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2016.11.27

Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes 25 novembre

 

Transparente. Photo : Belinda Mason, Silent Tears

« La violence à l’égard des femmes et des filles constitue une violation des droits de l’homme, une pandémie de santé publique et un obstacle de taille au développement durable. [...] Elle impose des coûts exorbitants aux familles, aux communautés et aux économies. [...] Le monde ne peut pas se permettre de payer ce prix. » — Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU
 

Pourquoi cette Journée ?

Parce que :

  • La violence contre les femmes est une violation des droits de l’homme.
  • La violence contre les femmes résulte d’une discrimination à l’égard des femmes, tant dans le droit que dans les faits, ainsi que de la persistance d’inégalités entre hommes et femmes.
  • La violence contre les femmes a de lourdes conséquences et peut empêcher la réalisation de progrès dans certains domaines, comme l’élimination de la pauvreté, la lutte contre le HIV/sida et la paix et la sécurité.
  • La violence contre les femmes a de lourdes conséquences et peut empêcher la réalisation de progrès dans certains domaines, comme l’élimination de la pauvreté, la lutte contre le HIV/sida et la paix et la sécurité.
  • La violence contre les femmes est un problème mondial. Jusqu’à 70 pour cent des femmes sont victimes de la violence au cours de leur vie

Le manque inquiétant de financement est l’un des principaux obstacles aux efforts déployés pour prévenir et éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles de tous horizons. Les initiatives de prévention et d’élimination de la violence à l’encontre des femmes et des filles manquent donc cruellement de ressources. Même si des programmes-cadres tels que les Objectifs de développement durable (ODD), qui tendent notamment à éliminer la violence faite aux femmes et aux filles, sont porteurs d’espoir, ils doivent pouvoir disposer de fonds suffisants pour pouvoir réellement transformer la vie des femmes et des filles.

Du 25 novembre au 10 décembre, pour la Journée des droits de l'homme, « 16 jours d'activisme contre la violence sexiste » auront pour but de sensibiliser le public et mobiliser les gens partout dans le monde afin d’apporter des changements. Cette année, la campagne de « Tous UNiS pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes » vous invite à « Oranger le monde » couleur désignée par la campagne pour symboliser un avenir meilleur sans violence. Téléchargez le kit d’action.

 

logo de la campagne

2016.10.22

Afrique : le président mauritanien Ould Abdel Aziz en colère contre Marc Kaboré du Burkina

Afrique : le président mauritanien Ould Abdel Aziz en colère contre Marc Kaboré du Burkina

il y’a quelques jours, les médias mauritaniens ont rapporté un événement passé inaperçu en dehors du pays mais qui n’a pas laissé indifférent le président Ould Abdel Aziz. En effet, en tournée en Afrique, l’un des principaux leaders du mouvement d’abolition de l’esclavage, Biram ould Dah ould Abeïd a eu l’opportunité de s’exprimer sur la chaîne publique burkinabè, lors de son passage au pays des hommes intègres.

Une situation qui n’a visiblement pas plu au président mauritanien qui a décidé de le faire savoir à son homologue du Faso. Pour comprendre l’affaire, il faut se rappeler qu’en Mauritanie, l’esclavage des noirs (ceux qui sont plus foncés que les autres) est presque autorisé, puisque toutes (ou presque toutes) les familles non noires possèdent un esclave noir.

M. Biram ould Dah ould Abeïd aidé de son organisation a donc mené une lutte acharnée contre ce système; lutte qui l’a conduit en prison. Après sa mise en liberté, il a décidé d’étendre sa lutte en sensibilisant les autres pays africains sur ce qui se passe en Mauritanie.

Lire Kemi Seba lance un appel au boycott du poisson mauritanien en solidarité avec les prisonniers anti-esclavagistes

C’est donc dans cette logique qu’il est intervenu sur la chaîne publique burkinabè. Apprenant cette intervention, le président Ould Abdel Aziz a pris l’initiative de faire part à son homologue burkinabè Roch Christian Kaboré de son mécontentement. D’après le site MauriWeb, le président Kaboré a juste rappelé à son collègue mauritanien qu’il a accédé au pouvoir à la suite d’une révolution et qu’à ce titre, la Constitution ne lui permet pas de restreindre la liberté de s’exprimer ni celle de circuler. Il s’est également étonné du fait que le président mauritanien n’a pas réagi à la distinction de M. Biram par le secrétaire général de Nations Unies.