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2016.12.20

La communauté mondiale s’engage à apporter la somme record de 75 milliards de dollars pour mettre fin à l’extrême pauvreté

Parmi les défis les plus urgents, les financements cibleront notamment les situations de fragilité, les réfugiés et le changement climatique.

 
La communauté mondiale s’engage à apporter la somme record de 75 milliards de dollars pour mettre fin à l’extrême pauvreté

 

 

 

 

 

 

 

YOGYAKARTA (INDONÉSIE), 15 décembre 2016 —Une soixantaine de pays donateurs et bénéficiaires sont convenus aujourd’hui d’intensifier la lutte contre l’extrême pauvreté, avec un engagement record de contributions de 75 milliards de dollars au profit de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres.

« Il s’agit d’une étape charnière dans la lutte contre l’extrême pauvreté, déclare le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Les engagements pris par nos partenaires, conjugués aux innovations de l’IDA pour encourager la participation du secteur privé et lever des fonds sur les marchés financiers, transformeront la trajectoire de développement des pays les plus pauvres du monde. Nous remercions nos partenaires pour la confiance dont ils témoignent dans la capacité de l’IDA à produire des résultats. »

Sur les trois prochaines années, l’IDA pourra, grâce à ce financement, considérablement étoffer ses interventions pour remédier aux situations de fragilité, de conflits et de violence, pour lutter contre les déplacements forcés, le changement climatique, les inégalités hommes-femmes, ainsi que pour promouvoir une bonne gouvernance et des institutions solides, l’emploi et la transformation économique. Ces efforts sont appuyés par un engagement plus général à investir dans la croissance, la résilience et les opportunités.

« Avec ce programme innovant, les pays les plus pauvres du monde, en particulier les plus fragiles et les plus vulnérables, obtiendront l’aide dont ils ont besoin pour se développer, offrir des opportunités à leurs habitants et améliorer leur résilience face aux chocs et aux crises, explique Kyle Peters, directeur général par intérim de la Banque mondiale et coprésident des négociations pour IDA-18. En se concentrant sur des thèmes tels que le changement climatique, l’égalité hommes-femmes et la prévention des conflits et de la violence, l’IDA contribuera à la stabilité et au progrès dans le monde. »

L’IDA finance des projets destinés à fournir des services sociaux de base. Présente dans 39 pays d’Afrique subsaharienne, elle est le principal bailleur de fonds de la région. Entre 2006 et 2016, elle a financé plus de mille projets représentant un montant de 83 milliards de dollars. L’institution a par ailleurs dépensé 13 milliards de dollars pour fournir une aide médico-sociale d’urgence. Sur la seule année 2016, la Banque mondiale a octroyé 8,7 milliards de dollars au continent africain.

Les financements consentis pendant la période couverte par cette 18e reconstitution des ressources de l’IDA (du 1er juillet 2017 au 30 juin 2020) devraient appuyer les interventions suivantes :

• Services de santé et de nutrition essentiels pour 400 millions de personnes

• Accès à des sources d’eau améliorées pour 45 millions de personnes

• Services financiers pour 4 à 6 millions de personnes

• Accouchement sans risque pour 11 millions de femmes grâce à l’assistance d’un personnel de santé qualifié

• Formation de 9 à 10 millions d’enseignants en charge de plus de 300 millions d’enfants

• Vaccination de 130 à 180 millions d’enfants

• Amélioration de la gouvernance dans 30 pays grâce au renforcement des capacités statistiques

• Augmentation de 5 giga wattheures des capacités de production à partir d’énergies renouvelables

Selon Dede Ekoue, coprésidente d’IDA-18 et ancienne ministre de la Planification et du Développement du Togo, « l’IDA écrit un tout nouveau chapitre dans l’histoire du développement. Avec les donateurs, qui travaillent en étroite concertation avec les pays bénéficiaires, nous proposons un programme d’aide innovant, ambitieux et réactif qui redonne espoir aux plus pauvres. Ces interventions transformeront la vie de milliards d’habitants dans les pays qui relèvent de l’IDA ».

Pour financer ce programme novateur, l’IDA propose la transformation la plus radicale en 56 ans d’existence : pour la première fois de son histoire, l’IDA cherchera à augmenter ses fonds propres en conjuguant les contributions des bailleurs de fonds, ses ressources internes et les capitaux levés sur les marchés obligataires. Elle renforcera ainsi significativement l’appui financier qu’elle propose à ses clients.

« Ce programme de financement novateur présente un rapport coût/efficacité exceptionnel : chaque dollar apporté par les bailleurs de fonds permettra une dépense avoisinant les3 dollars, déclare Axel van Trotsenburg, vice-président de la Banque mondiale pour le financement du développement. Il s’agit de l’une des propositions les plus concrètes et les plus importantes qui ait été faite à ce jour dans le cadre du Programme d’action d’Addis-Abeba, et c’est indispensable pour parvenir aux Objectifs de développement durable d’ici 2030 ».

Ces fonds supplémentaires permettront à l’IDA de doubler les ressources destinées à lutter contre les situations de fragilité, de conflit et de violence (plus de 14 milliards de dollars) et de s’attaquer aux causes profondes de ces phénomènes avant qu’ils ne s’aggravent, mais aussi d’aider davantage les réfugiés et les communautés d’accueil (2 milliards de dollars). Ils lui permettront en outre de renforcer son soutien à la préparation et la réponse aux crises, à l’anticipation des pandémies, à la gestion du risque de catastrophe, aux petits États et à l’intégration régionale.

Un nouveau guichet consacré au secteur privé dynamisera les efforts visant à stimuler le développement du secteur privé dans les environnements les plus difficiles, qui sont essentiels à la création d’emplois et à la transformation économique. Doté de 2,5 milliards de dollars, ce guichet, qui sera mis en place conjointement avec la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), permettra de mobiliser des capitaux privés et de renforcer le développement du secteur privé dans les pays les plus pauvres, en particulier dans les situations de fragilité.

Ces fonds aideront aussi les pays à consolider leurs institutions, à mobiliser les ressources nécessaires pour fournir des services et à encourager la reddition de comptes.

Au total,48 pays se sont engagés à contribuer à l’IDA. D’autres devraient faire de même à court terme et le Groupe de la Banque mondiale continue de financer l’IDA sur ses propres ressources.

« L’un des pouvoirs extraordinaires de l’IDA, c’est sa capacité à rassembler des pays divers pour qu’ils aident les plus pauvres. Cette reconstitution des ressources de l’IDA nous fait tout particulièrement prendre conscience du caractère véritablement mondial de cette coalition »,souligne Axelvan Trotsenburg.

Au total, 75 pays à faible revenu remplissent les conditions pour bénéficier de l’enveloppe de financement d’IDA-18.


* L’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960, accorde des dons et des crédits sans intérêts aux pays les plus pauvres du monde afin de les aider à mettre en œuvre des projets et des programmes qui stimulent la croissance économique, contribuent à la réduction de la pauvreté et améliorent les conditions de vie des plus démunis. L’IDA soutient toutes sortes d’activités de développement, comme l’enseignement primaire, les services de santé de base, l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement, la protection de l’environnement, l’agriculture, l’amélioration du climat des affaires, l’infrastructure et les réformes institutionnelles. Ces projets ouvrent la voie vers l’égalité, la croissance économique, la création d’emplois, le relèvement des revenus et l’amélioration des conditions de vie. L’IDA collabore, au niveau de chaque pays ou à l’échelle mondiale, avec un large éventail de partenaires : organisations multilatérales, ministères, think tanks, organisations de la société civile engagées dans l’opérationnel ou le plaidoyer, secteur privé, fondations, etc. L’IDA est l’un des principaux bailleurs d’aide aux pays les plus pauvres du monde. Depuis sa création, elle a apporté 500 milliards de dollars (en prix constants de 2015) de financements au profit de 112 pays. Le volume annuel de ses engagements a représenté en moyenne 19 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % de ce montant environ étant destiné à l’Afrique.

L’action de l’IDA est déterminante en Afrique. Entre 2014 et 2015, les projets qu’elle a financés en République démocratique du Congo, ont permis de fournir de l’eau potable à 1,2 million de personnes. Au Nigéria, près de 56 millions d’enfants ont été vaccinés contre la polio en 2015, soit une augmentation de 98 % par rapport à 2014.

Contacts :

À Yogyakarta : Angela Gentile, (202) 621-4955, agentile@worldbank.org
À Washington : David Theis, (202) 458-8626, theis@worldbank.org
Service audiovisuel : Huma Imtiaz, (202) 473-2409, himtiaz@worldbankgroup.org

Pour en savoir plus, rendez-vous sur : http://ida.banquemondiale.org/
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Lutte contre la pratique des Mutilations génitales féminines à Damesma : Des journalistes au contact de la réalité

Le secrétariat permanant du Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision de concert avec le Fonds des nations Unies pour la population organise du 14 au 17 décembre 2016, une sortie de terrain avec des hommes de médias dans la région du centre-nord (Kaya). Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des activités du programme conjoint mutilation génitale féminine (MGF) UNFPA-UNICEF.

 
Lutte contre la pratique des Mutilations génitales féminines à Damesma : Des journalistes au contact de la réalité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les objectifs poursuivis par cette sortie sont entre autres de réactiver l’intérêt de l’opinion publique sur les MGF, constater les changements comportementaux face aux MGF dans le Centre-nord. Dans le village de Damesma située à une quinzaine de kilomètres de Kaya, les journalistes ont pu toucher du doigt l’état d’avancement de la lutte contre la pratique de l’excision. Le constat a été encourageant. Après les salutations d’usage, le Nabdogo-Naaba a reconnu que les mutilations constituent une grave violation des droits de l’enfant. En effet, au nom des pesanteurs socioculturelles, elles subissent dans le silence le rituel du rasoir ou le couteau. Les conséquences pour leur santé sont dramatiques.

Il s’agit, selon lui, des douleurs lors des rapports intimes, la fistule de même que des complications lors de l’accouchement. L’hémorragie et la chéloïde ne sont pas en reste. Qu’à cela ne tienne, la pratique des MGF semble être un lointain souvenir à Damesma. « Nous sommes heureux du résultat auquel nous sommes parvenus aujourd’hui », se réjouit M. Ouédraogo qui rassure qu’elle n’est plus pratiquée chez-eux. Mais ce résultat probant, ils les doivent en partie aux acteurs qui œuvrent jour et nuit pour combattre ces traditions néfastes. Au nom des habitants du village et en son nom propre, il leur a adressé ses sincères remerciements.

La conversion des exciseuses

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les journalistes ont également discuté en aparté avec une fille qui a subi l’excision et avec des anciennes exciseuses dont Salimata Santi. Cette ressortissante de raibila-mossé, nous raconte à cœur ouvert le nombre de filles qu’elle a excisées, les leçons tirées, ainsi que de sa reconversion. « J’ai excisé au moins 10 filles », nous a-t-elle dit. Un nombre à prendre avec des pincettes quand on sait qu’elle s’adonne à cette pratique depuis belle lurette. Par ailleurs, elle a assuré avoir appris de ses erreurs. « Au fil des années, j’ai pu constater les conséquences de cette pratique pour la santé des filles. Voilà pourquoi, j’ai décidé de déposer à jamais mon couteau », a-t-elle affirmé avec énergie. Désormais, elle consacre son temps avec neuf autres, à sensibiliser les femmes sur les méfaits de la mutilation génitale féminine.

« Nous avons enregistré six cas de séquelles dont une réparée. Il s’agit d’une fille nouvellement mariée qui est victime d’un accolement prolongé et il n’y a pas de possibilité de rapport sexuel », a de son côté déclaré l’acteur terrain de l’Association pour le développement intégré du Burkina Faso, Issouf Ouédraogo. En effet, cette association intervient depuis plus de quatre ans dans trois communes du Sanmatenga à savoir Kaya, Ziga et Korsimoro. Elle bénéficie de l’appui du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) par le biais de la direction provinciale de l’action sociale. « Nous sommes en train d’aller au terme de la pratique de l’excision et si ça continue comme ça, je crois que ça sera un abandon définitif et durable », a-t-il souligné.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

08:55 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Abandon du mariage d’enfants et des mutilations génitales féminines : Les communautés de la province du Yagha s’engagent publiquement

Sebba, chef-lieu de la province du Yagha a été le centre d’une déclaration publique d’abandon du mariage d’enfants et des mutilations génitales féminines/excision (MGF/E), le mercredi 14 décembre 2016. Organisée par l’ONG Mwangaza Action à travers son projet Sukaku, cette cérémonie, présidée par le Préfet du département de Sebba, a connu la participation des différentes communautés.

 
Abandon du mariage d’enfants et des mutilations génitales féminines : Les communautés de la province du Yagha s’engagent publiquement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après les provinces de l’Oudalan et du Séno, celle du Yagha dans la région du Sahel a connu sa déclaration publique. Des responsables administratifs, religieux et coutumiers se sont mobilisés pour l’occasion. Les communautés des 30 villages de la province ont effectué le déplacement pour sceller le pacte. Le pacte d’abandon des pratiques aux antipodes des droits de l’enfant et de la déclaration universelle des droits de l’homme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Financé par le Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF), le projet « Construction de consensus social en faveur de l’élimination du mariage d’enfants et de l’excision dans la région du Sahel : Sukaku », a pour objectif de contribuer à la promotion et à la protection des droits de l’enfant. A l’image de Assetou Sow, jeune fille de moins de quinze ans qui a déclamé un poème caricaturant les dangers de cette pratique, le porte-parole des communautés, Hamidou Mahamadou, a condamné ces pratiques. Tout comme l’Imam de la ville de Sebba, Amadou Nouredini, il s’est engagé à lutter pour l’abandon du mariage d’enfants et des MGF/E dans la province du Yagha.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est au nom du bureau de la coordination et de l’ensemble du personnel de l’ONG que Brigitte Yameogo, Chargée de programme pour le projet Sukaku (enfance, en Fulfuldé), a remercié les autorités et les participants à cette cérémonie. Pour elle, plusieurs stratégies sont développées pour atteindre les objectifs du projet. Il s’agit de la mise en place des espaces sûrs pour adolescentes et adolescents, où elles/ils peuvent se réunir périodiquement, échanger et obtenir des soutiens mutuels ou des informations sur diverses thématiques en rapport avec leurs droits.

Il s’agit aussi de faire un plaidoyer à l’endroit des décideurs communautaires (coutumières et religieuses) pour une évolution des normes sociales et pour plus d’actions en faveur de l’abandon du mariage des enfants et des MGF/E. « Le fait de prendre publiquement position est un acte courageux mais aussi responsabilisant », confie la chargée de programme. Parce que dans les villages concernés, la masse critique de personnes atteintes doit travailler afin que l’ensemble de la communauté soit convaincue de cette nécessité d’abandonner le mariage d’enfants et l’excision.

Une baisse de 22,7% en 14 ans

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grâce aux multiples actions conjuguées de sensibilisation entreprises depuis plusieurs années par le gouvernement, le Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision, la société civile, ainsi que les partenaires au développement, la tendance est à la baisse en ce qui concerne l’excision. De 36% en 1996 chez les filles de 0 à 10 ans, la prévalence a baissé et était à 13,3% en 2010 chez les filles de 0 à 14 ans.

Selon le Préfet du département de Sebba, Félix Ouédraogo, représentant le Haut-commissaire, cette baisse est la preuve que le changement est bien possible et réalisable. Et pour venir à bout de ce fléau, il ne faut pas baisser les bras en se contentant de ces résultats. Pour lui, « nous devons maintenir le cap par le renforcement des actions engagées contre les MGF/E, afin de réaliser dans un avenir proche, la tolérance zéro » lance-t-il aux communautés.

Pour ce qui est du mariage des enfants, le taux national est ahurissant. Environ 51,9% des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans. Ce taux au niveau de la région du Sahel est plus élevé avec 87,1%. Que ce soit chez les garçons (16,9%) comme chez les filles (66,7%). Selon une étude commanditée par l’UNICEF en 2015, 20% d’enfants se marient avant l’âge de 15 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De 2011 à 2015, 36 cas ont été signalés auprès des services de l’action sociale de la province du Yagha. Et l’âge des filles variait entre 11 et 16 ans. Pour Félix Ouédraogo, ces chiffres interpellent tout le monde. « Aucun enfant ne devrait être privé de son enfance, de son éducation, de sa santé et de ses aspirations », confie-t-il. Tout en félicitant Mwangaza Action pour son combat, le Préfet a invité les communautés à s’engager franchement.

Cet appel n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. L’Imam de Sebba qui s’est engagé à véhiculer le bon message a procédé à la remise de registres d’enregistrement pour les mariages à ses pairs.

Depuis le 8 décembre 2016 et ce jusqu’au 23, des communautés de 142 villages de la région du Sahel prendront publiquement des résolutions sociales positives. Ces cérémonies de déclaration publique regrouperont les représentants des communautés qui s’engagent, des membres des 4 comités de suivi du projet des 4 provinces, des autorités administratives, des services techniques de la région du Sahel et des fonctionnaires de l’UNICEF entre autres.

Marcus Kouaman
Lefaso.net

08:49 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.12.14

L’UNICEF célèbre 70 ans de travail inlassable en faveur des enfants les plus vulnérables du monde

À l’occasion de son 70ème anniversaire, l’UNICEF célèbre les réels progrès accomplis pour les enfants de la planète, tout en renouvelant son appel à aider les millions d’enfants dont la vie et l’avenir sont menacés par un conflit, une crise, la pauvreté, l’inégalité et la discrimination.

 
L’UNICEF célèbre 70 ans de travail inlassable en faveur des enfants les plus vulnérables du monde

 

 

 

 

 

 

 

« L’UNICEF a été fondé après la Seconde Guerre mondiale pour venir en aide et donner de l’espoir à tous les enfants en danger ou en détresse, sans tenir compte d’où ils vivaient ou du rôle que leur pays avait joué pendant la guerre. Notre mission est tout aussi pressante et universelle aujourd’hui », a déclaré Anthony Lake, Directeur général de l’UNICEF. « Face aux immenses besoins de tant d’enfants aux quatre coins de la planète, nous renouvelons notre engagement à obtenir des résultats pour chaque enfant. »

L’UNICEF a été créé par l’Assemblée générale des Nations Unies pour venir en aide aux enfants de l’Europe d’après-guerre, de la Chine et du Moyen-Orient. Entièrement financé par les contributions volontaires de gouvernements, de la société civile, du secteur privé et de citoyens engagés, il a rapidement élargi sa portée et, dès 1955, œuvrait pour les enfants de plus de 90 pays.

Aujourd’hui, l’UNICEF est la plus grande organisation dédiée aux enfants dans le monde. De concert avec ses partenaires, il œuvre dans 190 pays et territoires grâce aux efforts conjugués de quelque 13 000 employés nationaux et internationaux.

Le travail inlassable de l’UNICEF dans les régions les plus difficiles au monde a rendu possibles des progrès remarquables pour les enfants au cours des dernières décennies. Le nombre d’enfants mourant avant l’âge de 5 ans a été réduit de plus de la moitié en 25 ans. Des centaines de millions de jeunes sont sortis de la pauvreté. Le taux de non-scolarisation parmi les enfants en âge d’aller à l’école primaire a baissé de plus de 40 % depuis 1990.

· Dans les années 1940, l’UNICEF a fourni une aide nutritionnelle d’urgence, notamment sous forme de lait, aux enfants d’une Europe dévastée par la guerre. En 2015, l’organisme et ses partenaires ont traité 2,9 millions d’enfants atteints de malnutrition aiguë sévère dans le monde.

· Dans les années 1950, l’UNICEF a mené ses premières campagnes de vaccination contre la tuberculose et le pian. En 2015, l’organisme a distribué 2,8 milliards de vaccins et a contribué, avec ses partenaires, à la protection de 45 % des enfants de moins de 5 ans contre des maladies mortelles partout dans le monde.

· En 1953, l’UNICEF a lancé ses premiers programmes dans le domaine de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène. Entre 1990 et 2015, 2,6 millions de personnes ont eu accès à des sources d’eau potable améliorées et 2,1 milliards ont pu utiliser des installations sanitaires améliorées.

· En 1961, l’UNICEF a ajouté l’éducation à son éventail de programmes. En 2015, l’UNICEF et ses partenaires ont aidé 7,5 millions d’enfants âgés de 3 à 18 ans à accéder à une éducation de base, formelle ou non formelle.

· En 1989, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Convention relative aux droits de l’enfant, qui spécifie que tous les enfants doivent être enregistrés dès la naissance pour établir leur identité juridique et assurer le respect de leurs droits. En 2015, l’UNICEF a contribué à l’enregistrement de plus de 9,7 millions de naissances dans 54 pays.

· En 1998, l’UNICEF a fondé, en collaboration avec d’autres organismes, le partenariat Faire reculer le paludisme (Roll Back Malaria) afin de contribuer au traitement de la malaria et à la recherche dans ce domaine et de renforcer les mesures de prévention, telles que la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée. En 2015, l’UNICEF en a fourni 22,3 millions pour protéger les enfants et leurs familles dans 30 pays.

· Depuis sa fondation, l’UNICEF a répondu à des milliers d’urgences humanitaires affectant les enfants. En 2015, l’UNICEF et ses partenaires ont vacciné 11,3 millions d’enfants contre la rougeole dans des pays en crise, permis à 4 millions d’enfants en situation d’urgence d’obtenir une éducation de base formelle ou non formelle, et fourni un appui psychosocial à 2 millions d’enfants aux prises avec des conflits ou des catastrophes naturelles.

Malgré ces progrès impressionnants, des millions d’enfants sont toujours laissés pour compte parce qu’ils sont pauvres ou difficiles à atteindre, mais aussi à cause de leur sexe, race, religion, groupe ethnique ou handicap. Près de 250 millions d’enfants grandissent dans un pays en conflit et quelque 50 millions ont été déracinés.

« La vision de l’UNICEF pour les 70 ans à venir consiste en un monde dans lequel son travail est superflu, un monde où chaque enfant est en bonne santé, en sécurité, instruit, soigné et protégé... et où tous les enfants atteignent leur plein potentiel », a ajouté Anthony Lake. « C’est ainsi que nous devons agir, si nous voulons assurer un avenir meilleur à tous. »


À propos de l’UNICEF

L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient.

Pour plus d’informations sur l’UNICEF et son travail http://www.unicef.org/french

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Education : L’APEE sensibilise les parents à la prise en charge des enfants souffrant de handicap mental

L’Association des parents et amis d’enfants encéphalopathes (APEE) a organisé ce samedi 10 décembre 2016 une rencontre de sensibilisation des parents d’élèves sur le thème « Promouvoir un climat de tolérance, d’entraide, de compréhension au regard des droits de tout enfant handicapé en général et des enfants déficients intellectuels en particulier » Une séance de sensibilisation qui a réuni de nombreux parents d’élèves et élèves de l’Institut APEE.

 
Education : L’APEE sensibilise les parents à la prise en charge des enfants souffrant de handicap mental

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils étaient nombreux les parents qui ont répondu à l’appel de l’Association des parents et amis d’enfants encéphalopathes (APEE) pour suivre la conférence de sensibilisation organisé à leur intention. S’occupant d’enfants dits « normaux » et d’enfants souffrant d’une déficience intellectuelle, l’APEE promeut l’inclusion dans l’éducation des enfants.

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Mme Yameogo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En raison de leur difficulté d’apprentissage, les enfants souffrant de déficience mentale sont la plupart du temps rejetés par leurs parents, leurs camarades et la société en général. Ils ont ainsi moins de chance d’aller à l’école, mais aussi de s’épanouir en société. A en croire Mme Isabelle Yaméogo, directrice de l’Institut de l’APEE, c’est en vue de permettre aux parents et autres élèves de comprendre que les enfants souffrant de handicap mental ont les mêmes droits que les enfants dits « normaux », que l’APEE a jugé utile d’organiser cette conférence de sensibilisation des parents d’élèves.

Le conférencier Rasmané Diallo est inspecteur de l’enseignement du premier degré en service à la direction de la promotion de l’éducation inclusive des filles et du genre au MENA.

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Diallo Rasmané

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au cours de la conférence, M. Diallo a souligné que plusieurs textes de lois protègent les enfants en situation de handicap. Il a également relevé qu’au Burkina Faso, l’éducation des enfants handicapés est assurée essentiellement par des ONG, que l’Etat appuie.

Puis il est revenu sur le rôle que peut jouer chaque acteur, que ce soit les parents, les élèves et les enseignants pour le bien-être des enfants souffrant de déficience intellectuelle.

Ainsi, en ce qui concerne les élèves, M. Diallo leur demande de s’entraider. Il conseille aux enfants dits « normaux » d’apporter de l’aide à leurs camarades souffrant de déficience afin qu’ils comprennent mieux ce qu’ils apprennent en classe. C’est ce qui est appelé « L’éducation par les pairs ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quant aux parents, il leur rappelle que la déficience mentale n’est pas contagieuse et ne doit pas empêcher un enfant d’aller à l’école. Il leur demande donc de sensibiliser les autres parents à envoyer leurs enfants à l’école. Comme il le souligne « Il faut qu’il y ait un changement de mentalité pour qu’on accepte que le handicap n’est pas une fatalité, ça peut arriver à tout le monde. C’est donc une occasion pour eux d’aller expliquer aux autres parents d’accepter que ces enfants soient traités comme les autres. »

Aux enseignants, le conférencier leur demande de la tolérance, de la flexibilité et de la compréhension à l‘égard des enfants déficients mentaux et l’acceptation de leur handicap afin de les mettre sur le même pied que les autres.

La directrice de l’APEE quant à elle rappelé « Que tant que le milieu dans lequel vit l’enfant déficient mental ne va pas l’accepter dans sa différence, la prise en charge est vouée à l’échec. » Il convient donc que l’entourage de l’enfant déficient mental soit tolérant à son égard et l’accompagne au quotidien, sans pour autant être « trop protecteur ».

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Mme Zagré

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour Mme Oumou Zagré, chef de la circonscription de l’éducation de base de Ouaga 7, présente à la conférence de sensibilisation « C’est une bonne initiative de la part de l’APEE. L’éducation des enfants de façon générale est l’affaire de tout le monde, en particulier l’éducation des enfants en situation de handicap. Pour que ceux-ci puissent s’insérer dans la vie sociale, il faut qu’ils vivent dans un environnement où on les comprend, où les aide et où on les accompagne. »

En rappel l’APEE a été créé en 1988. L’Institut (école) de l’APEE a quant à lui été ouvert en 1991 avec une quinzaine d’enfants souffrant de déficience mentale. A ce jour l’Institut compte 503 élèves dont 172 enfants ayant un handicap mental.

La conférence de sensibilisation a aussi été l’occasion pour la directrice de remercier la Fondation Liliane et l’Etat qui apportent un soutien à l’APEE.

Justine Bonkoungou (Satgiaire)
Lefaso.net

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Violences basées sur le Genre : Le Programme alimentaire mondial mène la lutte

Lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles. Telle est la mission que s’est assignée le Programme alimentaire mondial (PAM)-Burkina Faso. Pour marquer cette lutte, il a organisé du 25 novembre au 9 décembre 2016, une campagne dénommé « 16 Jours d’activisme contre les violences basées sur le genre ».

       
Violences basées sur le Genre : Le Programme alimentaire mondial mène la lutte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’instar des autres bureaux pays, PAM-Burkina entend associer sa voix à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. En réunissant les partenaires et le personnel de Ouagadougou et des sous-bureaux de Fada et de Dori pour cette activité, il s’agissait d’attirer l’attention des uns et des autres sur la nécessité de défendre les droits des femmes. « Organisez le monde, levez des fonds pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles », tel est le thème retenu pour la célébration des 16 jours d’activisme organisé dans le cadre de la campagne UNITE du secrétaire général des Nations Unies pour mettre fin à la violence à l’égard de l’autre moitié du ciel.

Une situation criarde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La situation de la violation des droits des femmes et des filles dans le monde est préoccupante. Une femme sur deux est victime de violence au cours de sa vie. Une fille mineure est mariée de force toutes les deux secondes. Plus grave, 5000 femmes sont victimes de crimes d’horreur dans le monde chaque année. 1,36 millions de femmes et de filles sont victimes d’exploitation sexuelle et de plus de 125 millions vivent avec les séquelles de mutilations génitales. Pour le PAM, l’élimination de ces violences est plus qu’un impératif et a besoin du concours de tous. « Certes ce combat ne date pas d’aujourd’hui mais face à cette violence, il n’y a pas d’autre réponse que la mobilisation générale. J’ose espérer que cette mobilisation va se concrétiser davantage dans les jours et les années à venir », a souhaité Aurore Rusiga, directrice adjointe de PAM-Burkina.

Des activités pendant 16 jours

La célébration de cette année a concerné beaucoup plus le personnel et les partenaires de PAM-Burkina. « Ces 16 jours ont été un moment de réflexion pour tout un chacun afin d’apporter à travers nos projets notre contribution à la lutte contre ces violences. A titre d’exemple, je citerai les femmes du Sahel qui ont atteint un niveau d’autonomie qui leur permet de subvenir aux besoins de leurs familles et retrouver leur dignité », a-t-elle ajouté. Des concours et des activités de sensibilisation ont été menées à Ouagadougou, Fada N’gourma et Dori auprès de partenaires techniques et financiers mais aussi des élèves et petits producteurs participant aux projets mis en œuvre par le PAM. 

Les partenaires s’engagent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présents à la clôture de la campagne, les représentants de certains partenaires ont eu des mots gentils à l’endroit de PAM. « J’ai une appréciation positive de la cérémonie. J’en profite pour féliciter le PAM qui donne ainsi un exemple à tout le système des Nations unies au Burkina afin qu’on puisse aller de l’avant dans la lutte contre les violences basées sur le genre. J’ai été vraiment édifié et cela nous donne encore du punch pour nous qui sommes impliqués dans le cadre de concertation genre de faire un peu plus au profit des femmes, de nos enfants », a indiqué Souleymane Zan, représentant l’Organisation mondiale de la Santé.

Pour les années à venir, PAM-Burkina souhaite avoir le soutien de ses partenaires pour un plus grand impact de l’activité. « Comme perspective, nous voulons faire la campagne et planifier. Car une vision sans plan d’actions restera un rêve. Nous voulons pour cela avoir tous les partenaires avec nous pour planifier la lutte », a ajouté Aurore Rusiga. Cet appel est déjà entendu par le Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation qui s’engage à appuyer le PAM. « Nous souhaitons donc que l’initiative puisse être appuyée. En ce qui nous concerne, nous du MENA, le PAM peut être rassuré, il aura notre soutien et notre appui », a rassuré Roger Ilboudo, directeur de l’allocation des moyens spécifiques aux structures éducatives (DAMSE).

Jacques Théodore Balima
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2016.12.06

Haute cour de justice : Les membres renforcent leurs capacités, en attendant l’ouverture des procès

Les membres de la Haute cour de justice renforcent leurs capacités sur le fonctionnement des organes de leur institution. Ainsi, les 1er et 02 décembre 2016, un atelier de formation organisé à cet effet a permis aux juges parlementaires et aux magistrats membres de ladite cour de s’approprier ou se rappeler quelques principes autour des procédures. Ce, avant l’ouverture des procès très attendus sur les crimes économiques et de sang dont l’ancien président Blaise Compaoré et des membres de son dernier gouvernement sont accusés.

 
Haute cour de justice : Les membres renforcent leurs capacités, en attendant l’ouverture des procès

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les membres de la Haute cour de justice veulent être à la hauteur des attentes du peuple. Et, de ce fait, ils s’y préparent activement, à la veille de l’ouverture des procès sur les crimes économiques et les crimes de sang dont les membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré sont accusés. « La Haute cour de justice est très attendue.

C’est pourquoi, par rapport à l’état d’évolution de dossiers, par rapport à l’état de maturation des dossiers sur lesquels le procureur général, le parquet s’est prononcé, nous nous préparons. Nous préparons les juges, surtout les juges parlementaires à pouvoir s’approprier d’un certain nombre de principes », a précisé d’entrée le président de la Haute cour de justice, Mathieu B. Ouédraogo.

Pour être à la hauteur de ces attentes, les membres de cette institution judiciaire hautement politique ont voulu mieux s’imprégner des principes, procédures et rôles des différents organes. Toute chose qui devrait leur permettre de dire le droit dans toute sa rigueur, « sans pression ni économique, ni politique, ni de qui que ce soit, au nom du peuple pour la paix sociale, pour la cohésion sociale », comme annoncé lors de la prestation de serment des membres de cette juridiction. Car, reconnait Mathieu Ouédraogo, « la soif de justice a été l’une des revendications majeures » ayant conduit à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 qui a fait une trentaine de morts. « Nous ne devons pas tergiverser sur cette question », a-t-il martelé.

La chambre de jugement attend toujours d’être saisie

Au cours de cet atelier de formation, les membres de la haute cour de justice ont passé en revue le rôle du parquet, le rôle de la commission d’instruction, et le rôle de la chambre de jugement. Faut-il le rappeler, la Haute cour de justice est composée de ces trois organes sus-cités. Cette juridiction est composée de neuf juges dont six députés et trois magistrats. Et, elle sera appelée, dans les prochains jours, à ouvrir des procès sur les crimes économiques, sur les crimes de sang que notre pays a connus ces dernières années et qui impliquent d’anciens ministres ou l’ancien chef d’Etat Blaise Compaoré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« C’est un procès qui est attendu parce que nous ne pouvons pas enjamber les cadavres de nos fils et de nos filles pour parler de développement de ce pays, pour parler de cohésion sociale. Il faut faire la lumière sur ces actes. Ceux qui ont tiré sur nos fils et nos filles, ceux qui ont donné l’ordre de tirer sur eux doivent répondre devant l’histoire », a lancé le président, Mathieu B. Ouédraogo.

Depuis un an, on assiste à des auditions, des incarcérations et des libérations provisoires d’anciens ministres. Au point que l’opinion publique se demande à quand la tenue de procès pour juger effectivement les ministres mis en accusations par le Conseil national de la transition, le parlement de la transition. Le procureur général, au cours d’une rencontre avec la presse avait annoncé ces procès avant la fin de l’année 2016. Mais, jusque-là, la chambre de jugement dit ne pas savoir la date précise puisque n’étant pas encore saisie.

« Nous, en tant que chambre de jugement, nous ne pouvons pas donner de date précise encore avant d’être saisi, il faut que nous soyons saisis. C’est des organes qui travaillent dans une certaine autonomie au niveau de la commission des juges comme au niveau du parquet. Nous ne sommes pas dans un attentisme, mais nous sommes dans l’attente comme vous », a expliqué Mathieu Ouédraogo.
Mais, sur les libertés provisoires, le président Ouédraogo s’est refusé à tout commentaire, estimant qu’il « n’appartient pas à la chambre de jugement de faire des commentaires sur les actes posés par la commission d’instruction ou par le parquet ».

Moussa Diallo
Lefaso.net

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L’anémie chez la femme enceinte, vue à l’hôpital St Camille par Kirakoya Madi

« L’Etude des facteurs associés à la mauvaise observance du traitement préventif de l’anémie par la prise du fer chez la femme enceinte à l’HOSCO ». C’est sous ce titre que le désormais Dr Madi Kirakoya a porté le contenu de sa thèse de Doctorat en médecine qu’il a soutenue en SDS (Sciences de la santé) à l’Université Ouaga I Pr Joseph Ki-Zerbo.

 
L’anémie chez la femme enceinte, vue à l’hôpital St Camille par Kirakoya Madi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’anémie chez la femme enceinte peut se comprendre, selon l’impétrant, comme une diminution du taux d’hémoglobine qui est inférieur à 11 g/dl (gramme/décilitre). Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), 51% des femmes enceintes étaient anémiées. Cette fréquence est plus élevée en Afrique, soit 57,1%. Au BF, l’OMS rapportait une fréquence de 58 % en 2011 et Bagagnan (auteur d’une thèse au Burkina) en 2013 retrouvait 66,90% au CHU-YO (Centre Hospitalier Universitaire Yalgado Ouédraogo).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« L’anémie chez la femme enceinte est d’étiologies diverses dont la carence en fer qui est plus marquée chez la femme enceinte du fait de l’augmentation de ses besoins et ceux du fœtus. Par ailleurs, elle pourrait avoir de nombreuses conséquences néfastes tant sur la femme que sur le fœtus ; d’où la stratégie de supplémentation en fer recommandée chez toutes les femmes enceintes par l’OMS. Plusieurs facteurs, dont l’observance du traitement, devraient contribuer à la réussite de cette stratégie. Mais, force est de constater une persistance du problème malgré cette supplémentation », situe l’étudiant Kirakoya, dont l’étude a pour but de vaincre l’anémie chez la femme enceinte liée à la carence du fer par une bonne observance du traitement.

Il s’est agi, d’une façon générale, d’étudier les facteurs associés à la mauvaise observance du traitement préventif de l’anémie par la prise de fer chez la femme enceinte à l’HOSCO (Hôpital Saint Camille de Ouagadougou) du 31 mars au 30 mai 2016.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans sa présentation, Madi Kirakoya est revenu sur la méthodologie de son étude, qui a consisté à inclure toutes les femmes enceintes ayant débuté la prise du fer à leur première consultation pré natale (CPN) et ayant un total de « oui » (un test comportant six questions dont les réponses sont soit ‘’oui’’ soit ‘’non’’ et dont l’auteur est X. Girerd) supérieur ou égal à trois et un total de « oui » inférieur ou égal à deux pour les témoins. Les données ont été recueillies sur des fiches de collecte individuelle et complétées avec les bulletins d’examen, les carnets de suivi de grossesse, les rapports d’activités mensuelles. C’en est suivi un travail d’analyse qui a abouti aux résultats, en deux mois, de 250 cas de mauvaise observance sur 809 patientes, soit une fréquence de 30,90% de mauvaise observance du traitement préventif de l’anémie par la prise du fer.

Les femmes mariées représentaient 78,80% parmi celles ayant une mauvaise observance du traitement (MOT). De ces patientes mariées, presque la totalité, soit 90,87% vivaient dans des foyers monogames. Les patientes scolarisées représentaient 62,40% des cas au cours de l’étude et parmi elles, 50,64% avaient un niveau secondaire. Près de 2/3 des patientes avaient un niveau socio-économique moyen, soit 66,40% au niveau des cas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les caractéristiques liées au fer, on note qu’au cours de l’étude, le fumarate ferreux était prescrit chez 54,40% des patientes ayant une MOT. La forme galénique du fer en comprimé et prescrite chez 46,80% des patientes ayant une MOT.
42,80% des femmes enceintes ayant une MOT ont déclaré préférer le fer en comprimé. « Et presque la totalité de nos parturientes, soit 91,20%, prenaient le fer après les repas. Les nausées suivies des vomissements étaient les effets secondaires les plus rapportés chez les femmes ayant une MOT. Par contre, près de la moitié des patientes n’ont pas notifié d’effets secondaires liés au fer », précise Madi Kirakoya.

Les vomissements et paludisme au cours de la grossesse et les effets secondaires, tels que la constipation et les vomissements, étaient retrouvés comme des facteurs associés à la mauvaise observance du traitement préventif de l’anémie par la prise du fer à l’HOSCO durant la période d’étude.

Après des démonstrations, l’étudiant a reconnu que son étude a montré des limites liées à son caractère transversal. « En effet, des biais d’observation de sélection pourraient être rencontrés. Notre étude ayant été réalisée seulement à l’Hôpital Saint Camille de Ouagadougou, nos résultats pourraient ne pas être rapportés à l’ensemble de la population burkinabè. Malgré ces limites et contraintes, nous sommes parvenus à des résultats qui, comparés à la littérature, nous ont permis de mener la discussion suivante. La fréquence de la mauvaise observance était de 30,90% dans notre étude. Ce résultat est sensiblement égal à celui de Seck au Sénégal qui rapportait 31%, mais supérieur à celui rapporté par Bekele en Ethiopie qui était de 20,40%.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette différence pourrait s’expliquer par notre méthode d‘étude d’une part et le niveau de sensibilisation qui pourrait être plus faible dans notre contexte. L’âge, l’occupation professionnelle, le statut matrimonial, le niveau socioéconomique n’ont pas été retrouvés comme des facteurs de mauvaise observance du traitement préventif de l’anémie chez la femme enceinte par la prise de fer dans notre étude. Ces données sont différentes de certaines retrouvées dans la littérature », illustre Dr Kirakoya. Ainsi, poursuit-il, Bagagnan au Burkina retrouvait, contrairement à l’âge, l’occupation professionnelle et le niveau d’instruction comme des facteurs influençant l’observance du traitement.

En conclusion, Madi Kirakoya note que la stratégie de la supplémentation en fer chez les femmes enceintes reste toujours un problème pour la lutte contre l’anémie chez la femme enceinte par la prise du fer. La bonne observance du traitement devrait permettre de venir à bout de ce problème, mais l’étude a permis de constater une fréquence toujours élevée de la mauvaise observance du traitement préventif de l’anémie par la prise du fer. Aussi, elle a permis de retrouver les grossesses non planifiées, la géophagie et la pathologie au cours de la grossesse et les effets indésirables liés au fer comme facteurs de mauvaise observance. D’où la nécessité d’insister sur l’éducation sanitaire et sensibiliser les femmes en âge de procréer pour renforcer et pour une bonne adhésion au traitement préventif de l’anémie par la prise du fer afin de vaincre l’anémie chez la femme enceinte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dr Kirakoya suggère donc la mise en place et le renforcement de partenariat public-privé afin de rendre disponible le fer gratuitement dans les structures privées de santé. Tout comme la mise à contribution des associations féminines pour une sensibilisation de proximité, le renforcement des séances d’éducation sanitaires sur la prophylaxie anti-anémique. Aux femmes enceintes, consulter en cas d’effets indésirables pour un changement probable du produit, effectuer régulièrement les consultations pré natales. A la communauté (les conjoints surtout), il suggère d’accompagner les femmes enceintes dans le suivi de leurs grossesses et faciliter l’éducation des filles.
La thèse, dirigée par Pr Jean Lankoandé, Pr titulaire en gynécologie et obstétrique à l’UFR/SDS (Unité de formation et de recherche en science de la santé (UFR/SDS) a eu pour co-directeur, Dr D. Paul Kain, assistant en gynécologie et obstétrique à l’UFR/SDS.

En plus du directeur de thèse, le jury était composé de Pr Ali Ouédraogo (Pr titulaire en gynécologie et obstétrique à l’UFR/SDS, président du jury), Dr Issa Ouédraogo, chef du service de gynécologie-obstétrique du CHR (Centre Hospitalier Régional) de Ouahigouya, assistant en gynécologie-obstétrique à l’UFR/SDS et Dr Emile W. Ouédraogo, pharmacien clinicien en service au centre national de vigilance des produits de santé à la DGPML (Direction générale de la pharmacie, du médicament et des laboratoires).

Le jury a, après avoir fait des observations dans la forme et dans le fond, salué l’actualité du thème et sa pertinence, car l’anémie reste, selon lui, un problème du fait de la pauvreté (on ne mange pas bien).

Aux termes de l’exercice, le jury a déclaré la thèse digne de la « mention très honorable » avec ses félicitations. Dr Madi Kirakoya rejoint ainsi ses devanciers pour apporter sa contribution dans un domaine crucial et plein de défis : la santé.

Oumar L. OUEDRAOGO
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2 milliards de F CFA de l’OIM pour freiner l’émigration au Burkina

2 milliards de F CFA de l’OIM pour freiner l’émigration au Burkina
© DR / Autre Presse
 
2 milliards de F CFA de l’OIM pour freiner l’émigration au Burkina
 
L’Organisation internationale pour la migration (OIM) vient d’octroyer un financement de 2 milliards de F CFA en vue de lutter contre l’émigration au Burkina, a appris APA samedi, auprès du ministère des affaires étrangères.

Cet appui obtenu par le biais de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), vise à financer le Projet de renforcement de l’employabilité et de l’entreprenariat des jeunes pour réduire les risques de migration irrégulière dans la région du Centre-Est : Burkina Faso (JEM-Centre-Est)».

L’objectif de l’OIM, est de réduire le taux de migration irrégulière au Burkina Faso.
Ledit projet va concerner 750 jeunes dont 40 % de femmes sur une période de trois ans.
Le choix de la région du Centre-Est pour abriter le projet s’explique par le fait qu’elle a un taux élevé d’émigration, selon les statistiques.
79 % des migrants de retour volontaire de la Libye, en fin décembre 2015, sont originaires de cette région.
Aussi, le projet devrait favoriser la formation professionnelle, la création d’emploi et l’accompagnement des jeunes de la région du Centre-Est, y compris les couches vulnérables comme les femmes et les personnes vivant avec un handicap.
TT/of/APA

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2016.12.04

L'OIM soutient les jeunes Burkinabè contre les risques de migration

 
Jean-Claude Bouda - Ministre de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle
© DR / Autre Presse
 
Jean-Claude Bouda - Ministre de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle
 
L'Organisation internationale pour la migration (OIM) en collaboration avec l'Italie et la Belgique a financé un programme de plus de 2 milliards de FCFA dans le cadre du renforcement de l'employabilité dans la région du centre-est du Burkina Faso, en vue de réduire les risques de migrations.

Selon le ministère burkinabè en charge de la jeunesse et de la formation professionnelle, près de 750 jeunes bénéficieront de ce programme intitulé "Projet de renforcement de l'employabilité et de l'entreprenariat des jeunes pour réduire les risques de migrations dans la région du centre-est", où le taux de migration est particulièrement dense.

Concrètement, il s'agira de former près de 750 jeunes (dont 4% de femmes) en entreprenariat. Par la suite, leurs projets de création de petites entreprises seront financés à hauteur de 2 millions par bénéficiaire, a expliqué le ministère dans une note d'information.

Au Burkina Faso où 40% des 18 millions d'habitants vivent en-dessous du seuil de la pauvreté, 10% de la population la plus riche détient environ un tiers (30%) de la richesse nationale, avait déploré, en juin dernier, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba.

Aussi de "fortes disparités" subsistent entre les centres urbains et les zones rurales dans lesquelles vivent environ 72% de la population burkinabè contre 61% au niveau de l'UEMOA et 63% en Afrique.

Dans ce pays sahélien d'Afrique de l'Ouest, les conditions de vie précaires dans les zones rurales et les fortes inégalités avec les centres urbains se traduisent par une migration des campagnes et villages vers les principales villes.

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