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2016.11.11

René Bagoro : « Un TGI et une maison d’arrêt .... nécessite plus d’un milliard de F CFA »

Réné Bagoro - Ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion civique, Garde des Sceaux
© DR / Autre Presse
 
Réné Bagoro - Ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion civique, Garde des Sceaux
 
A l’occasion de l’inauguration du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Koupèla, le ministre de la Justice, des droits Humains et de la Promotion civique, René Bagoro, s’est entretenu avec Sidwaya sur le maillage judiciaire du Burkina Faso. Pour lui, c’est une des conditions de l’accès à la justice. Il a également abordé les raisons de l’ouverture du TGI de Koupèla.


Sidwaya (S.) : Ce jour 11 novembre, le Tribunal de grande instance (TGI) de Koupèla est inauguré. Quelles sont les raisons qui ont prévalu à la création de ce TGI et le choix de Koupèla pour l’abriter ?

René Bagoro (R. B.) : La loi portant organisation judiciaire de notre pays prévoit la création d’un Tribunal de grande instance dans chaque province. Logiquement, nous devrions avoir 45 Tribunaux de grande instance correspondant aux 45 provinces du Burkina Faso. Mais au regard des difficultés financières du pays, c’est un processus de construction qui est mis en place pour satisfaire cette obligation. Nous avons de nos jours vingt-quatre (24) tribunaux de grande instance, ce qui veut dire qu’il reste encore vingt et un (21) autres à construire. C’est dans ce sens et conformément à l’engagement du chef de l’Etat de renforcer l’accès à la justice que nous avons entrepris de doter progressivement chaque chef-lieu de province, d’un TGI.

Le choix de Koupèla pour abriter ce TGI s’est opéré à partir de critères précis. En dehors des TGI de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, c’est celui de Tenkodogo (NDLR : chef-lieu de la région du Centre-Est) qui enregistre le plus d’affaires. Et le taux de surpopulation carcérale est très élevé à Tenkodogo. La création du TGI de Koupèla, avec la maison d’arrêt et de correction, va permettre d’alléger le travail des juges. En effet, toutes les personnes interpelées dans le ressort de la province du Kouritenga dont Koupèla est le chef-lieu étaient déferrées à Tenkodogo. Désormais, ces personnes seront jugées au TGI de Koupèla, ce qui fait du travail en moins pour celui de Tenkodogo.

Deuxièmement, à partir du moment où il y aura une maison d’arrêt et de correction à Koupèla, cela va désengorger celle de Tenkodogo qui est surpeuplée. Il va de soi que le travail personnel de la garde de sécurité pénitentiaire sera également allégé pour plus d’efficacité.

S. : Avec l’ouverture de ce TGI, quels sont les différents services qui seront offerts aux justiciables ?

R. B. : Le TGI de Koupèla va offrir les services qu’on rencontre ordinairement dans une juridiction. Les juges auront à traiter des affaires en matière pénale, civile et commerciale. Ils vont aussi délivrer certains actes notamment les casiers judiciaires et les certificats de nationalité. Ce TGI sera en même temps le tribunal administratif.

S. : Est-ce qu’il y avait une nécessité d’ouvrir une maison d’arrêt et de correction à Koupèla ?

R. B. : Il y avait nécessité d’autant plus que l’ouverture d’un TGI implique obligatoirement celle d’une maison d’arrêt et de correction. Comme le TGI de Koupèla aura un volet pénal, il y aura certainement des jugements y relatifs. Des personnes pourraient être condamnées et être détenues. Même celles qui ne sont pas condamnées seront en détention préventive en attendant leur jugement. A partir du moment où c’est un TGI, cela s’imposait.

S. : A combien peut-on estimer le coût de ces infrastructures ?

R. B. : Construire un TGI et une maison d’arrêt et de correction de nos jours, nécessite un milliard de F CFA. Les travaux de construction du TGI et de la maison d’arrêt et de correction ont coûté plus d’un milliard de F CFA. Le TGI à lui seul a nécessité 700 millions de F CFA et la maison d’arrêt 500 millions de F CFA.

S. : A l’heure actuelle, le TGI et la maison d’arrêt et de correction disposent-ils du personnel nécessaire pour fonctionner ?

R. B. : Les deux structures disposent déjà du personnel nécessaire pour être opérationnelles. Nous avons déjà pré-positionné le personnel qui servira au TGI de Koupèla, notamment le procureur du Faso, le président du tribunal, un substitut, un juge d’instruction et un juge au siège. Pour la maison d’arrêt et de correction, le directeur a déjà été nommé. Un personnel comprenant 17 agents est affecté et est déjà sur place. Un greffier en chef a également été nommé. Du point de vue humain, le TGI et la maison d’arrêt sont prêts pour démarrer leurs activités.

S. : La loi relative à la création de la Cour d’appel de Fada et de Dori a été récemment votée. A quand leur ouverture ?

R. B. : Effectivement, la loi portant création de la Cour d’appel de Fada a été adoptée le 20 octobre 2016. Il reste qu’elle soit promulguée pour entrer en vigueur. Les locaux de la Cour d’appel de Fada sont achevés et le personnel pourra commencer à travailler. Tout le personnel y est également pré-positionné pour l’ouverture. Il s’agit du premier président, du procureur général, du greffier en chef et des autres agents. Actuellement, nous attendons la promulgation de la loi dans le Journal officiel. Pour qu’une loi puisse entrer en vigueur, il faut qu’elle soit publiée au Journal officiel. Nous espérons que ce sera fait avant la fin de l’année.

S. : Et celle de Dori ?

R. B. : A Dori, il ne s’agit pas de Cour d’appel mais de tribunal de travail. Il y en a un également à Fada. A ce niveau, les lois ne sont pas encore promulguées. C’est le 20 octobre 2016 que ces deux lois ont été votées, notamment l’une sur la Cour d’appel et l’autre sur la création des tribunaux de travail de Dori et de Fada. Pour ces cas, nous n’avons pas encore pré-positionné le personnel. Nous sommes en train de réfléchir pour voir s’il faut nommer un personnel qui va occuper les mêmes locaux que les tribunaux existants ou s’il faut attendre. Dès que la loi sera promulguée, nous allons entamer le processus de leur mise en œuvre. Mais il faut dire qu’à ce niveau, c’est moins avancé que la Cour d’appel de Fada.

S. : Il y a également le TGI de Ouagadougou II. A quand son effectivité ?

R. B. : Je relevais à l’instant que les TGI de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso étaient ceux qui recevaient le plus d’affaires. Nous attendons que notre budget 2017 soit adopté, pour démarrer les travaux du TGI de Ouagadougou II.

S. : Peut-on dire que le maillage judiciaire du pays est relativement suffisant avec l’ouverture de ces nouvelles juridictions ?

R. B. : Le maillage judiciaire du pays est encore un peu mitigé au-delà des efforts qui sont faits. Nous devrions avoir 45 TGI et avec l’ouverture de celui de Koupèla, nous serons à 25. Il reste encore 20 provinces à couvrir. Il y a des localités qui sont loin du chef-lieu du siège du tribunal. Nous ne pouvons pas en l’état actuel, nous réjouir du maillage. Il y a beaucoup d’efforts à fournir. Il nous faut trois à quatre Tribunaux de grande instance par an pour qu’au cours des cinq prochaines années, nous puissions avoir un maillage assez satisfaisant. C’est difficile, il faut des moyens. L’accès à la justice est une volonté du président du Faso et cela passe par la construction de tribunaux.

S. : Depuis un certain temps, on parle de modernisation de l’institution judiciaire. Que recouvre cette notion ?

R. B. : Au niveau de la gestion quotidienne des services publics de la justice, nous sommes en train d’aller vers l’informatisation. De nos jours, si une personne veut établir un casier judiciaire, elle est obligée d’aller déposer un dossier et il y a de nombreuses manœuvres. Nous devons pouvoir disposer d’un centre où toutes les données sont rassemblées, de telle sorte qu’une personne qui dépose une demande de casier judiciaire, en un seul clic on puisse connaître sa situation et lui délivrer son document. Il peut en être ainsi pour les certificats de nationalité. Nous devons donc informatiser les chaînes, pénale, commerciale et sociale. En plus, il nous faut équiper nos palais de matériels informatiques qui permettent aux magistrats de pouvoir faire de la recherche. Le droit évolue et un magistrat qui n’a pas accès à internet sera limité. Aussi, nous avons besoin de maisons d’arrêt et de correction qui répondent aux standards, notamment en ayant des quartiers à part pour les femmes et les mineurs. En termes de sécurité, nous devons équiper nos maisons d’arrêt et de correction de matériels de surveillance. Tout cela recouvre la notion de modernisation de l’institution judiciaire. La modernisation implique aussi le renforcement des capacités. Nous devons travailler davantage à la spécialisation des magistrats et du personnel judiciaire. Parce qu’aujourd’hui, un magistrat généraliste ne peut pas être efficace.

S. : La modernisation ne passe-t-elle pas aussi par un accroissement du personnel ?

R. B. : Vous avez raison ! Pour pouvoir atteindre un taux élevé d’accès à la justice, il nous faut construire des tribunaux qu’il faudra par la suite doter en personnel. A partir de cette année, nous allons recruter 100 magistrats par an pour les déployer par la suite dans les tribunaux. Pour le personnel de la garde de sécurité pénitentiaire, nous allons recruter 300 personnes par an dans les trois prochaines années. Il faut renforcer le personnel, car moins les gens seront chargés, plus ils seront efficaces. Or, pour qu’ils soient moins chargés, il leur faut, non seulement des outils modernes de travail, mais que leur nombre soit relativement élevé.

S. : Est-ce que cette modernisation implique aussi les différentes réformes entreprises au niveau du statut de la magistrature ?

R. B. : Nous avons aujourd’hui un statut de la magistrature qu’on peut qualifier de respectueux de l’Etat de droit. Dans la mesure où la magistrature, en tant que pouvoir, est autonome et au sein de laquelle il n’y a plus la présence du chef de l’Etat et du ministre de la Justice. Nous sommes en train de relire les textes pour nous pencher sur le cas des procédures. Car une procédure moderne est celle qui est assouplie pour éviter les lourdeurs inutiles. Nous sommes en train de relire la loi portant organisation judiciaire. Nous allons relire les lois sur la Chambre criminelle et l’organisation pénitentiaire. Toutes ces initiatives font parties de la modernisation, parce qu’il s’agit aussi d’adopter des textes qui puissent permettre une fluidité et une lisibilité du travail du juge.

S. : Vous avez évoqué entre temps le recrutement de 100 magistrats par an. Et il se trouve que parfois, le test n’arrive pas à avoir un tel nombre d’admis. Comment allez-vous vous y prendre ?

R. B. : Nous devons allier le souci d’avoir un personnel suffisant et de qualité. Chaque année, on recrutait 30 magistrats et le gouvernement a décidé de passer désormais à 100. C’est un gros effort. Il ne suffit pas de recruter un nombre pléthorique, mais de prendre des gens compétents. Nous aurions souhaité avoir tous nos 100 élèves magistrats, mais si les personnes commises à la correction de leurs copies ou à l’examen de leur aptitude, estiment qu’elles ne peuvent nous fournir qu’une quatre vingtaine de personnes, nous ne pouvons que prendre acte. En espérant que les années à venir, les candidats qui se présenteront, donneront le meilleur d’eux-mêmes pour que nous puissions atteindre ce nombre escompté.

Je voudrais que la presse puisse également nous aider à cette modernisation de la justice. Il faut aussi souligner que la modernisation de la justice passe par la volonté des acteurs à communiquer. En tant que ministre de la justice, je suis disponible et je souhaite que la presse puisse de temps en temps, nous approcher comme nous aussi nous le faisons. C’est ainsi que nous pourrons aider les citoyens à comprendre certaines choses. Nous espérons que lorsque la date de l’ouverture de la Cour d’appel de Fada N’Gourma sera annoncée, vous donnerez l’occasion pour qu’on puisse expliquer son rôle. Puisqu’avec la création de cette Cour d’appel, nous en aurons maintenant trois au Burkina Faso.

S. : La modernisation implique-t-elle aussi un volet communication ?

R. B : Tout à fait ! Parce qu’aujourd’hui, la gouvernance doit faire partie de l’activité juridictionnelle. Bien évidemment, le juge n’a pas chaque fois à expliquer pourquoi il prend des décisions, mais les citoyens ont besoin d’avoir des informations dans certaines situations.

Le volet communication est un élément important, car nous sommes aujourd’hui dans une situation où tous ceux qui ont une parcelle de pouvoir, doivent rendre compte aux citoyens au nom desquels ils agissent. Nous sommes en train de travailler dans ce sens et nous sollicitons votre accompagnement.

Interview réalisée par Karim BADOLO

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Allaitement maternel : Des experts échanges sur les conclusions de l’étude

L’épouse du Président du Faso, Madame Sika KABORE a présidé le jeudi 8 septembre 2016, la cérémonie d’ouverture des premières Journées de la médecine nucléaire sur le thème : « Place de la médecine nucléaire dans l’univers diagnostic au Burkina Faso ». Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
© DR / Autre Presse
 
L’épouse du Président du Faso, Madame Sika KABORE a présidé le jeudi 8 septembre 2016, la cérémonie d’ouverture des premières Journées de la médecine nucléaire sur le thème : « Place de la médecine nucléaire dans l’univers diagnostic au Burkina Faso ». Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
 
L’épouse du Chef de l’Etat, Sika Kaboré, a parrainé le lancement du Lancet Series 2016 sur l’allaitement maternel, les 7 et 8 novembre 2016, à Ouagadougou. Cette activité a été co-organisé par l’ONG Alive and Thrive, l’UNICEF et le ministère de la santé.


«The Lancet », du nom de l’instrument chirurgical lancette en français, est une revue scientifique médicale britannique. Le 29 janvier 2016, elle a publié les résultats d’une recherche sur l’allaitement maternel. Cette étude a concerné 164 pays. Elle a été financée par la Fondation Bill et Melinda Gates. La restitution des conclusions de ce magazine a fait l’objet d’une réunion de haut niveau, les 7 et 8 novembre dernier, à Ouagadougou, une première en Afrique francophone. Les participants étaient du Burkina Faso, du Cameroun, du Sénégal, des Etats-Unis, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Bissau, du Tchad, des bureaux de l’OMS et de l’UNICEF. Selon l’un des auteurs du Lancet, Nemat Hajeebhoy de la Fondation Bill et Melinda Gates, les études ont prouvé que l’amélioration des pratiques d’allaitement maternel pourrait sauver environ 820 mille vies par an, soit 87% des enfants de moins de 6 ans. Il est ressorti aussi que près de la moitié de tous les épisodes de diarrhée et un tiers de toutes les infections respiratoires pourraient être prévenues, grâce à l’allaitement maternel dans les pays à revenu faible comme le Burkina Faso. « Il existe de plus en plus d’évidences sur l’importance de l’allaitement maternel dans la réduction de la prévalence de surpoids, de l’obésité et du diabète, une fois atteint l’âge adulte », a expliqué Nemat Hajeebhoy. Outre ces avantages du lait maternel, le Lancet a démontré clairement qu’il augmente les performances scolaires et le rendement de l’enfant à l’âge adulte. Les pays à revenu élevé perdent plus de 230 milliards de dollars annuellement dû aux faibles taux d’allaitement maternel, ceux à revenu faibles, perdent plus de 70 milliards par an, a révélé le Lancet. Elle a soutenu que le marketing à grande échelle des substituts du lait maternel par les groupes industriels, mine la bonne pratique de l’allaitement maternel. « Tous les nourrissons de moins de six mois devraient être allaités exclusivement, pourtant seulement 37% atteignent actuellement cet objectif. Alors, que l’objectif global est d’atteindre un taux d’allaitement exclusif chez les moins de six mois d’au moins 50% d’ici à 2025 », a-t-elle dit.

18 semaines de congé de maternité, selon l’OIT

Pour la mère, l’étude a listé des bénéfices. Ainsi, pour chaque année qu’une femme allaite, le risque de développer un cancer invasif du sein est réduit de 6%. L’allaitement maternel réduit également le risque de cancer de l’ovaire. Les taux actuels d’allaitement maternel préviennent presque 20.000 cas de décès dus au cancer du sein. La revue a par ailleurs dénoncé, le fait que les femmes n’aient pas le soutien dont elles ont besoin en matière d’allaitement. Cela s’explique par le fait de la limite ou de l’inexistence des politiques en matière de protection maternelle, une situation qui empêche de nombreuses femmes d’allaiter de façon optimale. « Les congés de maternité courts (six semaines) augmentent le risque de non allaitement ou du sevrage précoce de 400%. Moins d’un quart (23%) des pays atteignent ou surpassent la recommandation de l’Organisation internationale du travail qui préconise un minimum de 18 semaines de congés de maternité », a ajouté Nemat Hajeebhoy. Elle a soutenu que le marketing à grande échelle des substituts du lait maternel par les groupes industriels mine la bonne pratique de l’allaitement maternel. « Tous les nourrissons de moins de six mois devraient être allaités exclusivement, pourtant seulement 37% atteignent actuellement cet objectif. Alors que l’objectif global est d’atteindre un taux d’allaitement exclusif chez les moins de six mois d’au moins 50% d’ici à 2025 », a-t-elle dit. Pour l’épouse du chef de l’Etat, le Burkina Faso, contrairement à d’autres pays, se trouve sur une bonne voie en matière de promotion des bonnes pratiques d’allaitement maternel exclusif. C’est pourquoi, elle s’est réjouie de la tenue de cette rencontre de haut niveau dans la capitale burkinabè. Elle a exhorté les femmes, les hommes, les décideurs politiques...à investir davantage dans la santé de la mère et de l’enfant. Une opinion soutenue par l’ONG Alive and Thrive. Par la voix de son directeur-pays, Adama Thiombiano, l’ONG entend poursuivre son plaidoyer et ses activités de sensibilisation de masse dans l’ensemble des 13 régions du Burkina Faso. Il a, à cet effet, partagé avec l’ensemble des participants, les stratégies de Alive and Thrive pour faire passer son message auprès des populations et des décideurs politiques burkinabè. De son côté, la directrice de la nutrition du Burkina Faso, Bertine Ouaro, est revenu sur la politique mise en place par le ministère de la Santé pour promouvoir la santé de l’enfant à travers le plan stratégique de la nutrition. Elle a aussi souhaité le passage à l’échelle du système Alimentation du nourrisson et du jeune enfant (ANJE). La représentante-pays de l’UNICEF, Anne Vincent, quant à elle, a laissé entendre que son organisme soutiendra toutes les actions allant dans le sens de l’amélioration de la qualité de vie de l’enfant et du nourrisson.

Gaspard BAYALA

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2016.11.10

Burkina : un demi-million d'enfants souffrent de la malnutrition aiguë

Pauline Zouré - Secrétaire d'Etat chargée de l'aménagement du territoire
© DR / Autre Presse
 
Pauline Zouré - Secrétaire d'Etat chargée de l'aménagement du territoire
 
Au Burkina Faso, environ 500.000 enfants, soit un gamin sur dix, souffrent de la malnutrition aiguë pouvant entraîner la mort, a déclaré mercredi la secrétaire d'Etat burkinabè chargée de l'aménagement du territoire, Pauline Zouré.


Mme Zouré a fait cette remarque à Ouagadougou, capitale burkinabè, à l'occasion du lancement régional Afrique de l'Ouest du Rapport mondial sur la nutrition 2016.

Selon les résultats du rapport produit par le Groupe régional de travail sur la nutrition, l'UNICEF, le PAM, l'Action contre la faim et la FAO, plus de 16 millions d'enfants de moins de cinq ans sont chroniquement malnutris et 4,6 millions d'enfants sont gravement affectés par la malnutrition aiguë en Afrique de l'Ouest.

Le rapport note pourtant une croissance rapide de la population dont plus de 50% est âgée de moins de 19 ans.

Les auteurs du rapport invitent les dirigeants à placer la nutrition au cœur des objectifs de développement durable, car "il faut faire le choix politique d'éliminer toutes les formes de malnutrition".

La malnutrition représente 1/3 des causes de mortalité directes et indirectes chez les enfants de moins de cinq ans, au Burkina Faso en particulier et en général au Sahel, selon les spécialistes qui la définient comme étant "un état de déséquilibre entre les besoins de l'organisme et les apports fournis par l'alimentation".

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Promotion de l’inclusion et équité en genre au Burkina Faso : Quelle contribution des leaders religieux et des coutumiers ?

Le Réseau MARP-Burkina en collaboration avec l’Office de développement des églises évangéliques (ODE) et l’Alliance technique d’assistance au développement (ATAD) sensibilise les leaders religieux sur l’inclusion et le genre à travers un atelier de formation. Une formation qui se base sur les principes religieux qui accordent une place à la femme dans la société. Cet atelier a eu lieu le 09 novembre 2016 à Ouagadougou.

 
Promotion de l’inclusion et équité  en genre au Burkina Faso : Quelle contribution des leaders religieux et des coutumiers ?

Impliquer les leaders religieux et les coutumiers afin qu’ils soient les canaux par lesquels tous les fils et filles du Burkina Faso seront intégrés dans toutes les actions du développement. Une initiative que la religion permettra d’atteindre parce qu’elle est un moyen de socialisation de la société. C’est en cet effet que monsieur Mathieu OUEDRAOGO, président du réseau MARP-Burkina a affirmé que : « le développement ne peut s’opérer qu’avec l’homme et la femme ».

La femme étant un être qui est souvent reléguée au second plan, il faut qu’elle soit prise en compte et qu’il y ait de l’équité dans le traitement pour que lesdites actions réussissent. C’est ce que confirme aussi madame Laure ZONGO/HIEN, Ministre de la femme, de la solidarité nationale et la famille lorsqu’elle laisse entendre ceci : « La tenue de la présente rencontre d’échange et de sensibilisation permettra de définir une stratégie et un cadre d’action qui favorisent une meilleure intégration du genre permettant à la femme et à la jeune fille de participer pleinement à la production de biens et services et d’avoir un accès équitable au bénéfice du développent économique, social et politique qu’elles contribuent à gérer ».

En outre, le réseau MARP-Burkina et ses collaborateurs poursuivent trois objectifs majeurs. Ce sont entre autres, la valorisation de la femme dans le développement socio-économique, réduction des inégalités et disparités de genre suscitées par les mauvaises interprétations religieuses et la définition des orientations pour une amélioration de la perception de la femme dans la société.

L’atelier sera animé par les leaders religieux de chaque confession religieuse (Catholique, Evangélique et Musulmane) et les leaders coutumiers. Parlant des participants à cette rencontre, l’on a les représentants des différentes confessions religieuses, les partenaires et alliés de Christian Aid, le ministère de l’Action sociale, les organisations nationales de promotion de la femme et du genre.

Yvette Zongo (Stagiaire)
Lefaso.net

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2016.11.09

Journée internationale pour la prévention des catastrophes 2016 : Pour une réduction des pertes en vie humaine

Dans le cadre de la célébration de la journée internationale pour la prévention des catastrophes 2016, le Secrétariat permanent du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (SP/CONASUR), avec le soutien du Système des nations-unies ont initié une conférence publique sur la réduction des risques de catastrophes au Burkina, ce mardi 8 novembre 2016, à Ouagadougou.

Le ministre en charge de la solidarité nationale, Laure Zongo

Le ministre en charge de la solidarité nationale, Laure Zongo

Le Burkina Faso, à l’instar des autres pays du monde entier, célèbre chaque année la Journée internationale de la prévention des catastrophes (JIPC). Célébré chaque 13 octobre, la JIPC vise à sensibiliser les gouvernants et les populations sur l’importance de la réduction des risques de catastrophes, et de les encourager à construire des communautés et des nations résilientes. En cette année, le thème adopté lors de la conférence mondiale des Nations-Unies sur la prévention des catastrophes est : « Vivre pour raconter ».

C’est allant de la célébration de cette journée, que le Secrétariat permanent du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (SP/CONASUR), avec le soutien du Système des nations-unies ont organisé cette conférence publique qui sera essentiellement focalisée sur l’appropriation du Cadre d’action de Sendai et du plan en matière de réduction de risques de catastrophes.

L’objectif visé est d’informer les participants sur les cadres de références en réduction des risques des catastrophes et sur la mortalité due aux catastrophes ainsi que les actions entreprises au Burkina pour réduire leurs effets.

Selon le représentant du Système des Nations-Unies, Daouda Djouma, c’est conscient des dégâts causés par les catastrophes, que les gouvernements ont adopté le cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe et intégré ses objectifs au Programme de développement durable à l’horizon 2030. Et d’ajouter que pour ce cadre, le secrétaire général des Nations-Unies à lancer le 13 octobre passé : « la campagne Sendai sept- 7 objectifs, 7 années », avant d’indiquer que le plan d’action pour la réduction des risques, la préparation et la réponse aux urgences du Burkina Faso est aligné avec les priorités du cadre d’action Sendai.

Le représentant du Système des Nations-Unies, Daouda Djouma

Le représentant du Système des Nations-Unies, Daouda Djouma

« Face aux risques de catastrophes, il faut adopter une approche préventive plus large privilégiant d’avantage la dimension humaine », rappelle, Daouda Djouma.

Pour sa part, Laure Zongo, ministre en charge de la Solidarité nationale et de la famille, le plan d’action national pour le renforcement des capacités pour la réduction et la préparation à la réponse aux urgences permet au Burkina de mieux intégrer la gestion des risques de catastrophes dans ses actions.

De ce fait, elle a lancé un appel aux partenaires techniques et financiers, aux autorités locales, aux associations et aux ONG, ainsi qu’à tous les intervenants dans la réduction des risques de catastrophes, afin qu’ils puissent davantage accompagner le gouvernement burkinabè dans sa quête perpétuelle, pour le renforcement des capacités de résilience des populations face aux catastrophes.

Nadège Compaoré

Infowakat.net

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Dengue : 938 cas, 13 décès

La situation de la dengue au Burkina est maintenant claire. Au cours d’une conférence animée ce mardi 8 novembre 2016, le Ministre de la santé, Smaila Ouédraogo, a fait le point de la maladie au Burkina. 938 cas ont été recensés par le service de surveillance épidémiologique avec malheureusement 13 décès.

 
Dengue : 938 cas, 13 décès

La dengue fait toujours des victimes. Au cours de sa rencontre avec les journalistes, Smaila Ouédraogo a indiqué que 13 personnes, à Ouagadougou, ont trouvé la mort après avoir contracté la dengue. Au total 938 personnes ont souffert ou souffrent encore de la maladie à la date du 6 novembre 2016.

Principalement localisé à Ouagadougou, les germes de la dengue ont également été découverts à Bobo-Dioulasso. Des cas suspects ont aussi été enregistrés à Kongoussi et à Dori. « Le virus circule au Burkina », a fait remarquer le Ministre de la santé.

Comment tombe-t-on malade de la dengue ?

La dengue se prend après la piqûre d’un moustique. Il s’agit, selon les spécialistes, de moustique « tigre » qui pique très souvent dans la journée. La maladie se manifeste par une forte fièvre, des maux de tête, des douleurs derrière les yeux, les douleurs articulaires et musculaires, des nausées, des vomissements et des éruptions cutanées. Il arrive aussi des cas de complication. Il s’agit surtout de l’hémorragie.

Si le mal est diagnostiqué tôt et que le patient suit correctement le traitement et les conseils des agents de la santé, il peut en guérir.

Sensibiliser à l’assainissement du cadre de vie

Au regard de la cartographie de la maladie, toute personne vivant est exposée à la dengue. C’est pourquoi, en rencontrant la presse, le ministre Smaila Ouédraogo voulait également appeler les populations à assainir leurs cadres de vie en se débarrassant des eaux stagnantes, des endroits humides qui pourraient servir de cadre de reproduction pour les moustiques.

Il a aussi appelé les populations à se protéger contre les moustiques, à se présenter au centre de santé devant tout cas de fièvre et à éviter de prendre des médicaments sans l’avis d’un agent de santé.

Aux différentes collectivités, le Ministre de la santé a conseillé de curer et désinfecter les caniveaux, d’organiser des journées de salubrité, de sensibiliser les populations sur les mesures préventives et d’assurer la pulvérisation spatiale.
Le ministère va, quant à lui, veiller à la prise en charge des cas, investiguer et surveiller les cas de dengue, pulvériser les principales formations sanitaires de Ouagadougou, rechercher les produits et réaliser la pulvérisation spatiale. « C’est ensemble que nous pourrons venir à bout de la dengue », s’est convaincu Smaila Ouédraogo.

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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Programmes pour l’enfance : Save the Children Burkina Faso à l’heure du bilan

Du 7 au 8 novembre 2016 se tient à Ouagadougou, une rencontre de l’ONG Save the Children Burkina Faso et ses partenaires. Une rencontre au cours de laquelle, sera fait le bilan des financements reçus et aussi des activités menées grâce à ces financements.

 
Programmes pour l’enfance : Save the Children Burkina Faso à l’heure du bilan

C’est dans le cadre de la semaine d’appel à l’action initiée par Save the Children Burkina Faso que se tient cette rencontre. Elle réunit les membres de Save the Children International venus de la Finlande, du Canada, de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis, de l’Espagne, mais aussi le gouvernement et les partenaires techniques et financiers de l’organisation. Une occasion pour Save the Children Burkina Faso de faire le bilan de ses activités et des financements reçus.

Au cours de la rencontre, les différents programmes dans lesquels intervient Save the Children Burkina Faso ont été présentés aux participants, ainsi que les résultats obtenus grâce à ces programmes. Cependant, pour atteindre le plus grand nombre d’enfants dans ses domaines d’intervention que sont la santé et la nutrition, l’éducation et la protection des enfants, Save the Children Burkina Faso a besoin de plus de financements. Cette rencontre est donc une occasion pour l’organisation de solliciter l’accompagnement des membres de Save the Children International qui l’appuient dans la recherche de financements.

Certains membres de Save the Children international qui n’interviennent pas au Burkina Faso ont été invités à participer à la rencontre. C’est le cas de Save the Children Danemark, représenté par Jacob Mikkelsen, représentant Afrique de l’organisation, qui dit être venu prendre connaissance des programmes de Save the Children Burkina Faso, mais aussi prospecter les possibles domaines dans lesquels pourrait intervenir Save the Children Danemark. « Save the Children Danemark ne travaille pas au Burkina pour le moment, mais dans le futur, nous voudrions bien travailler ici dans le domaine de la défense des droits des enfants et de la protection des enfants. Nous pourrions aussi investir de l’argent au Burkina Faso pour améliorer les conditions des enfants. »

Justine Bonkoungou (Stagiaire)
Lefaso.net

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2016.11.08

Santé : Intensifier la lutte contre le Noma, cette maladie dévoreuse des visages

Ouagadougou abrite du 9 au 11 novembre 2016 un atelier inter-pays du programme régional de lutte contre le Noma. Le Noma, cette gangrène infectieuse de la face qui, en une dizaine de jours peut transformer un visage angélique en un masque monstrueux, fait chaque année plusieurs dizaines de victimes dans notre pays. Pour en savoir un peu plus sur cette maladie, nous avons rencontré Dr Rose Drabo, chirurgienne dentiste, responsable de l’unité de santé orale du programme national de maladies non transmissibles.

 
Santé : Intensifier la lutte contre le Noma, cette maladie dévoreuse des visages

Pouvez-vous nous présenter le programme national de lutte contre le Noma ?

Le programme national de lutte contre le Noma est un ensemble d’activités de soins curatifs et de prévention du Noma par la formation du personnel de santé, l’appui des structures sanitaires en médicaments et consommables, l’appui des associations et ONG dans la prise en charge des patients et la sensibilisation des populations sur le Noma. C’est un programme du Ministère de la Santé du Burkina logé dans un autre programme plus vaste qui est celui des Maladies Non Transmissibles.

Qu’est-ce que le Noma ?

Le Noma par définition est une gangrène infectieuse de la face qui commence à l’intérieur de la bouche, évolue très rapidement, c’est-à-dire une dizaine de jours, pour aboutir à la destruction des structures de la bouche et de la face.

Comment contracte-t-on le Noma ?

Pour répondre à cette question, il faut dire d’entrée de jeu que le Noma est une maladie non contagieuse ; c’est ce qui lui vaut d’être logé dans le Programme National des Maladies Non Transmissibles.

Est susceptible de contracter cette maladie, toute personne ayant un organisme affaibli : par une infection récente comme c’est le cas d’un enfant en convalescence de la rougeole ; organisme affaibli par le virus de l’infection à VIH comme le cas d’un adulte de nos jours qui fait le Noma ; organisme affaibli par la faim comme c’est le cas malheureusement encore de la malnutrition chez les enfants dans les pays en développement et comme c’était le cas hier des grandes privations alimentaires dans les camps de concentration nazi.

Quels sont les risques liés à la maladie ?

Le premier risque lié à la maladie est la mort car il s’agit d’une infection très sévère. L’on estime qu’en l’absence de traitement rapide et adapté, 9 malades sur 10 meurent.
Quand le malade échappe à la mort, le risque de séquelles est élevé et cela se comprend car nous l’avons dit, il s’agit d’une gangrène qui détruit la face et la bouche. Les mutilations de la face vont être source de préjudices esthétiques parfois majeurs et de rejet du malade par sa communauté. Elles peuvent aussi entraîner des conséquences fonctionnelles à type par exemple d’incontinence salivaire, de difficultés à s’alimenter ou à parler. Le malade souffrant dans sa peau et rejeté par son entourage va endurer une autre souffrance, la souffrance psychologique.

A quel est l’âge peut-on être exposé au Noma ?

À tout âge, l’on peut être exposé au Noma.
Mais sont plus exposés, les enfants d’âge compris entre 2 et 6 ans car plus potentiellement exposés à la malnutrition, à des infections telles : la rougeole, le paludisme, etc. et aussi à l’infection à VIH des parents.

Quel est le pourcentage de personnes atteintes de Noma au Burkina Faso ?

Il y a peu de données épidémiologiques récentes ; mais en 1998, la fréquence hospitalière du noma était de 15,1 cas pour 1 000 hospitalisations

Quel est le nombre de personnes qui bénéficient de la prise en charge au Burkina Faso ?

Le Burkina Faso s’investit dans la lutte contre le Noma par l’amélioration de la qualité de vie de l’enfant et sa survie par l’adoption des mesures sans précédentes de la gratuité des soins médicaux chez la mère et l’enfant de moins de 5 ans.

Comment se fait la prise en charge ?

La prise en charge du Noma commence dès le CSPS (Centre de Santé et de Promotion Sociale) qui est souvent le premier niveau de contact du malade dans la pyramide sanitaire ; dans ce centre de santé, des perfusions de sérum et l’administration d’antibiotiques sont commencées puis le malade est référé à un centre hospitalier.
La réparation des séquelles est chirurgicale ; elle est faite au CHU par les chirurgiens burkinabè et parfois par des chirurgiens des pays du Nord, à l’occasion de missions humanitaires.

Quels sont les comportements à adopter pour éviter de contracter le Noma ?

Les comportements à adopter pour éviter de contracter le Noma sont avant tout d’ordre collectif ; il s’agit de la lutte contre la pauvreté !

Quels conseils pouvez-vous donner à la population pour la sensibiliser ?

Les conseils à la population pourraient être :
-  faire vacciner les enfants
-  bien nourrir les enfants
-  veiller à une bonne hygiène bucco-dentaire chez les enfants
-  consulter à temps un centre de santé devant tout problème de santé.

Entretien réalisé par Yvette ZONGO (Stagiaire)
Lefaso.net

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Déscolarisation des filles : la DPEIFG en campagne contre le phénomène

Déscolarisation des filles : la DPEIFG en campagne contre le phénomène
© DR / Autre Presse
 
Déscolarisation des filles : la DPEIFG en campagne contre le phénomène
 
Tenkodogo - Le Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA) à travers sa Direction de la promotion de l’éducation inclusive des filles et du genre (DPEIFG), avec le soutien financier du Projet de développement de l’enseignement de base, phase IV Banque islamique de développement (BID), a échangé avec les communautés de la province du Koulpelogo, du 24 au 31 octobre 2016, dans le cadre d’une campagne de sensibilisation sur la scolarisation et le maintien des filles à l’école en faveur des populations des villages concernés par le projet.


A l’ère de la promotion des droits humains, des faits constituent des violences faites aux filles et aux femmes, et viennent entraver le plein succès des efforts entrepris par l’Etat et ses partenaires dans le domaine de l’éducation et de la promotion de la femme.14 villages issus des provinces du Boulgou et du Koulpélogo dans la région du Centre-Est, font partie des régions qui sont toujours à la traine dans le projet de l’éducation pour tous (EPT). En campagne contre le phénomène de déscolarisation des filles, une mission de la Direction de la promotion de l’éducation inclusive des filles et du genre (DPEIFG), conduite respectivement par Yvette Konseibo, Katérine Somé, Ernest Bationo et Hyacinthe Tiemtoré a échangé avec les communautés à la base à savoir les parents d’élèves, les autorités coutumières et religieuses, les élèves eux-mêmes et les populations de six villages que sont : Balboudi, Kanlin, Pissiongo, Kionré , Kandaghin et Yorghink de la province du Koulpelogo, zone d’intervention du projet BID phase IV. L’objectif de cette campagne de sensibilisation selon les membres de la mission de la DPEIFG est d’«améliorer le taux de maintien et d’achèvement du cursus scolaire des filles dans les régions de l’Est et du Centre-Est en général et dans les provinces concernés en particulier». Il s’est agi aussi à travers cette campagne de sensibilisation, d’amener ces communautés à mieux connaître leurs devoirs envers les enfants, définir avec elles l’importance de la scolarisation des enfants en général et des filles en particulier, identifier avec les populations les facteurs entravant la scolarisation des filles dans les six villages concernés et proposer des solutions, susciter l’adhésion des populations et des structures de base que sont les Associations des parents d’élèves et celles des mères éducatrices, les associations locales et les Organisations non gouvernementales aux objectifs du projet et enfin, de dynamiser les noyaux relais dans les villages cibles. Cette initiative s’inscrit dans la troisième campagne du Plan intégré de communication (PIC) de la BID pour sensibiliser les communautés des provinces suscitées sur l’obligation des parents d’inscrire leurs enfants en général et les filles en particulier à l’école, vise aussi à améliorer les taux de maintien et d’achèvement du cursus scolaire des filles dans les régions de l’Est et du Centre-Est. Telle est la vocation du projet dénommé «Projet BID phase IV» et qui se veut à la fois opérationnel et stratégique, va s’opérer autour des actions de plaidoyers et de la communication pour le changement de comportement (CCC). Selon Mme Konseibo Yvette, membre de la délégation venue de Ouagadougou, le PIC constitue un instrument majeur de sensibilisation et de mobilisation des communautés, des acteurs de l’éducation, des autorités et des élus locaux sur la question de l’éducation des filles, leur sécurité et leur protection pour la poursuite de leur cursus scolaire. Mais il y a toujours des «coutumes et normes sociales dans les provinces du Boulgou, du Koulpelogo, de la Gnagna et la Tapoa, qui constituent un frein à la portée des actions telles que le mariage forcé, le phénomène de l’enlèvement des filles (rapt) et le litot», qui constituent des violences faites aux femmes. Des statistiques de la DPEIFG indiquent que «malgré les résultats satisfaisants obtenus en termes d’accès, des poches de résistance existent toujours dans certains villages, au regard des enfants scolarisables non encore inscrits, recensés sur les sites de sensibilisation des campagnes précédentes». Des mesures incitatives soutenues financièrement par la BID telles que la distribution des kits scolaires au profit des filles scolarisées, des machines à coudre y compris leurs accessoires et des outils de tricotages ont été remis aux filles qui ont obtenues les plus fortes moyennes.

Bougnan NAON

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Non prise en charge d’un malade à Yalgado: « C’est un malade mental connu de longue date »

Non prise en charge d’un malade à Yalgado: « C’est un malade mental connu de longue date »
© DR / Autre Presse
 
Non prise en charge d’un malade à Yalgado: « C’est un malade mental connu de longue date »
 
Au cours du weekend, des internautes, via les réseaux sociaux, se sont alarmés de la présence d’un malade mental avec une double fracture ouverte aux alentours des urgences traumatologiques sans soins. Ce dernier, selon eux, gisait à même le sol sans soins. Pour venir en aide au blessé, une cotisation a été initiée pour sa prise en charge. Une somme de 150 000 FCFA a été même mobilisée et remise au directeur général de l’hôpital pour sa prise en charge. Ce lundi, la direction de l’hôpital, par le biais de ce communiqué, a fait une mise point sur ladite situation. Pour elle, le patient malade mental est connu de leur service.


«L’opinion à travers les réseaux sociaux a été informée de la présence d’un patient avec une double fracture ouverte aux alentours des Urgences traumatologiques. Touchées émotionnellement par la vue de ce malade, des personnes de bonne volonté se sont cotisé la somme de 150.000 FCFA pour que l’action sociale puisse assurer la prise en charge du patient. Ce geste, qui est à saluer et à magnifier, témoigne de la générosité, des valeurs de solidarité et d’humanisme des donateurs de ce jour.

Toutefois, nous voudrons apporter quelques précisions sur le cas de ce patient particulier pour non seulement éclairer l’opinion, mais pour que des mesures appropriées soient prises à différents niveaux permettant de remédier à de tels cas. Ainsi, il est bon de savoir que:

– Le patient en question est un malade mental connu de longue date des urgences traumatologiques et de l’action sociale du CHU-YO;

– Le patient a bénéficié à plusieurs reprises (04 fois) de soins par des chirurgiens grâce à l’appui du CHU-YO;

– A chaque fois qu’il est guéri, il disparait de la cour du CHU-YO et revient quelques temps après avec la même blessure. C’est donc dire qu’une fois hors de l’hôpital, il enlève lui-même les plâtres et pansements. Selon les médecins, il est par moments agressif et enlève tout ce qu’il a sur lui;

– Le malade a été envoyé la première fois au CHU-YO par des parents (qui seraient de Zorgho) qui l’ont simplement abandonné depuis à son sort.

Il convient de rappeler que le phénomène d’abandon des parents malades au CHUYO est de plus en plus monnaie courante. Ainsi, on voit des parents venir «se décharger » nuitamment dans les couloirs du CHU-YO de leurs parents, au motif parfois qu’ils sont «fatigués de les soigner». En plus des patients normaux qui sont abandonnés, il y a que, de plus en plus, ce sont des malades mentaux, dont les parents ont fait le tour des guérisseurs sans succès, qui sont convoyés en catimini à l’hôpital.

Quand il s’agit des patients normaux indigents sans accompagnants, le CHU-YO en collaboration avec l’association Contact Hors limite, essaie de les prendre en charge. Mais s’agissant des malades mentaux abandonnés, la prise en charge est plus complexe, car après les soins on ne sait où les envoyer.

Des initiatives sont en train d’être prises avec les services de la commune de Ouagadougou, la direction régionale de l’action sociale ainsi qu’avec les sapeurs-pompiers. La réflexion doit se poursuivre pour trouver la solution la plus adéquate possible. S’il est vrai que les malades mentaux sont aussi soignés au CHU-YO, cela ne signifie pas que le CHU-YO est un asile de déficients mentaux.

Une fois de plus, merci aux uns et aux autres pour leur compréhension et de leur esprit de solidarité. »

Pour la Direction Générale
Le Service communication du CHU Yalgado Ouédraogo

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