koglwéogo » afin de les amener à plus de respect de la légalité et des droits humains dans leurs activités. Ce qui a valu un décret portant définition des modalités de participation des populations à la mise en œuvre de la Police de proximité au Burkina. L’adoption de ce décret permet, selon le gouvernement, d’encadrer les initiatives locales de sécurité et d’assurer le suivi de leurs activités par les conseils de collectivités, les autorités administratives et les forces de sécurité.

« Cette relecture, qui participe de la relance de la Police de proximité, a été rendue indispensable afin, d’une part, de prendre en compte dans la police de proximité, les initiatives des populations qui participent efficacement à la prévention de l’insécurité et d’autre part, de corriger les insuffisances constatées dans la mise en place et le fonctionnement des comités locaux de sécurité (CLS) », a justifié le ministre d’Etat, Simon Compaoré. A l’en croire, c’est un nouveau mécanisme de mise en œuvre du partenariat entre l’Etat et les populations qui permettra un regroupement de l’ensemble des initiatives citoyennes de prévention de l’insécurité dans des cadres légaux. Selon les explications du ministre, la philosophie qui sous-tend ce mécanisme est la « non implication de l’Etat » dans la création, l’organisation et le fonctionnement des initiatives des populations à la base. « Ces associations qui œuvrent dans le cadre de la prévention de la paix et de la sécurité sont astreintes à l’obtention d’un récépissé aux fins de déclaration d’existence, légalisant leurs activités », précise le ministre de la sécurité intérieure. Ainsi, en termes d’articulation du mécanisme, on note qu’à la base, la possibilité est donnée à chaque village et à chaque secteur de créer une association pour la prévention de l’insécurité. Ce sont les structures communautaires locales de sécurité (SCLS). Chaque population est libre de donner le nom qui lui plaît à son organisation (sous réserve du respect des lois et règlements en vigueur, des mœurs, de la cohésion sociale et des droits humains). Ces structures ont un rôle de veille sécuritaire, de renseignement et aussi d’interpellation des auteurs d’infractions commises en flagrant-délit. Elles travaillent sous le suivi, les conseils et le contrôle des brigades territoriales de gendarmerie et des commissariats de police territorialement compétents, à qui elles rendent compte de leurs actions et qui leur apportent le concours et l’assistance nécessaires dans leurs activités. Elles sont soumises à des contraintes dans leurs activités, notamment l’interdiction de certains actes et comportements de la part de leurs membres, pouvant porter atteinte aux droits humains. La structure communautaire locale de sécurité est libre de son organisation.

Au niveau communal ou d’arrondissement, il est créé une coordination communale de sécurité (CCS) coordonnée par le maire de commune ou d’arrondissement. A l’échelle provinciale, la coordination est assurée par le haut-commissaire (tutelle des communes). Au plan régional, le gouverneur nomme un conseiller technique en qualité de point focal de police de proximité pour le suivi des activités au niveau régional. Quant au niveau central, la direction générale de sécurité intérieure du ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure à travers la direction de la police de proximité, est le répondant central du processus de participation des populations à la mise en œuvre de la police de proximité.

Ces structures locales ne reçoivent aucun subside public, avertit Simon Compaoré qui ajoute que leurs actions peuvent cependant faire l’objet de distinctions, de félicitations ou autres récompenses. Toutefois, les charges de fonctionnement des coordinations communales de sécurité sont assurées par l’Etat, les collectivités territoriales et évidemment par l’accompagnement d’autres partenaires.

La mise en œuvre du système se fera dans un premier temps par des activités d’appropriation du décret (formations) au profit de tous les acteurs impliqués et dans un second temps, par un plan d’action pour la période 2017-2018, a expliqué le ministre d’Etat, Simon Compaoré. Il précise en outre, que des tournées d’explications dans les chefs-lieux de région démarreront dès ce mois de novembre et verront la mise en place des coordinations communales de sécurité.

Oumar L. Ouédraogo
Lefaso.net

11:14 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.11.03

Incivisme : Des rues transformées en dépotoirs d’ordures

C’est une habitude qui a la peau dure. aux abords des marchés et yaars ou même devant les concessions, des « dépotoirs d’ordures » sont improvisés. Au beau milieu de la voie publique, les ordures sont déversées et parfois incendiées.

quartier-salC’est à croire qu’il n’y a pas de système de collecte d’ordure dans la ville de Ouagadougou. Pourtant cela existe belle et bien. La municipalité pour commencer, s’est doté d’une brigade verte à cet effet. Un corps de femmes dont la mission est de garder Ouagadougou toujours propre, allant même jusqu’à balayer les artères les plus fréquenté de la ville dès l’aube. Il y a aussi les associations et autres groupements. Munis de charrettes à traction animale ou de tricycles, ils parcourent la ville pour ramasser les ordures dans les concessions, moyennant des sommes souvent dérisoires.

Comment comprendre qu’avec  une telle organisation, des citoyens, des familles entières décident de ramer à contre-courant. Pour se débarrasser de leurs ordures ménagères, ils ne font que franchir le seuil de leur concession pour les déverser dans les rues. Il y en a même qui y mettent le feu, de jour comme de nuit. Il n’est pas rare d’observer des contenus des fosses septiques déverser sur la voie publique. Et Lorsque vient la pluie, c’est un festival de vidange d’ordures dans les eaux de ruissèlement qui est offert dans les quartiers. Voilà comment nos rues ont été transformées en poubelles, en déversoirs d’ordures en tout genre. Les acteurs du secteur ne sont pas en reste dans ce  procédé. Tenanciers de commerce, mécaniciens, couturiers et autres restauratrices prennent plaisir à déposer leur ordures sur la voie publique après leur heures de service.

Un mépris des règles d’hygiène

salete

Il n’y a nul besoin d’être un spécialiste de la santé pour deviner que cet incivisme des populations met également à mal les efforts de prévention de certaines maladies. Le choléra, la dysenterie pour ne citer que celles-là se développent facilement dans un environnement insalubre. Les enfants notamment qui ignorent les dangers auxquels ils sont exposés sont les plus vulnérables. A côté de cela, les ordures ménagères constituent l’une des principales causes d’obstruction des caniveaux. Drainé par la pluie ou déversé directement dans les fossés, les déchets en tout genre s’y amassent ; laissant courir des risques d’inondation.

Pour expliquer leur comportement, certaines personnes avancent le manque de sérieux des structures de collecte. En effet, il arrive de fois où les ramasseurs mettent plusieurs semaines avant d’enlever les ordures ; alors qu’au terme des contrats cela devraient être hebdomadaire. Dans cette situation, les familles se retrouvent avec des déchets ménagers sous les bras plus longtemps que prévus.

Même si des failles existent dans les initiatives des collectes d’ordures, les actions de sensibilisation doivent être redoublées pour mettre un frein à cette pratique. Il y va du succès des projets de développement conduit à coût de milliards de nos francs.

Nouroudine Lenoble LOUGUE

Infowakat.net

17:26 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Lutte contre l’apatridie : Des journalistes outillés pour plus d’efficacité sur le terrain

Le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) a organisé ce mercredi 2 novembre 2016, à Ouagadougou, un atelier de formation sur l’apatridie au profit de plusieurs journalistes de médias burkinabè.

Le présidium à la cérémonie d’ouverture, avec Yvette Muhimpundu de l’UNCHR (à l’extrême droite)

Le présidium à la cérémonie d’ouverture, avec Yvette Muhimpundu de l’UNCHR (à l’extrême droite)

L’apatridie est un fléau qui touche plus de 12 millions de personnes à travers le monde. Définit selon la convention de New-York du 28 septembre 1954, comme la situation de toute personne qu’aucun Etat ne considère comme son ressortissant par application de sa législation, l’apatridie à de nombreuses causes, dont beaucoup découlent de normes juridiques. Les statistiques font état de 750 000 apatrides en Afrique de l’Ouest, et de plusieurs groupes à risques.

Et c’est en vue de susciter l’adhésion et la contribution des journalistes dans la lutte contre ce fléau, que le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) a initié un atelier de formation, à leur attention.

Selon Yvette Muhimpundu de l’UNCHR, «  un apatride c’est une personne qui n’a aucune nationalité, donc aucun droit ». Pour la lutte contre ce phénomène peu connu de tous, elle a expliqué que l’UNCHR a

La représentante du ministre en charge de la Justice, Bibata Nebié

La représentante du ministre en charge de la Justice, Bibata Nebié

lancé en 2014, en collaboration avec le gouvernement burkinabè, une campagne décennale visant à éradiquer l’apatridie, en vue de susciter l’engagement des gouvernements et de la société civile. Ainsi, a-t-elle expliqué que c’est au regard de l’importance de cette campagne, et du rôle que peut jouer les hommes de médias dans la réussite de cette campagne, que l’UNHCR a initié cette formation. « L’UNHCR a voulu associer les journalistes car étant en relation permanente avec le plus grand nombre de populations à risque d’apatridie, ils pourront contribuer à les sensibiliser efficacement », a-t-elle fait savoir.

De ce fait, elle a rappelé que l’UNHCR compte beaucoup sur les journalistes, dans ce sens qu’ils les aideront, à faire connaitre le phénomène partout au Burkina Faso, et à sensibiliser les autorités pour que les apatrides puissent avoir une nationalité et des documents d’identification.

Ainsi, au cours de cette formation, les journalistes ont entre autres, été outillés sur l’état du fléau, ainsi que les groupes à risques au Burkina, ses causes, ses conséquences et  sur leurs contributions pour son éradication.

Une photo de famille a été prise pour la postérité

Une photo de famille a été prise pour la postérité

A entendre la représentante du ministre en charge de la Justice, Bibata Nebié,  cette initiative de l’UNHCR est à saluer, car elle permettra à lutter efficacement contre ce phénomène, qui pour elle « hypothèque gravement les mises en œuvre des droits humains des personnes en situation d’apatridie ». Aussi, a-t-elle rappelé aux journalistes, qu’à l’issue de la formation, ils devraient être des relais auprès des populations, dans la lutte contre l’apatridie. Avant de les exhorter à développer de bonnes méthodes de communications, pour qu’au Burkina, il n’existe plus d’apatridie.

Nadège Compaoré

Infowakat.net

17:25 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Marie Stopes international : 40 ans de lutte pour l’accès des femmes aux méthodes contraceptives modernes

Marie Stopes international a 40 ans. Le lancement des festivités de célébration de ce 40e anniversaire a eu lieu ce mercredi 2 novembre 2016 au sein de leur clinique principale à la Patte d’oie en présence de nombreux officiels et clients.

 
Marie Stopes international : 40 ans de lutte pour l’accès des femmes aux méthodes contraceptives modernes

Le représentant résident de Marie Stopes Georges Coulibaly a saisi l’occasion de la célébration du 40e anniversaire de l’ONG pour faire l’historique de cette organisation qui a permis à ce jour à plus de 120 millions de femmes et de filles d’avoir accès à une méthode de contraception moderne.

Une histoire qui commence à Londres en 1976, où le Dr Tim Black rachète la clinique du Dr Marie Stopes qui avait ouvert la première clinique offrant aux femmes non mariées la possibilité d’avoir une méthode contraceptive.

Aujourd’hui Marie Stopes international (MSI) est présente dans 43 pays au monde et continue d’œuvrer pour l’autonomisation des femmes « en leur donnant le pouvoir de prendre le contrôle de leur avenir pour avoir des enfants par choix et non par surprise », explique Georges Coulibaly.

C’est en 2009, que Marie Stopes s’est implantée au Burkina Faso. Au début, l’ONG ne couvrait que la région du Centre. A ce jour, ce sont dix régions du Burkina Faso qui sont couvertes par Marie Stopes Burkina. De 2009 à 2015, elle a fourni 656 300 services de planification familiale. Des services fournis aussi bien en zones urbaines que dans les villages les plus reculés du Burkina Faso, grâce aux équipes mobiles.

Georges Coulibaly estime que les services fournis par MSI BF ont permis d’éviter plus de 230 000 grossesses non désirées, 84 300 avortements non sécurisés et 660 décès maternels. Ce qui a permis au système de santé burkinabè d’économiser plus de six milliards de F CFA en soins maternels et néonataux. A travers les actions qu’elle mène sur le terrain, Marie Stopes a contribué à une augmentation de 2,8 points de pourcentage du taux de prévalence contraceptive national.

A l’issue de la présentation des résultats engrangés par Marie Stopes Burkina Faso, les invités ont visité les locaux de la première clinique de l’ONG, sise à la Patte d’oie et aussi le centre d’appel qui permet de répondre aux préoccupations des citoyens en matière de santé de la reproduction. Le centre d’appel est joignable au numéro vert 80 00 12 07.

L’honorable Marie Ouédraogo/Zongo, député membre de la commission santé de l’Assemblée nationale a félicité MSI pour le travail abattu et a exhorté les hommes encore réticents à autoriser leurs épouses à utiliser les méthodes contraceptives.

A l’occasion de la célébration du 40e anniversaire, des journées portes ouvertes des différentes cliniques de MSI BF auront lieu du 2 au 3 novembre 2016.

Une semaine de gratuité des soins se tiendra,elle, du 16 au 22 novembre 2016 dans les cliniques MSI BF.

Marie Stopes Burkina Faso ambitionne couvrir toutes les treize régions du Burkina d’ici 2020 pour que ses services puissent atteindre toutes les femmes, filles et couples du Burkina Faso où qu’ils se trouvent.

Justine Bonkoungou (Stagiaire)
Lefaso.net

17:17 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.11.02

Inondations dans la région de la Boucle du Mouhoun

           Le jeudi 27 octobre dernier, a eu lieu à Tchériba, la commémoration en différée de la 19ème journée mondiale de la femme rurale. Le thème retenu cette année au niveau national est : « valorisation des produits artisanaux et autonomisation économique de la femme en milieu rural ». L’occasion a été belle pour rendre hommage aux femmes rurales du Burkina en général et celles de la Boucle du Mouhoun en particulier pour leur courage et leur ardeur au travail. Des technologies ont été remises aux femmes des provinces de la région (décortiqueuses de maïs et de riz, étuveuse de riz, etc.)
Cette année 2016, les femmes de la région surtout celles vivant en milieu rural ont vu leurs efforts durement touchés par les inondations. Cette cérémonie a été aussi le lieu de remettre 101 kits de dignité au profit des femmes enceintes ou allaitantes touchées par les inondations dans la région de la boucle du Mouhoun.
C’est la Présidente du Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR), Ministre de la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille, madame Laure Zongo / Hien qui a procédé à la remise symbolique des kits de dignité au Directeur Régional de la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille, assisté de deux représentantes des bénéficiaires. Cette dotation s’inscrit dans le cadre du mémorandum de remise de kits de dignité, signé le 15 septembre 2016 entre l’UNFPA Burkina Faso et le CONASUR. Chaque kit de dignité est composé de : un seau, une natte, un pagne et 10 boules de savons n°1.
 
                         Communication du SP/CONASUR
 

15:02 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.10.31

Insalubrité à Ouaga : Quand des cuisines côtoient des poubelles

Partout dans la ville de Ouagadougou, émergent des espaces de restauration. Communément appelés « restaurants par terre », les tenanciers de ces restaurants bon marché, ne respectent pas le plus souvent les règles d’hygiènes.  

Une de ces restauratrices entrain de préparer le menu de midi, à côté d’une poubelle à ciel ouvert

Une de ces restauratrices entrain de préparer le menu de midi, à côté d’une poubelle à ciel ouvert

De nos jours, on assiste à une explosion des espaces de restauration dans la ville de Ouagadougou. Ce qui est fait pour soulager une petite faim et de manière rapide, devient chose facile. Mais à qui faire confiance, lorsqu’on sait tous que certains de ces petits restos, ne se conforment pas aux règles d’hygiènes ?

En effet, dans les petits restaurants dit : « restaurants par terre », le constat peut être souvent alarmant. A chaque coin de rue, ils proposent qui, des plats de riz, d’autres de haricots ou de l’atiéké. L’avantage avec ces restos par terre, même avec la somme de 100 FCFA, on peut avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Dans certains lieux comme dans les marchés et yaars, il est courant de constater que les cuisines de ces restos sont à ciel ouvert. Ce qui expose bien évidement les aliments en préparation à la poussière, à divers autres saletés, aux microbes et aux parasites. Le comble est que dans la plupart des cas, ces cuisines côtoient des poubelles. A ces endroits, les poubelles également  à ciel ouvert sont souvent  2 ou 3 mètres des marmites au feu. Et que dire de ces odeurs nauséabondes, qui se dégagent de ces immondices d’ordures ou se baladent des chiens errants et d’autres insectes comme les mouches et les moustiques.

Cependant, toutes les personnes que nous avons rencontrées dans ces « restaurants par terre »,  semblent ne pas être inquiétées par le manque d’hygiène des restauratrices.

« C’est ici que je me restaure tous les jours. La cuisinière fait de bon mets » se réjoui Adama Ouédraogo, un des clients de ces restaurants par terre situé à Ouaga 2000, non loin de l’hôtel Laico. Interrogé sur les conditions de préparation de ces plats dont il vente la qualité, M. Ouédraogo dit ne pas s’en préoccuper. « L’Africain meurt par manque de microbes », nous répond-il. Comme pour dire que le manque d’hygiène est la marque de fabrique de l’Afrique.

Conscients des dangers que peuvent avoir ces genres  d’espaces de restaurations, il serait propice que le service d’hygiène se mette à l’œuvre, pour amener les promoteurs des restaurants par terre, à respecter le minimum des règles d’hygiène.

Nadège Compaoré

Infowakat.net

12:56 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Immigration en Lybie : 142 migrants Burkinabè nous racontent leurs déboires

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a accueilli 142 migrants burkinabè en provenance de la Libye. Le jeudi 27 octobre 2016 à 16h 30 minutes, l’on assistait à l’atterrissage à l’aéroport international de Ouagadougou, d’un vol qui portait à son bord 142 retournés volontaire. Ces 142 retournés volontaires étaient tous de nationalité burkinabè et s’étaient rendu à l’aventure en Lybie dans l’espoir de se faire de l’argent pour revenir vivre au pays dans de bonnes conditions. D’aventure en aventure, ces immigrés voir retournés volontaires, nous ont raconté leurs déboires à leur retour au pays.

Bagagnan Issouf n’est pas passé par mille chemins pour nous raconter ce qu’il a vécu. Ainsi, dit-il, « Il n’y a plus de travail et nous souffrions beaucoup en Lybie, c’est ce qui a valu notre retour au bercail. J’ai fait 2 ans et 2 mois en Lybie et rien n’allait à bon train. Je faisais la peinture là-bas comme travail. Mais quand tu travail on ne te paye pas. L’argent a aussi perdu sa valeur et on ne gagnait rien à travailler,c’est dure là-bas ».

guene-abdoul-makimGuéné Abdoul Makim embouche la même trompette et dit, « Je suis très content d’être revenu à Ouagadougou aujourd’hui car le Burkina Faso c’est mon pays. J’ai fait 4 ans en Lybie mais le travail ne marchait pas et l’on nous maltraitait énormément. On nous menaçait tous les jours. Vous louez une maison pour y vivre mais la police est présente tous les jours sur les lieux et n’hésite pas souvent à vous embarquer pour vous incarcérer. J’ai moi-même déjà fait une fois la prison en Lybie. J’ai décidé de rentrer parce que rien ne marchait en Lybie. L’on travail mais le prix de ce travail est revu en baisse et la souffrance en hausse. Je remercie énormément ceux-là même qui nous ont aidés à regagner notre pays d’origine car sans eux, nous serions toujours entre la vie et la mort. J’ai perdu toute mes forces en Lybie et j’estime qu’il est temps pour moi de rester travailler dans mon pays car il n’y a pas mieux que son pays d’origine ».

Rambo Ilias lance un grand soupir avant de se prononcer. « Je remercie Dieu de nous avoir permis de revenir au pays en bonne santé car ce n’était pas facile pour nous de vivre en Lybie. Il y a deux ans que je vivais en Lybie. J’y suis allé dans l’espoir de me faire de l’argent. Mais c’était une mauvaise idée car la souffrance étouffait l’argent que je gagnais. J’ai fait 3 fois la prison en Lybie. La police t’arrête et te dit qu’on examinera ton sang pour voir ton degré de santé et dès qu’on te prend, on te conduit directement en prison. La première fois de mon incarcération, j’ai fait 3 mois en prison. J’ai fait un mois la deuxième fois et deux semaines la 3e foi. Maintenant je suis très heureux de revenir au pays ».

Dabré Issaka, du village de Dango, nous raconte également sa vie. « J’ai fais 3 ans en Lybie pour chercher de l’argent mais la Lybie n’est pas un bon pays où l’on peut chercher de l’argent. Je faisais le commerce ici au pays et vu que cela ne marchait pas trop bien pour faute de moyen, j’ai décidé d’aller chercher les moyen en Lybie pour venir booster mon commerce mais ça été un calvaire pour moi. Je préfère rester ici me débrouiller avec mon petit commerce que d’aller encore en Lybie pour chercher de l’argent. Je  le déconseille à tous mes frères et sœurs qui aimeraient s’aventurer en Lybie d’y aller car ils vivront un calvaire jamais connu. Personne n’est bien en Lybie ».

Koudougou François

Koudougou François

Koudougou François de Bané n’a pas attendu qu’on l’interroge pour parler. Ainsi, a-t-il soutenu, « ça fait maintenant 4 ans que je vivais en Lybie. On pensait que si on allait en Lybie on allait s’en sortir dans la vie. Mais l’on a compris que vivre dans son pays sans travail vaut mieux qu’aller vivre en Lybie, un pays qui n’est pas sécurisé. Tu travail on ne te paye pas, les policiers t’enferme à leur gré et on te demande une forte somme pour ta libération. Les dépenses que j’ai effectuées pour m’y rendre, je peux vous dire que je n’ai rien eu en retour. Maintenant je vais rester ici et même si je ne gagne rien à faire, je me débrouillerais quand même, mais j’éviterais encore de m’aventurer en Lybie. S’il y a quelqu’un qui veut aller en Lybie, s’il écoutera mes conseils il ne voyagera plus car ce que j’ai vécu en Lybie est un vrai calvaire. On a un frère que l’on arrêté là-bas depuis 4 ans, mais jusqu’à présent on n’a pas de ses nouvelles. L’on nous frappait et l’on cassait même les jambes de certaines personnes. Je remercie grandement ceux-là qui nous ont permis de revenir au pays car sans eux qu’allions nous devenir ? ».

C’est au moment où nous voulions nous retirer de la salle d’attente de l’aéroport que nous assistions à l’arrivée d’un migrant sur un fauteuil roulant. En réalité, il avait la jambe gauche cassée. Il s’agit de Guèné Moumini. Voici ce qu’il nous confie sur la genèse de sa situation. «  Le matin de bonne heure quand j’allais prier à la mosquée, l’on m’a rencontré en chemin et m’a fusillé la jambe. C’est ce qui fait que j’ai la jambe cassé. Je remercie Dieu et tous ceux qui ont contribué à notre retour au pays car sans eux, que serions-nous dans un pays où le droit de l’homme est méprisé ? », Soupir !

Armand Kinda

Infowakat.net

12:55 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Bobo-Dioulasso: un atelier pour faire l’état des lieux de la consommation des drogues au Burkina

Faire l’état des lieux de la problématique des drogues au Burkina Faso afin de mieux orienter les luttes. C’est l’objectif de l’atelier organisé à Bobo-Dioulasso les 27 et 28 octobre 2016, par la Maison des associations de lutte contre le SIDA (MAS) à l’endroit d’acteurs de la justice, de la sécurité et de la société civile de la région des Hauts-Bassins. C’était sous la présidence du gouverneur de la région des Hauts-Bassins.

Le présidium à l’ouverture de l’atelier
Le présidium à l’ouverture de l’atelier

«Si l’on se réfère  aux  statistiques des forces de défense et de sécurité, la consommation de la drogue est alarmante au Burkina Faso.  Ce qui est plus inquiétant, c’est que la drogue est présente dans toutes les écoles du pays», a déploré Mariam Zoromé/Dialo, secrétaire permanente du Comité national de la lutte contre la drogue (SP/CNLD), par ailleurs marraine de cet atelier. Selon elle, la lutte contre ce fléau au Burkina Faso nécessite l’implication de tous, notamment des acteurs de la société civile. Cependant, il s’est avéré opportun de mettre celles-ci au même niveau d’information. D’où la tenue de cet atelier pour non seulement faire l’état des lieux de la consommation des drogues au Burkina Faso mais aussi «essayer» d’établir des statistiques fiables qui permettront de mieux orienter les actions de lutte. Il s’agira également au cours de cet atelier, de voir comment organiser les associations pour qu’elles puissent travailler en synergie afin d’aboutir à des résultats probants.

Christine Kafando, président de la MAS a insisté sur la nécessité d’avoir des statistiques fiables afin de bien orienter la lutte
Christine Kafando, président de la MAS a insisté sur la nécessité d’avoir des statistiques fiables afin de bien orienter la lutte

Pendant deux (02) jours, les participants vont donc échanger autour des thèmes comme «l’expérience communautaire en matière de lutte contre la drogue au Burkina Faso», «l’organisation de la lutte contre l’usage problématique de la drogue au Burkina Faso» et «la prise en charge des usagers de drogue en psychiatrie au CHU Sourou Sanou de Bobo-Dioulasso».

Une photo de famille des participants et des responsables de l’association organisatrice de l’atelier
Une photo de famille des participants et des responsables de l’association organisatrice de l’atelier

Rencontre d’échanges et de partage d’expériences,  cet atelier est également un lieu de plaidoyer pour les participants.  «Nous allons faire un  plaidoyer auprès des autorités politiques pour qu’elles essaient d’opérer des réformes en matière de lutte contre la drogue. Notre plaidoyer, c’est de demander à ce qu’on mette en place un dispositif de sensibilisation, de prévention et d’accompagnement des usagers de drogue dans le but de les intégrer dans la société», a indiqué Christine Kafando, présidente de la  Maison des associations. Aussi, ajoute-t-elle, «nous  souhaitons que des engagements soient pris au niveau de l’Etat pour limiter la répression des usagers notamment les femmes et les enfants».

Au terme des travaux, les résultats des échanges devraient contribuer «qualitativement» à donner une nouvelle dynamique à la lutte contre la drogue au Pays des Hommes intègres. Président de la cérémonie, le gouverneur de la région des Hauts-Bassins a salué la tenue de cet atelier avant d’indiquer que le thème abordé est non seulement d’actualité mais aussi constituerait une préoccupation pour les plus hautes autorités du pays. Ainsi, dit-il, «les résultats sont vivement attendus au plus haut niveau».

Cheick Omar Traoré

12:05 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer