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2017.03.20

Exclusion sociale: la première dame du Faso promet de se battre pour que chacun comprenne le tort fait aux femmes

La première dame du Faso, Sika Bella Kaboré, a promis à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme, le 8 mars, de se battre pour bannir l’exclusion sociale des femmes qui perdure de son avis.

La première dame du Faso a promis de se battre pour bannir ce phénomène qui perdure
La première dame du Faso a promis de se battre pour bannir ce phénomène qui perdure

«Mon engagement aujourd’hui, est de contribuer aux cotés du ministère de la Femme à mettre tout en œuvre afin que chacun d’entre nous puisse comprendre le tort que nous faisons ainsi a nos mamans, sœurs et filles en faisant perdurer cette pratique», a promis Sika Bella Kaboré qui a estimé que l’exclusion sociale des femmes est très néfaste pour la promotion des femmes burkinabè.

De son avis, quand on parle d’exclusion des femmes au Burkina, «chacun de nous pense immédiatement aux femmes bannies de leur communauté et que nous avons l’habitude de surnommer femmes mangeuses d’âme, femmes sorcières». Cette pratique traditionnelle qualifiée de «féodale» par Mme Kaboré doit cesser. Et pour y arriver, elle a estimé qu’il faut que chacun y mette du sien.

Le défilé des femmes
Le défilé des femmes

L’exclusion sociale des femmes, a soutenu la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Laure Zongo, est sans conteste l’une des pires formes de violences faites aux femmes et aux filles. «Chaque année, dans différentes localités du pays, des personnes âgées, majoritairement des femmes, sont chassées de leurs foyers ou de leurs familles et bannies de leur communauté pour allégations de sorcellerie après avoir subi des traitements inhumains et dégradants, notamment les sévices corporels, les injures graves, la lapidation et l’incendie de leurs habitations», a-t-elle déploré.

Le représentant des parrains, Moïse Napon
Le représentant des parrains, Dr. Moïse Napon

La preuve, en décembre 2016, 926 personnes pour la plupart des femmes exclues sociales ont été enregistrées dans 13 centres d’accueil et cours de solidarité et seulement 61 sont retournées en familles. Face à cette situation «où les droits humains les plus fondamentaux sont bafoués et la dignité humaine sérieusement remise en cause», la ministre Zongo a estimé que la responsabilité de toutes les parties prenantes est engagée dans la lutte contre ce phénomène.

Le représentant des parrains, Dr Moise Napon, président du Conseil économique et social a pour sa part rassuré de l’engagement des parrains à continuer la lutte contre les violences a l’égard des femmes afin qu’elles puissent être des actrices dynamiques du développement de notre pays. «Je lance un vibrant appel a tous et a toutes afin que main dans la main, nous puissions mutualiser nos efforts pour bâtir un Burkina Faso de paix et de cohésion sociale», a-t-il souhaité.

Au-delà de son aspect festif, le ministre de la Femme a rappelé que cette journée constitue  une opportunité pour les femmes de jeter un regard sur les acquis enregistrés en matière de promotion et de protection des droits de la femme et de proposer des stratégies novatrices pour l’atteinte de résultats meilleurs.

Madina Belemviré

 

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Les souffrances des enfants de parents divorcés

A l’heure de la banalisation du divorce, la souffrance des enfants est souvent oubliée. Pourtant les enfants «victimes» d’une rupture parentale vivent des moments très difficiles. Comment alors s’y prendre pour leur éviter le séisme du divorce.

IL faut éviter aux enfants certaines souffrances et traumatisme liés au divorce
Il faut éviter aux enfants certaines souffrances et traumatismes liés au divorce

Toute séparation de parents mariés a des effets à court ou long terme sur la personnalité des enfants. Habituellement, ils ont peur que tout s’écroule du jour au lendemain. Peur d’être abandonnés ou de souffrir de dépression, peur de manquer de confiance. Malheureusement, c’est un tabou de dire que les enfants souffrent énormément du divorce de leurs parents. En effet, tout le monde défend la thèse selon laquelle «si les parents vont bien, les enfants vont bien». Tenir un autre discours est culpabilisant. La société ne s’efforce-t-elle pas d’entretenir le mythe du « divorce heureux » malgré tout?

Les parents en situation de divorce doivent se rappeler que le séisme du divorce joue un rôle dans la réussite scolaire des enfants. Les disputes et les dénigrements de l’autre parent affectent psychologiquement l’enfant et l’empêchent de se concentrer. Comme dans la plupart des cas, les parents divorcés ne parviennent plus à communiquer, les enfants deviennent des victimes de ce conflit parental qui peut être qualifié de maltraitance psychologique. Souvent aveuglés par leur propre conflit, par leur propre souffrance qu’ils ne parviennent plus à maîtriser, les parents ne sont plus en capacité de prendre la mesure de l’impact psychologique de leurs comportements sur leurs enfants. Ainsi le conflit parental devient destructeur de part la répétitivité des messages contradictoires que peut recevoir l’enfant de la part de ses deux parents.

Il n’y a pas d’expression spécifique du mal-être d’un enfant suite à la séparation de ses parents. À court terme, on peut rencontrer des symptômes tels que les troubles du sommeil ou de l’appétit, l’inhibition, la dévalorisation, l’angoisse, la baisse des résultats scolaires, ou la diminution de la sociabilité. Ces signes manifestent une souffrance, mais ne disent pas sa nature. Les effets à long terme sont moins connus. Ils affectent partiellement la réussite scolaire, l’entrée dans la vie professionnelle, les possibilités de vivre en couple de manière durable.

Il faut bien le dire: la séparation des parents est pour l’enfant qui la vit un effondrement des repères qui étaient les siens. Dans nos pays africains où il n’y a pas de pédopsychiatres, la détresse des enfants de divorcés est plus dramatique qu’ailleurs.

Tous les enfants du monde ont besoin de protection
Tous les enfants du monde ont besoin de protection

Que faire?

Quand des parents se séparent, de quoi l’enfant a-t-il besoin? Avant tout, il lui faut garder des repères structurants, être rassuré et rester à sa juste place d’enfant. Concrètement cela signifie:

-Bien communiquer avec l’enfant. Il faut parler aux enfants des décisions qui sont prises concernant la séparation et ses modalités. La parole des parents doit être vraie et claire. Les non-dits entretiennent l’angoisse. Mais informer les enfants ne signifie pas tout leur dire, et encore moins les charger de choses qui ne sont pas de leur ressort. Les enfants n’ont pas à faire des choix qui les mettent en situation impossible: «Tu veux bien ceci ou cela?» Non, les parents doivent avoir le courage d’assumer la responsabilité de leur choix. Parfois, c’est le choix d’un seul. L’autre subit. Dans ce cas, par amour, il faut que tout soit fait pour ne pas obliger l’enfant à prendre parti. L’enfant est le fruit de ses deux parents. Prendre parti, pour lui, c’est s’amputer d’une partie de lui-même.

Maintenir une continuité dans la vie de l’enfant. Il est important de ne pas chercher à éviter la culpabilité parentale en devenant trop permissif, c’est-à-dire qu’il faut maintenir les mêmes règles et exigences. Ce n’est pas toujours facile. C’est pourtant très important et sécurisant… même si l’enfant va essayer de profiter de la situation.

-Veiller à maintenir l’enfant à sa place. Un enfant doit rester à sa juste place d’enfant, sans ambiguïté. Souvent, l’éclatement du couple entraîne un mal-être des adultes, une solitude pesante. Il est fréquent, surtout s’il n’y a pas recomposition familiale et que l’enfant est unique, que ce dernier soit mis en situation de petit homme ou petite femme de la maison. Ce n’est pas sa place.

-Ne pas instrumentaliser l’enfant. Finalement, il faut veiller à ne jamais utiliser l’enfant pour régler ses problèmes avec l’ex-conjoint. Il est important que les enfants se sentent le droit d’être bien chez chacun de leurs parents, et sache que les deux parents sont contents de cette situation. Il est primordial, pour que l’enfant garde ses repères, qu’il ait l’assurance qu’il pourra garder le lien avec ses deux parents, qu’on fera tout pour cela.

Comme on le voit, même si les divorces sont parfois inévitables, il faut protéger les enfants. Ils ne doivent pas être les victimes privilégiées des séparations. Pour cela, l’intérêt de l’enfant doit toujours primer contre toute autre considération.

Théophile MONE

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2017.03.12

LOI N° 061-2015/CNT PORTANT PREVENTION, REPRESSION ET REPARATION DES VIOLENCES A L’EGARD DES FEMMES ET DES FILLES ET PRISE EN CHARGE DES VICTIMES

                            CHAPITRE 2 : DES DÉFINITIONS DES TERMES
Article 5 :
Au sens de la présente loi, on entend par :


- violences à l’égard des femmes et des filles : tout acte de violence dirigé contre les personnes de sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes et aux filles un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles, psychologiques, morales, économiques et culturelles y compris la menace de tels actes, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée ;


- violences culturelles : toute pratique néfaste et dégradante à l’égard des femmes et des filles tirant leur justification dans les coutumes,traditions et religions ;


- violences économiques : le fait d’user de ses moyens pour ralentir ou empêcher l’épanouissement économique ou financier de toute personne ou le fait d’empêcher toute personne de jouir de ses droits socio-économiques ;

                             TELECHARGEMENT loi_061.pdf

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Violences faites aux femmes au Burkina : « Elles sont sous-estimées » (Landry Stanislas Zaongho)

A l’occasion de la commémoration du 8-Mars 2017, Burkina 24 s’est intéressé aux différentes formes de violences faites à l’égard des femmes. L’exclusion classée parmi ces formes de violences est au cœur de la 160e Journée internationale de la femme au Burkina. « Au Burkina Faso, ces violences sont mal connues et largement sous-estimées », commente Landry Stanislas Zaongho, le Chargé de Programmes à l’Association des femmes africaines face au SIDA (AFAFSI).

La violence à l’égard des femmes se manifeste sous de multiples formes y compris des formes qui sont particulières à des conditions, pays et régions données. Au Burkina Faso, la violence à l’égard des femmes, selon le Chargé de Projet « Béoog-Néré », Landry Stanislas Zaongho, revêt des aspects physique ou corporel, moral ou psychologique, sexuel, économique, institutionnel, politique, social et culturel.

« Béoog-Néré » est un projet de lutte contre les violences basées sur le genre. « Ce qui caractérise les types de violences au Burkina Faso, c’est que les violences sont mal connues et largement sous-estimées. Il n’y a pas assez de données statistiques ni beaucoup d’études sur le sujet au Burkina », explique le Responsable de la ligne verte.

Il ajoute que les formes de violences les plus répandues sont la violence familiale, la violence perpétrée par un partenaire intime, la violence sexuelle (y compris le viol), le harcèlement sexuel et la violence affective ou psychologique.

 Les responsables de violences à l’égard des femmes peuvent inclure les États et leurs agents, les membres des familles (y compris les maris), les amis, les partenaires intimes et des proches ou des étrangers.

D’autres formes répandues de violences à l’égard des femmes incluent l’exploitation sexuelle, la traite des femmes et les pratiques nuisibles, telles que les mutilations génitales féminines, le mariage forcé et le mariage précoce. Par ailleurs, s’il est vrai que l’excision permet au mari de contrôler la sexualité de son épouse, cette pratique traditionnelle peut être source d’autres formes de violences.

« Tata, une jeune femme de 28 ans, est mariée et a un enfant. Excisée à l’âge de 5 ans, elle a grandi avec cette rage au cœur pour avoir été excisée. Mariée il y a à peine 4 ans, son couple bat de l’aile. Elle ne supporte en effet pas les rapports sexuels avec son homme. Selon elle, le problème ne se situe pas au niveau de son mari.

Mais ce dernier n’arrive pas à comprendre sa femme. Avec mon mari et à cause de moi, dit-elle, on fait un rapport sexuel chaque deux semaine. Incroyable mais vrai ! Depuis qu’on s’est marié, ajoute la jeune dame, on peut compter le nombre de rapports sexuels qu’on a faits ensemble. Elle doute fort que son mari ne la trompe. Mais pas seulement !

Convaincue que son foyer est infectieux, Tata craint le pire : le tabassage, le viol, le divorce, l’exclusion… Nul ne peut lui faire croire que l’excision n’empêche pas la femme de vivre une vie sexuelle épanouie. Pour terminer, elle confie : Pas que je ne veux pas faire l’amour avec lui, mais je n’ai aucune envie ».

Des formes moins connues de violence à l’égard des femmes comprennent aussi les crimes d’honneur, le « femicide », la sélection du fœtus en fonction du sexe, l’infanticide des filles, l’exploitation économique, la violence politique, la violence perpétrée contre les femmes âgées, la violence sexuelle liée à la dot, l’agression au vitriol, le frein à la pratique de la planification familiale, etc.

Certains groupes de femmes notamment celles séropositives, les femmes migrantes et sans papiers, les femmes handicapées, les femmes détenues et les femmes victimes de conflits ou dans des situations d’urgence, sont particulièrement vulnérables à la violence et peuvent subir des formes multiples de violences en raison des effets conjugués de la discrimination et de l’exclusion socio-économique.

255 exclus sociaux accueillis au Centre Delwendé en 2015

« La valeur morale de la personne humaine : responsabilité des communautés dans la lutte contre l’exclusion sociale des femmes ». C’est le thème du 8-Mars 2017 au Burkina. Les statistiques en matière d’exclusion sociale pour faits de sorcellerie donnent un tableau plutôt sombre selon le ministère de la femme.

En septembre 2015, le centre Delwendé de Tanghin enregistrait en son sein 255 personnes victimes d’exclusion sociale dont 250 femmes, la Cour de solidarité de Paspanga à la même date abritait 82 femmes victimes d’exclusion sociale.

Au 17 décembre 2016, 926 personnes pour la plupart des femmes, victimes d’exclusion sociale, ont été enregistrées dans 13 centres d’accueil et cours de solidarité et seulement 61 sont retournées dans leurs familles respectives. Cette année, les autorités veulent placer au centre des préoccupations, l’épineuse problématique de la valorisation de l’image de la femme dans la société traditionnelle et son implication dans le développement du pays.

En guise de solutions, le Gouvernement burkinabè a pris des mesures entre autres visant à combattre ces exclusions à travers la création d’un Secrétariat d’Etat en charge de la lutte contre l’exclusion sociale, l’accompagnement des structures d’accueil de ces femmes, la sensibilisation des populations sur les dangers du phénomène.

A cela s’ajoute l’adoption de la loi n° 061-2015/CNT du 06 septembre 2015 portant prévention, répression et réparation des violences à l’égard des femmes/filles et prise en charge des victimes et celle de la loi n°024-2016/AN du 17 octobre 2016 portant protection et promotion des droits des personnes âgées. Il faut noter qu’en plus de ces mesures, des actions de changement de mentalité et de comportement sont en train d’être menées.

Noufou KINDO

  

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Burkina : Une nouvelle loi pour la protection des droits des personnes âgées

   Une nouvelle loi pour la protection des droits des personnes âgées

 

L’Assemblée nationale vient de voter une nouvelle loi sur la protection et la promotion des droits des personnes âgées ce lundi 17 octobre 2016 à Ouagadougou. L’objectif recherché par cette loi est de reconnaître les droits des personnes âgées à travers un texte spécifique afin de prendre en compte leur situation parfois précaire.

On entend par personne âgée, une personne qui a plus de 60 ans. La loi portant protection et promotion des droits des personnes âgées a été votée à l’unanimité avec 96 députés présents. Une loi  qui comprend six chapitres et 51 articles.

L’on constate parfois que pour diverses raisons, les personnes âgées ont des difficultés pour jouir effectivement des droits qui leur sont reconnus par les textes nationaux et internationaux. Elles ne jouissent pas véritablement d’une protection juridique efficace, car le cadre normatif actuel n’est pas adapté à leur situation.

 « C’est un devoir de redevabilité morale envers les personnes âgées en adoptant aujourd’hui cette loi. Cette loi va permettre l’amélioration des conditions et de la qualité de vie des personnes âgées au Burkina. Nous avons par exemple, la création d’un centre généralisé, une carte qui donne droit dans le domaine sanitaire et le transport pour les personnes agréées »,  affirme Laure Zongo/Hien, ministre en charge de la famille et de la solidarité nationale.

Pour l’opérationnalisation de la nouvelle loi, la ministre confirme qu’il faut des décrets. « Pour nous, la nuit a été longue mais le jour est arrivé. Cette loi rétablit la justice dans la société. La situation de la personne âgée était critique. Mais à partir d’aujourd’hui, le gouvernement va former du personnel qui va s’occuper de nous », déclare Vitalien Poda, conseiller de santé à la retraite et président national des personnes âgées au Burkina Faso.

Au Burkina, lors du recensement général de la population et de l’habitation de 2006, il a été dénombré 712 573 personnes âgées de 60 ans et plus, soit une proportion de 5,1% de la population totale résidente. Cette population est composée à 86,4% de personnes du troisième âge (60 à 79 ans) et à 13,6% de celles du quatrième âge (80 ans et plus).

Jules César KABORE (burkina 24)

TELECHARGEMENT  loi_024_portant_promotion_des_personnes_agees.pdf

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2017.02.06

Journée internationale «tolérance zéro aux mutilations génitales féminines : Déclaration de Mme le ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille

hien

La date du 06 février, a été instituée «Journée Tolérance Zéro» aux Mutilations Génitales Féminines (MGF) en 2003 par le Comité interafricain sur les pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des enfants (CI-AF) lors de la Conférence internationale sur les Mutilations Génitales Féminines à Addis-Abeba. Sa proclamation comme Journée internationale a été entérinée par l’Assemblée générale des Nations Unies à travers la résolution A/RES/67/146 «Intensification de l’action mondiale visant à éliminer les Mutilations Génitales Féminines» du 20 décembre 2012.

Le paragraphe opérationnel 21 de cette résolution, engage le système des Nations Unies, les États, la société civile et tous les acteurs concernés à continuer de célébrer cette journée le 06 février, et à saisir l’occasion pour intensifier les campagnes de sensibilisation et prendre des mesures concrètes contre les Mutilations Génitales Féminines.

Pour réaffirmer son engagement à traduire la résolution des Nations Unies en actes concrets et à atteindre l’objectif de la Tolérance Zéro aux Mutilations Génitales Féminines, le Burkina Faso, porteur du projet de résolution à la tribune des Nations Unies, commémore annuellement la journée du 06 février à travers une série d’activité coordonnée et pilotée par le Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte contre la Pratique de l’Excision (SP/CNLPE).

Cette année, le CI-AF propose aux États de centrer la réflexion sur le thème : « Établir un lien solide et interactif entre l’Afrique et le reste du monde afin d’accélérer l’élimination des Mutilations Génitales Féminines d’ici l’an 2030 ».

Ce thème vient encore une fois de plus nous rappeler la nécessité de conjuguer nos efforts au plan sous régional, régional et international.

De plusieurs études réalisées au plan mondial sur les MGF, il ressort que l’Afrique regroupe le plus grand nombre de pays où cette pratique traditionnelle néfaste persiste. Il est donc plus que nécessaire qu’elle puisse établir avec le reste du monde des mécanismes de partage d’expériences et de plaidoyers afin de barrer la voie à toutes les formes de cette pratique.

Si l’engagement des États à atteindre la «Tolérance Zéro aux MGF» est une réalité à travers l’adoption de la résolution A/RES/67/146, il reste que des efforts doivent être faits de façon concrète et concertée entre l’Afrique et le reste du monde au plan législatif et institutionnel, dans le domaine du partenariat et de la mobilisation des ressources.

Au Burkina Faso, la présente commémoration intervient dans un contexte marqué par la persistance de la pratique et l’apparition de poches de résistance dans plusieurs parties du pays avec l’utilisation des frontières comme base arrière par les auteurs de MGF et leurs complices. Cependant, il faudra noter l’impact certain des actions de promotion de l’élimination des mutilations génitales féminines au Burkina Faso. Le taux de prévalence qui était de 13,3 % en 2010 pour la tranche d’âge de 0 à 14 ans est passé à 11,2% en 2015 pour la même tranche. L’accroissement du nombre de dénonciation est aussi une preuve de l’adhésion sans cesse grandissant des populations à la protection des femmes et filles contre les MGF. Il convient de maintenir les acquis et de travailler à sauver en urgence la proportion d’environ un million de filles de 0 à 14 ans menacée chaque année d’excision. Si on ajoute à cela les cas d’excision pratiqués sur des filles et femmes de plus de 15 ans la situation devient plus préoccupante.

Face à ces défis qui doivent être relevés en vue d’atteindre la «Tolérance Zéro aux MGF», le Burkina Faso a retenu le thème national suivant : « La mise en œuvre du Plan Stratégique National (PSN) de Promotion de l’élimination des Mutilations Génitales Féminines 2016-2020 : défis et perspectives. ». Le PSN est le référentiel de tous les intervenants en matière d’actions pour l’élimination des MGF au Burkina Faso. Il est le troisième plan qui sera mis en œuvre. Ce programme s’inscrit dans les objectifs du développement durable (ODD) et du Plan national de développement économique et social (PNDES 2016-2020) à travers son axe 2, intitulé «développer le capital humain».

Afin de garantir la réussite des activités inscrites dans ce plan et de le faire connaitre, il est important que toutes les composantes de la promotion de l’élimination de la pratique des MGF au niveau national et international soient informées de son contenu à travers des actions de vulgarisation et de sensibilisation.

Parallèlement à ces actions, la commémoration de la journée du 06 février doit être mise à profit pour renforcer la sensibilisation auprès des populations au niveau central et déconcentré.

C’est pourquoi, Ouagadougou a été retenue pour abriter la cérémonie officielle marquant la commémoration de la 14e édition de la «Tolérance zéro aux Mutilations Génitales Féminines». Partout au Burkina Faso, nous devons marquer cette journée d’une pierre blanche afin d’éviter d’exposer la vie des enfants à la mort et aux autres conséquences sous le coup de l’ignorance et le prétexte de la tradition.

 

                                                 Madame Laure ZONGO née HIEN

                                                    Officier de l’Ordre National

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2017.01.30

Femmes concasseuses de pierres : Pour la pitance et rien que…

Femmes concasseuses de pierres : Pour la pitance et rien que…

De braves et battantes femmes. Elles, ce sont les concasseuses de pierres. Certaines d’entre elles, bambins attachés en califourchon, allaitent leur bébé tout en travaillant. Assises à même le sol, sous des hangars d’infortune, ces femmes admirables aux regards ternes, travaillent sous le soleil ardent, à la recherche de la pitance quotidienne.

A les en croire, dès six heures du matin, certaines d’entre elles sont sur le site de concasse de pierres situé à quelques encablures de la carrière de feu Oumarou Kanazoé entre les quartiers Yagma et Marcousis de Ouagadougou, en train de concasser les pierres où en train de ramasser le sable ou le gravillon. Chaque jour, en partant au service, nous ne faisons qu’admirer la force de caractère et la ténacité de ces femmes. Et nous nous sommes demandé pourquoi ne pas les interviewer pour en savoir plus ? Mais quelle ne fut notre surprise, à notre arrivée sur le site ce mardi 10 janvier 2017 aux environs de 12heures, une heure où le soleil bat son plein ? Quelle misère ? Que dire…quelle indignation ? Lisez plutôt !

Ilboudo Mariam, les larmes aux yeux  : « Je suis malade, trois de mes enfants sont décédés, mon mari également, je vis dans la misère »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je suis malade, trois de mes enfants sont décédés, mon mari également, je vis dans la misère. (Larmes… s’en suit un soupir… un temps de silence comme si elle était perdue dans ses pensées...). Ceux qui me restaient, je les ai scolarisés mais ils ne sont pas allés loin par manque de moyens. Je n’ai pas de maison. La saison hivernale passée l’a emportée. Je dors à l’air libre. J’ai mal aux genoux, mais je ne peux pas rester à la maison. Sinon qui va me donner à manger. En plus de concasser les pierres, je ramasse le sable comme le font d’ailleurs toutes les femmes qui sont sur le site. Ce sont nos petits-enfants qui en souffrent le plus puisque leurs mamans sont avec nous dans ce métier. Il y a beaucoup d’orphelins sur le site. Pour payer le loyer dans les non lotis- puisque c’est là que la plus part d’entre nous vivent-, c’est tout un calvaire. Dans la carrière dans laquelle nous partons chercher les pierres, il y a des femmes qui y perdent souvent leur vie. Par exemple, cette année, il y a une femme qui est morte dans l’un des trous. C’est le fait que nous n’ayons pas à manger qui nous amène à souffrir ainsi. Comme la plupart des personnes qui travaillent sur le site, je mange deux fois par jour, à raison de 100f le matin et 100f le soir, et cela, c’est quand j’en ai. J’en appelle à vive voix aux autorités de ce pays afin qu’ils nous aident. Pour nous les vielles, c’est fini, nos jours sont comptés, mais et nos enfants et nos petits-enfants, que deviendront-ils ? »

Tapsoaba Rasmata  : « Il y a vingt ans de cela que j’exerce ce métier »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Il y a vingt ans de cela que j’exerce ce métier, c’est une souffrance, il n’y a pas de bénéfice, ce qui me fait mal, c’est que nos filles sont également en train de concasser les pierres. Notre souhait était de les voir faire autre chose afin de s’épanouir. Les pierres coûtent très chers. Il y a des gens qui sont venus prendre nos noms afin de nous aider mais depuis lors, on n’a plus de leurs nouvelles. Premièrement c’est un blanc (personne de peau blanche, ndlr) et un Burkinabè qui sont venus, mais par la suite on n’a rien vu. Les vielles femmes sont fatiguées, on n’a plus la force, le travail est très harassant et pénible. On se blesse, on n’arrive pas à bien dormir la nuit. C’est parce qu’on veut manger qu’on est toujours là. »

Sodré Fatima, âgée d’une trentaine d’années et mère de trois enfants
« Le travail de concassage de pierres est très pénible et sans bénéfice »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Le travail de concassage de pierres est un travail pénible et sans bénéfice. C’est le manque d’emploi qui m’a amenée à concasser les pierres. Nous demandons aux autorités de nous aider afin qu’on ait un autre métier pour pouvoir s’en sortir, les pierres deviennent de plus en plus rares et coûtent cher. Nous payons la charrette à 3000f CFA, le bénéfice varie entre 250f CFA et 1000f CFA. Si un enfant est malade, il faut le soigner alors que les médicaments sont de plus en plus chers dans nos dispensaires. Ajouté à cela, la question de la nourriture et de la scolarité. Je me suis blessée plusieurs fois. La dernière fois, une pierre a déchiré mon bras droit (elle nous montre la cicatrice). Ce jour-là, j’étais obligée d’aller au dispensaire tellement je saignais. Nous n’avons pas de gants, de cache nez, de chaussures adaptées ni des combinaisons de travail, nous sommes très exposées. Quand une blessure survient, on est obligé d’enlever dans le peu d’argent qu’on a, pour se soigner. Il y a quelques jours de cela, des débris de pierres sont entrés dans les yeux d’un enfant, ses parents étaient obligés de l’emmener au centre de santé. Là, on leur a demandé plus de cinq cent mille francs CFA pour l’intervention. Comment faire pour avoir cette somme si on concasse des pierres. Nous demandons aux autorités de se pencher sur notre situation, c’est vraiment très difficile pour nous de subvenir à nos besoins. »

Ami Kaboré (Toute frêle et malade, quand nous l’avons approchée, elle avait même des difficultés pour s’exprimer)  : « Ce que je souhaite, c’est d’avoir à manger tous les jours, rien d’autre que la nourriture »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je suis malade, mais comment faire pour manger si je ne sors pas pour chercher ma pitance quotidienne. J’étais seule avec mon fils, mais lui aussi est parti en Côte d’ivoire il y a de cela plus de dix ans, me confiant à une famille. Mais à Ouagadougou, la vie est très chère et c’est chacun pour soi. Ce que je souhaite, c’est d’avoir à manger tous les jours, rien d’autre que la nourriture. Je sais que mes jours sont comptés, mais ce qui me réjouirait le plus c’est d’avoir à manger jusqu’au jour de mon dernier souffle. Ma fille, regarde mes mains (elle nous montre ses mains), mes doigts me faisaient mal, ce qui a occasionné une convalescence de plusieurs jours. Je ramasse également le sable ».

Ouédraogo Ramata  : « Mon mari est décédé me laissant seule avec mes sept enfants »

« Les pierres ne s’achètent presque plus. J’ai déposé ces pierres depuis la saison pluvieuse. Mon mari est décédé me laissant seule avec mes sept enfants, c’est à moi de les nourrir et les scolariser. J’appelle à l’aide, je vis en location dans un non loti, la location fait 3000FCFA mais souvent je n’arrive même pas à la payer. »

Taonsa Martine « Mon mari est hypertendu et paralysé, il y a de cela trois ans »

« Il y a de cela trois ans que mon mari est hypertendu et paralysé, toutes les charges familiales me reviennent (nourriture, santé, scolarité…), nous n’avons personne pour nous aider, c’est vraiment très difficile pour nous. »

Nabaloum Pousbila  : « Je ne sais pas si mon mari vit ou pas, depuis que je suis arrivé au Burkina suite à la crise ivoirienne, je n’ai plus eu de ses nouvelles. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Ma fille, tu vois, c’est parce que je ne me sens pas bien que je suis assise sur mes cailloux. C’est la crise ivoirienne qui m’a amenée au Burkina, mon mari est resté là-bas (ndlr en Côte d’Ivoire). Je n’ai aucune nouvelle de lui, je ne sais pas s’il vit ou pas. J’ai deux enfants, une fille qui fait la classe de quatrième et un garçon. Ce dernier est épileptique. Ma maison est tombée pendant la saison pluvieuse, mes bagages sont dehors, mes enfants et moi dormons également dehors. Qui pour m’aider à reconstruire ma maison d’ici la saison pluvieuse prochaine ? Je n’ai personne, c’est difficile et même très difficile pour moi et ma famille. Les mots me manquent pour exprimer ma souffrance. »

Raabo Zoenabo  : « Mon mari est décédé. Je ne veux ni chaussures, ni habits, mais seulement la nourriture et la santé »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Mon mari est décédé. Certaines de mes filles se sont mariées, mais malheureusement leurs mariages n’ont pas connu de succès. Elles sont revenues vivre avec moi avec leurs enfants. J’ai neuf bouches à nourrir avec ce métier très pénible que je fais. Souvent nous ne prenons pas le dîner, faute de moyens, nous dormons le ventre creux. Ce matin, je n’ai pas mangé, je n’ai pas de quoi acheter à manger alors que je suis malade. Je m’abandonne à Dieu et j’appelle au secours les autorités de notre pays. Je ne veux ni chaussures, ni habits, mais seulement la nourriture et la santé. »

Sawadogo Emmanuel, l’un des enfants de Raabo Zoenabo que nous avons trouvé sur le site. Il nous parle les larmes aux yeux.

« Si je travaillais, je n’allais jamais laisser ma maman venir concasser les pierres ou ramasser le sable. Elle est très malade. C’est d’ailleurs, l’une des raisons qui m’ont amené à venir l’aider ce matin. »

Rita Bancé/Ouédraogo
Lefaso.net

 

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Le HCRUN face aux familles des martyrs de l’insurrection

Le HCRUN face aux familles des martyrs de l’insurrection

Le HCRUN face aux familles des martyrs de l’insurrection
© DR / Autre Presse
 
Le HCRUN face aux familles des martyrs de l’insurrection
 
Le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) a rencontré, le jeudi 26 janvier 2017, les blessés et parents des victimes de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

Après les travailleurs déflatés, les militaires et policiers radiés et les familles des victimes du coup d’Etat de septembre 2015, les blessés et parents de victimes de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 étaient face au Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) hier jeudi 26 janvier 2017. Selon le porte-parole du HCRUN, Jérôme Compaoré, cette rencontre constitue une étape importante dans la recherche de la vérité. «Elle va contribuer à une meilleure analyse des facettes du dossier. La justice et la vérité seront au cœur de l’investigation de cette haute institution. Lesquelles contribueront à panser les cœurs meurtris et garantiront la non-répétition des crimes en politique», a-t-il indiqué dans son mot introductif. Après une heure d’échanges à huis clos, les deux parties ont observé une pause. «Dans un premier temps ils nous ont fait le point des mesures prises par le gouvernement en leur faveur notamment en matière de santé, de décorations et d’honneur à la mémoire des disparus. Un bilan qui reste en deçà de leur satisfaction au regard de nombreuses personnes qui continuent de trainer des blessures graves dont certaines nécessitent une évacuation», a confié le président du HCRUN, Benoît Kambou. Pour lui, ce sont autant d’informations de première main qui permettront à son institution de mieux s’imprégner du dossier et faire des propositions à même de soulager les familles et faciliter la réconciliation tant espérée. Le porte-parole des familles, le président de l’Union des familles des martyrs de l’insurrection, Victor K. Pouaoulabou, a salué la démarche du Haut conseil avant de pointer du doigt la lenteur dans la conduite des dossiers de crimes de leurs proches. «Depuis les événements de fin octobre 2014, les dossiers sont restés pendants jusqu’aujourd’hui alors que nous avons plein de veuves et d’orphelins qui attendent que la lumière se fasse sur les circonstances de la mort de leurs proches», a-t-il déclaré. Celui-ci a profité de l’occasion pour demander au HCRUN de les aider à faire bouger les lignes à la justice, un préalable à la réconciliation et l’unité nationale. Pour l’un des blessés, Bali Nebon Constant Bassolet, qui dit trainer toujours des balles dans le corps, leur (les blessés) situation frise le drame. «J’ai un bras inactif depuis trois ans et des morceaux de balles dans l’abdomen et j’en souffre terriblement», a-t-il laissé entendre, la mort dans l’âme. Benoît Kambou a promis de rendre compte aux autorités afin que des mesures urgentes soient prises en leur faveur.

Beyon Romain NEBIE
nbeynromain@yahoo.fr

20:23 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2017.01.25

Présentation du service social de la prison

                      Présentation du service social de la prison

                      Public cible du service sociale en prison :

Enfants

Femmes

Personnes handicapés

Personnes âgées

Autres détenus vulnérables

                   Axes d’interventions du service social en prison :

  • Favoriser la réinsertion sociale :
  • Prise en charge psychosociale
  • Causeries ( delinquance, toxicomanie,vih sida etc..)
  • Renouements des liens familiaux (Visite à domicile, démarche etc.)
  • Réalisation d’enquêtes sociales pour les mineurs en conflit avec la loi
  • Assistance juridique / Assistance judiciaire (auditions des mineurs, assistance devant la barre)
  • Démarche judiciaire (femmes, personnes handicapés, personnes âgées)
  • Placement (Centre de Laye, Gampela, CESF-Fada, Gampela etc.)
  • Formation Pré professionnelle (soudure, mécanique, jardinage, élevage)
  • Alphabétisation (gulmanceba, Moré, Peulh etc.)
  • Sport (mineurs et femmes)
  • Loisirs
  • Œuvrer à l’humanisation de la détention :
  • Contribuer à l’amélioration de l’hygiène(corporelle, vestimentaire et environnementale)

Distribution savon

Distribution habits

Séances de désinfection de cellules

  • Contribuer à l’amélioration de la santé

Exonération de bulletins de santé

Suivi des détenus malades hospitalisés

Prise en charge des malades mentaux

  • Contribuer à l’amélioration de l’alimentation

Suivi des repas (qualité, quantité)

  • PEC des nourrissons vivants avec leurs mères en détention

 

  • Optimiser l’action des intervenants pénitentiaires :

 (Coordination des intervenants en matière d’action sociale en prison)

  • Rencontre avec les partenaires
  • Plaidoyers

16:00 Publié dans PROTECTION SOCIALE ET SOLIDARITE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2017.01.23

Mutinerie de 2011: les militaires radiés à table au Haut conseil pour la réconciliation

Le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) a reçu, ce 20 janvier 2017 à Ouagadougou, les militaires radiés après la mutinerie de 2011. kambou

« Nous avons décidé de les écouter et recueillir leurs doléances et plaidoiries, afin d’étayer notre dossier. Dans les dossiers que nous avons examinés, toutes les informations ne sont pas au point. En les écoutant, on reçoit quand même quelques informations qui nous permettent d’aller de l’avant », a indiqué le président du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN), Benoit Kambou.

Chaque militaire a été appelé à la barre pour s’exprimer. Par exemple,
l’ancien sergent-chef Sountong-Nonma Valentin Ouédraogo a témoigné avoir passé deux ans et demi en prison, avant que la justice ne l’acquitte.

Sergent

« C’est un chef qui m’a mis dans cette histoire. Parmi tous les sous-officiers, il n’y a pas quelqu’un qui pouvait s’arrêter devant les jeunes pour leur dire de ne pas faire… A la confrontation avec les officiers, personne n’est venue. C’est le colonel Serge, adjoint à la gendarmerie qui est venu. La justice m’a acquitté, mais jusqu’à présent je suis au chômage ».
Il ne décolère pas, car des collègues sont morts, par manque de soinS, dans un contexte d’injustice: « Des cousins et des officiers qui ont pillé sont toujours dans les rangs, nous avons leurs noms ».
Le porte-parole des militaires radiés en 2011, Hervé Tapsoba, a soutenu qu’aucune des radiations des 566 militaires n’a suivi la procédure. « C’est après la radiation que certains ont été poursuivis. Juridiquement, c’est arbitraire. Les textes militaires prévoient d’abord un conseil de discipline, mais avant il faudra des enquêtes. Le conseil statue et c’est à l’issue de cela qu’on transmet le dossier en justice avant qu’une décision ne soit prise ».

Il souhaite alors que le HCRUN traite leurs dossiers, répare, réhabilite ou réintègre, s’il y a lieu, les victimes.

Le président du HCRUN, Benoit Kambou, a dit qu’il sera procédé à la vérification des faits, après les témoignages recueillis auprès des militaires. « S’il faut entendre la hiérarchie, nous l’entendrons », a-t-il dit, en précisant que le HCRUN a vocation à faire des propositions aux autorités compétentes.

A la suite des militaires, le HCRUN recevra les policiers radiés, les travailleurs déflatés, et les victimes de l’insurrection.

Joachim Batao
Burkina Demain

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