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2017.12.24

Observatoire national de la solidarité : Construire une société de justice sociale, de solidarité et de participation

Observatoire national de la solidarité : Construire une société de justice sociale, de solidarité et de participation

Les 21 et 22 décembre à Ouagadougou, les 32 membres de l’Observatoire national de la solidarité réfléchiront à comment construire une société de justice sociale, de solidarité et de participation. Organisée par le ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille, l’ouverture des travaux de cette première session a été présidée par Yvette Dembélé, secrétaire d’Etat dudit département. Cette session est financée par le budget de l’Etat à hauteur de 5 390 500 F CFA.

Observatoire national de la solidarité : Construire une société de justice sociale, de solidarité et de participation

Dans l’optique de faire face à la situation d’effritement de la solidarité, la Charte nationale de solidarité, cadre fédérateur des visions de nos populations en matière de solidarité a été adoptée le 4 décembre 2009. Pour sa mise en œuvre, un Observatoire national de solidarité (ONS) a été créé le 1er octobre 2015. Resté inopérante depuis longtemps, le ministère de la Femme de la solidarité nationale et de la famille a jugé nécessaire d’organiser la première session de l’ONS les 21 et 22 décembre 2017, à Ouagadougou. « Construction d’une société de justice sociale, de solidarité et de participation : défis et perspectives », tel est le thème retenu pour la présente cérémonie présidée par la secrétaire d’Etat dudit département, Yvette Dembélé. 
Il s’agira au cours de cette session, de procéder à l’installation officielle des 32 membres composés de représentants de l’Etat et des structures déconcentrées des collectivités territoriales, des organisations de la société civile et du secteur privé. Ensemble, ils vont examiner et adopter le règlement intérieur ainsi qu’un plan d’action 2018. Enfin, pour le bon fonctionnement de l’ONS et de son secrétariat permanant, des recommandations seront émises à l’issue de la rencontre.

La solidarité telle que définie par la secrétaire d’Etat du ministère en charge de la femme, est un bien commun qui permet à l’ensemble de la communauté de vivre avec et pour le bien des autres. Et dans ce processus, la paix sociale joue un rôle fondamental, selon elle. Dans cette dynamique, il convient de le rappeler, qu’un certain nombre de dispositifs ont été mis en place, parmi lesquelles la charte nationale de solidarité.

L’article 1 de cette charte dispose que « (…) la solidarité se présente comme une disposition humaine qui unit l’individu aux autres et qui impose des actions, attitudes et des comportements en faveur de ceux qui, à un moment de leur vie, ont besoin particulièrement des autres. Il s’agit d’un bien commun que tous les membres de la communauté humaine ont en partage et qui permet de soulager une détresse, de compatir à une souffrance et de se réjouir de la réussite ou de la chance d’autrui ». 
Ainsi perçue, la solidarité apparait également comme un des piliers du développement durable. Le Premier-ministre l’a même reconnu lors de son discours sur la situation de la nation à l’Assemblée, le 14 avril dernier. « Nous sommes déterminés (…) à placer l’action gouvernementale dans l’intérêt de tous les burkinabè sans exclusion », avait-il promis.

Puis à Mme Dembélé de s’appesantir sur les missions assignées à l’ONS. Il est chargé, entre autre de vulgariser la charte nationale de solidarité, de publier les bilans financiers et moraux des activités de solidarité, de capitaliser les expériences nationales et étrangères dans le domaine de la solidarité. « En plus de cela, il a pour mission de suivre ce qui se fait au niveau de la solidarité par les acteurs étatiques, la société civile, qui se sont engagés à promouvoir cette société nationale auprès des populations ».

« Ce suivi permet de voir dans quelle direction nous allons, de nous rassurer que nous allons dans la bonne direction la main dans la main et également de corriger d’éventuel dérive s’il y’en a en faisant des recommandations au gouvernement, à l’ensemble des acteurs pour que cette solidarité soit une réalité pour la paix sociale au Burkina Faso », a-t-elle poursuivi.

Par ailleurs, elle s’est réjouie du choix porté sur les 32 acteurs de la vie économique et sociale nationale, au cœur des mécanismes nationaux de protection sociale. Avant de souligner la noblesse, mais également la délicatesse de leur mission qui constitue, « un pari d’une haute portée pour la nation burkinabè » qu’ils doivent forcément gagner. Mme Dembélé a conclu en réitérant l’engagement de son département à les accompagner dans ce processus.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

2017.03.12

Burkina : Une nouvelle loi pour la protection des droits des personnes âgées

   Une nouvelle loi pour la protection des droits des personnes âgées

 

L’Assemblée nationale vient de voter une nouvelle loi sur la protection et la promotion des droits des personnes âgées ce lundi 17 octobre 2016 à Ouagadougou. L’objectif recherché par cette loi est de reconnaître les droits des personnes âgées à travers un texte spécifique afin de prendre en compte leur situation parfois précaire.

On entend par personne âgée, une personne qui a plus de 60 ans. La loi portant protection et promotion des droits des personnes âgées a été votée à l’unanimité avec 96 députés présents. Une loi  qui comprend six chapitres et 51 articles.

L’on constate parfois que pour diverses raisons, les personnes âgées ont des difficultés pour jouir effectivement des droits qui leur sont reconnus par les textes nationaux et internationaux. Elles ne jouissent pas véritablement d’une protection juridique efficace, car le cadre normatif actuel n’est pas adapté à leur situation.

 « C’est un devoir de redevabilité morale envers les personnes âgées en adoptant aujourd’hui cette loi. Cette loi va permettre l’amélioration des conditions et de la qualité de vie des personnes âgées au Burkina. Nous avons par exemple, la création d’un centre généralisé, une carte qui donne droit dans le domaine sanitaire et le transport pour les personnes agréées »,  affirme Laure Zongo/Hien, ministre en charge de la famille et de la solidarité nationale.

Pour l’opérationnalisation de la nouvelle loi, la ministre confirme qu’il faut des décrets. « Pour nous, la nuit a été longue mais le jour est arrivé. Cette loi rétablit la justice dans la société. La situation de la personne âgée était critique. Mais à partir d’aujourd’hui, le gouvernement va former du personnel qui va s’occuper de nous », déclare Vitalien Poda, conseiller de santé à la retraite et président national des personnes âgées au Burkina Faso.

Au Burkina, lors du recensement général de la population et de l’habitation de 2006, il a été dénombré 712 573 personnes âgées de 60 ans et plus, soit une proportion de 5,1% de la population totale résidente. Cette population est composée à 86,4% de personnes du troisième âge (60 à 79 ans) et à 13,6% de celles du quatrième âge (80 ans et plus).

Jules César KABORE (burkina 24)

TELECHARGEMENT  loi_024_portant_promotion_des_personnes_agees.pdf