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2015.02.16

LA CHARTE DE KOUROUKAN FOUGA Les représentants du mandé primitif et leurs alliés, réunis en 1236 à Kouroukan Fouga (actuel cercle de Kangaba au Mali)

Texte sous réserve de modification en raison car en cours de validation par un corps d’historiens

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LA CHARTE DE KOUROUKAN FOUGA

 

Les représentants du mandé primitif et leurs alliés, réunis en 1236 à Kouroukan Fouga (actuel cercle de Kangaba en République du Mali) après l’historique bataille de Kirina ont adopté la charte suivante pour régir la vie du grand ensemble mandingue.

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I - DE L’ORGANISATION SOCIALE:

 

Article 1er: La société du grand mandé est divisée en seize (16) porteurs decarquois,cinq (5) classes de marabouts, quatre classes (4)de nyamakalas. Chacun de ces groupes a une activité et un rôle spécifiques.

Article 2: Les nyamakalas se doivent de dire la vérité aux Chefs, d’être leurs conseillers et de défendre par le verbe les règles établies et l’ordre sur l’ensemble du royaume.

Article 3: Les morikanda Lolu (les cinq classes de marabouts) sont nos maîtres et nos éducateurs en islam. Tout le monde leur doit respect et considération.

Article 4: La société est divisée en classes d’âge. A la tête de chacune d’elles est élu un chef. Sont de la même classe d’âge les personnes (hommes ou femmes) nées au cours d’une période de trois années consécutives.

Les Kangbès (classe intermédiaire entre les jeunes et les vieux) doivent être conviés pour participer à la prise des grandes décisions concernant la société.

Article 5: Chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité 

                physique. En conséquence, toute tentation d’enlever la vie à son prochain est punie de la peine de mort.

Article 6: Pour gagner la bataille de la prospérité, il est institué le Kön¨gbèn Wölö (un mode de surveillance) pour lutter contre la paresse et  l’oisiveté.

Article 7: Il est institué entre les mandenkas le sanankunya (cousinage à

    plaisanterie) et le tanamanyöya  (forme de totémisme). En conséquence, aucun différent né entre  ces groupes ne doit dégénérer, le respect de l’autre étant la règle.

Entre beaux-frères et belles-sœurs, entre grands parents et petits-enfants, tolérance et le chahut doivent être le principe.

Article 8: La famille KEITA est désignée famille régnante sur l’empire.

Article 9: L’éducation des enfants incombe à l’ensemble de la société. La

                puissance paternelle appartient en conséquence à tous.

Article 10: Adressons-nous mutuellement les condoléances. 

Article 11: Quand votre femme ou votre enfant fuit, ne le poursuivez pas chez le voisin.

Article 12 : La succession étant patrilinéaire, ne donnez jamais le pouvoir à un fils tant qu’un seul de ses pères vit.

Ne donnez jamais le pouvoir à un mineur parce qu’il possède des liens.

Article 13: N’offensez jamais les nyaras.

Article 14: N’offensez jamais les femmes, nos mères. 

Article 15: Ne portez jamais la main sur une femme mariée avant d’avoir fait intervenir sans succès son mari.

Article 16: Les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes doivent être associées à tous nos Gouvernements.

Article 17: Les mensonges qui ont vécu 40 ans doivent être considérés comme des vérités.

Article 18: Respectons le droit d’aînesse.

Article 19: Tout homme a deux beaux-parents: Les parents de la fille que l’on n’a pas eue et la parole qu’on a prononcé sans contrainte aucune. On leur doit respect et considération.

Article 20: Ne maltraite, pas les esclaves, accordez leur un jour de repos par semaine et faites en sorte qu’ils cessent le travail à des heures raisonnables. On est maître de l’esclave et non du sac qu’il porte.

Article 21: Ne poursuivez pas de vos assiduités les épouses: du Chef, du voisin,du marabout du féticheur, de l’ami et de l’associé.

Article 22: La vanité est le signe de la faiblesse et l’humilité le signe de la

                  grandeur.

Article 23: Ne vous trahissez jamais entre vous. Respectez la parole d’honneur.

Article 24: Ne faites jamais du tort au étrangers.

Article 25: Le chargé de mission ne risque rien au Mandé.

Article 26: Le taureau confié ne doit pas diriger le parc.

Article 27: La jeune fille peut être donnée en mariage dès qu’elle est pubère sans détermination d’âge. Le choix de ses parents doit être suivi quelques soit le nombre des candidats.

Article 28: Le jeune homme peut se marier à partir de 20 ans. 

Article 29: La dote est fixée à 3 bovins: un pour la fille, deux pour ses père et mère.

Article 30: Venons en aide à ceux qui en ont besoin. 

II - DES BIENS:

Article 31: Il y a cinq façons d’acquérir la  propriété: l’achat, la donation,

                  l’échange, le travail et la succession. Toute autre forme sans

                  témoignage probant est équivoque.

Article 32: Tout objet trouvé sans propriétaire connu ne devient propriété

                  commune qu’au bout de quatre ans.

Article 33: La quatrième mise-bas d’une génisse confiée est la propriété du gardien.

Article 34: Un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres.

Article 35: Un œuf sur quatre est la propriété du gardien de la poule pondeuse. 

Article 36: Assouvir sa faim n’est pas du vol si on n’emporte rien dans son sac ou sa poche.

III - DE LA PRESERVATION DE LA NATURE:

Article 37: Fakombè est désigné Chef des chasseurs. Il est chargé de préserver la brousse et ses habitants pour le bonheur de tous.

Article 38: Avant de mettre le feu à la brousse, ne regardez pas à terre, levez la tête en direction de la cime des arbres.

Article 39: Les animaux domestiques doivent être attachés au moment des cultures et libérés après les récoltes. Le chien, le chat, le canard et la volaille ne sont pas soumis à cette mesure.

III - DISPOSITIONS FINALES:

Article 40: Respectez la parenté, le mariage et le voisinage.

Article 41: Tuez votre ennemi, ne l’humiliez pas.

Article 42: Dans les grandes assemblées, contentez vous de vos légitimes

                  représentants et tolérez-vous les uns les autres.

Article 43: Balla  Fassèkè KOUYATE est désigné grand Chef des cérémonies et médiateur principal du mandé. Il est autorisé à plaisanter avec toutes les tribus en priorité avec la famille royale.

Article 44: Tous ceux qui enfreindront à ces règles seront punis. Chacun est chargé de veiller  à leur application.

 

 

 

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2015.02.13

MON ENGAGEMENT

 

                  J'ai pris un engagement avec ma propre conscience "Ne jamais caché la culture à autrui car même si cette culture ne m'est pas utile,elle pourrait rendre l'autre meilleur"   Thieni Hama

 

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2015.02.11

Technique de Rédaction Administrative (Cahier du Participant)

I.CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE LA FORMATION :

          Le PDDC, Programme Décentralisation Développement Communal, est un programme d'appui à la décentralisation de la coopération allemande (GIZ). Il intervient dans 2 Régions au Burkina Faso (l’Est et le Sud Ouest). Les domaines d'intervention s’articulent autour entre autres : pilotage du processus de décentralisation, renforcement des capacités des CT (l’administration et la gestion communale, la planification participative, la maîtrise d’ouvrage, renforcement institutionnel des organisations de la société civiles) et les finances locales.

Rédaction administrative PDF.pdf TELECHARGEMENT

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2012.04.28

Les cadavres de condamnés à mort chinois recyclés en produits de beauté exportés en Europe

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"Une société cosmétique chinoise utilise la peau prélevée sur les corps des condamnés à mort exécutés pour fabriquer des produits de beauté vendus en Europe." The Guardian livre une enquête stupéfiante en matière d'industrie cosmétique, qui lève le voile sur des pratiques qualifiées de "traditionnelles" par des employés de la compagnie chinoise qu'il a interrogés. Il s'agit de récupérer du collagène, une protéine fibreuse que l'on trouve en abondance dans la peau, les os et les tendons, couramment utilisée en chirurgie esthétique pour gonfler les lèvres et réduire les rides. Toujours de même source, le journal note qu'en Chine, il est d'usage de récolter "la peau des condamnés exécutés et les fœtus avortés, rachetés par des sociétés de 'biotechnologie' situées dans la province septentrionnale de Heilongjiang". Les produits sont exportés vers l'Europe via Hong Kong.

En Europe, le marché de l'industrie cosmétique et de la chirurgie plastique, toutes deux consommatrices de collagène, n'est pas ou peu réglementé. Le fait est que ces produits se trouvent dans une sorte de "zone grise" légale : ils ne sont soumis ni aux réglementations concernant les médicaments, ni à ceux concernant les produits de beauté, c'est-à-dire uniquement des substances appliquées à la surface de la peau et non en injections.

Au Royaume-Uni, les autorités sont préoccupées par les questions éthiques comme par les risques d'infection et de transmission de virus. Une enquête commandée par le ministère de la Santé britannique a souligné le besoin d'instaurer de nouvelles réglementations. "Mais le ministère de la Santé veut néanmoins s'en remettre à la Commission européenne, et cela pourrait prendre plusieurs années avant qu'une législation entre en vigueur", note The Guardian.

Les autorités chinoises réfutent pour leur part qu'il soit possible de prélever la peau ou tout autre partie du corps de condamnés à mort sans que ceux-ci donnent leur consentement. Mais il y a de sérieux doutes, d'après The Guardian, qui rappelle les révélations faites en juin 2001 devant le Congrès américain par un ancien médecin militaire chinois, Wang Guoqi. Ce dernier a assuré "avoir participé aux prélèvements d'organes de plus de 100 prisonniers exécutés. Les chirurgiens disséquaient les corps dans des camions garés sur les lieux d'exécution." Wang a avoué avoir procédé au prélèvement de la peau d'un condamné exécuté mais dont le cœur battait encore...



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L’agrobusiness, nouvel eldorado du capitalisme

Sarah Testard

La guerre des semences est lancée. Un marché de 16 millions d’euros par an à prendre. La tendance est à l’arme lourde : la privatisation du vivantarton16417-5c702.jpg
En France, le gouvernement Sarkozy aidant, c’est tapis rouge pour les puissantes firmes semencières. Monsanto et Syngenta s’en lèchent les babines. Elles ont trouvé le sillon : accaparer le marché des semences et empêcher toute production et exploitation de semences paysannes par les petits agriculteurs.

Douce de Picardie, Délice d’or, Coeur de boeuf, Jaune flammée ... Autant de variétés et de goûts qui disparaitront bientôt de vos assiettes. Leur tête a été mise à prix sur le grand marché du capital.

L’agroindustrie ne pense ni diététique, ni richesse culturelle. L’agroindustrie fait de l’agrobusiness. Elle préfère voir pousser les royalties plutôt que la biodiversité.

Le remplacement des semences paysannes par quelques variétés industrielles standardisées pour les besoins de l’industrie à conduit à réduire la biodiversité cultivée. À l’échelle planétaire, la FAO estime que 75 % des variétés cultivées ont disparu entre 1900 et 2001.

Et la loi du 8 décembre 2011 sur les Certificats d’obtention végétale, qui instaure, entre autre, une redevance sur les "graines de fermes", donne les pleins pouvoirs aux grandes firmes semencières qui s’approprient l’intégralité de ce marché : pour réutiliser les semences de l’année précédente, les agriculteurs devront dorénavent payer une taxe à l’hectare, appelée Contribution volontaire obligatoire, qui concerne 21 espèces (orge, avoine, pois, etc). Pour les autres espèces, la loi interdit l’utilisation des semences de ferme. Leur argument : sécuriser le financement de la recherche...

Les paysans qui ne respecteront pas ces règles deviendront donc des délinquants.

Malgré le rejet absolu de cette loi par la Confédération paysanne, Via campesina et le Réseau Semences paysannes, entre autres, elle a été votée en douce par quelques députés trop loin des champs, et met en péril tant la biodiversité que notre patrimoine culturel et notre souveraineté alimentaire.

Se procurer une bonne tomate deviendra-il bientôt un acte d’héroisme ?

La Fête des Semences au Brésil, un pied-de-nez à l’agroindustrie

A quelques 10 000 kilomètres de là, de l’autre côté de l’Atlantique, les agriculteurs brésiliens se mobilisent pour contrecarrer les projets de l’agroindustrie : Anchieta, petite ville 6 376 âmes de l’Etat Santa Catarina, au sud du Brésil, se prépare pour recevoir ces prochains jours 30 000 personnes apuyant un autre mode de production. Des agriculteurs de tout le pays et des membres de divers mouvements paysans et écologistes de 17 pays d’Amérique latine et d’Europe se réuniront entre le 18 et le 22 avril pour célebrer la Vème édition de la Fête nationale des semences paysannes et pour participer au troisième Séminaire national de formation paysanne.

Ces activités sont organisées par le Mouvement des petits agriculteurs du Brésil (MPA) et par le Syndicat des travailleurs ruraux de l’agriculture familiale (SINTRAF) de la ville d’Anchieta, dans le cadre de la Campagne internationale de Via campesina "Les semences, patrimoine des peuples au service de l’humanité", lancée lors du Forum social mondial en 2003.

Diverses variétés de semences seront exposées durant la fête, et les participants en profiteront pour échanger leurs variétés et leurs connaissances. Le Séminaire portera sur le développement durable, la souveraineté alimentaire et l’agro-biodiversité. Les ateliers seront donnés par des membres de différents mouvements paysans et sociaux d’Amérique latine : le Mouvement des Sans Terres (MST, Brésil), le MPA, Via Campesina, l’Association de petits agriculteurs de Cuba (ANAP), la Compagnie nationale d’approvisionnement du Venezuela (CONAB), entre autres.

Sarah Testard

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Les présidentielles américaines, une affaire de milliardaires

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En 2008, le démocrate Barack Obama est arrivé à la Maison-Blanche parce que les lobbies économiques et financiers tout comme les multinationales de l’impérialisme américain avaient besoin de sang neuf pour remplacer le discrédité Bush et son successeur désigné par le camp républicain, John Mc Cain ; ils le démontrèrent en portant le compte des dépenses de campagne d’Obama à un chiffre ahurissant de 700 millions de dollars, alors que le malheureux concurrent ne dut se « contenter » que de 333 millions de dollars.

Un journaliste américain qui avait mené une enquête sur la seconde victoire de Bush sur Al Gore en 2000 parla de la démocratie des États-Unis comme de « la meilleure démocratie que l’argent peut acheter ». Une théorie effectivement confirmée par la campagne présidentielle de 2008 dont les dépenses pourtant record seront probablement largement dépassées par celle de 2012, qui se conclura le 6 novembre. Une campagne qui s’annonce comme la plus coûteuse de toute l’histoire, une véritable affaire de milliardaires.

Aux États-Unis, les financements publics sont soumis à des contrôles très sévères, contrairement à ceux provenant de la sphère privée. Une sentence émanant de la Cour suprême a autorisé les entreprises, les individus et les syndicats à soutenir un candidat moyennant le respect de quelques clauses, fort peu contraignantes au demeurant. Cette même Cour a fixé le plafond des dons versés directement aux candidats à 2.500 $, mais cette contrainte peut être facilement contournée par des contributions qui seraient versées aux comités d’action politique, ces fameuses Super PAC (acronyme de political action committee) qui ne sont soumises à aucune obligation de transparence. Les financiers et les multinationales voient donc se dérouler sous leurs pieds un tapis rouge et pourront à loisir financer et conditionner les deux candidats, Obama et Romney.

Ainsi, des acteurs célèbres sont intervenus pour le renouvellement d’Obama à la tête du pays, tels De Niro à New-York ou Georges Clooney en Californie, en organisant des dîners avec le président pour la modique somme de 40.000 $ le couvert. Le but étant de verser sept millions de dollars à l’Obama victory fund 2012. Mais les principaux financements proviendront de l’industrie de la communication, du spectacle et de la culture, des géants Microsoft, Comcast, Google, Time Warner et aussi des universités de Californie, d’Harvard et de Stanford. A la fin du compte, quelques sociétés pétrolières et quelques banques manquent encore à l’appel, mais elles ont encore tout leur temps d’intervenir dans la campagne.

Le plus riche donateur d’Obama est l’industriel d’origine russe Len Blavatnik qui a versé rien moins que 10,1 milliards. Mais ce dernier n’est pas pingre et il a également craché quelque menue monnaie dans le borsalino de Romney. Il y a également d’autres généreux donateurs, parmi lesquels Peter Lewis, président des Progressive Insurance compagnies, l’ex président de Google Eric Schmidt (avec sept milliards de dollars) et le financier John Doerr, avec 2,2 milliards.

Celui qui devrait être le challengeur républicain, l’ex gouverneur du Massachussetts (et milliardaire) Mitt Romney, a pour principaux soutiens la Goldman Sachs, le groupe Crédit suisse, Morgan Stanley, Hig capital, Barclays, Price Water House Coopers et Emc Corp. En clair, les principales sociétés de la finance américaine. Mais même si la Goldman Sachs se place au premier rang des soutiens de Romney, elle l’est aussi, mais au dix-neuvième, parmi ceux d’Obama selon le dernier relevé mensuel de la commission électorale fédérale.

Le plus riche donateur de Romney est le financier John Paulson (qui a versé plus d’un million de dollars), suivi par Donald Bren, qui a fait sa fortune dans l’immobilier, puis par l’éditeur Sam Zell.

Mitt Romney a pratiquement course gagnée pour la course à l’investiture américaine grâce aux 43,2 millions de dollars récoltés rien que par sa super PAC, le Restore our future. Il a surclassé si l’on peut dire ses rivaux, parmi lesquels Net Gringrich (qui n’a pu dépasser les 19 millions) et Rick Santorum, qui s’est officiellement retiré après avoir empoché 15 millions de dollars pour sa campagne. Romney semble avoir quant à lui mis les fonds de côté dans la perspective de sa confrontation de novembre et semble déjà être arrivé à la coquette somme de 150 millions.

Obama a de son côté récolté plus de 160 millions de dollars. Mais il en aurait besoin de beaucoup plus pour pouvoir tenir la comparaison avec son adversaire. Plusieurs centres d’études américains ont estimé que républicains et démocrates pourraient parvenir à dépenser en tout quelque six milliards de dollars rien que dans cette campagne.

Qui achètera la Maison-Blanche aura donc dépensé une montagne de dollars, et les riches donateurs attendront bien logiquement les dividendes politiques de leurs investissements. Voici comment le grand capital tient à sa merci les candidats aux présidentielles américaines. Et pendant ce temps, une multitude d’abrutis continue toujours de présenter la démocratie américaine comme le modèle le plus avancé...

Capitaine Martin

Résistance : http://www.resistance-politique.fr/article-les-presidentiell...

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2012.04.07

Les BRICS et la construction d’un nouveau monde : une utopie à notre portée

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Les BRICS et la construction d’un nouveau monde : une utopie à notre portée
Chems Eddine CHITOUR


« Les journaux regorgent des mêmes discours galvaudés d’intellectuels convaincus que les 12% de la population mondiale vivant en Occident peuvent continuer à dominer les 88% d’individus vivant ailleurs. » Kishore Mahbubani (Le défi asiatique Ed. Fayard 2008)
Cette phrase sans appel du diplomate singapourien, Kishore Mahbubani, résume plus que cent discours le mépris infondé, bâti sur une réputation surfaite de l’Occident et de son bras armé, une presse aux ordres. Un événement passé pratiquement inaperçu dans les médias occidentaux est relatif à la conférence à New Delhi des pays du Brics. Ignorés délibérément par les Occidentaux décidément incorrigibles et embues d’une réputation surfaite et qui de plus n’a plus court, traités comme quantité négligeable, les pays émergents, sauf quand il faut faire appel à eux pour sauver l’Europe et soutenir le déficit abyssal des Etats-Unis. La Chine possède les plus grandes réserves de change au monde : 3200 milliards de dollars. La Russie dispose de 514 milliards de dollars, le Brésil, de plus de 350 milliards de dollars et l’Inde, de plus de 320 milliards de dollars. Ces fonds sont essentiellement investis dans des bons du Trésor américain, d’où l’intérêt aujourd’hui de varier leurs placements en soutenant la monnaie unique européenne.

Représentant le quart de la surface terrestre et 40% de la population mondiale, les pays du Bric génèrent en 2008 près de 14% du PIB mondial. Les chefs d’Etat des cinq plus grandes économies émergentes - le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud - vont participer au quatrième Sommet du Brics qui se tiendra à New Delhi, en Inde, mercredi et jeudi. Après que l’Afrique du Sud ait rejoint le groupe en avril 2011, la taille économique des pays du Brics est passée à 11 700 milliards de dollars US. Le PIB nominal combiné des pays du Brics représentait 18,5% du PIB mondial en 2010. Ce chiffre passe à 26,7% s’il est mesuré en termes de parité de pouvoir d’achat. (1)

En effet, le fossé économique entre les pays du Brics et le G8 se réduit progressivement. Sans la Russie, le reste du G8 - le Canada, la France, l’Allemagne, le Japon, l’Italie, le Royaume-Uni et les États-Unis - représente pour 38,3% du PIB mondial en termes de parité de pouvoir d’achat. Cet écart va se réduire encore au cours des prochaines années, plusieurs membres du G8 peinant à surmonter leurs difficultés économiques chroniques. L’expansion économique des pays du Brics, en revanche, devrait, elle, rester forte et régulière. (..) Avec 42% de la population mondiale et un potentiel économique énorme, le Brics symbolise le nouveau « pôle » de l’économie mondiale. Dans un sens géopolitique plus large, il souligne la coopération croissante Sud-Sud, qui est encore une conséquence naturelle de l’évolution des dynamiques économiques mondiales. La crise financière en Europe a établi l’émergence du Brics comme une source essentielle de la stabilité économique mondiale. Il y a eu plusieurs discussions au sujet de l’aide du Brics à l’Europe pour l’aider à se sortir de ses difficultés, et avec plus de 4000 milliards de dollars US de réserves en devises, le Brics est certainement capable de soutenir efficacement l’Europe. Les membres du Brics ont déjà contribué au Fonds monétaire international et un plus grand travail avec le FMI devrait être en mesure de fournir une aide significative à l’Europe. L’aide du Brics, cependant, est susceptible d’être accompagnée d’une demande du groupe pour un rôle plus important dans la gestion du FMI. Plusieurs pays européens sont les partenaires commerciaux principaux des membres du Brics, il est dans l’intérêt même du Brics que l’Europe se rétablisse rapidement. (...) » (1)

« Au-delà du commerce, de l’économie et de la réforme de la gouvernance mondiale, le sommet du Brics devrait également discuter d’autres questions majeures de portée mondiale, comme la sécurité internationale, le terrorisme, le changement climatique et la sécurité alimentaire et énergétique.(...) Pour la première fois, les chefs d’État ont ainsi lancé des travaux concrets en vue de la préparation de leur prochain sommet, prévu en 2013, signe de l’émergence d’une forme de coordination. Ils ont chargé leurs ministres des Finances respectifs de créer un groupe de travail conjoint qui leur présentera, l’année prochaine en Afrique du Sud, le projet de création d’une banque de développement « Sud-Sud » consacrée au financement des infrastructures et de l’innovation dans les pays en développement. » (1)

La dimension politique de plus en plus assumée

Alors que les USA et l’Union européenne peinent à relancer leur économie menacée de récession, le groupe des pays du Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) exhibe ses atouts qui lui permettront de devenir, d’ici l’an 2050, la nouvelle locomotive du monde. Mais ce groupe compte aussi défier l’embargo économique américain et européen imposé à l’Iran, puisque les participants à la rencontre ont décidé d’intensifier leur partenariat avec Téhéran qui approvisionne l’Inde et la Chine en pétrole. Et pour s’affranchir de la dépendance d’institutions financières internationales, comme la Banque mondiale ou le FMI, les cinq leaders ont réitéré, dans la déclaration finale, la volonté du Brics de créer une Banque de développement qui aura pour mission de financer les projets d’infrastructures importantes et d’accorder des crédits aux pays pauvres de la région. En outre, les pays participants ont convenu d’augmenter le volume de leurs échanges commerciaux pour le hisser de 280 milliards de dollars à 500 milliards d’ici 2015. L’Inde et la Russie se sont engagées à employer, d’ici trois ans, leur propre monnaie pour couvrir les opérations commerciales bilatérales afin d’éviter de dépendre de la valeur du dollar américain. Et pour la première fois, les nations du Brics ont consacré une partie de leur réunion pour débattre des questions de politique internationale.(...) La situation en Syrie a été l’occasion pour les deux puissances, qui disposent du droit de veto au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, Chine et Russie, d’invoquer « l’inviolabilité de la souveraineté des pays » entraînant les autres pays du Brics à rejeter « toute proposition d’intervention militaire. » (2)

La déstabilisation continuelle des pays du Brics par l’Occident : le cas de la Chine

Nous allons donner deux exemples qui nous permettront de comprendre comment l’impérialisme occidental a de tout temps tenté d’écraser plus faible que soi. Ainsi, le XIXe siècle représenté par l’Angleterre et la France, celles-ci ont mis en coupe réglée l’Empire chinois et pillé le Palais d’été (Victor Hugo n’a pas été tendre avec ces deux pays traités de voleurs bras dessus, bras dessous).

Dominique Losurdo décrit d’une façon claire le mécanisme de la rapine et de la mise en coupe réglée de la Chine : « [...] Avec une longue histoire derrière elle, qui l’avait vue pendant des siècles ou des millénaires en position éminente dans le développement de la civilisation humaine, la Chine, en 1820 encore, s’honorait d’un PIB qui constituait 32,4% du Produit intérieur brut mondial ; en 1949, au moment de sa fondation, la République populaire chinoise est le pays le plus pauvre, ou parmi les plus pauvres, du monde Ce qui a déterminé cet effondrement est l’agression colonialiste et impérialiste qui commence avec la Guerre de l’opium. Célébrées en termes même emphatiques par les plus illustres représentants de l’Occident libéral (qu’on pense à Tocqueville et à John Stuart Mill), ces guerres infâmes ouvrent un chapitre extrêmement tragique pour le grand pays asiatique. (...) A mesure que l’on approche de la fin du XIXe siècle, la Chine semble devenir le jouet d’un destin contre lequel elle n’a plus aucun recours. C’est une conjuration universelle des hommes et des éléments. La Chine des années 1850-1950, celle des plus formidables insurrections de l’histoire, des canonnades étrangères, des invasions et des guerres civiles est aussi celle des grands cataclysmes naturels. Jamais sans doute dans l’histoire du monde, le nombre de victimes n’avait été aussi élevé. (3)

« L’abaissement général et drastique du niveau de vie, la désagrégation de l’appareil d’Etat et de gouvernement, avec son incapacité, sa corruption, sa subalternité et son assujettissement à l’étranger : tout cela rend l’impact des inondations et des famines encore plus dévastateur : « La grande famine de Chine du Nord en 1877-78 [...] tue plus de neuf millions de personnes. » Cette histoire tragique en amont de la révolution chinoise disparaît dans l’historiographie et dans la propagande qui entourent le culte négatif des héros. (..) Sur ce dernier point il faut alors consulter le livre d’un auteur états-unien qui décrit avec une grande empathie le rôle de premier plan joué au cours de la Guerre froide par la politique d’encerclement et d’étranglement économique opérée par Washington aux dépens de la République populaire chinoise. (…) L’embargo décrété au moment opportun par les USA rend cette crise économique et humanitaire plus catastrophique que jamais. Les objectifs de cet embargo ressortent clairement des études et des projets de l’administration Truman, et de ce que ses dirigeants admettent ou déclarent : faire en sorte que la Chine « subisse la plaie » d’un « niveau de vie général autour ou en dessous du niveau de subsistance » ; provoquer une « arriération économique », un « retard culturel », « un taux de natalité primitif et incontrôlé », des « désordres populaires » ; infliger « un coût lourd et plutôt prolongé pour toute la structure sociale » et créer, en dernier ressort, « un état de chaos ». (3)

Pour la deuxième affaire plus « récente, tout a commencé écrit Jean-Pierre Dubois, par le témoignage d’un acteur américain, Mike Daisey, qui s’est rendu à l’été 2010 dans les usines chinoises où sont fabriqués l’iPhone, l’iPad et les autres produits Apple. Revenu aux États-Unis, Mike Daisey explique sur les ondes d’une radio publique très populaire comment les usines des sous-traitants d’Apple sont protégées par des gardes armés et qu’il y a vu travailler des enfants de 12, 13 et 14 ans. » (4)

« Les médias occidentaux s’empressent aussitôt de colporter le témoignage accablant de Mike Daisey. Aujourd’hui, la radio qui a diffusé les propos de Mike Daisey admet que ceux-ci étaient frappés d’« importantes inexactitudes ». L’acteur lui-même reconnaît une « série d’imprécisions ». Comment un simple amuseur public a-t-il pu, du jour au lendemain, bénéficier d’une tribune sur une grande radio et dans la presse des États-Unis (Le New York Times lui a même confié un de ses éditoriaux) ? C’est que les médias occidentaux nourrissent une telle hostilité envers la Chine qu’ils sont prêts à diffuser toute « information » pouvant, d’une manière ou d’une autre, ternir l’image de ce pays - y compris, comme on le voit, en recourant aux mensonges purs et simples. » (4)

« Pas dupe, la presse chinoise commentait également : « Dans un climat économique mondial qui rend le public occidental très ouvert aux théories antichinoises, le succès de ce type d’émission n’est pas étonnant. » « L’une des plus grandes réussites de l’humanité à la fin du XXe siècle est passée quasiment inaperçue en Europe : les Chinois mangent pratiquement tous à leur faim. Actuellement 1,2 milliard de Chinois sur 1,3 ne connaissent plus la famine, dans un pays où les terres cultivables sont très limitées et où les problèmes liés à l’eau représentent un véritable défi... ». Or, si cette réussite est ignorée de l’opinion publique occidentale, c’est qu’elle leur a été cachée. Comment ne pas discerner derrière l’arrogance des médias occidentaux la nostalgie d’une époque où, pour les impérialismes, la Chine n’était qu’un gâteau à découper ? » (4)

Conclusion

Le Brics n’est pas seulement un groupe rassemblant les économies de marché émergentes les plus dynamiques, mais aussi un rassemblement de trois continents en développement, l’Asie, l’Afrique et l’Amérique du Sud. Il souligne le fait que le nouveau centre de l’activité économique se déplace progressivement de l’Amérique du Nord et de l’Europe, les pays développés « du Nord », vers les pays en développement du « Sud ».

Leur « réussite » actuelle la doivent-ils au marché et au fait que comme tout pays qui se développe on doit passer par une phase ascensionnelle ? Ou est-ce l’avènement d’un monde nouveau qui peut servir d’exemple aux autres pays en développement ? Ainsi, leur coordination pour « contrer » les anciens pays industrialisés et leur doxa est pour nous un signe d’un changement qui, contrairement à la philosophie altermondialiste, repose sur du concret. Ainsi, on apprend qu’à Brasilia, le 15 avril 2010, quatre pays continents et non des moindres, ont décidé de prendre en main leur destin et de ne plus être des wagons de la mondialisation. Leur déclaration qui, curieusement est passée sous silence dans les médias occidentaux, remet en cause fondamentalement la façon de faire d’avant, héritée des Accords de Bretton Woods. Les Brics espèrent que la réforme des quotas du FMI sera conclue lors du sommet du G20 prévu en novembre prochain. (5)

Mieux encore, on s’aperçoit que graduellement, l’Occident met de l’eau dans son vin et pour la première fois recule sur des dossiers planétaires. Le lynchage de Kadhafi, la mise en miettes du Soudan, de la Libye, de l’Irak et du Yémen a sonné le glas du magister dixit. Pour la première fois, deux pays ont arrêté cette machine infernale malgré les rodomontades des vassaux des Etats-Unis, la machine est grippée en Syrie. L’alternance se fera. Bachar passera la main tôt ou tard par la volonté des urnes, mais le GMO devient, par la force des choses, une vue de l’esprit. Il est à espérer en définitive que les pays du Brics ne tomberont pas dans le vertige de la puissance qui leur fera oublier les fondamentaux de la dignité humaine du partage et de la protection des faibles

Professeur Chems eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

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2012.03.30

POURQUOI LES PROJETS ET PROGRAMMES DE LUTTE CONTRE LES PROBLEMATIQUES SOCIALES ECHOUENT ?

POURQUOI LES PROJETS ET PROGRAMMES DE LUTTE CONTRE LES PROBLÉMATIQUES SOCIALES ÉCHOUENT?

Beaucoup de partenaires au développement investissent des sommes colossales pour la réalisation d’un certain nombre d’activités de sensibilisation sur des problématiques sociales que sont : les violences faites aux femmes (les mutilations génitales féminines (MGF), le rapt, les violences conjugales.), la traite et les pires formes de travail des enfants etc….
Il faut souligner que ces phénomènes sociaux ont des impacts négatifs tant sur le plan social, sanitaire, économique, que politique pour les victimes.
En somme ces phénomènes sociaux constituent dans leur ensemble un obstacle à l’épanouissement et au bien-être des groupes sociaux spécifiques (femmes, enfants etc. …)
Pour le bon fonctionnement de ces projets et programmes leurs concepteurs nouent des protocoles de partenariats tantôt formels pour les uns tantôt non formels pour les autres avec les services techniques de l’Etat en vue d’un accompagnement technique dans l’exécution de leurs activités.
Quelle analyse pouvons-nous faire de ces protocoles de partenariats ? Sont-ils aussi nécessaire à la bonne exécution des projets et programmes ? Ces protocoles de partenariats ne sont-ils pas à l’origine des échecs de ces projet et programmes ?
Sans doute que la réponse à ces questions est très capitale pour une bonne appréhension de ces échecs qui sont très préjudiciables au bien-être des femmes et des enfants ainsi qu’au développement social de nos Etats.
Il faut reconnaitre que ces protocoles de partenaires sont indispensables à la bonne exécution des activités. La connaissance du milieu notamment en ce qui concerne : les habitudes, les normes sociales, les comportements, et les valeurs n’est pas évidente pour les promoteurs de ces projets ou programmes d’où la nécessité de faire appel aux compétences techniques de l’Etat. Mais force est de reconnaitre que l’appel à ses compétences ne semble pas se faire au profit de la bonne exécution des projets et programmes ce qui reviendrait à se poser la question de savoir si ces protocoles de partenariats ne sont-ils pas à l’origine des échecs que rencontre les projets et programmes ?
Il n’est plus un secret de polichinelle que l’administration burkinabé fait face aujourd’hui d’une part a des problèmes de corruption, et d’autre part à des difficultés de gestion des ressources humaines, matérielles et financières. Dans certaines institutions l’heure est critique car les relations de copinages et d’appartenance religieuse sont au diapason de la gestion, ce qui est contraire au caractère laïc de l’Etat et de ses institutions.
Bref on remarque que le choix des agents pour l’accompagnement technique des projets et programmes dans nos institutions laisse à désirer car se basant sur des critères n’ayant rien en rapport avec le mérite et la compétence. Plusieurs scénarios s’offrent aux responsables au cours de leur choix :
- Parce qu’il est de la même promotion que moi alors je porte mon choix sur lui
- Parce qu’il prie dans la même église ou la même mosquée que moi alors je porte mon choix sur lui
- Parce qu’il est mon meilleur ami alors je porte mon choix sur lui
- Parce qu’il est disposé à partager ce qu’il aura comme espèces sonnantes et trébuchantes avec moi je porte mon choix sur lui
Ces différentes situations nous conduisent directement sur les critères qui fondent ces protocoles de partenariats.
En effet, le partenariat en pareil cas fait toujours référence à l’entité administrative et au projet ou programme et exclu toute personnalisation c’est-à dire individu-projet ou programme. Ces situations d’amalgames dont sont responsables certains dirigeants des institutions Etatiques ou des projets/programmes constituent un véritable obstacle à la bonne exécution des projets ou programmes sensés lutté contre les problématiques sociales. En tant que technicien la question est de se demander s’il n’est pas judicieux pour ces projets et programmes de se pencher sur l’efficacité de chaque protocole de partenariat avant de le conclure ? Ne faut-il pas à certain moment procéder à un recrutement pur et simple d’un agent ayant les qualités souhaitées sur le marché du travail ? En termes d’efficacité et d’efficience ils ont tout à gagner en procédant ainsi. Mais il faut souligner, qu'en choisissant de nouer des protocoles de partenariats avec les institutions Etatiques un certain nombre de situation doivent être claire pour les promoteurs de ces projets et programmes :
*Au sein d’une institution plusieurs agents peuvent posséder les mêmes compétences et qualités requises d’où la nécessité pour un bon fonctionnement du projet de ne pas porter une préférence sur un agent quelconque pour l’accompagnement technique
*Partant du principe que « Nul n’est indispensable pour le bon fonctionnement d’un service » les promoteurs de projets ou programmes doivent se dire que la personne désignée pour les accompagner peut leur fossé compagnie à tout moment pour diverses raisons et que la continuité de leurs activités ne doit pas en pâtir
*Que les projets ou programmes soient disposés à être accompagner par tous les agents techniques compétents de la structure institutionnelle.
La prise en compte de ces éléments est d’une importance capitale pour la réussite d’un projet ou programme voulant instituer un protocole de partenariat avec une structure institutionnelle pour un éventuel accompagnement technique.
La plupart des échecs des projets et programmes de lutte contre les problématiques sociales ont en partie pour origine ces petits détails, qui reflètent la subordination de l’intérêt collectif au détriment de l’intérêt personnel.



Thieni Hama
Educateur Social

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2012.03.20

Autorité Supérieure de Contrôle d’Etat (ASCE) : Voici le rapport 2010

L’Autorité supérieure du contrôle d’Etat (ASCE) a remis ce vendredi 24 juin 2011 au Président du Faso, son Rapport général annuel au titre de l’année 2010. Selon le premier responsable, M. Bruno BESSIN, la structure a effectué 30 missions de contrôle et produit 23 rapports. Le document en fichier joint




Rapport_2010_de_l_ASCE.pdfTELECHARGER

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2012.03.18

Nicolas Sarkozy pour la création d’un « F.B.I » anti-fraudeurs

Nicolas Sarkozy présente son projet pour 2012-2017. Il s’annonce musclé. La défiscalisation et les libéralités dont bénéficieront les puissants, entraîneront pour les pauvres une diminution des aides et autres prestations sociales. Nicolas Sarkozy projette de faire pression sur les misérables, les sans-travail, les demandeurs d’emploi. Plus de précarité et moins de soins. Les contrôles vont s’accroître, il envisage même la création d’un « FBI » anti-fraudeurs (textuel !) (1).
I - Pression sur les travailleurs

Défiscalisation des heures supplémentaires

Il veut réduire les salaires indirects et les contributions qui financent la solidarité : « Je crois au heures supplémentaires défiscalisées. Il y a 9 millions de français qui ont amélioré leur pouvoir d’achat grâce aux heures supplémentaires » (2).

Pas d’augmentation de salaire et baisse de nombre de fonctionnaires

Il compte aussi poursuivre le plan social d’Etat déjà engagé : « 26 Md€ d’économies seront réalisées sur les dépenses de l’Etat et des collectivités territoriales : 7 Md€ sur les dépenses de personnel de l’Etat et des collectivités territoriales : cela correspond à un effort de maîtrise de la masse salariale du même ordre de grandeur que celui que nous faisons actuellement. Pour les financer, le non remplacement de un fonctionnaire sur deux partant à la retraite (1 sur 2) sera maintenu, hors enseignement primaire. » (3).

Baisse du « salaire différé »

Le candidat annonce : « Il faut baisser le coût du travail et réfléchir ensemble au financement de notre protection sociale » (4). Le journaliste ne croit pas bon de l’interroger à ce sujet. Manque de temps sans doute…

Augmentation du temps de travail

Il veut augmenter le temps de travail : « Sortir des 35 heures en inventant une nouvelle démocratie sociale. (…) Nous devons travailler plus. L’action du gouvernement a été constante dans ce domaine depuis 2007, avec la réforme des retraites et l’assouplissement des 35 heures » (5).

Le travail des adolescents

La formation des pré-adolescents et des adolescents sera stoppée pour qu’ils rentrent plus tôt dans le marché du travail : « Nous donnerons à ceux qui le souhaitent la possibilité d’entrer dans l’apprentissage dès 14 ans » (6).
II - Pression sur les chômeurs

Nouvelles obligations envers les chômeurs

« On va former les gens pour des métiers où il y a des offres d’emplois » affirme-t-il sur TF1. Après le « droit » à la formation, il propose des « devoirs » : « L’obligation pour chacun de nos compatriotes, qui ont reçu une formation qualifiante pour un métier qualifié, d’accepter l’offre d’emploi qu’on lui propose » (7).

Officialisation du travail gratuit

Il veut aussi « rendre obligatoire pour les bénéficiaires du RSA d’effectuer 7 heures d’activité d’intérêt général par semaine. » (8)

Diminution des minima sociaux

« Nous diminuerons donc le RSA socle pour les personnes qui refuseraient un contrat d’insertion, alors qu’elles peuvent travailler ». (9)
III - Pression sur la santé

Moins de soins

Plus de travail et moins de santé, c’est le programme annoncé de l’UMP : « Nous voulons (…) faire disparaître les examens et prescriptions inutiles, en responsabilisant patients et prescripteurs, pour que chaque euro dépensé le soit à bon escient, à l’hôpital comme en ville. L’équilibre financier de notre système de santé dépend, en effet, des comportements de chacun ». (10)

Déremboursement des médicaments

Les remèdes seront plus que jamais à la charge des malades : « 13 Md€ d’économies seront réalisées entre 2013 et 2016 dans l’assurance-maladie (…). 4 Md€ sur le prix des médicaments, des produits de santé et des actes : l’effort portera en priorité sur les médicaments (3 Md€ entre 2013 et 2016, contre 3 Md€ obtenus entre 2008 et 2011) » (11)

Baisse des prestations chômages

« Nous voulons rendre les allocations chômage dégressives dans le temps, dès lors que le taux de chômage commencera à diminuer, pour encourager le retour à l’emploi ». (12)
IV- Création d’un FBI anti-fraude

Plus de police sur le terrain

« Pour améliorer l’efficacité et la visibilité des forces de sécurité, nous souhaitons renforcer leur présence sur le terrain en généralisant les patrouilleurs, en allégeant les procédures administratives, en développant les nouvelles technologies les plus efficaces et en faisant un usage régulier des forces mobiles » (13).

Augmentation du fichage social

« Nous souhaitons créer une carte sociale sécurisée. Sur le modèle de la carte Vitale, chaque citoyen sera titulaire d’une carte sociale biométrique et d’un numéro unique d’enregistrement. Cette carte regroupera les informations ouvrant des droits (état civil, situation familiale et professionnelle, etc.) » (14).

Augmentation du contrôle social envers les pauvres

« Nous engagerons une lutte déterminée contre la fraude et nous ne tolérerons pas que certains se placent dans la position du « passager clandestin ». Nous ferons une transparence totale sur le versement des aides et leur contrôle ». (15)

Création d’un FBI anti-fraudeur

« Nous voulons enfin créer un « FBI » de la lutte contre les fraudes, corps d’inspecteurs des contrôleurs qui aurait compétence sur toutes les fraudes sociales et fiscales » (16)
V - Prudence, citoyen !

A l’occasion de l’élection de 2007, Nicolas Sarkozy décrivait en partie ses intentions, ses axes programmatiques. Aujourd’hui encore, une lecture à la lettre, des programmes, discours, interventions télévisées est nécessaire pour ne pas se laisser hypnotiser par les effets rhétoriques, les procédés stylistiques d’un des candidats des riches, amis des financiers et de la finance…

L’allègement des salaires différés et des contributions dites « charges » entraine moins de prestations sociales, et donc moins de solidarité matérielle, par incidence, la précarité augmente et le candidat envisage donc d’accroître le contrôle social : tout cela s’inscrit dans la même logique…

La « logique FBI » du candidat Nicolas Sarkozy

En 2012, le présidentiable n’envisage plus seulement de porter des lunettes de style « Police » ou d’arborer un Tee-shirt « NYPD », il envisage la création des services qui vont avec…

Nicolas Sarkozy, Président de la République française, candidat à la présidence, veut imposer aux français, aux pauvres, « la vie FBI » (17) : celle des contrôles, des flicages, de la délation, de la suspicion, des pointages et des fichages. (18)

Ce mot du poète Victor Hugo dans Choses Vues : « La police partout, la justice nulle part. » (19).

Eric W. Faridès (pour Le Grand Soir).arton16531-45d57.jpg

17:25 Publié dans SUJETS DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer