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2012.09.10

« Essai sur le don. Forme et raison de l’échange dans les sociétés archaïques. »

Marcel Mauss (1923-1924)


Il reste pour comprendre complètement l'institution de la prestation totale et du potlatch, à chercher l'explication des deux autres moments qui sont complémentaires de celui-là ; car la prestation totale n'emporte pas seulement l'obligation de rendre les cadeaux reçus ; mais elle en suppose deux autres aussi importantes : obligation d'en faire, d'une part, obligation d'en recevoir, de l'autre. La théorie complète de ces trois obligations, de ces trois thèmes du même complexus, donnerait l'explication fondamentale satisfaisante de cette forme du contrat entre clans polynésiens. Pour le moment, nous ne pouvons qu'indiquer la façon de traiter le sujet.
On trouvera aisément un grand nombre de faits concernant l'obligation de recevoir. Car un clan, une maisonnée, une compagnie, un hôte, ne sont pas libres de ne pas demander l'hospitalité 1, de ne pas recevoir de cadeaux, de ne pas commercer 2, de ne pas contracter alliance, par les femmes et par le sang. Les Dayaks ont même développé tout un système de droit et de morale, sur le devoir que l'on a de ne pas manquer de partager le repas auquel on assiste ou que l'on a vu préparer. 3
L'obligation de donner est non moins importante ; son étude pourrait faire comprendre comment les hommes sont devenus échangistes. Nous ne pouvons qu'indiquer quelques faits. Refuser de donner 4, négliger d'inviter, comme refuser de prendre 1..............

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2012.07.12

Pérennisation du financement de la solidarité au Burkina Faso : quelles pistes de solutions ?

Communication presentée par:

SOME Sâïrbèterfa dit Maurice
Inspecteur d’Education Spécialisée/Sociologue



INTRODUCTION
Le diagnostic fait par les acteurs de la promotion de la solidarité nationale met en évidence l’insuffisance, voire la faiblesse de ressources conséquentes et pérennes pour la prise en charge de l’indigence dans notre pays. Pourtant, paradoxalement, les risques de vulnérabilité qui sont à la fois environnementaux, naturels et sociaux prennent de l’ampleur mais aussi une dimension particulière pour certaines catégories les plus vulnérables.
Face à cette situation, un financement conséquent de la solidarité nationale s’impose avec acuité et il convient donc de trouver des ressources pour couvrir les besoins de certains de nos frères et sœurs aux conditions de vie difficiles. Certes, pour apporter du soutien à ces personnes, divers initiatives publiques nationales comme sectorielles ont certes été initiées par le ministère en charge de l’action sociale et de la solidarité nationale. Sont de celles-là, l’organisation du mois de solidarité et les actions ponctuelles de soutien à travers les services déconcentrés du ministère. Malheureusement, ces initiatives, sont le plus souvent limitées faute de ressources financières suffisantes. En effet, l’état des lieux du financement de la solidarité au Burkina Faso (qui a aussi fait l’objet d’une communication au cours de ce CASEM) montre que des efforts doivent être encore consentis pour un financement conséquent et pérenne de la solidarité nationale.
La question fondamentale qui se pose est alors la suivante : Comment assurer un financement pérenne de la solidarité nationale dans notre pays ?
La présente intervention, il convient de le préciser, n’a pas pour objet, de définir ici et maintenant les sources de financement de la solidarité nationale, mais vise surtout (conformément aux tdr) à identifier des pistes possibles qui, in fine pourraient être approfondies, validées puis soumises aux autorités compétentes afin de renforcer le pack de ressources nécessaires au financement de la solidarité.
Son objet n’est pas non plus de produire un discours sur la solidarité nationale de façon générale, une étude du MASSN (2006), une charte en 2009 et plusieurs autres documents ayant déjà permis de longuement cerné cette notion et ses éléments constitutifs dans le contexte burkinabè.
En clair, il nous revient après la première communication faite par Madame Fatoumata OUATTARA du Fonds National de Solidarité, de prospecter et questionner sur l’existence de pistes possibles pour une pérennisation du financement de la solidarité nationale, pour que progressivement, je pense dans un processus, l’on puisse aboutir avec l’ensemble des acteurs à un financement conséquent et pérenne de la solidarité nationale. Pour la présentation de ce travail, nous adoptons le plan ci-après :

1. De la formulation de quelques constats majeurs
1.1 De la définition de la solidarité
2.2 Autres constats majeurs
2. La Problématique
3. Le financement du Fonds de solidarité : du rôle du secteur public (Etat)
4. Regard sur le contexte de la protection sociale : une meilleure compréhension de la responsabilité de l’Etat dans la prise en charge de la solidarité.
4.1 Les cinq (ou 5) piliers de la protection sociale
4.2 Des cinq piliers de la protection sociale/L’organisation du système actuel de protection sociale burkinabè et de la solidarité : de la responsabilité première de l’Etat.
5. Le financement du Fonds de solidarité : de la contribution du secteur privé.
6. Le financement du Fonds de solidarité : de l’implication des collectivités
7. La contribution des partenaires techniques et financiers (PTF)
8. Quel mécanisme mettre en œuvre pour un financement efficace de la solidarité.
8.1 La nécessaire prise de certaines dispositions et mesures d’importance
8.2. Quel processus mettre en œuvre pour un financement efficace de la solidarité.
8.2.1 Les différentes étapes du processus
8.2.2 Les acteurs principaux à impliquer

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2012.05.30

LA CHARTE NATIONALE DE SOLIDARITE

Document phare en matiere de Promotion de la solidarite au Burkina Faso



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2012.03.18

SYSTEMES DE SOCIETE

Filed under: Auteur — pierrejcallard

On parle d’une Nouvelle Société, mais qu’est-ce qu’une société ? Une société est un système. Le mot “système” est utilisé dans plusieurs disciplines et revêt des sens si différents, que son emploi peut jeter la confusion. Un système, dans le sens où nous l’entendons ici, est un ensemble d’éléments en interaction ; un système est entièrement défini par ses éléments et les interactions qui constituent son fonctionnement. Il existe une immense variété de systèmes: naturels, artificiels, fermés, ouverts… Votre corps est un système. VOUS êtes un système.
Une société est un système dont les individus sont les éléments et dont les interactions sont des activités de production et d’échange, “échange” incluant ici toute forme de transmission de biens, de services ou d’information, avec ou sans contrepartie, consentie ou imposée. Une société est donc un lieu d’échanges. Échanges d’idées, de connaissances, de sentiments, de bien et services. On y donne, on y prend, on y vend et achète et l’on y troque. On y met aussi en commun les forces et les ressources dont on dispose, ce qui n’est qu’une autre forme d’échange.

Chaque société est un système qui a ses façons de faire, plus ou moins efficaces, plus ou moins satisfaisantes pour ceux qui en sont parties. Efficacité et satisfaction dépendent largement de ce que sont les sociétaires, de leurs valeurs et de ce qu’ils font, mais, si le résultat n’est pas conforme à leurs espoirs, ce sont toujours les façons de faire qui seront blâmées, puisque se sont toujours dans les interactions que les insuffisances se manifestent. Critiquer ces façons de faire, c’est critiquer « le système ».
Le Système est donc vu comme le méchant loup dans la bergerie des citoyens innocents, ce qui est loin d’être faux. Les maux qui nous viennent du Système et ceux dont est responsable la simple nature humaine, cependant, se confondent souvent et la confusion est rarement innocente. Les vicissitudes qui nous viennent de la nature sont ainsi imputées au Système par tous les marchands d’illusions, alors que, pour protéger des intérêts acquis, des problèmes qu’il serait facile de résoudre sont parfois présentés comme des fatalités

C’est la première confusion à éviter quand on parle d’apporter des changements fondamentaux à la société. Or, le loup se déguise en Mère Grand, en Chaperon Rouge et même en descente de lit quand ça l’arrange. Dans la pénombre, l’inverse n’est pas non plus exclu. Il est donc vital de diffuser un signalement précis du Système, car nous sommes désormais bien nombreux à dénoncer le “système” et, à défaut de reconnaître le loup de profil comme de face, on risque de plus en plus de se tirer dessus entre chasseurs.

On risque surtout de tirer en l’air, d’imputer à une société en particulier ce qui est commun à toutes les sociétés et dont il est donc oiseux d’accuser le système qui y prévaut. Ainsi, les sociétés que nous connaissons, y compris celle dans laquelle nous vivons, sont des structures qui ont pris forme spontanément, longtemps avant qu’un intello de service ne décide de les appeler “sociétés” et n’en analyse le fonctionnement. Ces sociétés n’ont donc pas été créées sur plan, pour une finalité, mais se sont développées selon les circonstances. Ce sont des sociétés qu’on pourrait dire “naturelles”.
Les principes de fonctionnement des sociétés naturelles n’ont pas été créés non plus; ils ont simplement été découverts, de même qu’on n’a pas créé, mais qu’on a simplement découvert la Loi de la gravité, celle de la conservation de l’énergie et autres lois de la nature. Il y a longtemps qu’on a découvert les règles qui régissent le fonctionnement des sociétés naturelles: ce sont celles qui découlent de la nature humaine.

Il y a deux principes fondamentaux qui déterminent l’avènement, le fonctionnement et l’évolution des sociétés qui se sont ainsi créées spontanément.
Le premier est que l’ÉGOÏSME EST PARTOUT. Chaque “sociétaire” tente de retirer tout ce qu’il peut de la société en y contribuant le moins possible. Altruisme, dévouement et abnégation peuvent exister dans une société naturelle – surtout quand, comme l’explique Maslow, l’individu, bien repu, cherche des plaisirs plus subtils ou voit son bénéfice au ciel ou ailleurs – mais le comportement prévalent d’une société, celui qui permet de prévoir son fonctionnement, c’est que chacun tire à soi la couverture. Ceci demeure vrai, même si certains mettent à le faire plus d’élégance et moins de malveillance que d’autres.

Le second est que LA FORCE TRIOMPHE TOUJOURS. Au départ, il y a la simple force physique, à laquelle s’ajoute vite celle des armes; ensuite, il y a l’intelligence, à laquelle vient s’ajouter l’information, prenant la forme de la connaissance puis de la formation ; enfin, il y a la richesse, laquelle permet de manier la promesse en plus de la menace. Les circonstances modifient les rapports de force et il faut en tenir compte, mais, dans une situation donnée, le plus fort gagne toujours.

Dans une société idéale, ces principes ne s’appliqueraient pas. Chacun exécuterait avec abnégation et enthousiasme la tâche qui lui est dévolue et l’appartenance au groupe serait joyeusement consentie. C’est la situation qu’on imagine dans un monastère bénédictin. Hélas, les États que l’histoire a connus jusqu’à ce jour n’ont pas été des sociétés idéales. Si on veut que ce soit l’altruisme et la justice qui prévalent, il faut que le système l’impose et il faut d’abord lui montrer à le faire.

Pierre JC Allard

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2012.03.05

COMMUNICATION SUR LA PAUVRETE AU BURKINA FASO

Communication donnéé en 2010 lors d'un atelier sur la protection sociale au Burkina Faso

.4-PauvreteBurkinaFaso.pdfTELECHARGER

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2012.03.03

LA PROTECTION SOCIALE AU BF

La présente communication donne un aperçu du contexte de la protection sociale au Burkina Faso ainsi que l'état actuel des filets sociaux de sécurité. S'appuyant sur une étude faite par la Banque mondiale et l'UNICEF, il passe en revue plusieurs groupes de filets sociaux et fournit un certain nombre de recommandations clés.


J0-Pres1.2-ProtectionSociale.ppt TELECHARGER

00:22 Publié dans PROTECTION SOCIALE ET SOLIDARITE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2012.02.25

LE TOOLKIT DE GESTION DE CAMP

Outils très important pour tout travailleur social.

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