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2019.06.28

Fonds national de solidarité : Les contributions sont les bienvenues

 
Fonds national de solidarité : Les contributions sont les bienvenues

Le ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de l’action humanitaire a tenu, ce jeudi 27 juin 2019 à Ouagadougou, une rencontre d’échange avec les journalistes sur le Fonds national de solidarité (FNS). Objectif, mieux informer et sensibiliser les journalistes sur les missions et interventions du fonds afin de susciter leur adhésion pour la mise en œuvre de la stratégie de communication. La rencontre a été présidée par la secrétaire générale du ministère, Faty Ouédraogo.

Créé en 2008, le Fonds national de solidarité (FNS) a pour mission de contribuer à la prise en charge des personnes, des groupes défavorisés et/ou en difficulté ainsi que des victimes de catastrophes naturelles et de crises humanitaires. En effet, le FNS est une émanation de la Caisse de solidarité révolutionnaire mise en place en 1983 par le Président Thomas Sankara et qui a évolué en Caisse de solidarité nationale en 1990 pour devenir en 2008 le Fonds national de solidarité. Et selon la SG du ministère en charge de la question, Faty Ouédraogo, malgré les nombreuses actions menées sur le terrain, il ressort que le fonds n’est toujours pas bien connu par les journalistes.

Faty Ouédraogo, SG du ministère en charge de la solidarité nationale

C’est pourquoi, dit-t-elle, la rencontre a été initiée afin de leur permettre de bien comprendre le fonds et d’être des relais auprès de l’opinion publique de sorte à ce que la collecte organisée au niveau du ministère puisse être bien comprise. Tout en rappelant que le FNS est un dispositif conçu par l’Etat pour mobiliser les ressources provenant de l’élan de solidarité nationale et internationale afin de financer des actions et projets en faveur des populations en situation de vulnérabilité ou de détresse.

C’est un fonds qui intervient suivant quatre axes. Il s’agit notamment de l’assistance sociale, la promotion socioéconomique, l’appui aux secours d’urgence aux victimes de catastrophes naturelles et autres sinistres et également à la réalisation de programmes de réhabilitation consécutifs aux catastrophes naturelles et d’autres sinistres.

Malimata Ouattara, DG du fonds national de solidarité

Qui peut être bénéficiaire du FNS ?

Selon la DG du FNS, Malimata Ouattara, pour pouvoir bénéficier du FNS, les personnes concernées doivent déposer une demande au niveau des services déconcentrés de l’action sociale des lieux où elles se trouvent. « Et pour pouvoir déterminer leur vulnérabilité, les agents des services déconcentrés passent par une enquête sociale qui s’adresse d’abord au demandeur », a-t-elle expliqué, soulignant qu’il s’agit de connaitre l’identité du demandeur, ses conditions de vie et les ressources existant dans son environnement. « Et lorsque l’enquête prouve que dans le milieu familial, social et environnemental du demandeur, il n’a aucune ressource lui permettant de se prendre en charge, alors il est déclaré éligible ».

Journalistes acteurs de la solidarité nationale échangent sur les missions du FNS

Budget alloué au FNS

Le Fonds national de solidarité est subventionné annuellement par l’Etat à hauteur de 400.000.000 de FCFA et ce depuis 2016. Un financement jugé insuffisant par la DG du FNS. Car pour elle, les demandes sont de plus en plus fortes et les moyens d’actions sont très faibles, ce qui ne permet pas de pouvoir répondre totalement aux besoins des demandeurs.

Outre la faiblesse du budget alloué, Mme Ouattara a fait aussi cas, entre autres, de la régression et du caractère aléatoire des ressources mobilisées, l’absence de sources pérennes de financement de solidarité et la fraude à l’aide sociale. Et pour terminer, elle a lancé un appel aux personnes de bonne volonté afin de soutenir le FNS, parce que, le défi majeur actuel, c’est de pouvoir mobiliser les ressources provenant de l’élan de solidarité nationale et internationale dans le but de venir en aide aux personnes vulnérables dont le nombre s’est accru ces dernières années.

Yvette Zongo
Lefaso.ne

2019.06.22

Lutte contre le radicalisme et l’extrémisme violent : Des panels pour sensibiliser les jeunes

Lutte contre le radicalisme et l’extrémisme violent : Des panels pour sensibiliser les jeunes

Le ministère en charge de la Jeunesse a procédé, le jeudi 20 juin 2019, au lancement des panels de sensibilisation des leaders des organisations de jeunesses sur la prévention du radicalisme et de l’extrémisme violent. La cérémonie a lieu au Centre d’évaluation et de formation professionnelle de Ouagadougou. Cette série de sensibilisations a pour but d’inculquer aux jeunes des valeurs en lien avec la tolérance et la non-violence.

La multiplication des actes de violence dans la sous-région se justifie par la volonté d’un ou des groupes d’individus de contraindre les populations à adhérer à leur cause. Face à cette situation qui interpelle plus d’un, et la jeunesse en particulier, le ministère de la Jeunesse et de la Promotion de l’entreprenariat des jeunes, à travers la Direction générale de la jeunesse et de l’éducation permanente (DGJEP), a entrepris la mise en œuvre d’un certain nombre d’actions de lutte contre le fléau.

C’est dans ce cadre que s’inscrit le présent projet d’organisation de deux panels de sensibilisation. L’objectif est de faire des jeunes, de véritables artisans de paix. 
C’est sous le thème « Contribution des jeunes à la lutte contre le radicalisme et l’extrémisme violent au Burkina » que s’est tenue cette cérémonie officielle de lancement.

« Malgré les différences ethniques, religieuses ou politiques nous pouvons travailler main dans la main »

La paix au Burkina passe par une prise de conscience des jeunes, des bienfaits du vivre-ensemble. Et selon Lambi Sawadogo, représentant du ministre de la Jeunesse, la paix passe par les jeunes. « La paix aujourd’hui est fortement menacée. La jeunesse représente 70 % de la population, d’où l’importance de sa participation à la lutte contre le terrorisme », convainc-t-il. Il encourage les participants à plus d’engagement citoyen. Flora W. Ouédraogo, une participante à ce panel, est étudiante en deuxième année de droit. Elle trouve que le thème retenu est lourd de sens. « Cette conférence va montrer au jeunes que malgré les différences ethniques, religieuses ou politiques, nous pouvons travailler main dans la main », dit-elle.

Flora w.. Ouédraogo(participante)

Ces panels seront organisés à l’intention des leaders des organisations de jeunesse de toutes les catégories de la ville de Ouagadougou. Au total, 100 leaders d’organisations de jeunesse seront invités à chaque panel. Notons que c’est sous la présidence du representant du ministre de la Jeunesse, Lambi Sawadogo, que la cérémonie officielle a été lancée. Il a affirmé que l’initiative s’étendra aux autres villes du Burkina.

Photo de famille

Samirah BATIONO 
et P.M. OUEDRAOGO (stagiaires)

LEFASONET