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2018.01.14

Solidarité nationale : Alassane Sakandé matérialise sa promesse de céder 50% de son salaire de base aux orphelinats

Chose promise, chose due. Le 16 décembre 2017, Alassane Bala Sakandé, président de l’Assemblée nationale, avait pris la décision de céder la moitié de son salaire de base aux orphelins du Burkina. Il vient de matérialiser cette promesse à travers la signature d’un ordre de virement permanent au profit d’un compte bancaire au profit des orphelins et orphelinats. Le document signé a été remis au ministre en charge de la solidarité nationale, le 11 janvier 2018. C’est 500 000 FCFA qui seront déduits du salaire du Président de l’Assemblée nationale chaque mois au profit des enfants en difficultés.

Solidarité nationale : Alassane Sakandé matérialise sa promesse de céder 50% de son salaire de base aux orphelinats

On se rappelle encore les circonstances dans lesquelles le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé avait annoncé, à Bobo-Dioulasso, le 16 décembre dernier, sa décision de céder la moitié de son salaire de base aux orphelins et enfants en détresse. Cette décision devrait prendre effet en janvier 2018 et se poursuivre jusqu’à la fin de la présente législature, en fin 2020. Pour matérialiser cette promesse en acte, le bienfaiteur a signé ce 11 janvier un ordre un document qui fait office de virement permanent. Ainsi, 500 000F CFA devrait être prélevé par sa banque au profit des orphelinats du Burkina avant qu’il n’ait accès à son salaire.

« Nous avons voulu mettre les services financiers de l’Assemblée nationale en dehors de ça et voir directement avec notre banque de façon à ce que dès que le salaire est viré, que les banquiers se chargent de prélever en premier ce montant avant que nous ne puissions toucher à notre salaire. D’où la matérialisation d’un ordre de virement permanent pour le bénéfice du ministère de la femme et de la solidarité nationale qui se chargera à son tour d’identifier les orphelinats et de faire la répartition. Nous avons demandé à madame le ministre d’en faire un bon usage et de nous rendre compte régulièrement des orphelinats qui en ont bénéficié et des montants qui leur seront octroyés », a expliqué Alassane Sakandé.

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Alassane Sakandé remet l’ordre de virement permanent à la ministre de la solidarité nationale, Laure Zongo

Mais, pour les deux dernières années de son mandat (2019 et 2020), la formule devrait changer pour permettre aux orphelinats bénéficiaires d’entrer en possession de ce soutien dès le mois de Janvier. « A partir de 2019 et 2020, au lieu que ces fonds soient virés tous les mois, nous nous engagerons auprès d’une banque, en payant les intérêts pour que le montant ne diminue pas, de façon à ce qu’en début d’année, les orphelinats qui devront en bénéficier puisse l’avoir dès le début de l’année », a-t-il précisé.

Par ce geste, Alassane Sakandé invite les Burkinabè à aider ceux qui sont dans le besoin. « Pour aider, on n’a pas besoin d’être riche. Le peu qu’on a, on doit pouvoir le partager avec les autres, c’est ça le message. Ce n’est pas que j’ai suffisamment d’argent, loin s’en faut. Mais, je dis qu’en tant que Burkinabè, nous devons cultiver cette solidarité », éclaire-t-il.

Tout en se réjouissant de l’acte posé par le président de l’Assemblée nationale, Laure Zongo/Hien, ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, assure que ce fonds sera géré avec toute la rigueur qui sied. « Comme il l’a souhaité, nous allons lui faire régulièrement la situation des différents orphelinats ou centres d’accueil des enfants en détresse qui en ont bénéficié. Nous prenons l’engagement de veiller sur la bonne gestion de ce fonds parce qu’il doit être géré de la façon la plus rigoureuse possible », a-t-elle rassuré.

Le Burkina compte officiellement 70 orphelinats et centres d’accueil des enfants en détresse. Vivement que d’autres bonnes volontés emboitent les pas d’Alassane Sakandé.

Moussa Diallo
Lefaso.net

Violences faites aux femmes : Halte au mariage d’enfants !

La violence basée sur le genre est omniprésente et généralisée, en dépit des efforts entrepris par les Etats pour prévenir et mettre fin au fléau.

Violences faites aux femmes : Halte au mariage d’enfants !

La dix-septième révolue, Salimatou Adam raconte avoir été battue par son mari et son père quand elle s’opposa contre son mariage. « Dans la nuit, mon mari a consommé le mariage avec brutalité. J’ai fui aller chez mes grands-parents, mais mon père m’a retrouvée et m’a battue. J’ai fini à l’hôpital et j’ai été renvoyée chez mon mari. Là, j’ai subi encore plus de violences », a expliqué l’adolescente. Malgré tout, elle ne baisse pas pour autant les bras. Grâce à sa persévérance, elle finit par obtenir le divorce. A l’instar de Salimatou, nombreuses sont ces filles qui, sous le poids des traditions, des coutumes voient leurs droits les plus légitimes violés. 

Au Burkina Faso, plus de la moitié des femmes (53%) sont déjà en union en atteignant 18 ans. Face à cette situation, la lutte contre les violences faites aux femmes et aux adolescentes et leur autonomisation sont des questions indissociables et constituent une préoccupation importante pour les autorités et les ONG. Elles sont d’ailleurs mises en relief dans l’Objectif de développement durable 5 du Programme de développement durable à l’horizon 2030, dont la mise en œuvre a un impact certain sur la quasi-totalité des autres objectifs de développement durable (ODD) notamment l’ODD 8 qui traduit l’engagement de la Communauté internationale à « promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous ». Hormis cela, l’éducation des filles et des femmes est une priorité. Un enfant dont la mère sait lire a, en effet, deux fois plus de chances de survivre au-delà de l’âge de 5 ans.

En rappel, lors du débat général de la 61e session de la Commission de la condition de la femme tenu le 15 mars dernier, à New York, Laure Zongo/Hien, le ministre en charge de la femme, avait déclaré ceci : « Malgré les progrès réalisés, de nombreux défis demeurent encore pour faire de l’autonomisation de la femme une réalité ». En effet, le difficile et l’inégal accès aux services sociaux de base, à la technologie, au financement (…) restent toujours une préoccupation, tant ces facteurs impactent négativement l’accès des femmes au travail décent et au plein emploi productif.

De ce fait, le président du Faso, Roch Kaboré, a organisé ses priorités autour du « développement du capital humain » en particulier celui des femmes et des jeunes comme acteurs dynamiques au développement. Des actions fortes ont été entreprises, parmi lesquelles l’adoption de la loi portant prévention, répression et réparation des violences à l’égard des femmes et des filles et prise en charge des victimes ; le renforcement des services sociaux scolaires en vue de contribuer à réduire le taux d’abandon scolaire ; la mise en œuvre de programme d’autonomisation économique de la femme à un budget annuel de plus de 5 000 000 000 de FCFA.

Main dans la main agissons ensemble pour que les femmes et les filles du Burkina Faso puissent vivre à l’abri de toute forme de violences.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net